VORICONAZOLE PANPHARMA 200 mg, poudre pour solution pour perfusion
CIS 63078560
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ANSM - Mis à jour le : 25/10/2017
VORICONAZOLE PANPHARMA 200 mg, poudre pour solution pour perfusion
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Chaque flacon contient 200 mg de voriconazole.
Après reconstitution, un millilitre de solution contient 10 mg de voriconazole.
Après reconstitution, une dilution supplémentaire est nécessaire avant ladministration.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Poudre pour solution pour perfusion.
Poudre lyophilisée blanche à blanc cassé.
4.1. Indications thérapeutiques
· une aspergillose invasive,
· une candidémie (patients ne présentant pas de neutropénie),
· une infection invasive grave par Candida (y compris C. krusei) résistant au fluconazole, ou
· une infection fongique grave causée par Scedosporium spp. ou Fusarium spp.
Le voriconazole doit être utilisé principalement chez les patients présentant une infection évolutive pouvant menacer le pronostic vital.
Ce médicament peut être utilisé comme traitement prophylactique chez les receveurs de greffe de cellules souches hématopoïétiques allogènes présentant un risque élevé dinfection fongique invasive.
4.2. Posologie et mode d'administration
Les dérèglements des électrolytes tels que lhypokaliémie, lhypomagnésémie et lhypocalcémie doivent être surveillés et corrigés au besoin avant et pendant le traitement par le voriconazole (voir rubrique 4.4).
Il est recommandé dadministrer VORICONAZOLE PANPHARMA au débit maximum de 3 mg/kg par heure pendant 1 à 3 heures.
Le voriconazole est commercialisé sous dautres marques sous forme de comprimés pelliculés à 50 mg et 200 mg et de poudre pour suspension buvable à 40 mg/ml.
Traitement
Adultes
Le traitement par le voriconazole doit commencer par la dose dattaque spécifiée par voie intraveineuse ou orale afin dobtenir des concentrations plasmatiques proches de létat déquilibre le Jour 1. En raison de la biodisponibilité orale élevée (96 % ; voir rubrique 5.2) du voriconazole, il est approprié de passer du traitement par voie intraveineuse à celui par voie orale en cas dindication clinique.
Des informations détaillées sur les recommandations posologiques sont fournies dans le tableau suivant :
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Voie intraveineuse |
Voie orale |
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Patients de 40 kg et plus* |
Patients de moins de 40 kg* |
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Dose dattaque (24 premières heures) |
6 mg/kg toutes les 12 heures |
400 mg toutes les 12 heures |
200 mg toutes les 12 heures |
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Dose dentretien (après les 24 premières heures) |
4 mg/kg deux fois par jour |
200 mg deux fois par jour |
100 mg deux fois par jour |
* Concerne également les patients âgés de 15 ans et plus.
Durée du traitement
La durée du traitement doit être aussi courte que possible, en fonction de la réponse clinique et mycologique du patient. Une exposition prolongée au voriconazole pendant plus de 180 jours (6 mois) nécessite une évaluation approfondie du rapport bénéfices/risques (voir rubriques 4.4 et 5.1). Les données cliniques visant à établir linnocuité de ladministration intraveineuse de lhydroxypropylbétadex pendant une durée prolongée sont limitées (voir rubrique 5.2).
Ajustement posologique (adultes)
Si le patient ne peut pas tolérer un traitement par voie intraveineuse de 4 mg/kg deux fois par jour, réduire la dose à 3 mg/kg deux fois par jour.
Si la réponse du patient au traitement nest pas adéquate, la dose dentretien peut être augmentée à 300 mg deux fois par jour par voie orale. Chez les patients de moins de 40 kg, la dose orale peut être augmentée à 150 mg deux fois par jour.
Si le patient ne peut pas tolérer un traitement à une dose plus forte, réduire la dose orale par incréments de 50 mg jusquà la dose dentretien de 200 mg deux fois par jour (ou 100 mg deux fois par jour pour les patients de moins de 40 kg).
Pour un traitement prophylactique, voir ci-dessous.
Enfants (2 ans à moins de 12 ans) et jeunes adolescents de faible poids (de 12 à 14 ans et moins de 50 kg)
Chez les jeunes adolescents, le voriconazole doit être utilisé selon la posologie indiquée pour les enfants, car leur métabolisation du voriconazole peut être plus proche de celle des enfants que de celle des adultes.
La posologie recommandée est la suivante :
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Voie intraveineuse |
Voie orale |
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Dose dattaque (24 premières heures) |
9 mg/kg toutes les 12 heures |
Non recommandée |
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Dose dentretien (après les 24 premières heures) |
8 mg/kg deux fois par jour |
9 mg/kg deux fois (dose maximale de deux fois par jour) |
par 350 |
jour mg |
Remarque : daprès une analyse démographique pharmacocinétique menée sur 112 patients pédiatriques immunodéprimés âgés de 2 ans à moins de 12 ans et 26 adolescents immunodéprimés âgés de 12 ans à moins de 17 ans.
Il est recommandé de commencer le traitement par administration intraveineuse. Ladministration orale ne doit être envisagée quaprès avoir observé une amélioration clinique significative. Il convient de noter quune dose intraveineuse de 8 mg/kg fournira une exposition au voriconazole environ deux fois supérieure à celle dune dose orale de 9 mg/kg.
Tous les autres adolescents (de 12 à 14 ans pesant au moins 50 kg ; de 15 à 17 ans indépendamment du poids)
La posologie du voriconazole doit être identique à celle utilisée chez ladulte.
Ajustement posologique (enfants de 2 ans à moins de 12 ans et jeunes adolescents de 12 à 14 ans pesant moins de 50 kg)
Si la réponse du patient au traitement nest pas adéquate, la dose intraveineuse peut être augmentée par incréments de 1 mg/kg. Si le patient ne peut pas tolérer le traitement, réduire la dose intraveineuse par incréments de 1 mg/kg.
Lutilisation chez des patients de 2 à moins de 12 ans atteints dinsuffisance hépatique ou rénale na pas été étudiée (voir rubriques 4.8 et 5.2).
Prophylaxie chez ladulte et lenfant
Le traitement prophylactique doit commencer le jour de la greffe et peut durer 100 jours maximum. Il doit être aussi bref que possible en tenant compte du risque de développement dune infection fongique invasive (IFI) tel que défini par une neutropénie ou une immunosuppression. Il peut se poursuivre jusquà 180 jours après la greffe en cas dimmunosuppression prolongée ou de maladie du greffon contre lhôte (GvHD) (voir rubrique 5.1).
Posologie
Le schéma posologique pour la prophylaxie est identique à celui du traitement dans les différentes tranches dâge. Consulter les tableaux de traitement ci-dessus.
Durée de la prophylaxie
Linnocuité et lefficacité du voriconazole pour un traitement prophylactique supérieur à 180 jours nont pas été étudiées de manière adéquate lors des essais cliniques.
Lutilisation prophylactique du voriconazole pendant plus de 180 jours (6 mois) nécessite une évaluation approfondie du rapport bénéfices/risques (voir rubriques 4.4 et 5.1). Les données cliniques visant à établir linnocuité de ladministration intraveineuse de lhydroxypropylbétadex pendant une durée prolongée sont limitées (voir rubrique 5.2).
Les instructions suivantes sappliquent au traitement et à la prophylaxie.
Ajustement posologique
Dans le cadre dun traitement prophylactique, il nest pas recommandé dajuster la dose si le traitement est inefficace ou si des effets indésirables liés au traitement surviennent. En cas deffets indésirables liés au traitement, larrêt du traitement par le voriconazole et lutilisation dautres antifongiques doivent être envisagés (voir rubriques 4.4 et 4.8).
Ajustements posologiques en cas dadministration concomitante
La rifabutine et la phénytoïne peuvent être administrées en concomitance avec le voriconazole si la dose dentretien de voriconazole est augmentée à 5 mg/kg deux fois par jour par voie intraveineuse (voir rubriques 4.4 et 4.5).
Léfavirenz peut être administré en concomitance avec le voriconazole si la dose dentretien de voriconazole est augmentée à 400 mg toutes les 12 heures et si la dose défavirenz est réduite de 50 %, cest-à-dire à 300 mg une fois par jour. En cas dinterruption du traitement par le voriconazole, la posologie initiale de léfavirenz doit être rétablie (voir rubriques 4.4 et 4.5).
Sujets âgés
Aucun ajustement posologique nest nécessaire chez les patients âgés (voir rubrique 5.2).
Insuffisance rénale
Chez les patients atteints de dysfonctionnement rénal modéré à sévère (clairance de la créatinine
< 50 ml/min), lexcipient de la solution intraveineuse, lhydroxypropylbétadex, saccumule. Ces patients doivent donc recevoir le voriconazole par voie orale, à moins quune évaluation du rapport bénéfices/risques justifie ladministration intraveineuse du voriconazole. Le taux de créatinine sérique doit être attentivement surveillé chez ces patients et, en cas délévation, il convient denvisager de passer au voriconazole par voie orale (voir rubrique 5.2). Lutilisation chez les patients ne recevant pas dhémodialyse est déconseillée.
Le voriconazole est hémodialysé avec une clairance de 121 ml/min. Une séance dhémodialyse de 4 heures nélimine pas une quantité suffisante de voriconazole pour justifier un ajustement posologique.
Lexcipient de la solution intraveineuse, lhydroxypropylbétadex, est hémodialysé avec une clairance de 37,5 ± 24 ml/min.
Insuffisance hépatique
Il est recommandé dutiliser la dose dattaque de voriconazole recommandée et de diminuer de moitié la dose dentretien pour les patients présentant une cirrhose hépatique légère ou modérée (Child- Pugh A et B) (voir rubrique 5.2).
Le voriconazole na pas été étudié chez les patients atteints dune cirrhose hépatique chronique grave (Child-Pugh C).
Il existe peu de données concernant la sécurité demploi du voriconazole chez les patients présentant des tests de la fonction hépatique anormaux (aspartate-aminotransférase [AST], alanine- aminotransférase [ALT], phosphatases alcalines [ALP] ou bilirubine totale supérieures à 5 fois la limite supérieure de la normale).
Le voriconazole peut causer une augmentation des taux mesurés par les tests de la fonction hépatique ainsi que des signes cliniques datteinte hépatique, comme un ictère ; il doit donc être utilisé chez les patients présentant une atteinte de la fonction hépatique grave uniquement si les bénéfices attendus sont supérieurs aux risques encourus. Les patients présentant une atteinte de la fonction hépatique sévère doivent être étroitement surveillés afin de sassurer quils ne présentent pas de toxicité médicamenteuse (voir rubrique 4.8).
Population pédiatrique
Linnocuité et lefficacité du voriconazole chez les enfants de moins de 2 ans nont pas été établies. Les données actuellement disponibles sont décrites aux rubriques 4.8 et 5.1, mais aucune recommandation posologique ne peut être émise.
Les données cliniques visant à établir linnocuité de ladministration intraveineuse de lhydroxypropylbétadex dans la population pédiatrique sont limitées.
Mode dadministration
VORICONAZOLE PANPHARMA doit être reconstitué et dilué (voir rubrique 6.6) avant son administration par perfusion intraveineuse. Ne pas administrer en bolus.
Hypersensibilité à la substance active ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
Administration concomitante avec des substrats du CYP3A4, la terfénadine, lastémizole, le cisapride, le pimozide ou la quinidine étant donné que des concentrations plasmatiques accrues de ces médicaments peuvent entraîner un allongement de lintervalle QTc et, dans de rares cas, des torsades de pointes (voir rubrique 4.5).
Administration concomitante avec la rifampicine, la carbamazépine et le phénobarbital, car ces médicaments sont susceptibles de réduire significativement les concentrations plasmatiques de voriconazole (voir rubrique 4.5).
Ladministration concomitante de doses standard de voriconazole avec des doses défavirenz égales ou supérieures à 400 mg une fois par jour est contre-indiquée, car léfavirenz réduit significativement les concentrations plasmatiques de voriconazole chez les sujets sains à ces doses. Le voriconazole augmente aussi significativement les concentrations plasmatiques défavirenz (voir rubrique 4.5 ; pour des doses inférieures, voir rubrique 4.4).
Administration concomitante avec une dose élevée de ritonavir (400 mg ou plus deux fois par jour) car le ritonavir réduit significativement les concentrations plasmatiques de voriconazole chez les sujets sains à cette dose (voir rubrique 4.5 ; pour des doses inférieures, voir rubrique 4.4).
Administration concomitante avec des alcaloïdes de lergot (ergotamine, dihydroergotamine), qui sont des substrats du CYP3A4, étant donné que des concentrations plasmatiques élevées de ces médicaments peuvent entraîner de lergotisme (voir rubrique 4.5).
Administration concomitante avec du sirolimus car le voriconazole est susceptible daugmenter significativement les concentrations plasmatiques de sirolimus (voir rubrique 4.5).
Administration concomitante avec du millepertuis (voir rubrique 4.5).
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Faire preuve de prudence lors de la prescription de voriconazole à des patients présentant une hypersensibilité à dautres azoles (voir rubrique 4.8).
Durée du traitement
La durée du traitement par voie intraveineuse ne doit pas dépasser 6 mois (voir rubrique 5.3).
Cardiovasculaire
Le voriconazole a été associé à un allongement de lintervalle QTc. Dans de rares cas, des torsades de pointes ont été observées chez des patients sous voriconazole présentant des facteurs de risque, tels que des antécédents de chimiothérapie cardiotoxique, de cardiomyopathie, dhypokaliémie et de médicaments concomitants susceptibles dy avoir contribué. Le voriconazole doit être administré avec prudence chez les patients présentant des pathologies susceptibles de favoriser larythmie, comme :
un allongement congénital ou acquis de lintervalle QTc ;
une cardiomyopathie, en particulier en présence dinsuffisance cardiaque ;
une bradycardie sinusale ;
des arythmies symptomatiques existantes ;
ladministration concomitante dun médicament connu pour allonger lintervalle QTc. Les dérèglements des électrolytes tels que lhypokaliémie, lhypomagnésémie et lhypocalcémie doivent être surveillés et corrigés au besoin avant et pendant le traitement par le voriconazole (voir rubrique 4.2). Une étude menée chez des volontaires sains a examiné leffet sur lintervalle QTc de doses uniques de voriconazole jusquà 4 fois supérieures à la dose quotidienne habituelle. Aucun sujet na présenté un intervalle supérieur au seuil potentiellement cliniquement significatif de 500 ms (voir rubrique 5.1).
Réactions liées à la perfusion
Des réactions liées à la perfusion, essentiellement des bouffées congestives et des nausées, ont été observées pendant ladministration de voriconazole par voie intraveineuse. En fonction de la sévérité des symptômes, il convient denvisager larrêt du traitement (voir rubrique 4.8).
Toxicité hépatique
Au cours dessais cliniques, de rares cas de réactions hépatiques graves pendant le traitement par le voriconazole ont été observés (y compris des hépatites cliniques, de la cholestase et des insuffisances hépatiques fulminantes, dissue parfois mortelle). Ces réactions hépatiques ont été principalement observées chez les patients présentant des maladies sous-jacentes graves, essentiellement en cas de malignité hématologique. Des réactions hépatiques transitoires, comme des hépatites et des ictères, ont été observées chez des patients ne présentant aucun autre facteur de risque identifiable. Le dysfonctionnement hépatique a généralement disparu après larrêt du traitement (voir rubrique 4.8).
Surveillance de la fonction hépatique
Les patients traités par voriconazole doivent être étroitement suivis afin de déceler une hépatotoxicité éventuelle. La prise en charge clinique doit consister en des tests de la fonction hépatique (notamment les taux dALT et AST) dès linstauration du traitement par voriconazole et au moins une fois par semaine pendant le premier mois de traitement. La durée du traitement doit être aussi brève que possible. Toutefois, si le traitement est poursuivi en fonction de lévaluation du rapport bénéfices/risques (voir rubrique 4.2), la fréquence de la surveillance peut être réduite à un intervalle mensuel si les résultats des tests de la fonction hépatique restent inchangés.
En cas délévation nette des tests de la fonction hépatique, le traitement par voriconazole doit être interrompu, sauf si lavis médical sur les bénéfices attendus par rapport aux risques encourus justifie la poursuite du traitement.
La fonction hépatique doit être surveillée chez lenfant et ladulte.
Effets indésirables cutanés graves
· Phototoxicité
Le voriconazole a également été associé à des cas de phototoxicité, incluant des réactions telles que éphélides, lentigo, kératose actinique et des cas de pseudo-porphyrie. Il est recommandé à tous les patients, y compris les enfants, de ne pas sexposer au soleil pendant le traitement par voricanazole et de prendre des mesures appropriées telles que le port de vêtements pour se protéger ou lutilisation décrans solaires ayant un indice de protection (IP) élevé.
· Carcinomes épidermoïdes cutanés (CEC)
Des cas de carcinomes épidermoïdes cutanés ont été rapportés chez des patients, certains dentre eux avaient rapporté des réactions phototoxiques auparavant. En cas de survenue de réactions phototoxiques, un avis pluridisciplinaire doit être demandé. Larrêt du traitement par voriconazole et le recours à dautres agents antifongiques doivent être envisagés et le patient doit être adressé à un dermatologue. Un bilan dermatologique doit être pratiqué de façon systématique et régulière, si le traitement par voriconazole est poursuivi malgré l'apparition de lésions associées à une phototoxicité, afin de permettre le dépistage et la prise en charge précoces de lésions précancéreuses. Le traitement par voriconazole doit être arrêté en présence de lésions cutanées précancéreuses ou dun carcinome épidermoïde de la peau (voir ci-dessous la rubrique sous Traitement à long terme).
· Réactions cutanées exfoliatives
Réactions telles que le syndrome de Stevens-Johnson developpées lors dun traitement par voriconazole. En cas déruption cutanée, le patient doit être étroitement surveillé et le traitement par voriconazole doit être interrompu si les lésions progressent.
Traitement à long terme
Une exposition au long cours au voriconazole (traitement curatif ou prophylactique) sur une durée supérieure à 180 jours (6 mois) nécessite une évaluation attentive du rapport bénéfice/risque. Les médecins doivent par conséquent envisager la nécessité de limiter lexposition au voriconazole (voir rubriques 4.2 et 5.1).
Des carcinomes épidermoïdes cutanés (CEC) ont été rapportés lié à un traitement par voriconazole à long terme.
Des cas de périostite non infectieuse avec élévation des taux de fluorure et de phosphatases alcalines ont été rapportés chez des patients transplantés. Si un patient développe une douleur osseuse et présente des clichés radiologiques compatibles avec une périostite, larrêt du traitement par voriconazole doit être envisagé après avis pluridisciplinaire.
Réactions indésirables visuelles
Des cas de réactions indésirables visuelles prolongées, notamment une vision trouble, une névrite optique et un dème papillaire, ont été rapportés (voir rubrique 4.8).
Réactions indésirables rénales
Des cas dinsuffisance rénale aiguë ont été observés chez des patients gravement malades traités par le voriconazole. Les patients sous voriconazole sont susceptibles de recevoir un traitement concomitant avec des médicaments néphrotoxiques et de souffrir de pathologies concomitantes pouvant affaiblir la fonction rénale (voir rubrique 4.8).
Surveillance de la fonction rénale
Les patients doivent être surveillés afin de détecter toute anomalie de la fonction rénale. Cela peut englober les résultats de tests de laboratoire, en particulier la créatinine sérique.
Surveillance de la fonction pancréatique
Les patients, en particulier les enfants, qui présentent des facteurs de risque de pancréatite aiguë (p. ex. chimiothérapie récente, greffe de cellules souches hématopoïétiques), doivent être surveillés attentivement pendant le traitement par le voriconazole. Le contrôle de lamylase sérique ou de la lipase peut être envisagé dans cette situation clinique.
Population pédiatrique
La sécurité et lefficacité chez les enfants de moins de deux ans na pas été établie (voir rubriques 4.8 et 5.1). Le voriconazole est indiqué chez les enfants à partir de deux ans. Une fréquence accrue délévations des enzymes hépatiques a été observée dans la population pédiatrique (voir rubrique 4.8). La fonction hépatique doit être surveillée chez les enfants et les adultes. La biodisponibilité orale peut être limitée chez les enfants âgés de 2 à < 12 ans qui souffrent de malabsorption et qui présentent un très faible poids corporel pour leur âge. Dans ce cas, l'administration du voriconazole par voie intraveineuse est recommandée.
· Effets indésirables cutanés graves (incluant CEC)
La fréquence des réactions de phototoxicité est plus élevée dans la population pédiatrique. Lévolution vers un CEC ayant été rapportée, des mesures strictes de photoprotection sont nécessaires dans cette population de patients. Chez les enfants présentant des lésions de photovieillissement telles que des lentigos ou des éphélides, il est recommandé déviter de sexposer au soleil et deffectuer une surveillance dermatologique, même après larrêt du traitement.
Prophylaxie
En cas deffets indésirables liés au traitement (hépatotoxicité, réactions cutanées sévères telles que réactions phototoxiques et carcinome épidermoïde cutané, troubles visuels sévères ou prolongés et périostite), larrêt du voriconazole et lutilisation dautres agents antifongiques doivent être envisagés.
Phénytoïne (substrat du CYP2C9 et inducteur puissant du CYP450)
Un contrôle attentif du taux de phénytoïne est recommandé en cas dadministration concomitante de phénytoïne et de voriconazole. Ladministration concomitante de voriconazole et de phénytoïne doit être évitée, à moins que les bénéfices attendus soient supérieurs aux risques encourus (voir rubrique 4.5).
Efavirenz (inducteur du CYP450 ; substrat et inhibiteur du CYP3A4)
Lorsque le voriconazole est administré en concomitance avec léfavirenz, la dose de voriconazole doit être augmentée à 400 mg toutes les 12 heures et la dose défavirenz réduite à 300 mg toutes les 24 heures (voir rubriques 4.2, 4.3 et 4.5).
Rifabutine (inducteur puissant du CYP450)
Il est recommandé de surveiller attentivement les hémogrammes et les réactions indésirables à la rifabutine (p. ex. uvéite) en cas dadministration concomitante de rifabutine et de voriconazole. Ladministration concomitante de voriconazole et de rifabutine doit être évitée, à moins que les bénéfices attendus soient supérieurs aux risques encourus (voir rubrique 4.5).
Ritonavir (inducteur puissant du CYP450 ; substrat et inhibiteur du CYP3A4)
Ladministration concomitante de voriconazole et dune faible dose de ritonavir (100 mg deux fois par jour) doit être évitée, à moins que lévaluation du rapport bénéfice/risque justifie lutilisation du voriconazole (voir rubriques 4.3 et 4.5).
Evérolimus (substrat du CYP3A4, substrat de la glycoprotéine p)
Ladministration concomitante de voriconazole et dévérolimus est déconseillée car le voriconazole risque daugmenter significativement les concentrations dévérolimus. Les données actuellement disponibles sont insuffisantes pour émettre des recommandations posologiques dans cette situation (voir rubrique 4.5).
Méthadone (substrat du CYP3A4)
Une surveillance fréquente des réactions indésirables et de la toxicité liées à la méthadone, notamment lallongement de lintervalle QTc, est recommandée en cas dadministration concomitante avec le voriconazole étant donné que les concentrations de méthadone sont accrues après ladministration concomitante de voriconazole. La réduction de la dose de méthadone peut être nécessaire (voir rubrique 4.5).
Opiacés à courte durée daction (substrat du CYP3A4)
La réduction de la dose dalfentanil, de fentanyl et dautres opiacés à courte durée daction dune structure semblable à celle de lalfentanil et métabolisés par le CYP3A4 (p. ex. le sufentanil) doit être envisagée en cas dadministration concomitante avec le voriconazole (voir rubrique 4.5). La demi-vie de lalfentanil est multipliée par quatre lors de ladministration concomitante de voriconazole et, selon une étude publiée indépendante, lutilisation concomitante de voriconazole et de fentanyl a entraîné une augmentation de lASC0-∞ moyenne du fentanyl. Par conséquent, la surveillance fréquente des réactions indésirables liées aux opiacés (notamment une période de surveillance respiratoire plus longue) peut être nécessaire.
Opiacés à longue durée daction (substrat du CYP3A4)
La réduction de la dose doxycodone et dautres opiacés à longue durée daction métabolisés par le CYP3A4 (p. ex., lhydrocodone) doit être envisagée en cas dadministration concomitante avec le voriconazole. Une surveillance fréquente des réactions indésirables liées aux opiacés peut être nécessaire (voir rubrique 4.5).
Fluconazole (inhibiteur du CYP2C9, du CYP2C19 et du CYP3A4)
Ladministration concomitante de voriconazole par voie orale et de fluconazole par voie orale a entraîné une hausse significative de la Cmax et de lASCτ du voriconazole chez des sujets sains. La réduction de la dose et/ou de la fréquence dadministration du voriconazole et du fluconazole qui permettrait déliminer cet effet na pas été établie. Il est recommandé de surveiller les réactions indésirables associées au voriconazole si le voriconazole est utilisé séquentiellement après le fluconazole (voir rubrique 4.5).
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Sauf spécification contraire, les études dinteraction médicamenteuse ont été menées chez des sujets adultes sains de sexe masculin en utilisant différentes doses jusquà atteindre létat déquilibre avec 200 mg de voriconazole par voie orale deux fois par jour. Ces résultats sont pertinents pour dautres populations et modes dadministration.
Le voriconazole doit être administré avec prudence chez les patients sous médicaments concomitants connus pour allonger lintervalle QTc. Lorsque le voriconazole risque daugmenter les concentrations plasmatiques de substances métabolisées par les isoenzymes du CYP3A4 (certains antihistaminiques, la quinidine, le cisapride, le pimozide), ladministration concomitante est contre- indiquée (voir ci-dessous et rubrique 4.3).
Tableau des interactions
Les interactions entre le voriconazole et dautres médicaments sont énumérées dans le tableau suivant (une fois par jour [1x/j], deux fois par jour [2x/j], trois fois par jour [3x/j] et non déterminé [ND]). Le sens de la flèche correspondant à chaque paramètre pharmacocinétique repose sur lintervalle de confiance à 90 % de la moyenne géométrique : situé dans la fourchette de 80 à 125 % (↔), inférieur (↓) ou supérieur (↑) à cette fourchette. Lastérisque (*) indique une interaction bilatérale. LASCτ, lASCt et lASC0-∞ représentent laire sous la courbe sur un intervalle de dosage, de lheure zéro à lheure dobtention dune mesure détectable et de lheure zéro à linfini, respectivement.
Les interactions sont présentées dans lordre suivant : contre-indications, interactions nécessitant un ajustement posologique et une surveillance biologique et/ou clinique attentive et enfin substances ne présentant pas dinteraction pharmacocinétique significative, mais pouvant présenter un intérêt clinique dans ce domaine thérapeutique.
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Médicament [Mécanisme de linteraction] |
Interaction Variations de la moyenne géométrique (%) |
Recommandations en matière dadministration concomitante |
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Astemizole, cisapride, pimozide, quinidine et terfenadine [substrats CYP3A4] |
Bien que ces interactions naient pas été étudiées, les concentrations plasmatiques accrues de ces médicaments peuvent entraîner un allongement de lintervalle QTc et, dans de rares cas, des torsades de pointes. |
Contre-indiqué (voir rubrique 4.3) |
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Carbamazépine et barbituriques à longue durée daction (p. ex phénobarbital, méphobarbital) [puissants inducteurs du CYP450] |
Bien que ces interactions naient pas été étudiées, la carbamazépine et les barbituriques à longue durée daction sont susceptibles de réduire significativement les concentrations plasmatiques de voriconazole. |
Contre-indiqué (voir rubrique 4.3) |
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Efavirenz (inhibiteur non nucléosidique de la transcriptase inverse) [inducteur du CYP450 ; substrat et inhibiteur du CYP3A4]
Efavirenz 400 mg 1x/j, en concomitance avec voriconazole 200 mg 2x/j*
Efavirenz 300 mg 1x/j, en concomitance avec voriconazole 400 mg 2x/j* |
Cmax éfavirenz ↑ 38 % ASCτ éfavirenz ↑ 44 % Cmax voriconazole ↓ 61 % ASCτ voriconazole ↓ 77 %
En comparaison avec éfavirenz 600 mg 1x/j, Cmax éfavirenz ↔ ASCτ éfavirenz ↑ 17 %
En comparaison avec voriconazole 200 mg 2x/j, Cmax voriconazole ↑ 23 % ASCτ voriconazole ↓ 7 % |
Lutilisation de doses standard de voriconazole avec des doses défavirenz égales ou supérieures à 400 mg 1x/j est contre-indiquée (voir rubrique 4.3).
Le voriconazole peut être administré en concomitance avec léfavirenz si la dose dentretien de voriconazole est augmentée à 400 mg 2x/j et que la dose défavirenz est réduite à 300 mg 1x/j. En cas dinterruption du traitement par le voriconazole, la dose initiale défavirenz doit être rétablie (voir rubriques 4.2 et 4.4). |
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Alcaloïdes de lergot (p. ex. ergotamine et dihydroergotamine) [substrats du CYP3A4] |
Bien que ces interactions naient pas été étudiées, le voriconazole est susceptible daugmenter les concentrations plasmatiques des alcaloïdes de lergot et dentraîner un ergotisme. |
Contre-indiqué (voir rubrique 4.3) |
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Rifabutine [puissant inducteur du CYP450]
300 mg 1x/j
300 mg 1x/j (en concomitance avec voriconazole 350 mg 2x/j)* |
Cmax voriconazole ↓ 69 % ASCτ voriconazole ↓ 78 %
En comparaison avec voriconazole 200 mg 2x/j, Cmax voriconazole ↓ 4 % ASCτ voriconazole ↓ 32 % |
Lutilisation concomitante de voriconazole et de rifabutine doit être évitée, à moins que les bénéfices attendus soient supérieurs aux risques encourus. La dose dentretien de voriconazole peut être augmentée à 5 mg/kg 2x/j par voie intraveineuse ou de 200 mg à 350 mg 2x/j par voie orale (100 mg à 200 mg 2x/j par voie orale chez les patients de moins de 40 kg) (voir rubrique 4.2). Il est recommandé de surveiller attentivement les hémogrammes et les réactions indésirables à la rifabutine (p. |
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300 mg 1x/j (en concomitance avec voriconazole 400 mg 2x/j)* |
Cmax rifabutine ↑ 195 % ASCτ rifabutine ↑ 331 % En comparaison avec voriconazole 200 mg 2x/j, Cmax voriconazole ↑ 104 % ASCτ voriconazole ↑ 87 % |
ex. uvéite) en cas dadministration concomitante de rifabutine et de voriconazole. |
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Rifampicine (600 mg 1x/j) [puissant inducteur du CYP450] |
Cmax voriconazole ↓ 93 % ASCτ voriconazole ↓ 96 % |
Contre-indiqué (voir rubrique 4.3) |
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Ritonavir (inhibiteur de la |
Cmax et ASCτ ritonavir ↔ Cmax voriconazole ↓ 66 % |
Ladministration concomitante de voriconazole et de doses |
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protéase) |
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[puissant inducteur du CYP450 ; substrat et inhibiteur du CYP3A4] |
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élevées de ritonavir (400 mg ou |
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Dose élevée (400 mg 2x/j) |
plus 2x/j) est contre-indiquée (voir rubrique 4.3). |
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ASCτ voriconazole ↓ 82 % |
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Ladministration concomitante |
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de voriconazole et dune faible |
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Faible dose (100 mg 2x/j)* |
Cmax ritonavir ↓ 25 % ASCτ ritonavir ↓13 % |
dose de ritonavir (100 mg 2x/j) doit être évitée, à moins que lévaluation du rapport |
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Cmax voriconazole ↓ 24 % |
bénéfices/risques justifie |
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ASCτ voriconazole ↓ 39 % |
lutilisation du voriconazole. |
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Millepertuis [inducteur du CYP450 ; inducteur de la glycoprotéine p] 300 mg 3x/j (en concomitance avec une dose unique de 400 mg de voriconazole) |
Dans une étude publiée indépendante, ASC0−∞ voriconazole ↓ 59 % |
Contre-indiqué (voir rubrique 4.3) |
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Evérolimus [substrat du CYP3A4, substrat de la glycoprotéine p] |
Bien que cette interaction nait pas été étudiée, le voriconazole est susceptible daugmenter significativement les concentrations plasmatiques dévérolimus. |
Ladministration concomitante de voriconazole et dévérolimus est déconseillée, car le voriconazole risque daugmenter significativement les concentrations dévérolimus (voir rubrique 4.4). |
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Fluconazole (200 mg 1x/j) [inhibiteur du CYP2C9, du CYP2C19 et du CYP3A4] |
Cmax voriconazole ↑ 57 % ASCτ voriconazole ↑ 79 % Cmax fluconazole ND ASCτ fluconazole ND |
La réduction de la dose et/ou de la fréquence dadministration du voriconazole et du fluconazole qui permettrait déliminer cet effet na pas été établie. Il est recommandé de surveiller les réactions indésirables associées au voriconazole si le voriconazole est utilisé séquentiellement après le fluconazole. |
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Phénytoïne [substrat du CYP2C9 et inducteur puissant du CYP450]
300 mg 1x/j
300 mg 1x/j (en concomitance avec voriconazole 400 mg 2x/j)* |
Cmax voriconazole ↓ 49 % ASCτ voriconazole ↓ 69 %
Cmax phénytoïne ↑ 67 % ASCτ phénytoïne ↑ 81 % En comparaison avec voriconazole 200 mg 2x/j, Cmax voriconazole ↑ 34 % ASCτ voriconazole ↑ 39 % |
Lutilisation concomitante de voriconazole et de phénytoïne doit être évitée, à moins que les bénéfices attendus soient supérieurs aux risques encourus. Une surveillance attentive des concentrations plasmatiques de phénytoïne est recommandée.
La phénytoïne peut être administrée en concomitance avec le voriconazole si la dose dentretien de voriconazole est augmentée à 5 mg/kg 2x/j par IV ou passe de 200 mg à 400 mg 2x/j par voie orale (100 mg à 200 mg 2x/j par voie orale chez les patients de moins de 40 kg) (voir rubrique 4.2). |
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Anticoagulants
Warfarine (dose unique de 30 mg, en concomitance avec voriconazole 300 mg 2x/j) [substrat du CYP2C9]
Autres coumarines par voie orale (p. ex. phenprocoumone, acénocoumarol) [substrats du CYP2C9 et du CYP3A4] |
Laugmentation maximale du temps de prothrombine correspondait approximativement à une multiplication par deux.
Bien que cette interaction na pas été étudiée, le voriconazole peut augmenter les concentrations plasmatiques des coumarines, ce qui est susceptible daugmenter le temps de prothrombine |
La surveillance attentive du temps de prothrombine ou dautres tests danticoagulation appropriés est recommandée, et la dose danticoagulants doit être ajustée en conséquence. |
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Benzodiazépines (p. ex. midazolam, triazolam, alprazolam) [substrats du CYP3A4] |
Bien que cette interaction nait pas fait lobjet détudes cliniques, le voriconazole est susceptible daugmenter les concentrations plasmatiques de benzodiazépines métabolisées par le CYP3A4, ce qui peut prolonger leffet sédatif. |
Une réduction de la dose de benzodiazépines doit être envisagée. |
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Immunosuppresseurs [substrats du CYP3A4]
Sirolimus (dose unique de 2 mg) |
Dans une étude publiée indépendante, |
Ladministration concomitante de voriconazole et de sirolimus est contre-indiquée (voir |
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Ciclosporine (chez des patients greffés du rein stables sous traitement chronique par ciclosporine)
Tacrolimus (dose unique de 0,1 mg/kg) |
Cmax sirolimus ↑ (multipliée par 6,6) ASC0−∞ sirolimus ↑ (multipliée par 11)
Cmax ciclosporine ↑ 13 % ASCτ ciclosporine ↑ 70 %
Cmax tacrolimus ↑ 117 % ASCt tacrolimus ↑ 221 % |
rubrique 4.3).
Au début du traitement par le voriconazole chez des patients déjà sous ciclosporine, il est recommandé de diviser par deux la dose de ciclosporine et de surveiller attentivement la concentration de ciclosporine. Une concentration élevée de ciclosporine peut entraîner une néphrotoxicité. A larrêt du voriconazole, la concentration de ciclosporine doit être attentivement surveillée et la dose augmentée au besoin.
Au début du traitement par le voriconazole chez des patients déjà sous tacrolimus, il est recommandé de réduire la dose de tacrolimus à un tiers de la dose initiale et de surveiller attentivement la concentration de tacrolimus. Une concentration élevée de tacrolimus peut entraîner une néphrotoxicité. A larrêt du voriconazole, la concentration de tacrolimus doit être attentivement surveillée et la dose augmentée au besoin. |
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Opiacés à longue durée daction [substrats du CYP3A4]
Oxycodone (dose unique de 10 mg) |
Dans une étude publiée indépendante, Cmax oxycodone ↑ (multipliée par 1,7) ASC0−∞ oxycodone ↑ (multipliée par 3,6) |
Une réduction de la dose doxycodone et dautres opiacés à longue durée daction métabolisés par le CYP3A4 (p. ex., hydrocodone) doit être envisagée. Une surveillance fréquente des réactions indésirables liées aux opiacés peut être nécessaire. |
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Méthadone (32 mg à 100 mg 1x/j) |
Cmax R-méthadone (active) ↑ |
La surveillance fréquente des |
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[substrat du CYP3A4] |
31 % ASCτ R-méthadone (active) ↑ 47 % |
réactions indésirables et de la toxicité liées à la méthadone, notamment de lallongement de lintervalle QTc, est |
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S- Cmax S-méthadone ↑ 65 % |
recommandée. La réduction de |
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S- ASCτ S-méthadone ↑ 103 % |
la dose de méthadone peut être nécessaire. |
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Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) [substrats du CYP2C9]
Ibuprofène (dose unique de 400 mg)
Diclofénac (dose unique de 50 mg) |
Cmax S-ibuprofène ↑ 20 % ASC0−∞ S-ibuprofène ↑ 100 %
Cmax diclofénac ↑ 114 % ASC0−∞ diclofénac ↑ 78 % |
La surveillance fréquente des réactions indésirables et de la toxicité liées aux AINS est recommandée. La réduction des doses dAINS peut être nécessaire. |
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Oméprazole (40 mg 1x/j)* [inhibiteur du CYP2C19 ; substrat du CYP2C19 et du CYP3A4] |
Cmax oméprazole ↑ 116 % ASCτ oméprazole ↑ 280 % Cmax voriconazole ↑ 15 % ASCτ voriconazole ↑ 41 %
Dautres inhibiteurs de la pompe à protons et substrats du CYP2C19 peuvent aussi être inhibés par le voriconazole, ce qui peut augmenter leur concentration plasmatique. |
Aucun ajustement posologique du voriconazole nest recommandé.
Au début du traitement par le voriconazole de patients déjà traités avec une dose doméprazole égale ou supérieure à 40 mg, il est recommandé de diviser la dose doméprazole par deux. |
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Contraceptifs oraux* [substrat du CYP3A4 ; inhibiteur du CYP2C19]
Noréthistérone/éthinylestradiol (1 mg/0,035 mg 1x/j) |
Cmax éthinylestradiol ↑ 36 % ASCτ éthinylestradiol ↑ 61 % Cmax noréthistérone ↑ 15 % ASCτ noréthistérone ↑ 53 % Cmax voriconazole ↑ 14 % ASCτ voriconazole ↑ 46 % |
La surveillance des réactions indésirables liées aux contraceptifs oraux, ainsi quau voriconazole, est recommandée. |
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Opiacés à courte durée daction |
Dans une étude publiée indépendante, ASC0−∞ alfentanil ↑ (multipliée par 6) |
La réduction de la dose |
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[substrats du CYP3A4] |
dalfentanil, de fentanyl et dautres opiacés à courte durée |
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daction dune structure |
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Alfentanil (dose unique de 20 µg/kg, concomitante avec du naloxone) |
semblable à celle de lalfentanil et métabolisés par le CYP3A4 (p. ex. le sufentanil) doit être envisagée. La surveillance |
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prolongée et fréquente de |
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Fentanyl (dose unique de 5 µg/kg) |
Dans une étude publiée indépendante, ASC0−∞ fentanyl ↑ (multipliée par 1,34) |
lapparition de dépression respiratoire et de toute autre réaction indésirable liée aux opiacés est recommandée. |
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Statines (p. ex., lovastatine) [substrats du CYP3A4] |
Bien que cette interaction nait pas fait lobjet détudes cliniques, le voriconazole est susceptible daugmenter les concentrations plasmatiques des statines métabolisées par le CYP3A4, ce qui peut entraîner une rhabdomyolyse. |
Une réduction de la dose de statines doit être envisagée. |
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Sulfonylurées (p. ex. tolbutamide, glipizide et glyburide) [substrats du CYP2C9] |
Bien que cette interaction nait pas été étudiée, le voriconazole est susceptible daugmenter les concentrations plasmatiques des sulfonylurées et dentraîner une hypoglycémie. |
Une surveillance attentive de la glycémie est recommandée. Une réduction de la dose de sulfonylurées doit être envisagée. |
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Vinca-alcaloïdes (p. ex., vincristine et vinblastine) [substrats du CYP3A4] |
Bien que cette interaction nait pas été étudiée, le voriconazole est susceptible daugmenter les concentrations plasmatiques des vinca-alcaloïdes et dentraîner une neurotoxicité. |
Une réduction de la dose de vinca-alcaloïdes doit être envisagée. |
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Autres inhibiteurs de la protéase du VIH (p. ex., saquinavir, amprénavir et nelfinavir)* [inhibiteurs et substrats du CYP3A4] |
Non étudié cliniquement. Des études in vitro ont montré que le voriconazole peut inhiber le métabolisme des inhibiteurs de la protéase du VIH et que le métabolisme du voriconazole peut également être inhibé par les inhibiteurs de la protéase du VIH. |
La surveillance attentive de toute apparition de toxicité médicamenteuse et/ou de manque defficacité, ainsi quun ajustement posologique, peuvent être nécessaires. |
|
Autres inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse (INNTI) (p. ex., delavirdine, névirapine)* [substrats du CYP3A4, inhibiteurs ou inducteurs du CYP450] |
Non étudié cliniquement. Des études in vitro ont montré que le métabolisme du voriconazole peut être inhibé par les INNTI et que le voriconazole peut également inhiber le métabolisme des INNTI. Les études sur leffet de léfavirenz sur le voriconazole suggèrent que le métabolisme du voriconazole peut être induit par un INNTI.. |
La surveillance attentive de toute apparition de toxicité médicamenteuse et/ou de manque defficacité, ainsi quun ajustement posologique, peuvent être nécessaires. |
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Cimétidine (400 mg 2x/j) [inhibiteur non spécifique du CYP450, augmente le pH gastrique] |
Cmax voriconazole ↑ 18 % ASCτ voriconazole ↑ 23 % |
Aucun ajustement posologique |
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Digoxine (0,25 mg 1x/j) [substrat de la glycoprotéine p] |
Cmax digoxine ↔ ASCτ digoxine ↔ |
Aucun ajustement posologique |
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Indinavir (800 mg 3x/j) [inhibiteur et substrat du CYP3A4] |
Cmax indinavir ↔ ASCτ indinavir ↔ Cmax voriconazole ↔ ASCτ voriconazole ↔ |
Aucun ajustement posologique |
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Antibiotiques macrolides
Erythromycine (1 g 2x/j) [inhibiteur du CYP3A4]
Azithromycine (500 mg 1x/j) |
Cmax et ASCτ voriconazole ↔
Cmax et ASCτ voriconazole ↔ Leffet du voriconazole sur lérythromycine et lazithromycine est inconnu. |
Aucun ajustement posologique |
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Acide mycophénolique (dose unique de 1 g) [substrat de lUDP- glucuronyltransférase] |
Cmax acide mycophénolique ↔ ASCt acide mycophénolique ↔ |
Aucun ajustement posologique |
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Prednisolone (dose unique de 60 mg) [substrat du CYP3A4] |
Cmax prednisolone ↑ 11 % ASC0−∞ prednisolone ↑ 34 % |
Aucun ajustement posologique |
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Ranitidine (150 mg 2x/j) [augmente le pH gastrique] |
Cmax et ASCτ voriconazole ↔ |
Aucun ajustement posologique |
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Il nexiste aucune donnée adéquate sur lutilisation du voriconazole chez la femme enceinte.
Les études effectuées chez lanimal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction (voir rubrique 5.3). Le risque chez lêtre humain est inconnu.
VORICONAZOLE PANPHARMA ne doit pas être utilisé pendant la grossesse, à moins que le bénéfice pour la mère soit clairement supérieur au risque pour le ftus.
Femmes en âge de procréer
Les femmes en âge de procréer doivent toujours utiliser une contraception efficace pendant le traitement.
Lexcrétion de voriconazole dans le lait maternel na pas été étudiée. Lallaitement doit être interrompu dès le début du traitement par le voriconazole.
Fertilité
Au cours dune étude effectuée chez lanimal, aucun trouble de la fertilité na été démontré chez les rats mâles et femelles (voir rubrique 5.3).
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Résumé du profil dinnocuité
Le profil dinnocuité du voriconazole repose sur une base de données dinnocuité intégrée regroupant plus de 2 000 sujets (dont 1 655 patients dessais thérapeutiques et 279 patients dessais prophylactiques). Cela constitue une population hétérogène, englobant des patients atteints de malignités hématologiques, des patients infectés par le VIH et atteints de candidose sophagienne et dinfections fongiques réfractaires, des patients non neutropéniques atteints de candidémie ou daspergillose et des volontaires sains. Sept cent cinq (705) patients ont reçu du voriconazole pendant plus de 12 semaines, dont 164 pendant plus de 6 mois.
Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés étaient des troubles de la vision, de la fièvre, un rash, des vomissements, des nausées, une diarrhée, des céphalées, un dème périphérique, des tests de la fonction hépatique anormaux, une détresse respiratoire et une douleur abdominale.
La sévérité de ces effets indésirables était généralement légère à modérée. Aucune différence cliniquement significative na été observée lors de lanalyse des données dinnocuité selon lâge, la race ou le sexe.
Tableau des effets indésirables
Comme la plupart des études a été réalisée en ouvert, le tableau ci-dessous reprend, par classe dorganes, tous les effets indésirables ayant un lien de causalité possible et leurs catégories de fréquence rapportés chez 1873 adultes provenant dun ensemble d'études cliniques dans le traitement (1603) et dans la prophylaxie (270).
Les catégories de fréquence sont les suivantes : Très fréquent (≥1/10) ; fréquent (≥1/100, <1/10) ; peu fréquent (≥1/1 000, <1/100) ; rare (≥1/10 000, <1/1 000) ; très rare (<1/10 000) ; fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles)
Pour chaque catégorie de fréquence, les effets indésirables sont présentés des plus graves au moins graves.
Effets indésirables rapportés chez des sujets sous voriconazole :
|
Classe de systèmes d'organes |
Très fréquent ≥ 1/10 |
Fréquent ≥ 1/100, < 1/10 |
Peu fréquent ≥ 1/1 000, < 1/100 |
Rare ≥ 1/10 000, < 1/1 000 |
Fréquence indéterminée (ne peut être Estimée sur la base des données disponibles) |
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Infections et infestations |
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sinusite |
colite pseudomembraneuse |
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Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (incl kystes et polypes) |
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carcinome épidermoïd e cutané* |
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Affections hématologique s et du système lymphatique |
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agranulocytose1, pancytopénie, thrombocytopénie2, leucopénie, anémie |
défaillance de la moelle osseuse, lymphadénopathie, éosinophilie |
coagulation intravasculaire disséminée |
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Affections du système immunitaire |
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hypersensibilité |
réaction anaphylactoïde |
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Affections endocrinienne s |
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insuffisance corticosurrénalienne, hypothyroïdie |
hyperthyroïdie |
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Troubles du métabolisme et de la nutrition |
oedème périphérique |
hypoglycémie, hypokaliémie, hyponatrémie |
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|
|
Affections psychiatriques |
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dépression, hallucinations, anxiété, insomnie, agitation, état confusionnel |
|
|
|
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Affections du système nerveux |
céphalées |
convulsion, syncope, tremblements, hypertonie3, paresthésie, somnolence, étourdissements |
oedème cérébral, encéphalopathie4, syndrome extrapyramidal5, neuropathie périphérique, ataxie, hypoesthésie, dysgueusie |
Encéphalopathie hépatique, syndrome de Guillain-Barré, nystagmus |
|
|
Affections oculaires |
atteintes visuelles6 |
hémorragie rétinienne |
trouble du nerf optique7, oedème papillaire8, crise oculogyre, diplopie, sclérite, blépharite |
atrophie optique, opacité cornéenne |
|
|
Affections de l'oreille et du labyrinthe |
|
|
hypoacousie, vertiges, acouphènes |
|
|
|
Affections cardiaques |
|
arythmie supraventriculaire, tachycardie, bradycardie |
fibrillation ventriculaire, extrasystoles ventriculaires, tachycardie ventriculaire, allongement de lintervalle QT à l'électrocardiogramme, tachycardie supraventriculaire |
torsades de pointes, bloc auriculoventriculaire complet, bloc de branche, rythme nodal |
|
|
Affections vasculaires |
|
hypotension, phlébite |
thrombophlébite, lymphangite |
|
|
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Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
détresse respiratoire9 |
syndrome de détresse respiratoire aiguë, oedème pulmonaire |
|
|
|
|
Affections gastrointestinales |
diarrhée, vomissements, douleurs abdominales, nausées |
chéilite, dyspepsie, constipation, gingivite |
péritonite, pancréatite, oedème de la langue, duodénite, gastroentérite, glossite |
|
|
|
Affections hépatobiliaires |
anomalie des tests de la fonction hépatique |
ictère, ictère cholestatique, hépatite10 |
insuffisance hépatique, hépatomégalie, cholécystite, cholélithiase |
|
|
|
Affections de la peau et du tissu souscutané |
rash |
dermatite exfoliative, alopécie, éruption maculo-papuleuse, prurit, érythème |
syndrome de Stevens-Johnson, phototoxicité, purpura, urticaire, dermatite allergique, éruption papuleuse, éruption maculaire, eczéma |
nécrolyse épidermique toxique (syndrome de Lyell), angiooedème, kératose actinique*, pseudoporphyrie, érythème polymorphe, psoriasis, érythème pigmenté fixe |
lupus érythémateux cutané*, éphélides*, lentigo* |
|
Affections musculosquelettiques et systémiques |
|
dorsalgie |
arthrite |
|
périostite* |
|
Affections du rein et des voies urinaires |
|
insuffisance rénale aiguë, hématurie |
nécrose tubulaire rénale, protéinurie, néphrite |
|
|
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Troubles généraux et anomalies au site d'administratio n |
pyrexie |
douleurs thoraciques, dème facial11, asthénie, frissons |
réaction au site d'injection, syndrome pseudogrippal |
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Investigations |
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augmentation de la créatinine sérique |
augmentation de l'urée sérique, augmentation du taux de cholestérol |
|
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* Effets indésirables rapportés lors de lutilisation après commercialisation
1 Y compris neutropénie fébrile et neutropénie.
2 Y compris purpura thrombopénique immun.
3 Y compris raideur de la nuque et tétanie.
4 Y compris encéphalopathie hypoxique-ischémique et encéphalopathie métabolique.
5 Y compris akathisie et parkinsonisme.
6 Voir section « Atteintes visuelles » à la rubrique 4.8.
7 Des cas de névrite optique prolongée ont été rapportés après commercialisation. Voir rubrique 4.4.
8 Voir rubrique 4.4.
9 Y compris dyspnée et dyspnée d'effort.
10 Y compris lésion hépatique d'origine médicamenteuse, hépatite toxique, lésion hépatocellulaire et
hépatotoxicité.
11 Y compris oedème péri-orbitaire, oedème de la lèvre et oedème buccal.
Description de certains effets indésirables
Atteintes visuelles :
Lors dessais cliniques, les atteintes visuelles (y compris vision trouble, photophobie, chloropsie, chromatopsie, daltonisme, cyanopsie, trouble de loeil, halo coloré, cécité nocturne, oscillopsie, photopsie, scotome scintillant, baisse de l'acuité visuelle, brillance visuelle, défaut du champ visuel, corps flottants du vitré et xanthopsie)survenues avec le voriconazole ont été très fréquentes. Ces atteintes visuelles étaient transitoires et entièrement réversibles, la plupart dentre eux disparaissant spontanément dans les 60 minutes. Aucun effet visuel à long terme cliniquement significatif na été observé. Des cas datténuation ont été démontrés en cas de doses répétées de voriconazole. Ces atteintes visuelles étaient généralement légers, ont rarement entraîné un arrêt du traitement et nont été associés à aucune séquelle à long terme. Les troubles de la vision peuvent être associés à des concentrations plasmatiques et/ou des doses plus élevées.
Le mécanisme daction est inconnu, bien que le site daction se trouve très probablement dans la rétine. Dans une étude sur des volontaires sains évaluant leffet du voriconazole sur la fonction rétinienne, le voriconazole a entraîné une baisse de lamplitude donde de lélectrorétinogramme (ERG). LERG mesure les courants électriques dans la rétine. Les modifications de lERG nont pas progressé pendant 29 jours de traitement et étaient entièrement réversibles à larrêt du voriconazole.
Des effets indésirables visuels prolongés ont été rapportés après la commercialisation (voir rubrique 4.4).
Réactions dermatologiques
Les réactions dermatologiques étaient fréquentes chez les patients traités par voriconazole lors dessais cliniques, mais ces patients souffraient de graves maladies sous-jacentes et recevaient plusieurs médicaments concomitants. Dans la plupart des cas, le rash était de sévérité légère à modérée. Dans de rares cas, des patients ont développé des réactions cutanées graves, dont le syndrome de Stevens-Johnson(peu fréquent), la nécrolyse épidermique toxique (rare) et lérythème polymorphe (rare) au cours du traitement par le voriconazole.
Si un patient développe un rash, il doit être surveillé attentivement, et le traitement par le voriconazole doit être interrompu en cas de progression des lésions. Des réactions de photosensibilité telles que éphélides, lentigo et kératose actinique ont été signalées, en particulier pendant un traitement à long terme (voir rubrique 4.4).
Des cas de carcinome épidermoïde cutané ont été rapportés chez des patients sous traitement prolongé par le voriconazole ; le mécanisme na pas été établi (voir rubrique 4.4).
Tests de la fonction hépatique
Au cours du programme clinique de voriconazole, lincidence globale des élévations des transaminases > 3 x LSN (non nécessairement associées à un effet indésirable) était de 18,0 % (319/1768) chez les adultes et 25,8 % (73/283) chez les enfants ayant reçu du voriconazole dans le cadre dune utilisation thérapeutique ou prophylactique. Des tests de la fonction hépatique anormaux peuvent être associés à des concentrations plasmatiques et/ou des doses plus élevées. La plupart des anomalies des tests de la fonction hépatique se résolvent pendant le traitement sans ajustement posologique ou après ajustement, y compris par larrêt du traitement. Dans des cas peu fréquents, le voriconazole a été associé à une hépatotoxicité grave chez des patients atteints dautres pathologies graves sous-jacentes. Cela inclut des cas dictère ainsi que de rares cas dhépatite et dinsuffisance hépatique dissue fatale (voir rubrique 4.4).
Réactions liées à la perfusion
Pendant la perfusion de voriconazole chez des sujets sains, des réactions de type anaphylactoïde, y compris des bouffées congestives, de la fièvre, une transpiration, une tachycardie, une oppression thoracique, une dyspnée, une tendance lipothymique, des nausées, un prurit et un rash, ont été observées. Les symptômes apparaissaient dès le début de la perfusion (voir rubrique 4.4).
Prophylaxie
Lors dune étude ouverte comparative et multicentrique comparant le voriconazole et litraconazole en prophylaxie de première intention chez des receveurs adultes et adolescents de greffe de cellules souches hématopoïétiques allogènes sans infections fongiques invasives (IFI) préalables avérées ou probables, larrêt définitif du voriconazole dû à des effets indésirables a été signalé chez 39,3 % des sujets sous voriconazole, contre 39,6 % des sujets sous itraconazole. Les effets indésirables hépatiques apparus sous traitement ont entraîné larrêt définitif du médicament de létude chez 50 sujets (21,4 %) sous voriconazole et 18 sujets (7,1 %) sous itraconazole.
Population pédiatrique
La sécurité du voriconazole a été étudiée dans le essais cliniques chez 288 enfants âgés de 2 à moins de 12 ans (169) et de 12 à moins de 18 ans (119) qui ont reçu le voriconazole dans le cadre d'un usage prophylactique (183) et thérapeutique (105). La sécurité du voriconazole a également été étudiée chez 158 enfants supplémentaires âgés de 2 à moins de 12 ans dans le cadre de programmes d'usage compassionnel. Globalement, le profil de sécurité du voriconazole dans la population pédiatrique était similaire à celui des adultes. Toutefois, une tendance à laugmentation de la fréquence des élévations des enzymes hépatiques, signalées comme effets indésirables dans les essais cliniques, a été observée chez les enfants en comparaison avec les adultes (14,2 % d'élévations des transaminases chez les enfants contre 5,3 % chez les adultes). Les données de pharmacovigilance indiquent que les réactions cutanées (en particulier de lérythème) seraient plus fréquentes dans la population pédiatrique que chez les adultes. Parmi les 22 patients de moins de 2 ans qui ont reçu du voriconazole dans le cadre dun programme dusage compassionnel, les réactions indésirables suivantes (pour lesquelles une relation avec le voriconazole na pu être exclue) ont été signalées : réaction de photosensibilité (1), arythmie (1), pancréatite (1), bilirubinémie augmentée (1), enzymes hépatiques augmentées (1), rash (1) et dème papillaire (1). Des cas de pancréatite ont été rapportés chez des patients pédiatriques après la commercialisation.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.ansm.sante.fr.
Lors des essais cliniques, 3 cas de surdose accidentelle ont été signalés. Ils sont tous survenus chez des patients pédiatriques, qui ont reçu jusquà cinq fois la dose recommandée de voriconazole par voie intraveineuse. Une seule réaction indésirable (photophobie dune durée de 10 minutes) a été rapportée.
Il nexiste aucun antidote connu au voriconazole.
Le voriconazole est hémodialysé avec une clairance de 121 ml/min. Lexcipient de la solution intraveineuse, lhydroxypropylbétadex, est hémodialysé avec une clairance de 37,5 ± 24 ml/min. En cas de surdose, une hémodialyse peut faciliter lélimination du voriconazole et de lhydroxypropylbétadex par lorganisme.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Mécanisme daction
Le voriconazole est un antifongique triazolé. Le mécanisme daction principal du voriconazole est linhibition de la déméthylation du 14 alpha-lanostérol médiée par le cytochrome P450 fongique, une étape essentielle de la biosynthèse de lergostérol fongique. Laccumulation de 14 alpha-méthyl stérol est corrélée à la perte conséquente dergostérol dans la membrane cellulaire fongique et peut être responsable de lactivité antifongique du voriconazole. Le voriconazole a montré une plus grande sélectivité pour les enzymes du cytochrome P450 fongiques que pour les autres systèmes enzymatiques du cytochrome P450 mammifères.
Relations pharmacocinétique/pharmacodynamique
Lors de 10 études thérapeutiques, la médiane de la concentration plasmatique moyenne et maximale chez les sujets de toutes les études était de 2 425 ng/ml (fourchette interquartile de 1 193 à 4 380 ng/ml) et de 3 742 ng/ml (fourchette interquartile de 2 027 à 6 302 ng/ml), respectivement. Aucune association positive na été trouvée entre la concentration plasmatique moyenne, maximale ou minimale du voriconazole et lefficacité lors détudes thérapeutiques. Cette relation na pas été étudiée lors détudes prophylactiques.
Les analyses pharmacocinétiques-pharmacodynamiques des données dessais cliniques ont mis évidence des associations positives entre la concentration plasmatique de voriconazole et les anomalies des tests de la fonction hépatique, ainsi que les troubles de la vision. Les ajustements posologiques nont pas été étudiés lors des études prophylactiques.
Efficacité et sécurité clinique
In vitro, le voriconazole présente une activité antifongique à large spectre et son activité est puissante contre les espèces de Candida (y compris C. krusei résistant au fluconazole et les souches résistantes de C. glabrata et C. albicans). Il a également une activité fongicide contre toutes les espèces dAspergillus testées. En outre, le voriconazole a une activité fongicide in vitro contre les champignons pathogènes émergents, y compris Scedosporium et Fusarium, qui ne sont que partiellement sensibles aux antifongiques existants.
Lefficacité clinique du voriconazole (avec réponse partielle ou complète) a été démontrée sur Aspergillus spp., y compris A. flavus, A. fumigatus, A. terreus, A. niger, A. nidulans, sur Candida spp., y compris C. albicans, C. glabrata, C. krusei, C. parapsilosis et C. tropicalis et un nombre limité de C. dubliniensis, C. inconspicua, et C. guilliermondii, sur Scedosporium spp., y compris S. apiospermum, S. prolificans ainsi que sur Fusarium spp.
Les autres infections fongiques traitées (souvent avec réponse partielle ou complète) ont inclus des cas isolés dinfections à Alternaria spp., Blastomyces dermatitidis, Blastoschizomyces capitatus, Cladosporium spp., Coccidioides immitis, Conidiobolus coronatus, Cryptococcus neoformans, Exserohilum rostratum, Exophiala spinifera, Fonsecaea pedrosoi, Madurella mycetomatis, Paecilomyces lilacinus, Penicillium spp., y compris P. marneffei, Phialophora richardsiae, Scopulariopsis brevicaulis et Trichosporon spp., y compris les infections à T. beigelii.
In vitro, lactivité du voriconazole a été mise en évidence sur des isolats cliniques dAcremonium spp., Alternaria spp., Bipolaris spp., Cladophialophora spp. et Histoplasma capsulatum ; la plupart des souches étaient inhibées à des concentrations de voriconazole de lordre de 0,05 à 2 µg/ml.
Une activité in vitro a été mise en évidence contre les pathogènes suivants, mais la signification clinique de ces résultats est inconnue : Curvularia spp. et Sporothrix spp.
Points critiques
Des échantillons pour culture fongique et autres analyses de laboratoire pertinentes (sérologie, histopathologie) doivent être obtenus avant le traitement pour isoler et identifier les organismes à lorigine de linfection. Le traitement peut être instauré avant que les résultats des cultures et autres analyses de laboratoire ne soient connus ; néanmoins, le traitement anti-infectieux doit être adapté dès lobtention de ces résultats.
Les espèces les plus fréquemment responsables dinfections chez lêtre humain englobent C. albicans, C. parapsilosis, C. tropicalis, C. glabrata et C. krusei, qui présentent généralement une concentration minimale inhibitrice (CMI) inférieure à 1 mg/l pour le voriconazole.
Toutefois, lactivité in vitro du voriconazole contre lespèce Candida nest pas uniforme. Plus précisément, pour C. glabrata, les CMI du voriconazole pour les isolats résistants au fluconazole sont proportionnellement supérieures à celles pour les isolats sensibles au fluconazole. Il convient donc de tout mettre en uvre pour identifier lespèce de la bactérie Candida. En cas de test de sensibilité antifongique, les résultats de CMI peuvent être interprétés à laide des critères de points critiques établis par lEuropean Committee on Antimicrobial Susceptibility Testing (EUCAST).
Points critiques de lEUCAST
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Espèce de Candida |
Point critique de CMI (mg/l) |
|
|
≤ S (sensible) |
> R (résistant) |
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Candida albicans1 |
0,125 |
0,125 |
|
Candida tropicalis1 |
0,125 |
0,125 |
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Candida parapsilosis1 |
0,125 |
0,125 |
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Candida glabrata2 |
Preuve insuffisante |
|
|
Candida krusei3 |
Preuve insuffisante |
|
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Autre espèce Candida spp.4 |
Preuve insuffisante |
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1 Les souches présentant des valeurs CMI supérieures au point critique Sensible (S) sont rares ou nont pas encore été signalées. Lidentification et lantibiogramme de ces isolats doivent être répétés. Si le résultat est confirmé, lisolat doit être envoyé à un laboratoire de référence. 2 Lors détudes cliniques, la réponse au voriconazole chez les patients infectés par C. glabrata était de 21 % inférieure à la réponse en cas dinfection à C. albicans, C. parapsilosis ou C. tropicalis. Des données in vitro ont montré une légère augmentation de la résistance de C. glabrata au voriconazole. 3 Lors détudes cliniques, la réponse au voriconazole chez les patients infectés par C. krusei était semblable à la réponse en cas dinfection à C. albicans, C. parapsilosis ou C. tropicalis. Toutefois, étant donné que lanalyse de lEUCAST ne portait que sur 9 cas, les données probantes sont actuellement insuffisantes pour définir des points critiques pour C. krusei. 4 LEUCAST na pas déterminé de points critiques non liés à lespèce pour le voriconazole. |
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Expérience clinique
Un résultat positif dans cette rubrique est défini comme une réponse complète ou partielle.
Infections à Aspergillus : efficacité chez les patients atteints daspergillose au pronostic défavorable
Le voriconazole possède une activité fongicide in vitro contre Aspergillus spp. Lefficacité et le bénéfice du voriconazole en termes de survie par rapport à lamphotéricine B dans le traitement de première intention de laspergillose invasive aiguë ont été démontrés lors dune étude ouverte randomisée multicentrique portant sur 277 patients immunodéprimés traités pendant 12 semaines. Le voriconazole a été administré par voie intraveineuse avec une dose dattaque de 6 mg/kg toutes les 12 heures pendant les 24 premières heures, suivie dune dose dentretien de 4 mg/kg toutes les 12 heures pendant 7 jours minimum. Par la suite, il était possible dadministrer une dose de 200 mg par voie orale toutes les 12 heures. La durée médiane du traitement par voriconazole en IV était de 10 jours (fourchette de 2 à 85 jours). Après un traitement par voriconazole en IV, la durée médiane du traitement par voriconazole par voie orale était de 76 jours (fourchette de 2 à 232 jours).
Une réponse globale satisfaisante (résolution complète ou partielle de tous les symptômes et signes attribuables, ainsi que des anomalies radiographiques/bronchoscopiques présentes à linclusion) a été obtenue chez 53 % des patients sous voriconazole, contre 31 % des patients traités par le médicament de comparaison. Le taux de survie à 84 jours avec le voriconazole était supérieur de manière statistiquement significative à celui du médicament de comparaison, et le voriconazole a montré un bénéfice cliniquement et statistiquement significatif concernant la durée de la survie et le délai avant larrêt du traitement dû à la toxicité.
Cette étude a confirmé les résultats dune étude prospective antérieure indiquant un résultat positif chez les patients présentant des facteurs de risque influençant négativement le pronostic, notamment une maladie du greffon contre lhôte et, en particulier, des infections cérébrales (normalement associées à une mortalité de quasiment 100 %).
Les études englobaient des cas daspergillose cérébrale, sinusale, pulmonaire et disséminée chez des patients ayant reçu une greffe de moelle osseuse et dorganes solides, présentant des malignités hématologiques, un cancer et le SIDA.
Candidémie chez des patients non neutropéniques
Lefficacité du voriconazole a été démontrée lors dune étude comparative ouverte par rapport à lamphotéricine B suivie de fluconazole dans le traitement de première intention de la candidémie. Trois cent soixante-dix (370) patients non neutropéniques (de plus de 12 ans) atteints de candidémie avérée ont été inclus dans létude et 248 dentre eux ont été traités par voriconazole. Neuf sujets du groupe recevant le voriconazole et cinq du groupe recevant lamphotéricine B suivie de fluconazole présentaient également une infection mycologiquement démontrée dans les tissus profonds. Les patients présentant une insuffisance rénale étaient exclus de cette étude. La durée de traitement médiane était de 15 jours dans les deux groupes de traitement. Lors de lanalyse principale, la réponse positive telle quévaluée par un comité de révision des données (DRC) ignorant quel médicament était attribué aux différents sujets a été définie comme une résolution ou amélioration de tous les signes et symptômes cliniques dinfection avec éradication du Candida du sang et des sites infectés dans les tissus profonds 12 semaines après la fin du traitement (FDT). Les patients nayant pas subi dévaluation 12 semaines après la FDT étaient considérés comme des échecs. Au cours de cette analyse, une réponse positive a été constatée chez 41 % des patients dans les deux groupes.
Lors dune analyse secondaire utilisant les évaluations du DRC comme dernier point évaluable (FDT, ou 2, 6 ou 12 semaines après FDT), le voriconazole et le traitement par amphotéricine B suivie de fluconazole ont présenté un taux de réponse positive de 65 % et 71 %, respectivement. Lévaluation du résultat positif par linvestigateur à chacun de ces points est illustrée au tableau suivant.
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Point |
Voriconazole (N=248) |
Amphotéricine B → fluconazole (N=122) |
|
En fin du traitement |
178 (72 %) |
88 (72 %) |
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2 semaines après la fin du traitement |
125 (50 %) |
62 (51 %) |
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6 semaines après la fin du traitement |
104 (42 %) |
55 (45 %) |
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12 semaines après la fin du traitement |
104 (42 %) |
51 (42%) |
Infections à Candida graves et réfractaires
Létude englobait 55 patients atteints dinfections à Candida systémiques graves et réfractaires (y compris candidémie, candidose disséminée et autres candidoses invasives) nayant pas répondu à un traitement antifongique préalable, en particulier par fluconazole. Une réponse positive a été constatée chez 24 patients (15 réponses complètes, 9 partielles). Dans le cas despèces non albicans résistantes au fluconazole, un résultat positif a été observé dans 3/3 infections à C. krusei (réponses complètes) et 6/8 infections à C. glabrata (5 réponses complètes, 1 partielle). Les données defficacité clinique étaient étayées par des données de sensibilité partielle.
Infections à Scedosporium et Fusarium
Le voriconazole sest avéré efficace contre les pathogènes fongiques rares ci-dessous.
Scedosporium spp. : Une réponse positive au traitement par voriconazole a été observée chez 16 (6 réponses complètes, 10 partielles) patients sur 28 avec une infection à S. apiospermum et 2 (réponses partielles) patients sur 7 avec une infection à S. prolificans. En outre, une réponse positive a été observée chez 1 des 3 patients atteints dinfections causées par plusieurs organismes, dont Scedosporium spp.
Fusarium spp. : Sept (3 réponses complètes, 4 partielles) patients sur 17 ont été traités de manière satisfaisante par voriconazole. Sur ces sept patients, trois présentaient une infection oculaire, un une infection sinusale et trois une infection disséminée. Quatre autres patients atteints de fusariose présentaient une infection causée par plusieurs organismes ; deux dentre eux ont obtenu un résultat positif.
La plupart des patients traités par voriconazole pour les infections rares susmentionnées étaient intolérants ou réfractaires au traitement antifongique précédent.
Prophylaxie de première intention des infections fongiques invasives (IFI) : efficacité chez les receveurs de greffes de cellules souches hématopoïétiques sans IFI préalable, avérée ou probable
Le voriconazole a été comparé à litraconazole en prophylaxie de première intention au cours dune étude ouverte comparative multicentrique portant sur des receveurs adultes et adolescents de greffes de cellules souches hématopoïétiques allogènes sans IFI préalable, avérée ou probable. La réussite a été définie par la capacité à poursuivre la prophylaxie à laide du médicament de létude pendant 100 jours après la greffe de cellules souches hématopoïétiques (sans arrêt de plus de 14 jours) et la survie sans IFI avérée ou probable 180 jours après la greffe. Le groupe en intention de traiter modifiée (ITM) comprenait 465 receveurs de greffes de cellules souches hématopoïétiques allogènes, dont 45 % étaient atteints de leucémie myéloïde aiguë (LMA).
Parmi tous les patients, 58 % suivaient des traitements de conditionnement myéloablatif. La prophylaxie avec le médicament de létude a été commencée immédiatement après la greffe de cellules souches hématopoïétiques : 224 patients ont reçu du voriconazole et 241 de litraconazole. La durée médiane de la prophylaxie par le médicament de létude était de 96 jours pour le voriconazole et de 68 jours pour litraconazole dans le groupe ITM.
Les taux de réussite et autres critères dévaluation secondaires sont présentés au tableau suivant :
|
Critères de létude |
Voriconazole N = 224 |
Itraconazole N = 241 |
Différence de proportions et de lintervalle de confiance (IC) à 95 % |
Valeur P |
|
Réussite au jour 180* |
109 (48,7 %) |
80 (33,2 %) |
16,4 % (7,7 % ; 25,1 %)** |
0,0002** |
|
Réussite au jour 100 |
121 (54 %) |
96 (39,8 %) |
15,4 % (6,6 % ; 24,2 %)** |
0,0006** |
|
Prophylaxie pendant au moins 100 jours par le médicament de létude |
120 (53,6 %) |
94 (39 %) |
14,6 % (5,6 % ; 23,5 %) |
0,0015 |
|
Survie jusquau jour 180 |
184 (82,1 %) |
197 (81,7 %) |
0,4 % (-6,6 % ; 7,4 %) |
0,9107 |
|
Développement dune IFI avérée ou probable au jour 180 |
3 (1,3 %) |
5 (2,1 %) |
-0,7 % (-3,1 % ; 1,6 %) |
0,5390 |
|
Développement dune IFI avérée ou probable au jour 100 |
2 (0,9 %) |
4 (1,7 %) |
-0,8 % (-2,8 % ; 1,3 %) |
0,4589 |
|
Développement dune IFI avérée ou probable pendant le traitement par le médicament de létude |
0 |
3 (1,2 %) |
-1,2 % (-2,6 % ; 0,2 %) |
0,0813 |
* Critère dévaluation principal de létude
** Différence de proportions, IC à 95 % et valeurs p obtenus après lajustement pour randomisation
Le taux dapparition dIFI au jour 180 et le critère dévaluation principal de létude, à savoir la réussite au jour 180, chez les patients atteints de LMA et sous traitement de conditionnement myéloablatif respectivement, sont présentés au tableau ci-dessous :
LAM
|
Critères dévaluation de létude |
Voriconazole (N=98) |
Itraconazole (N=109) |
Différence de proportions et de lintervalle de confiance (IC) à 95 % |
|
Apparition dIFI jour 180 |
1 (1 %) |
2 (1,8 %) |
-0,8 % (-4,0 % ; 2,4 %)** |
|
Réussite au jour 180* |
55 (56,1 %) |
45 (41,3 %) |
14,7 % (1,7 % ; 27,7 %)*** |
* Critère dévaluation principal de létude
** A laide dune marge de 5 %, la non-infériorité est démontrée
*** Différence de proportions, IC à 95 % obtenus après lajustement pour randomisation
Traitements de conditionnement myéloablatif
|
Critères dévaluation de létude |
Voriconazole (N=125) |
Itraconazole (N=143) |
Différence de proportions et de lintervalle de confiance (IC) à 95 % |
|
Apparition dIFI jour 180 |
2 (1,6 %) |
3 (2,1 %) |
-0,5 % (-3,7 % ; 2,7 %)** |
|
Réussite au jour 180* |
70 (56 %) |
53 (37,1 %) |
20,1 % (8,5 % ; 31,7 %)*** |
* Critère dévaluation principal de létude
** A laide dune marge de 5 %, la non-infériorité est démontrée
*** Différence de proportions, IC à 95 % obtenus après lajustement pour randomisation
Prophylaxie secondaire de lIFI : efficacité chez les receveurs de greffe de cellules souches hématopoïétiques avec IFI préalable, avérée ou probable. Le voriconazole a été étudié en prophylaxie secondaire dans une étude ouverte non comparative et multicentrique auprès dadultes receveurs de greffes de cellules souches hématopoïétiques allogènes présentant une IFI préalable, avérée ou probable. Le critère dévaluation principal était la fréquence dapparition dIFI avérées et probables au cours de la première année suivant la greffe. Le groupe ITM comprenait 40 patients présentant des antécédents dIFI, dont 31 cas daspergillose, 5 cas de candidiase et 4 cas dautres IFI. La durée médiane de la prophylaxie par le médicament de létude était de 95,5 jours dans le groupe ITM.
Des IFI avérées ou probables sont apparues chez 7,5 % (3/40) des patients pendant la première année suivant la greffe, dont une candidémie, une scédosporiose (toutes deux des récidives dIFI antérieures) et une zygomycose. Le taux de survie au jour 180 était de 80 % (32/40) et de 70 % (28/40) au bout dun an.
Durée du traitement
Lors dessais cliniques, 705 patients ont été traités par voriconazole pendant plus de 12 semaines, dont 164 pendant plus de 6 mois.
Population pédiatrique
Cinquante-trois enfants âgés de 2 à moins de 18 ans ont été traités par voriconazole lors de deux essais cliniques prospectifs, ouverts, non comparatifs et multicentriques. Une étude a recruté 31 patients atteints d'aspergillose invasive (AI) possible, prouvée ou probable, dont 14 patients ont présenté une AI prouvée ou probable et ont été inclus dans les analyses d'efficacité du groupe ITTm. La deuxième étude a recruté 22 patients atteints de candidose invasive incluant la candidémie (CIC) et de candidose oesophagienne (CO), nécessitant un traitement de première intention ou de rattrapage, dont 17 ont été inclus dans les analyses d'efficacité du groupe ITTm. Chez les patients atteints d'AI, le taux de réponse globale à 6 semaines était de 64,3 % (9/14) ; le taux de réponse globale était de 40 % (2/5) chez les patients âgés de 2 à moins de 12 ans et de 77,8 % (7/9) chez les patients âgés de 12 à moins de 18 ans. Le taux de réponse globale à la fin du traitement était de 85,7 % (6/7) chez les patients atteints de CIC, et de 70 % (7/10) chez les patients atteints de CO. Le taux de réponse globale (CIC et CO combinées) était de 88,9 % (8/9) chez les enfants âgés de 2 à moins de 12 ans, et de 62,5 % (5/8) chez les enfants âgés de 12 à moins de 18 ans.
Etudes cliniques examinant lintervalle QTc
Une étude croisée contrôlée par placebo, randomisée, à dose unique visant à évaluer leffet sur lintervalle QTc chez des volontaires sains a été menée avec trois doses orales de voriconazole et de kétoconazole. Laugmentation maximale moyenne ajustée contre placebo de lintervalle QTc par rapport à linclusion après ladministration de 800, 1 200 et 1 600 mg de voriconazole était de 5,1 ; 4,8 et 8,2 ms, respectivement et de 7 ms pour le kétoconazole 800 mg. Aucun sujet na présenté dallongement de lintervalle QTc égal ou supérieur à 60 ms par rapport à linclusion, tous groupes confondus. Aucun sujet na présenté dintervalle supérieur au seuil potentiellement cliniquement significatif de 500 ms.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Caractéristiques pharmacocinétiques générales
La pharmacocinétique du voriconazole a été étudiée chez des sujets sains, dans des populations spécifiques et chez des patients. Lors de ladministration orale de 200 mg ou 300 mg deux fois par jour pendant 14 jours chez des patients présentant un risque daspergillose (principalement des patients atteints de tumeurs malignes du tissu lymphatique ou hématopoïétique), les caractéristiques pharmacocinétiques observées concernant labsorption rapide et uniforme, laccumulation et la pharmacocinétique non linéaire étaient conformes à celles observées chez des sujets sains.
La pharmacocinétique du voriconazole est non linéaire en raison de la saturation de son métabolisme. Une augmentation disproportionnée de lexposition est observée en cas daugmentation de la dose. On estime quen moyenne, une augmentation de la dose orale de 200 mg deux fois par jour à 300 mg deux fois par jour multiplie lexposition par 2,5 (ASCτ). La dose dentretien orale de 200 mg (ou de 100 mg chez les patients de moins de 40 kg) assure une exposition au voriconazole semblable à celle dune dose intraveineuse de 3 mg/kg. Une dose dentreti n orale de 300 mg (ou de 150 mg chez les patients de moins de 40 kg) assure une exposition semblable à celle dune dose intraveineuse de 4 mg/kg. Lors de ladministration de la dose dattaque recommandée par voie intraveineuse ou orale, des concentrations plasmatiques proches de létat déquilibre sont atteintes dans les 24 heures suivant la dose. Sans la dose dattaque, une accumulation se produit avec des doses multiples deux fois par jour. La concentration plasmatique de voriconazole à létat déquilibre est atteinte le 6e jour chez la plupart des sujets.
Linnocuité à long terme de lhydroxypropylbétadex chez lêtre humain est limitée à 21 jours (250 mg/kg/jour).
Absorption
Le voriconazole est absorbé rapidement et presque entièrement après ladministration orale, des concentrations plasmatiques maximales (Cmax) étant atteintes 1 à 2 heures après la dose. La biodisponibilité absolue du voriconazole après ladministration orale est estimée à 96 %. Lorsque plusieurs doses de voriconazole sont administrées en même temps que des repas à forte teneur en graisse, la Cmax et lASCτ sont réduites de 34 % et 24 %, respectivement. Labsorption du voriconazole nest pas affectée par les changements du pH gastrique.
Distribution
Le volume de distribution à létat déquilibre du voriconazole est estimé à 4,6 l/kg, ce qui suggère une distribution étendue dans les tissus. La liaison de protéines plasmatiques est estimée à 58 %.
Des échantillons de liquide céphalo-rachidien prélevés auprès de huit patients dans le cadre dun programme dusage compassionnel ont montré des concentrations détectables de voriconazole chez tous les patients.
Biotransformation
Des études in vitro ont montré que le voriconazole était métabolisé par les isoenzymes CYP2C19, CYP2C9 et CYP3A4 du cytochrome P450 hépatique.
La variabilité interindividuelle de la pharmacocinétique du voriconazole est élevée.
Des études in vivo ont indiqué que le CYP2C19 jouait un rôle significatif dans le métabolisme du voriconazole. Cette enzyme présente un polymorphisme génétique. Par exemple, 15 % à 20 % de la population asiatique peuvent être des métaboliseurs lents. Ce phénomène concerne 3 % à 5 % de la population blanche et noire. Des études menées sur des sujets sains caucasiens et japonais ont démontré que les sujets présentant un métabolisme lent avaient en moyenne une exposition 4 fois supérieure au voriconazole (ASCτ) que les sujets métaboliseurs rapides homozygotes. Les métaboliseurs rapides hétérozygotes ont en moyenne une exposition au voriconazole 2 fois plus élevée que les métaboliseurs rapides homozygotes.
Le principal métabolite du voriconazole est le N-oxyde, qui représente 72 % des métabolites radiomarqués en circulation dans le plasma. Ce métabolite présente une activité antifongique minimale et ne contribue pas à lefficacité globale du voriconazole.
Élimination
Le voriconazole est éliminé par le métabolisme hépatique avec moins de 2 % de la dose excrétée non transformée dans lurine.
Après ladministration dune dose radiomarquée de voriconazole, environ 80 % de la radioactivité est récupérée dans lurine après plusieurs administrations par voie intraveineuse et 83 % dans lurine après plusieurs doses par voie orale. La majorité (> 94 %) de la radioactivité totale est excrétée dans les 96 heures suivant ladministration orale et intraveineuse.
La demi-vie terminale du voriconazole varie selon la dose et est denviron 6 heures à 200 mg (voie orale). En raison de la pharmacocinétique non linéaire, la demi-vie terminale nest pas utile pour la prévision de laccumulation ou de lélimination du voriconazole.
Pharmacocinétique dans des populations spécifiques
Sexe
Lors dune étude à doses multiples par voie orale, la Cmax et lASCτ chez de jeunes femmes en bonne santé étaient supérieures de 83 % et 113 % respectivement, à celles de jeunes hommes en bonne santé (18 à 45 ans). Au cours de la même étude, aucune différence significative de la Cmax et de lASCτ na été observée entre des personnes âgées en bonne santé de sexe masculin et féminin (≥ 65 ans).
Dans le programme clinique, aucun ajustement posologique na été effectué en fonction du sexe. Le profil dinnocuité et les concentrations plasmatiques observés chez les patients de sexe masculin et féminin étaient similaires. Aucun ajustement posologique nest donc nécessaire en fonction du sexe.
Personnes âgées
Lors dune étude à doses multiples par voie orale, la Cmax et lASCτ chez des hommes âgés en bonne santé (≥ 65 ans) étaient supérieures de 61 % et 86 % respectivement, à celles de jeunes hommes en bonne santé (18 à 45 ans). Aucune différence significative de la Cmax et de lASCτ na été observée entre des personnes âgées en bonne santé de sexe féminin (≥ 65 ans) et des jeunes femmes en bonne santé (18 à 45 ans).
Lors détudes thérapeutiques, aucun ajustement posologique na été effectué en fonction de lâge. Une relation a été observée entre les concentrations plasmatiques et lâge. Le profil dinnocuité du voriconazole chez des patients jeunes et âgés était similaire et aucun ajustement posologique nest donc nécessaire chez les personnes âgées (voir rubrique 4.2).
Population pédiatrique
Les doses recommandées chez les enfants et les adolescents sont basées sur les résultats dune analyse pharmacocinétique de population réalisée chez 112 enfants immunodéprimés âgés de 2 à moins de 12 ans et 26 adolescents immunodéprimés âgés de 12 à moins de 17 ans. Des doses intraveineuses répétées de 3, 4, 6, 7 et 8 mg/kg deux fois par jour et les doses orales répétées (utilisant la poudre pour suspension buvable) de 4 mg/kg, 6 mg/kg, et 200 mg deux fois par jour étaient étudiées dans 3 études phamacocinétiques pédiatriques. Les doses de charge intraveineuses de 6 mg/kg IV deux fois par jour le jour 1, suivies dune dose intraveineuse de 4 mg/kg deux fois par jour et 300 mg en comprimés pelliculés deux fois par jour par voie orale étaient étudiées dans une étude pharmacocinétique chez des adolescents. La variabilité inter-individuelle observée chez les enfants était plus importante en comparaison aux adultes.
Une comparaison des données pharmacocinétiques des populations pédiatrique et adulte a montré que lexposition totale prévue (ASCT) chez les enfants recevant une dose intraveineuse de charge de 9 mg/kg était comparable à celle obtenue chez les adultes recevant une dose intraveineuse de charge de 6 mg/kg. Les expositions totales prévues chez les enfants recevant des doses intraveineuses dentretien de 4 et 8 mg/kg deux fois par jour étaient respectivement comparables à celles obtenues chez les adultes recevant 3 et 4 mg/kg par voie intraveineuse deux fois par jour. Lexposition totale prévue chez les enfants recevant une dose orale dentretien de 9 mg/kg (maximum de 350 mg) deux fois par jour était comparable à celle obtenue chez les adultes recevant une dose orale de 200 mg deux fois par jour. Une dose intraveineuse de 8 mg/kg conduira à une exposition au voriconazole environ 2 fois plus élevée quune dose orale de 9 mg/kg.
Une dose dentretien intraveineuse plus élevée chez les enfants que chez les adultes reflète une capacité délimination plus élevée chez les enfants due à un rapport plus élevé entre la masse hépatique et la masse corporelle.
La biodisponibilité orale peut, toutefois, être limitée chez les enfants qui souffrent de malabsorption et qui présentent un très faible poids pour leur âge. Dans ce cas, ladministration du voriconazole par voie intraveineuse est recommandée.
Les expositions au voriconazole chez la majorité des adolescents étaient comparables à celles obtenues chez les adultes recevant les mêmes posologies. Cependant, une exposition plus faible a été observée chez certains jeunes adolescents ayant un faible poids corporel, par comparaison aux adultes. Il est probable que ces sujets puissent métaboliser le voriconazole de la même façon quun enfant. Selon une analyse pharmacocinétique de population, les adolescents âgés de 12 à 14 ans pesant moins de 50 kg doivent recevoir les doses utilisées chez les enfants (voir rubrique 4.2).
Atteinte de la fonction rénale
Lors dune étude à dose orale unique (200 mg) menée sur des sujets à la fonction rénale normale et présentant une légère atteinte rénale (clairance de la créatinine 41 à 60 ml/min) à sévère (clairance de la créatinine < 20 ml/min), la pharmacocinétique du voriconazole nétait pas significativement affectée par latteinte de la fonction rénale. La liaison des protéines plasmatiques du voriconazole était semblable chez des sujets présentant différents degrés datteinte de la fonction rénale. Consulter les recommandations posologiques et en matière de surveillance aux rubriques 4.2 et 4.4.
Chez les patients à la fonction rénale normale, lhydroxypropylbétadex, un composant de Voriconazole 200mg poudre pour solution pour perfusion, a une courte demi-vie de 1 à 2 heures et ne présente aucune accumulation après des doses quotidiennes successives. Chez les sujets sains et les patients présentant une atteinte de la fonction rénale légère à sévère, la majorité (> 85 %) dune dose de 8 g dhydroxypropylbétadex est éliminée dans lurine. Chez des sujets présentant une atteinte de la fonction rénale légère, modérée et sévère, les valeurs de demi-vie ont été multipliées par environ deux, quatre et six, respectivement, par rapport à la normale. Chez ces patients, des perfusions successives peuvent entraîner laccumulation dhydroxypropylbétadex jusquà lobtention de létat déquilibre. Lhydroxypropylbétadex est éliminé par hémodialyse, avec une clairance de 37,5 ± 24 ml/min.
Atteinte de la fonction hépatique
Après une dose orale unique (200 mg), lASC était de 233 % supérieure chez les sujets atteints de cirrhose hépatique légère à modérée (Child-Pugh A et B) en comparaison aux sujets présentant une fonction hépatique normale. La liaison des protéines du voriconazole nétait pas affectée par les troubles de la fonction hépatique.
Lors dune étude à doses orales multiples, lASCτ était semblable chez des sujets atteints de cirrhose hépatique modérée (Child-Pugh B) ayant reçu une dose dentretien de 100 mg deux fois par jour et chez des sujets à la fonction hépatique normale recevant 200 mg deux fois par jour. Aucune donnée pharmacocinétique nest disponible concernant les patients atteints de cirrhose hépatique sévère (Child-Pugh C) (voir rubriques 4.2 et 4.4).
5.3. Données de sécurité préclinique
Lors détudes sur la reproduction, le voriconazole sest révélé tératogène chez le rat et embryotoxique chez le lapin à des expositions systémiques égales à celles obtenues chez lêtre humain à des doses thérapeutiques. Lors de létude de développement prénatal et post-natal chez le rat à des expositions inférieures à celles obtenues chez lêtre humain à des doses thérapeutiques, le voriconazole a prolongé la durée de la gestation et du travail, entraîné une dystocie avec une mortalité maternelle conséquente et réduit la survie périnatale des jeunes rats. Les effets sur la parturition sont probablement médiés par des mécanismes spécifiques à lespèce, notamment la baisse des taux dstradiol, et sont conformes à ceux observés avec dautres antifongiques azolés. Ladministration de voriconazole na aucunement nui à la fertilité chez le rat mâle et femelle à des expositions semblables à celles obtenues chez lêtre humain à des doses thérapeutiques.
Produits sanguins et solutions concentrées délectrolytes en perfusion de courte durée :
Les perturbations électrolytiques telles que hypokaliémie, hypomagnésémie et hypocalcémie doivent être corrigées avant dinitier un traitement par le voriconazole (voir rubriques 4.2 et 4.4). Le voriconazole ne doit pas être administré simultanément à un produit sanguin ou à une solution concentrée délectrolytes, même si les deux perfusions sont administrées via des lignes séparées.
Perfusion de Nutrition parentérale totale (NPT) :
Il nest pas nécessaire dinterrompre une nutrition parentérale totale (NPT) en cas de traitement par le voriconazole, mais il doit être administré à laide dune ligne distincte. Si elle est administrée à laide dun cathéter à lumières multiples, la NPT doit être administrée à laide dun port distinct de celui du voriconazole.
Le voriconazole ne doit pas être dilué à laide dune perfusion de bicarbonate de sodium à 4,2 %. La compatibilité avec des concentrations différentes est inconnue.
Ce médicament ne doit pas être mélangé avec dautres médicaments à lexception de ceux mentionnés dans la rubrique 6.6.
3 ans.
Après reconstitution, la stabilité chimique et physique a été démontrée pendant 24 heures à une température comprise entre 2°C et 8°C.
Dun point de vue microbiologique, ce médicament doit être utilisé immédiatement après la reconstitution. Si ce médicament nest pas utilisé immédiatement, les durées et conditions de conservation avant et pendant son utilisation relèvent de la responsabilité de lutilisateur ne doivent normalement pas dépasser 24 heures entre 2°C et 8°C (au réfrigérateur), à moins que la dilution nait eu lieu dans des conditions daseptie contrôlées et validées.
Après la dilution, la stabilité chimique et physique pendant lutilisation a été démontrée pendant trois heures à une température comprise entre 20°C et 25°C. Dun point de vue microbiologique, le médicament doit être utilisé immédiatement. Si ce médicament nest pas utilisé immédiatement, les durées et conditions de conservation lors de son utilisation relèvent de la responsabilité de lutilisateur.
6.4. Précautions particulières de conservation
Ce médicament ne nécessite pas de conditions particulières de conservation.
Pour les conditions de conservation du médicament après la reconstitution, voir la rubrique 6.3.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Flacon en verre transparent de type I avec bouchon en caoutchouc et capuchon en aluminium avec joint en plastique.
Boîte de 1 flacon.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
La poudre doit être reconstituée avec 19 ml deau pour préparations injectables ou 19 ml de solution pour perfusion de chlorure de sodium à 9 mg/ml (0,9 %) afin dobtenir un volume extractible de 20 ml de solution à diluer, limpide, contenant 10 mg/ml de voriconazole. Jeter le flacon de voriconazole si le vide ne permet pas daspirer le diluant dans le flacon. Il est recommandé dutiliser une seringue standard (non automatique) de 20 ml afin de garantir que le volume exact (19 ml) deau pour préparations injectables ou de solution pour perfusion de chlorure de sodium à 9 mg/ml (0,9 %) soit délivré. Ce médicament est à usage unique. Toute solution non utilisée doit être éliminée. Seules les solutions limpides et incolores, ou quasi-incolores, sans particules, doivent être utilisées.
Pour ladministration, ajouter le volume requis de la solution à diluer reconstituée à lune des solutions pour perfusion compatibles recommandées (listées dans le tableau ci-après) afin dobtenir une solution finale de voriconazole contenant entre 0,5 mg et 5 mg/ml de voriconazole.
La solution reconstituée peut être diluée avec :
Solution injectable à 9 mg/ml (0,9 %) de chlorure de sodium
Solution de lactate de sodium pour perfusion intraveineuse
Solution à 5 % de glucose et solution de Lactate de Ringer pour perfusion intraveineuse
Solution à 5 % de glucose et 0,45 % de chlorure de sodium pour perfusion intraveineuse
Solution à 5 % de glucose pour perfusion intraveineuse
Solution à 5 % de glucose dans 20 mEq de chlorure de potassium pour perfusion intraveineuse
Solution à 0,45 % de chlorure de sodium pour perfusion intraveineuse
Solution à 5 % de glucose et à 0,9 % de chlorure de sodium pour perfusion intraveineuse
La compatibilité du voriconazole avec des diluants autres que ceux décrits ci-dessus ou à la rubrique 6.2 nest pas connue.
Volumes requis de solution à diluer de voriconazole à 10 mg/ml
|
Poids (kg) |
Volumes requis de solution à diluer de voriconazole (10 mg/ml) pour : |
||||
|
|
une dose de 3 mg/kg (nombre de flacons) |
une dose de 4 mg/kg (nombre de flacons) |
une dose de 6 mg/kg (nombre de flacons) |
une dose de 8 mg/kg (nombre de flacons) |
une dose de 9 mg/kg (nombre de flacons) |
|
10 |
- |
4,0 ml (1) |
- |
8,0 ml (1) |
9,0 ml (1) |
|
15 |
- |
6,0 ml (1) |
- |
12,0 ml (1) |
13,5 ml (1) |
|
20 |
- |
8,0 ml (1) |
- |
16,0 ml (1) |
18,0 ml (1) |
|
25 |
- |
10,0 ml (1) |
- |
20,0 ml (1) |
22,5 ml (2) |
|
30 |
9,0 ml (1) |
12,0 ml (1) |
18,0 ml (1) |
24,0 ml (2) |
27,0 ml (2) |
|
35 |
10,5 ml (1) |
14,0 ml (1) |
21,0 ml (2) |
28,0 ml (2) |
31,5 ml (2) |
|
40 |
12,0 ml (1) |
16,0 ml (1) |
24,0 ml (2) |
32,0 ml (2) |
36,0 ml (2) |
|
45 |
13,5 ml (1) |
18,0 ml (1) |
27,0 ml (2) |
36,0 ml (2) |
40,5 ml (3) |
|
50 |
15,0 ml (1) |
20,0 ml (1) |
30,0 ml (2) |
40,0 ml (2) |
45,0 ml (3) |
|
55 |
16,5 ml (1) |
22,0 ml (2) |
33,0 ml (2) |
44,0 ml (3) |
49,5 ml (3) |
|
60 |
18,0 ml (1) |
24,0 ml (2) |
36,0 ml (2) |
48,0 ml (3) |
54,0 ml (3) |
|
65 |
19,5 ml (1) |
26,0 ml (2) |
39,0 ml (2) |
52,0 ml (3) |
58,5 ml (3) |
|
70 |
21,0 ml (2) |
28,0 ml (2) |
42,0 ml (3) |
- |
- |
|
75 |
22,5 ml (2) |
30,0 ml (2) |
45,0 ml (3) |
- |
- |
|
80 |
24,0 ml (2) |
32,0 ml (2) |
48,0 ml (3) |
- |
- |
|
85 |
25,5 ml (2) |
34,0 ml (2) |
51,0 ml (3) |
- |
- |
|
90 |
27,0 ml (2) |
36,0 ml (2) |
54,0 ml (3) |
- |
- |
|
95 |
28,5 ml (2) |
38,0 ml (2) |
57,0 ml (3) |
- |
- |
|
100 |
30,0 ml (2) |
40,0 ml (2) |
60,0 ml (3) |
- |
- |
Des informations complémentaires sont fournies pour les médecins et autres professionnels de santé à la fin de la notice.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
DALSLANDSGADE 11
2300 COPENHAGUE S
DANEMARK
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 300 552 1 2 : 1 flacon en verre.
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Médicament soumis à prescription hospitalière.
Liste I
Médicaments liés cités dans ce texte
- VORICONAZOLE ACCORD 200 mg, poudre pour solution pour perfusion
- BEAGYNE 150 mg, gélule
- ANSATIPINE 150 mg, gélule
- DI-HYDAN 100 mg, comprimé sécable
- EFAVIRENZ ARROW 600 mg, comprimé pelliculé
- ORAP 1 mg, comprimé
- RIFADINE 2 POUR CENT, suspension buvable
- CARBAMAZEPINE MYLAN L.P. 200 mg, comprimé sécable à libération prolongée
- GARDENAL 10 mg, comprimé
- DIERGOSPRAY 4 mg/ml, solution pour pulvérisation nasale
- CERTICAN 0,1 mg, comprimé dipersible
- CHLORHYDRATE DE METHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE-HOPITAUX DE PARIS 10 mg/7,5 ml, sirop en récipient unidose
- ABSTRAL 100 microgrammes, comprimé sublingual
- OXYCODONE AGUETTANT 10 mg/mL, solution injectable
- COUMADINE 2 mg, comprimé sécable
Liens ajoutés automatiquement par justelesRCP d'après les noms de médicaments et de substances cités ci-dessus ; ils ne font pas partie du texte officiel de l'ANSM.