CELESTENE 4 mg/1 ml, solution injectable
CIS 62243639
Informations à jour au 20 décembre 2021.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 20/12/2021
CELESTENE 4 mg/1 ml, solution injectable
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Phosphate disodique de bétaméthasone.............................................................................. 5,30 mg
Quantité correspondant en bétaméthasone........................................................................... 4,00 mg
Pour une ampoule.
Excipient à effet notoire : sodium
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
4.1. Indications thérapeutiques
Les indications sont :
· celles de la corticothérapie générale per os, lorsque la voie parentérale est nécessaire en cas dimpossibilité de la voie orale (vomissements, aspiration gastrique, troubles de la conscience).
· les affections nécessitant un effet thérapeutique rapide :
o allergiques :
§ dème de Quincke sévère en complément des antihistaminiques,
§ choc anaphylactique en complément de ladrénaline.
o infectieuses :
§ fièvre typhoïde sévère, en particulier avec confusion mentale, choc, coma,
§ laryngite striduleuse (laryngite sous-glottique) chez lenfant.
o neurologiques :
§ dème cérébral des tumeurs, de lhématome sous-dural et dème cérébral lié à un abcès à toxoplasme.
o ORL :
§ dyspnée laryngée
· prévention anténatale de la maladie des membranes hyalines : induction de la maturation ftale.
USAGE LOCAL
Ce sont celles de la corticothérapie locale, lorsque laffection justifie une forte concentration locale. Toute prescription dinjection locale doit faire la part du danger infectieux notamment du risque de favoriser une prolifération bactérienne.
Ce médicament est indiqué dans les affections :
· dermatologiques : cicatrices chéloïdes
· OPH : injections péri-oculaires dans certaines atteintes inflammatoires du segment antérieur avec participation de luvée intermédiaire.
· ORL : irrigations intra-sinusiennes dans les sinusites subaiguës ou chroniques justifiant un drainage.
· rhumatologiques :
o injections intra-articulaires : arthrites inflammatoires, arthrose en poussée
o injections péri-articulaires : tendinites, bursites
o injections des parties molles : talalgies, syndrome du canal carpien, maladie de Dupuytren
4.2. Posologie et mode d'administration
Cette spécialité nest pas adaptée à ladministration par voie inhalée par nébulisateur.
Equivalence anti-inflammatoire (équipotence) pour 5 mg de prednisone : 0,75 mg de bétaméthasone.
USAGE SYSTEMIQUE
INJECTIONS I.V. OU I.M.
La posologie est variable en fonction du diagnostic, de la sévérité de laffection, du pronostic, de la réponse du patient et de la tolérance au traitement.
1 à 4 ampoules à répéter dans les 24 heures, selon létat du malade.
USAGE LOCAL
½ à 2 ampoules selon le lieu de linjection et laffection à traiter.
II faut éviter que linjection ne soit trop superficielle en raison du risque datrophie sous-cutanée.
Linjection ne sera répétée quen cas de réapparition ou de persistance des symptômes.
· Ce médicament est généralement contre-indiqué dans les situations suivantes (il nexiste toutefois aucune contre-indication absolue pour une corticothérapie dindication vitale) :
o tout état infectieux à lexclusion des indications spécifiées (voir rubrique 4.1),
o certaines viroses en évolution (notamment hépatites, herpès, varicelle, zona),
o états psychotiques encore non contrôlés par un traitement,
o vaccins vivants,
o hypersensibilité à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1,
o troubles de la coagulation, traitement anticoagulant en cours en cas dinjection intramusculaire.
· Ce médicament est généralement déconseillé en association avec les médicaments non antiarythmiques, donnant des torsades de pointe (voir rubrique 4.5).
USAGE LOCAL
· Ce médicament est contre-indiqué dans les situations suivantes :
o infection locale ou générale, ou suspicion dinfection,
o troubles sévères de la coagulation, traitement anticoagulant en cours,
o hypersensibilité à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Mises en garde spéciales
USAGE SYSTEMIQUE
· De rares cas de réactions anaphylactoïdes/anaphylactiques avec possibilité de choc sont survenus chez des patients traités par une corticothérapie parentérale. Des mesures de précautions appropriées doivent être prises chez les patients ayant déjà présenté des réactions allergiques aux corticoïdes.
· Une crise de phéochromocytome, pouvant être fatale, a été rapportée après ladministration de corticostéroïdes systémiques. Les corticostéroïdes ne doivent être administrés aux patients pour lesquels la présence dun phéochromocytome est suspectée ou avérée quaprès une évaluation appropriée du rapport bénéfice/risque.
· En cas dulcère gastro-duodénal, la corticothérapie nest pas contre-indiquée si un traitement anti-ulcéreux est associé.
En cas dantécédents ulcéreux, la corticothérapie peut être prescrite, avec une surveillance clinique et au besoin après fibroscopie.
· La corticothérapie peut favoriser la survenue de diverses complications infectieuses dues notamment à des bactéries, des levures et des parasites. La survenue dune anguillulose maligne est un risque important.
Tous les sujets venant dune zone dendémie (régions tropicale, subtropicale, sud de lEurope) doivent avoir un examen parasitologique des selles et un traitement éradicateur systématique avant la corticothérapie.
Les signes évolutifs dune infection peuvent être masqués par la corticothérapie.
II importe, avant la mise en route du traitement, décarter toute possibilité de foyer viscéral, notamment tuberculeux, et de surveiller, en cours de traitement lapparition de pathologies infectieuses.
En cas de tuberculose ancienne, un traitement prophylactique anti-tuberculeux est nécessaire, sil existe des séquelles radiologiques importantes et si lon ne peut sassurer quun traitement bien conduit de 6 mois par la rifampicine a été donné.
· Lemploi des corticoïdes nécessite une surveillance particulièrement adaptée, notamment chez les sujets âgés et en cas de colites ulcéreuses (risque de perforation), diverticulites, anastomoses intestinales récentes, insuffisance rénale, insuffisance hépatique, ostéoporose, myasthénie grave.
· Lattention est attirée chez les sportifs, cette spécialité contenant un principe actif pouvant induire une réaction positive des tests pratiqués lors des contrôles antidopages.
USAGE LOCAL
Des effets neurologiques graves, dont certains ayant entrainé la mort, ont été rapportés lors de linjection épidurale de corticoïdes. Les effets spécifiques rapportés incluent notamment : infarctus médullaire spinal, paraplégie, tétraplégie, cécité corticale et accident vasculaire cérébral. Ces effets neurologiques graves ont été rapportés avec et sans lutilisation de la fluoroscopie. La sécurité et lefficacité de ladministration épidurale de corticoïdes nont pas été établies et les corticoïdes ne sont pas autorisés pour cet usage.
En labsence de données concernant le risque de calcifications, il est préférable déviter ladministration dun corticoïde en intra-discal.
Du fait dune diffusion systémique potentielle, il faut prendre en compte certaines contre-indications des corticoïdes par voie générale, en particulier si les injections sont multiples (plusieurs localisations) ou répétées à court terme :
· certaines viroses en évolution (notamment hépatites, herpès, varicelle, zona),
· états psychotiques encore non contrôlés par un traitement,
· vaccins vivants.
La corticothérapie peut favoriser la survenue de diverses complications infectieuses.
Des injections multiples (plusieurs localisations) ou répétées à court terme peuvent entraîner des symptômes cliniques et biologiques dhypercorticisme.
Lattention est attirée chez les sportifs, cette spécialité contenant un principe actif pouvant induire une réaction positive des tests pratiqués lors des contrôles antidopages.
Précautions demploi
USAGE SYSTEMIQUE
Un traitement par voie orale sera institué en relais dès que possible.
Une rétention hydrosodée est habituelle, responsable en partie dune élévation éventuelle de la pression artérielle. Lapport sodé sera réduit.
La supplémentation potassique nest justifiée que pour des traitements à fortes doses, prescrits pendant une longue durée ou en cas de risque de troubles du rythme ou dassociations à un traitement hypokaliémiant.
Lorsque la corticothérapie est indispensable, le diabète et lhypertension artérielle ne sont pas des contre‑indications mais le traitement peut entraîner leur déséquilibre. II convient de réévaluer leur prise en charge.
Les patients doivent éviter le contact avec des sujets atteints de varicelle ou de rougeole.
USAGE LOCAL
II est nécessaire dobserver une asepsie rigoureuse.
Linjection locale de corticoïdes peut déséquilibrer un diabète, un état psychotique, une hypertension artérielle sévère.
Ladministration devra être prudente chez les patients à risque élevé dinfection, en particulier les hémodialysés ou les porteurs de prothèse.
Ne pas injecter en intratendineux.
Des troubles visuels peuvent apparaitre lors d'une corticothérapie par voie systémique ou locale (notamment par voie nasale, inhalée et intra-oculaire). En cas de vision floue ou d'apparition de tout autre symptôme visuel apparaissant au cours d'une corticothérapie, un examen ophtalmologique est requis à la recherche de troubles visuels notamment d'une cataracte, d'un glaucome, ou d'une lésion plus rare telle qu'une choriorétinopathie séreuse centrale, décrits avec l'administration de corticostéroïdes par voie systémique ou locale.
Les résultats dune étude multicentrique, randomisée et contrôlée versus placebo obtenus avec un autre corticostéroïde, lhémisuccinate de méthylprednisolone, ont montré une augmentation de la mortalité précoce (à 2 semaines) et de la mortalité tardive (à 6 mois) chez les patients atteints dun traumatisme crânien ayant reçu de la méthylprednisolone, comparé au groupe placebo. Les causes de mortalité dans le groupe recevant la méthylprednisolone n'ont pas été établies.
Sodium
Ce médicament contient moins de 1 mmol de sodium (23 mg) par ml, c'est-à-dire qu'il est essentiellement « sans sodium ».
La teneur en sodium du diluant doit être prise en compte dans le calcul de la teneur totale en sodium de Celestene 4 mg/1 ml, solution injectable. Pour obtenir des informations détaillées sur la teneur en sodium de la solution utilisée pour diluer Celestene 4 mg/1 ml, solution injectable, veuillez-vous référer au Résumé des Caractéristiques du Produit du diluant utilisé.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
USAGE SYSTEMIQUE
Associations déconseillées
+ Médicaments donnant des torsades de pointe : astémizole, bépridil, érythromycine IV, halofantrine, pentamidine, sparfloxacine, sultopride, terfénadine, vincamine.
Torsades de pointe (Ihypokaliémie est un facteur favorisant de même que la bradycardie et un espace QT long préexistant).
Utiliser des substances ne présentant pas linconvénient dentraîner des torsades de pointe en cas dhypokaliémie.
+ Inhibiteurs du CYP3A
Il est prévu que ladministration concomitante dinhibiteurs du CYP3A, y compris de produits contenant du cobicistat, augmente le risque deffets secondaires systémiques. Lassociation doit être évitée, sauf si les bénéfices sont supérieurs au risque accru deffets secondaires systémiques des corticostéroïdes; dans ce cas, les patients doivent être surveillés en vue de détecter les éventuels effets secondaires systémiques des corticostéroïdes.
Associations faisant lobjet de précautions demploi
+ Acide acétylsalicylique par voie générale (et par extrapolation, autres salicylés)
Diminution de la salicylémie pendant le traitement par les corticoïdes et risque de surdosage salicylé après son arrêt (augmentation de lélimination des salicylés par les corticoïdes).
Adapter les doses de salicylés pendant lassociation et après larrêt du traitement par les corticoïdes.
+ Antiarythmiques donnant des torsades de pointe : amiodarone, disopyramide, quinidiniques, sotalol.
Torsades de pointe (lhypokaliémie est un facteur favorisant de même que la bradycardie et un espace QT long préexistant).
Prévention de lhypokaliémie, et, si besoin, correction ; surveillance de lespace QT. En cas de torsades, ne pas administrer dantiarythmique (entraînement électrosystolique).
+ Anticoagulants oraux
Impact éventuel de la corticothérapie sur le métabolisme de lanticoagulant oral et sur celui des facteurs de la coagulation. Risque hémorragique propre à la corticothérapie (muqueuse digestive, fragilité vasculaire) à fortes doses ou en traitement prolongé supérieur à 10 jours.
Lorsque lassociation est justifiée, renforcer la surveillance : contrôle biologique au 8ème jour, puis tous les 15 jours pendant la corticothérapie et après son arrêt.
+ Autres hypokaliémiants : diurétiques hypokaliémiants (seuls ou associés), laxatifs stimulants, amphotéricine B (voie IV).
Risque accru dhypokaliémie (effet additif).
Surveillance de la kaliémie, avec si besoin, correction à prendre particulièrement en compte en cas de thérapeutique digitalique.
+ Digitaliques
Hypokaliémie favorisant les effets toxiques des digitaliques.
Surveillance de la kaliémie et, sil y a lieu, ECG.
+ Héparines (voie parentérale)
Aggravation par lhéparine du risque hémorragique propre à la corticothérapie (muqueuse digestive, fragilité vasculaire) à fortes doses ou en traitement prolongé supérieur à 10 jours.
Lassociation doit être justifiée, renforcer la surveillance.
+ Inducteurs enzymatiques : anticonvulsivants : carbamazépine, phénobarbital, phénytoïne, primidone, rifampicine.
Diminution des concentrations plasmatiques et de lefficacité des corticoïdes par augmentation de leur métabolisme hépatique. Les conséquences sont particulièrement importantes chez les addisoniens et en cas de transplantation.
Surveillance clinique et biologique, adaptation de la posologie des corticoïdes pendant lassociation et après arrêt de linducteur enzymatique.
+ Insuline, metformine, sulfamides hypoglycémiants
Elévation de la glycémie avec parfois cétose (diminution de la tolérance aux glucides par les corticoïdes).
Prévenir le patient et renforcer lautosurveillance sanguine et urinaire, surtout en début de traitement. Adapter éventuellement la posologie de lantidiabétique pendant le traitement par les corticoïdes et après son arrêt.
+ Isoniazide (décrit pour la prednisolone)
Diminution des concentrations plasmatiques de lisoniazide. Mécanisme invoqué : augmentation du métabolisme hépatique de lisoniazide et diminution de celui des glucocorticoïdes.
Surveillance clinique et biologique.
Associations à prendre en compte
+ Antihypertenseurs
Diminution de leffet antihypertenseur (rétention hydrosodée des corticoïdes).
+ Interféron alpha
Risque dinhibition de laction de linterféron.
+ Vaccins vivants atténués
Risque de maladie généralisée éventuellement mortelle. Ce risque est majoré chez les sujets déjà immunodéprimés par la maladie sous-jacente.
Utiliser un vaccin inactivé lorsquil existe (poliomyélite).
USAGE LOCAL
Les risques dinteractions des glucocorticoïdes avec dautres médicaments sont exceptionnels par voie injectable locale dans les circonstances usuelles demploi. Ces risques seraient à considérer en cas dinjections multiples (plusieurs localisations) ou répétées à court terme.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
USAGE SYSTEMIQUE
Grossesse
Chez lanimal, lexpérimentation met en évidence un effet tératogène variable selon les espèces.
Dans lespèce humaine, il existe un passage transplacentaire. Cependant, les études épidémiologiques nont décelé aucun risque malformatif lié à la prise de corticoïdes lors du premier trimestre.
Lors de maladies chroniques nécessitant un traitement tout au long de la grossesse, un léger retard de croissance intra-utérin est possible. Une insuffisance surrénale néonatale a été exceptionnellement observée après corticothérapie à doses élevées.
Des études ont montré un risque accru dhypoglycémie néonatale après ladministration anténatale dune courte cure de bétaméthasone à des femmes présentant un risque d'accouchement prématuré tardif.
II est justifié dobserver une période de surveillance clinique (poids, diurèse) et biologique du nouveau-né.
En conséquence, les corticoïdes peuvent être prescrits pendant la grossesse si besoin.
Allaitement
En cas de traitement à doses importantes et de façon chronique, lallaitement est déconseillé.
USAGE LOCAL
Le risque des corticoïdes par voie systémique est à considérer en cas dinjections multiples (plusieurs localisations) ou répétées à court terme : avec les corticoïdes par voie systémique un léger retard de croissance intra-utérin est possible. Une insuffisance surrénale néonatale a été observée exceptionnellement après corticothérapie à dose élevée. En cas de traitement à doses importantes, lallaitement est déconseillé.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Sans objet.
USAGE SYSTEMIQUE
De rares cas de réactions anaphylactiques ont pu être rapportés chez des patients traités par des corticostéroïdes par voie parentérale (voir rubrique 4.4). Des troubles du rythme cardiaque ont également été décrits, liés à ladministration intraveineuse.
Autres effets :
· Désordres hydro-électrolytiques : hypokaliémie, alcalose métabolique, rétention hydrosodée, hypertension artérielle, insuffisance cardiaque congestive.
· Troubles endocriniens et métaboliques : syndrome de Cushing iatrogène, inertie de la sécrétion dACTH, atrophie corticosurrénalienne parfois définitive, diminution de la tolérance au glucose, révélation dun diabète latent, arrêt de la croissance chez lenfant, irrégularités menstruelles.
· Troubles musculosquelettiques : atrophie musculaire précédée par une faiblesse musculaire (augmentation du catabolisme protidique), ostéoporose, fractures pathologiques en particulier tassements vertébraux, ostéonécrose aseptique des têtes fémorales.
· Troubles digestifs : hoquet, ulcères gastroduodénaux, ulcération du grêle, perforations et hémorragies digestives, des pancréatites aiguës ont été signalées, surtout chez lenfant.
· Troubles cutanés : acné, purpura, ecchymose, hypertrichose, retard de cicatrisation et angio-dème.
· Troubles neuropsychiques :
o fréquemment : euphorie, insomnie, excitation.
o rarement : accès dallure maniaque ; états confusionnels ou confuso-oniriques, convulsions.
o état dépressif à larrêt du traitement.
· Troubles oculaires : certaines formes de glaucome et de cataracte ; vision floue (voir également rubrique 4.4).
USAGE LOCAL
Les effets indésirables systémiques des glucocorticoïdes ont un faible risque de survenue après administration locale, compte-tenu des faibles taux sanguins mais le risque dhypercorticisme (rétention hydrosodée, déséquilibre dun diabète et dune hypertension artérielle...) augmente avec la dose et la fréquence des injections.
· risque dinfection locale (selon le site dinjection) : arthrites,
· atrophie localisée des tissus musculaires, sous-cutanés et cutanés. Risque de rupture tendineuse en cas dinjection dans les tendons,
· arthrites aiguës à microcristaux (avec suspension microcristalline) de survenue précoce,
· calcifications locales,
· réactions allergiques locales et générales dont angio-dème,
· flush : céphalées et bouffées vasomotrices peuvent survenir. Elles disparaissent habituellement en un jour ou deux ;
· vision floue (voir également rubrique 4.4) a été rapportée avec lutilisation de corticoïdes (fréquence indéterminée).
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
En cas de surdosage aigu, administrer un traitement symptomatique adapté.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : corticoïdes à usage systémique non associés, code ATC : H02AB01.
Les glucocorticoïdes physiologiques (cortisone et hydrocortisone) sont des hormones métaboliques essentielles. Les corticoïdes synthétiques, incluant la bétaméthasone sont utilisés principalement pour leur effet anti-inflammatoire. A forte dose, ils diminuent la réponse immunitaire. Leur effet métabolique et de rétention sodée est moindre que celui de lhydrocortisone.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Labsorption parentérale de la forme injectable est très rapide.
Une partie de la bétaméthasone est liée aux protéines plasmatiques, et seule la fraction libre possède une activité pharmacologique.
La bétaméthasone est métabolisée dans le foie et éliminée par le rein. La demi-vie plasmatique de la bétaméthasone est de lordre de 5 heures ; sa demi-vie biologique de 36 à 54 heures.
La bétaméthasone passe dans le lait et à travers le placenta.
5.3. Données de sécurité préclinique
Après ouverture, le produit doit être utilisé immédiatement.
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver à une température ne dépassant pas 30°C et à labri de la lumière.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
1 ml en ampoule bouteille autocassable en verre incolore de type I.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Pas dexigences particulières.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
106 BOULEVARD HAUSSMANN
75008 PARIS
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 301 946 0 7 : 1 ml en ampoule (verre), boîte de 3.
· 34009 554 330 8 8 : 1 ml en ampoule (verre), boîte de 25.
· 34009 302 367 5 8: 1 ml en ampoule (verre), boîte de 1.
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I
Médicaments liés cités dans ce texte
- CELESTENE 0,05 POUR CENT, solution buvable en gouttes
- BETAMETHASONE ARROW 0,05 %, solution buvable en gouttes
- CORTANCYL 1 mg, comprimé
- RIFADINE 2 POUR CENT, suspension buvable
- DEPO-MEDROL 40 mg/1 ml, suspension injectable en flacon
- EGERY, microgranules gastro-résistants en gélule
- AMIODARONE ALMUS 200 mg, comprimé sécable
- ISORYTHM L.P. 125 mg, gélule à libération prolongée
- SOTALEX 160 mg, comprimé sécable
- CALCIPARINE 5 000 UI/0,2 ml, solution injectable en seringue préremplie (sous cutanée)
- CARBAMAZEPINE MYLAN L.P. 200 mg, comprimé sécable à libération prolongée
- GARDENAL 10 mg, comprimé
- DI-HYDAN 100 mg, comprimé sécable
- MYSOLINE 250 mg, comprimé sécable
- GLUCOPHAGE 1000 mg, comprimé pelliculé sécable
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