RAPIFEN 5 mg (0,5 mg/ml), solution injectable
CIS 63670722
Informations à jour au 14 mars 2022.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 14/03/2022
RAPIFEN 5 mg (0,5 mg/ml), solution injectable
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Quantité correspondant en alfentanil......................................................................................... 5 mg
Pour une ampoule de 10 ml.
Excipent à effet notoire : sodium (35,4 mg par ampoule de 10 ml).
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
4.1. Indications thérapeutiques
Analgésique central réservé à l'anesthésie.
RAPIFEN est indiqué chez ladulte :
· En raison de son action rapide et de courte durée, l'alfentanil est particulièrement indiqué pour l'anesthésie ambulatoire ou de courte durée.
· L'alfentanil peut être également utilisé pour les interventions de durée moyenne ou longue sous forme de réinjections à la demande ou en perfusion continue.
RAPIFEN est indiqué chez le nouveau-né, le nourrisson, lenfant et ladolescent :
· Comme analgésique opioïde, en association à un hypnotique, pour induire lanesthésie.
· Comme analgésique opioïde, en association à une anesthésie générale, pour les interventions chirurgicales de courte ou longue durée.
4.2. Posologie et mode d'administration
Ce produit ne doit être administré que par des médecins spécialisés en anesthésie-réanimation ou en médecine durgence et familiarisés avec lutilisation des anesthésiques, ou sous leur contrôle, et disposant de tout le matériel danesthésie-réanimation nécessaire.
Les recommandations des sociétés savantes concernées doivent être respectées, notamment en cas dutilisation en situation extrahospitalière (situation durgence ou transport médicalisé).
La posologie sera individualisée. Les facteurs à prendre en compte pour déterminer la posologie sont l'âge, le poids corporel, l'état physique, les maladies sous-jacentes (voir rubrique 4.4), l'utilisation d'autres médicaments (voir rubrique 4.5), le type d'anesthésie employé et le type et la durée de l'intervention chirurgicale.
La dose d'alfentanil utilisée tiendra compte de la demi-vie d'élimination qui est fonction de l'âge du patient (voir rubrique 5.2).
Afin déviter une bradycardie, il est recommandé dadministrer une faible dose dagent anticholinergique en intraveineuse (I.V) peu de temps avant linduction anesthésique.
Selon la durée de l'intervention, la posologie sera la suivante :
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Ventilation spontanée (adultes) |
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Durée de l'intervention |
Doses d'induction |
Réinjection (toutes les 10 à 15 min si prolongation) |
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< 10 min |
7 à 12 µg/kg |
5 à 10 µg/kg |
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Ventilation assistée * |
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Durée de l'intervention |
Doses d'induction |
Doses d'entretien |
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Soit injections répétées toutes les 10 à 15 min |
Soit perfusion continue (µg/kg/min) |
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10 à 30 min 30 à 60 min > 60 min |
20 à 40 µg/kg 40 à 80 µg/kg 80 à 150 µg/kg (en plusieurs min) |
15 µg/kg 15 µg/kg |
- 1 à 1,5 1 à 1,5 |
*Ces doses impliquent une surveillance attentive de la ventilation au moins 3 heures après la fin de l'intervention.
· Afin d'éviter une dépression respiratoire post-opératoire, l'administration d'alfentanil sera arrêtée avant la fin de l'intervention.
· La dose d'entretien peut être augmentée au moment des temps opératoires douloureux ou si le protocole anesthésique ne comporte pas d'anesthésiques par inhalation.
· A la dose de 120 µg/kg, l'alfentanil pourra être employé comme inducteur d'anesthésie à condition d'assurer simultanément une relaxation musculaire suffisante.
Population pédiatrique
Du matériel permettant une ventilation assistée doit toujours être disponible lors de lutilisation chez lenfant quel que soit son âge, même lors dinterventions de courte durée chez des enfants respirant spontanément.
Les données chez lenfant sont limitées, particulièrement entre 1 mois et 1 an (voir rubrique 5.2).
Nouveau-nés (0 à 27 jours) :
Les paramètres pharmacocinétiques sont très variables chez les nouveau-nés, particulièrement chez les prématurés. La clairance et la liaison aux protéines sont plus faibles et une dose plus faible de RAPIFEN peut être nécessaire. Les nouveau-nés doivent être étroitement surveillés et la dose dalfentanil doit être adaptée en fonction de la réponse.
Nourrissons et très jeunes enfants (28 jours à 23 mois) :
La clairance peut être supérieure à celle de ladulte. Il peut être nécessaire daugmenter la vitesse de perfusion de RAPIFEN pour maintenir lanalgésie.
Enfants (2 à 11 ans) :
La clairance peut être légèrement supérieure chez lenfant et il peut être nécessaire daugmenter la vitesse de perfusion.
Adolescents :
Les paramètres pharmacocinétiques de RAPIFEN chez ladolescent sont similaires à ceux de ladulte et aucune adaptation posologique spécifique nest requise.
Recommandations posologiques dans la population pédiatrique :
En raison de la grande variabilité de réponse à lalfentanil, il est difficile détablir des recommandations posologiques chez le jeune enfant. Chez lenfant plus âgé, une dose bolus de 10 à 20 µg/kg convient pour induire une anesthésie (en complément du propofol ou dune anesthésie par inhalation) ou une analgésie. Des boli supplémentaires dalfentanil de 5 à 10 µg/kg peuvent être administrés à des intervalles appropriés. Pour maintenir lanalgésie chez lenfant au cours dune opération, RAPIFEN peut être administré par perfusion à une vitesse de 0,5 à 2 µg/kg/min. La posologie peut être augmentée ou diminuée en fonction des besoins de chaque patient. En association avec un agent anesthésique par voie intraveineuse, la posologie recommandée est denviron 1 µg/kg/min.
Les risques de complications respiratoires et de rigidité musculaire peuvent être augmentés lorsque RAPIFEN est administré à des nouveau-nés ou à de très jeunes enfants. Les précautions nécessaires sont détaillées en rubrique 4.4.
Sujet âgé et sujet en mauvaise condition physique
La posologie initiale d'alfentanil sera réduite chez le sujet âgé (> 65 ans) et le sujet en mauvaise condition physique. Leffet de la dose initiale doit être pris en compte avant linjection de doses supplémentaires.
Mode dadministration
RAPIFEN doit être utilisé sous forme de bolus (interventions de courte durée), de bolus complété par des injections répétées, ou par perfusion (interventions chirurgicales longues et douloureuses).
Ce médicament NE DOIT JAMAIS ÊTRE UTILISÉ dans les cas suivants :
· Hypersensibilité à la substance active ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1, ou aux morphiniques.
· Dépression respiratoire non assistée.
· Pneumopathie chronique obstructive.
· Myasthénie contre-indiquant l'usage de myorelaxant.
· Association aux morphiniques agonistes-antagonistes ou aux morphiniques antagonistes partiels (voir rubrique 4.5).
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
· L'assistance respiratoire doit obligatoirement être prévue ; l'utilisation de doses élevées sera de préférence accompagnée d'un contrôle post-opératoire minutieux de la ventilation. Les antimorphiniques sont, en cas de nécessité, des antagonistes fiables de la dépression respiratoire.
· L'administration d'un anticholinergique (atropine) doit être pratiquée de préférence immédiatement avant l'injection par voie IV pour prévenir les effets cholinergiques.
· Une bradycardie et éventuellement un arrêt cardiaque peuvent survenir dans le cas où le patient a reçu une dose insuffisante danticholinergique ou lorsque RAPIFEN est associé à des myorelaxants non vagolytiques.
· Lors de l'induction, l'alfentanil peut induire une rigidité musculaire. Cette rigidité peut être évitée en prenant les mesures suivantes :
o l'administration en injection lente doit être suffisamment lente lorsque l'alfentanil est utilisé à faibles doses ;
o l'administration de benzodiazépines ;
o l'administration de myorelaxants immédiatement avant celle d'alfentanil prévient la rigidité musculaire.
· Des mouvements (myo) cloniques non épileptiques peuvent être observés.
· Pendant l'anesthésie, l'hyperventilation peut modifier les réponses du patient au CO2, entraînant une modification de la ventilation post-opératoire.
· Chez les patients traités par IMAO, il est recommandé darrêter le traitement 2 semaines avant toute anesthésie ou intervention chirurgicale.
· Ladministration de ce médicament est à éviter avec le crizotinib, lidélalisib et loxybate de sodium, ainsi quavec les boissons alcoolisées et les médicaments contenant de lalcool (voir rubrique 4.5).
· Ce médicament contient 35,4 mg de sodium par ampoule de 10 ml, ce qui équivaut à 1,8 % de lapport quotidien maximal recommandé par lOMS de 2 g de sodium pour un adulte. A prendre en compte chez les personnes suivant un régime hyposodé strict.
· Risque lié à l'utilisation concomitante de médicaments sédatifs tels que les benzodiazépines ou autres médicaments apparentés :
L'utilisation concomitante de RAPIFEN et de sédatifs tels que les benzodiazépines ou autres médicaments apparentés peut entraîner une sédation, une dépression respiratoire, un coma et la mort. En raison de ces risques, la prescription concomitante avec ces médicaments sédatifs doit être réservée aux patients pour lesquels d'autres options thérapeutiques ne sont pas possibles. Si la décision de prescrire RAPIFEN en même temps que des médicaments sédatifs est prise, la dose efficace la plus faible doit être utilisée et la durée du traitement doit être aussi courte que possible.
Les patients doivent être suivis de près pour surveiller la survenue de signes et symptômes de dépression respiratoire et de sédation.
À cet égard, il est fortement recommandé d'informer les patients et leurs soignants afin quils connaissent ces symptômes (voir rubrique 4.5).
Précautions demploi
· En cas d'hypovolémie non corrigée ou d'insuffisance cardiaque non compensée, la dose d'induction devra être adaptée et administrée lentement afin d'éviter une dépression cardiovasculaire souvent majorée par l'administration concomitante d'autres drogues anesthésiques.
· L'administration d'alfentanil en bolus IV rapides doit être évitée chez les patients présentant des troubles de la circulation intracérébrale : chez ces patients, une diminution transitoire de la pression artérielle a parfois été associée à une réduction de courte durée de la pression cérébrale de perfusion.
· Les patients sous traitement morphinique chronique ou présentant des antécédents de toxicomanie aux morphiniques peuvent nécessiter des doses plus élevées.
· Chez le sujet âgé et chez l'obèse, ainsi qu'au cours d'une utilisation en perfusion d'une durée supérieure à 3 heures, la demi-vie terminale pourra être allongée : il conviendra d'en tenir compte au cours de l'administration du médicament.
· En cas dinsuffisance rénale, la surveillance post-opératoire doit être prolongée et la posologie doit être déterminée avec prudence.
· En cas d'insuffisance hépatique, étant donné que le métabolisme de l'alfentanil est presque exclusivement hépatique, sa durée d'action peut être prolongée. En conséquence, la surveillance post-opératoire doit être prolongée et les doses devront être réduites quand 40 µg/kg sont atteints.
· Chez les patients alcooliques, la surveillance post-opératoire doit être prolongée et la posologie doit être déterminée avec prudence.
· En cas d'insuffisance respiratoire chronique, la surveillance pendant et après administration d'alfentanil devra être accrue.
· En cas d'hypothyroïdie non contrôlée, de rares cas de chutes tensionnelles ont été rapportés. En conséquence, la dose initiale sera diminuée et la surveillance post-opératoire doit être prolongée.
Pharmacodépendance et risque dusage abusif
Ladministration répétée dopioïdes peut développer une tolérance, une dépendance physique et une dépendance psychologique. Les risques sont accrus chez les patients ayant des antécédents personnels ou familiaux dabus de substance (y compris labus de drogue ou de médicament ou dalcool) ou souffrant de maladie mentale (p. ex. dépression majeure). Par conséquent, il est possible quune dose plus élevée de Rapifen soit nécessaire pour produire le même résultat.
La dépendance physique peut entraîner des symptômes de sevrage aigus après une interruption abrupte ou une importante réduction de la dose dopioïdes.
Le alfentanil peut faire lobjet dabus de manière similaire à dautres agonistes opioïdes. Labus ou le mésusage intentionnel de Rapifen peut entraîner un surdosage et/ou le décès. Les personnes à risque accru dun abus dopioïdes peuvent tout de même être traitées de manière appropriée par Rapifen.
Hyperalgésie induite par les opioïdes
Lhyperalgésie induite par les opioïdes (HIO) est une réaction paradoxale à un opioïde, en particulier à des doses élevées ou en cas dutilisation chronique, dans laquelle la perception de la douleur augmente malgré une exposition aux opioïdes stable ou accrue. Elle est différente de la tolérance, pour laquelle des doses dopioïdes plus élevées sont nécessaires pour atteindre le même effet analgésique ou traiter la douleur récurrente. LHIO peut se manifester par des niveaux de douleur accrus, une douleur plus généralisée (c.-à-d. moins focale), ou une douleur générée par des stimuli ordinaires, c.-à-d. non douloureux (allodynie), sans preuve de progression de la maladie. Lorsquune HIO est suspectée, la dose des opioïdes doit être réduite ou arrêtée progressivement, si possible.
Population pédiatrique
Le risque de complications respiratoires lorsque lalfentanil est administré à des nouveau-nés ou à de très jeunes enfants peut être supérieur au risque chez les enfants plus âgés et les adultes. Pour cette raison, les jeunes enfants doivent être surveillés immédiatement après que ladministration dalfentanil ait débuté.
Du matériel permettant une ventilation assistée doit toujours être disponible lors de lutilisation chez lenfant quel que soit son âge, même lors dinterventions de courte durée chez des enfants respirant spontanément.
Si lalfentanil est utilisé chez le nouveau-né ou le jeune enfant, lutilisation simultanée dun myorelaxant doit être envisagée compte tenu du risque de rigidité musculaire. Tous les enfants doivent être surveillés durant une période suffisante après larrêt du traitement par lalfentanil afin de sassurer du retour à une respiration spontanée.
En raison de la variabilité de la pharmacocinétique chez les nouveau-nés, une dose plus faible dalfentanil peut être requise. Les nouveau-nés doivent être étroitement surveillés et la dose dalfentanil doit être adaptée en fonction de la réponse (voir rubrique 4.2).
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Associations contre-indiquées (voir rubrique 4.3)
+ Morphiniques agonistes-antagonistes : nalbuphine, buprénorphine
Diminution de l'effet antalgique par blocage compétitif des récepteurs, avec risque d'apparition d'un syndrome de sevrage
+ Morphiniques antagonistes partiels : nalméfène, naltrexone
Risque de diminution de leffet antalgique.
Associations déconseillées (voir rubrique 4.4)
+ Consommation dalcool
Majoration par l'alcool de l'effet sédatif des analgésiques morphiniques. L'altération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de véhicule et l'utilisation des machines.
La consommation concomitante dalcool avec RAPIFEN chez les patients respirant spontanément peut augmenter le risque de dépression respiratoire, de sédation profonde, de coma ou de mort.
Eviter la prise de boissons alcoolisées et de médicaments contenant de l'alcool.
+ Crizotinib
Risque de majoration de la toxicité de lalfentanil par diminution de son métabolisme et/ou augmentation de sa biodisponibilité par le crizotinib.
+ Oxybate de sodium
Majoration de la dépression centrale. Laltération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de véhicules et lutilisation de machines.
+ Idélalisib
Augmentation des concentrations plasmatiques dalfentanil par diminution de son métabolisme hépatique par lidélalisib.
Associations faisant lobjet de précautions demploi
Avec la cimétidine utilisée à des doses supérieures ou égales à 800 mg/j : augmentation de l'effet dépresseur respiratoire de l'analgésique opiacé par diminution de son métabolisme hépatique.
Adapter la posologie de l'alfentanil en cas de traitement par la cimétidine.
+ Diltiazem, érythromycine, fluconazole
Augmentation de l'effet dépresseur respiratoire de l'analgésique opiacé par diminution de son métabolisme hépatique.
Adapter la posologie de l'alfentanil en cas de traitement par : diltiazem, érythromycine, fluconazole.
+ Inhibiteurs puissants du CYP3A4 (clarithromycine, érythromycine, télithromycine, kétoconazole, itraconazole, voriconazole, posaconazole, ritonavir, nelfinavir))
Augmentation de l'effet dépresseur respiratoire de l'analgésique opiacé par diminution de son métabolisme hépatique.
Surveillance clinique et adaptation de la posologie de l'analgésique opiacé en cas de traitement par un inhibiteur puissant du CYP3A4.
Associations à prendre en compte
Médicaments sédatifs
Il faut prendre en compte le fait que de nombreux médicaments ou substances peuvent additionner leurs effets dépresseurs du système nerveux central et contribuer à diminuer la vigilance. Il sagit des dérivés morphiniques (analgésiques, antitussifs et traitements de substitution), des neuroleptiques, des barbituriques, des benzodiazépines, des anxiolytiques autres que les benzodiazépines (par exemple, le méprobamate), des hypnotiques, des antidépresseurs sédatifs (amitryptiline, doxépine, miansérine, mirtazapine, trimipramine), des antihistaminiques H1 sédatifs, des antihypertenseurs centraux, du baclofène et du thalidomide.
Les médicaments tels que les barbituriques, les benzodiazépines ou des médicaments apparentés, les neuroleptiques, les anesthésiques généraux et d'autres médicaments sédatifs peuvent majorer la dépression respiratoire due aux opioïdes. Chez les patients ayant reçu des médicaments sédatifs, il peut être nécessaire de réduire la dose de RAPIFEN par rapport à la dose usuelle.
Lutilisation concomitante de médicaments sédatifs avec RAPIFEN chez les patients respirant spontanément peut augmenter le risque de dépression respiratoire, de sédation profonde, de coma ou de mort (voir rubrique 4.4).
En cas dutilisation de médicaments sédatifs après administration de RAPIFEN, la dose de ces médicaments doit être réduite. Ceci est particulièrement important après une intervention chirurgicale, car une anesthésie profonde est accompagnée dune dépression respiratoire marquée, pouvant persister ou se répéter en période post-opératoire. Ladministration dun médicament sédatif, tel quune benzodiazépine ou des médicaments apparentés, durant cette période peut considérablement augmenter le risque de dépression respiratoire (voir rubrique 4.4).
Concernant linteraction avec lalcool, voir le paragraphe « association déconseillée » ci-dessus.
+ Autres analgésiques morphiniques agonistes (codéine, dihydrocodéine, fentanyl, hydromorphone, morphine, oxycodone, pethidine, rémifentanil, sufentanil, tramadol).
Risque majoré de dépression respiratoire, pouvant être fatale en cas de surdosage.
+ Antitussifs morphine-like (dextrometorphane, noscapine, pholcodine)
Risque majoré de dépression respiratoire pouvant être fatale en cas de surdosage.
+ Antitussifs morphiniques vrais (codéine, éthylmorphine)
Risque majoré de dépression respiratoire pouvant être fatale en cas de surdosage.
+ Barbituriques
Risque majoré de dépression respiratoire pouvant être fatale en cas de surdosage
+ Benzodiazépines et apparentés
Risque majoré de dépression respiratoire pouvant être fatale en cas de surdosage
+ Médicaments sérotoninergiques
La co-administration de lalfentanil avec un agent sérotoninergique, comme un inhibiteur sélectif de la recapture de la sérotonine (IRSS) ou un inhibiteur de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline (IRSNa) ou un inhibiteur de la monoamine oxydase (IMAO) peut augmenter le risque de syndrome sérotoninergique, situation pouvant mettre en jeu le pronostic vital.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Lutilisation de lalfentanil IV en fin de grossesse pendant laccouchement (y compris par césarienne) nest pas recommandée car RAPIFEN traverse la barrière placentaire, et peut supprimer la respiration spontanée du nouveau-né. Par analogie avec la morphine et ses dérivés, l'alfentanil est susceptible d'entraîner une dépression respiratoire chez le nouveau-né.
Par conséquent, un antagoniste opioïde doit toujours être disponible pour le nouveau-né. Sa demi-vie pouvant être plus courte que celle de lalfentanil, des administrations répétées de lantagoniste opioïde pourront être nécessaires.
Allaitement
RAPIFEN peut être excrété dans le lait maternel. En conséquence, l'allaitement ou lutilisation de lait maternel exprimé est contre-indiqué pendant les 24 heures suivant l'administration de RAPIFEN.
Fertilité
Aucune donnée de fertilité nest disponible.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Les effets indésirables sont inclus dans le tableau ci-après qui décrit les effets indésirables rapportés avec RAPIFEN soit au cours des études cliniques (18 essais cliniques portant sur 1157 patients) soit après commercialisation. Les fréquences sont définies de la manière suivante : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥1/100 à <1/10), peu fréquent (≥1/1000 à <1/100), rare (≥1/10000 à <1/1000) et indéterminé (fréquence ne pouvant être estimée sur la base des données disponibles).
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Classe de systèmes organes |
Effets indésirables |
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Fréquence |
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Très fréquent (≥ 1/10) |
Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10) |
Peu fréquent (≥1/1000 à <1/100) |
Rare (³1/10 000, <1/1 000) |
Indéterminé |
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Affections du système immunitaire |
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Hypersensibilité (incluant réaction anaphylactique, réaction anaphylactoïde et urticaire) |
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Affections psychiatriques |
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Euphorie |
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Affections du système nerveux |
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Troubles du mouvement, vertiges, sédation, dyskinésies |
Céphalées, somnolence |
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Perte de conscience (période post-opératoire), convulsions, myoclonies |
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Affections oculaires |
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Myosis |
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Affections cardiaques |
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Bradycardie |
Arythmie |
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Arrêt cardiaque |
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Affections vasculaires |
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Hypotension, hypertension |
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Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
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Apnée |
Hypercapnie, laryngospasme, dépression respiratoire (incluant une évolution fatale) |
Bronchospasme |
Arrêt respiratoire |
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Affections gastro-intestinales |
Nausées, vomissements |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
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Dermatite allergique, hyperhidrose |
Prurit |
Erythème, rash |
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Affections musculo-squelettiques et systémiques |
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Rigidité musculaire |
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Troubles généraux et anomalies au site d'administration |
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Frissons, douleur au site dinjection |
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Pyrexie, hyperthermie |
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Population pédiatrique
On sattend à ce que la fréquence, le type et la sévérité des effets indésirables chez lenfant soient les mêmes que chez ladulte, sauf pour les effets indésirables mentionnés ci-dessous.
Des cas de rigidité musculaire légère ou modérée ont été fréquemment observés chez le nouveau-né, alors que le nombre de nouveau-nés inclus dans les études cliniques était faible. Plus rarement, une rigidité sévère et des secousses pouvant être accompagnées de troubles transitoires de la ventilation peuvent se produire, particulièrement avec de fortes doses de RAPIFEN ou lors dinjections intraveineuses rapides.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Symptômes et signes
Symptomatologie de l'intoxication morphinique se manifestant par une dépression respiratoire, allant d'une bradypnée à l'apnée, accompagnée ou non d'une rigidité musculaire.
Traitement
Dans l'éventualité d'un surdosage avéré ou suspecté, la conduite à tenir est la suivante : arrêter l'administration d'alfentanil, assurer la perméabilité des voies aériennes, entreprendre une ventilation assistée ou contrôlée avec une oxygénation et maintenir une fonction cardiovasculaire adaptée. Si la dépression respiratoire est associée à une rigidité musculaire, l'administration d'un curare peut être nécessaire pour faciliter la ventilation assistée ou contrôlée. Le remplissage vasculaire, l'administration de vasopresseurs pour corriger l'hypotension artérielle et d'autres mesures d'assistance des fonctions vitales peuvent être utiles.
En cas de dépression respiratoire sévère et de rigidité musculaire, un antagoniste morphinique, peut être administré par voie intraveineuse à titre d'antidote spécifique.
Le patient doit être étroitement surveillé, la température corporelle et lapport hydrique doivent être maintenus. Si lhypotension est sévère ou si elle est persistante, la possibilité dune hypovolémie doit être envisagée, et dans ce cas, elle doit être contrôlée par ladministration parentérale de fluide approprié.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : ANESTHESIQUES OPIOIDES ; Code ATC : N01AH02
Lalfentanil est un opioïde de synthèse possédant les propriétés pharmacologiques dun agoniste des récepteurs µ utilisé uniquement par voie intraveineuse.
Cest un analgésique central puissant d'action rapide et brève possédant :
· une puissance analgésique 7 fois moindre que celle du fentanyl ;
· un début d'action très rapide (1/4 du fentanyl) ;
· une durée d'action très courte (1/3 du fentanyl) ;
· une dépression respiratoire dose-dépendante entraînant :
o la ventilation spontanée pour des doses < 12 µg/kg,
o la ventilation assistée avec ou sans intubation pour des doses > 12 µg/kg,
· une durée d'analgésie dose-dépendante de plus longue durée que la dépression respiratoire.
L'alfentanil est compatible avec les agents utilisés habituellement en anesthésie : autres analgésiques, anesthésiques généraux et locaux, neuroleptiques, tranquillisants, curares, ganglioplégiques et substances vasomotrices diverses.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Les demi-vies séquentielles de distribution de lalfentanil varient de 0,4 à 2,2 min et de 8 à 32 min. Le faible degré d'ionisation (11 % à pH = 7,4) contribue significativement à la distribution rapide du produit. Le volume du compartiment central (Vc) varie de 1,27 à 4,81 L et le volume de distribution à létat déquilibre (Vdss) varie de 12,1 à 98,2 L.
La liaison aux protéines plasmatiques est denviron 92 %.
Biotransformation
Lalfentanil est principalement métabolisé par le foie. Seulement 1 % de la dose administrée est retrouvé sous forme inchangée dans l'urine.
Élimination
Lélimination est principalement métabolique.
Les métabolites sont inactifs et 70 à 80 % de ces métabolites sont éliminés dans les urines.
La clairance plasmatique chez les sujets de moins de 40 ans avoisine 356 ml/min, et diminue denviron 8% par décade au-delà de 40 ans.
Lalfentanil est rapidement éliminé après administration intraveineuse. Des demi-vies délimination terminale variant de 83 à 223 minutes ont été observées.
Lorsque l'état d'équilibre est atteint après perfusion, la demi-vie d'élimination demeure inchangée.
Populations particulières
Populations pédiatriques
Les données chez lenfant sont limitées. Les valeurs des paramètres pharmacocinétiques sont présentées dans le tableau ci-dessous.
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Paramètres pharmacocinétiques de lalfentanil chez lenfant |
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t1/2β |
Cl |
Vdss |
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Nouveau-nés prématurés (0 à 27 jours) |
0,7-8,8 |
0,9-8,4 |
0,3-1,2 |
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Nouveau-nés à terme (0 à 27 jours) |
4,1-5,5 |
1,7-3,2 |
0,5-0,8 |
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Nourrissons et très jeunes enfants |
0,9-1,2 |
7,7-13,1 |
0,4-1,1 |
|
Enfants |
0,7-1,3 |
4,7-10,2 |
0,2-1,0 |
|
Adolescents |
1,1-1,9 |
5,5-7,4 |
0,3-0,6 |
Note : Les données chez le nouveau-né, le nourrisson, le très jeune enfant et lenfant sont présentées sous forme de fourchettes de valeurs moyennes.
Cl = Clairance ; Vdss = volume de distribution à létat déquilibre ; t1/2β = demi-vie dans la phase délimination.
La liaison aux protéines est de 75 % chez le nouveau-né et augmente chez lenfant jusquà 85 %.
Les données de pharmacocinétique sur lutilisation de lalfentanil chez lenfant sont limitées. Lalfentanil est métabolisé par le CYP 3A4. Lactivité du CYP 3A4 est faible chez le nouveau-né et augmente après la naissance pour atteindre 30 à 40% de lactivité chez ladulte à lâge de 1 mois ; cette activité augmente ensuite pour atteindre environ 45% à lâge de 6 mois 80% à lâge de 12 mois et atteint les niveaux observés chez ladulte à lâge de 6 ans.
Insuffisance hépatique
Après administration IV dune dose unique de 50 µg/kg en 2 minutes, la demi-vie terminale chez les sujets cirrhotiques est significativement plus longue que dans le groupe contrôle (patients avec une fonction hépatique normale). Le volume de distribution reste inchangé. La fraction libre dalfentanil est augmentée jusquà 18,5 % chez les patients cirrhotiques par rapport au groupe contrôle (11,5 %). Cette augmentation de la fraction libre associée à une réduction de la clairance plasmatique de 3,06 mL/min/kg (groupe contrôle) à 1,60 mL chez les sujets cirrhotiques conduit à un effet clinique prolongé et plus prononcé (voir rubrique 4.4).
Insuffisance rénale
Le volume de distribution et la clairance totale de la fraction libre sont similaires chez les insuffisants rénaux par rapport aux sujets sains. La fraction libre dalfentanil chez linsuffisant rénal est augmentée de 12,4 % à 19 % par rapport au groupe contrôle (10,3 % à 11 %). Ceci peut entrainer une augmentation de leffet clinique de lalfentanil (voir rubrique 4.4).
5.3. Données de sécurité préclinique
Chez le rat, le ratio LD50/ED50 pour des niveaux danalgésie les plus bas est de 1080.
Les études de toxicité à doses répétées, ainsi que des fonctions de reproduction et de génotoxicité de lalfentanil nont montré que des effets toxicologiques correspondant à une exacerbation de leffet pharmacologique. Ces effets nont été observés quà des doses comprises entre 2 et 8 fois la dose thérapeutique usuelle humaine.
Chlorure de sodium, eau pour préparations injectables.
5 ans.
Après ouverture : le produit doit être utilisé immédiatement.
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver à une température inférieure à 25°C.
Pour les conditions de conservation du médicament après première ouverture, voir la rubrique 6.3.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Boite de 1 ou 10 ampoules (verre) de 10 ml.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Vous devez porter des gants de protection lorsque vous ouvrez les ampoules.
1- Maintenir l'ampoule entre le pouce et l'index en laissant dépasser le haut de l'ampoule.
2- De l'autre main, saisir la partie supérieure de l'ampoule, l'index posé contre le col, et le pouce posé sur le point coloré, parallèlement aux anneaux (ou à l'anneau) de couleur.
3- En maintenant le pouce sur le point, casser d'un mouvement sec le haut de l'ampoule en maintenant fermement le corps de l'ampoule dans la main.

Toute exposition cutanée accidentelle doit donner lieu à un rinçage de la zone exposée à leau claire. Evitez dutiliser du savon, de lalcool ou tout autre nettoyant pouvant causer une abrasion chimique ou physique de la peau.
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
ROUBOSLAAN 32, 2252 TR,
VOORSCHOTEN,
PAYS-BAS
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 554 606 3 3 : 10 ml en ampoule (verre). Boîte de 1.
· 34009 554 608 6 2 : 10 ml en ampoule (verre). Boîte de 10.
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
<Date de première autorisation : {JJ mois AAAA}>
<Date de dernier renouvellement : {JJ mois AAAA}>
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
<{JJ mois AAAA}>
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Stupéfiant.
Prescription sur ordonnances sécurisées.
Prescription limitée à 7 jours.
Médicament réservé à l'usage hospitalier.
Médicament pouvant être administré par tout médecin spécialisé en anesthésie-réanimation ou en médecine durgence dans les cas où il intervient en situation durgence ou dans le cadre dune structure dassistance médicale mobile ou de rapatriement sanitaire (article R. 5121-96 du code de la santé publique).
Médicaments liés cités dans ce texte
- ATROPINE (SULFATE) AGUETTANT 0,25 mg/mL, solution injectable
- OXYBATE DE SODIUM KALCEKS 500 mg/mL, solution buvable
- NALBUPHINE MYLAN 20 mg/2 ml, solution injectable (I.V.-S.C.-I.M.)
- BUPRENORPHINE ARROW 0,4 mg, comprimé sublingual
- NALTREXONE ACCORD 50 mg, comprimé pelliculé sécable
- CIMETIDINE ARROW 200 mg, comprimé effervescent
- BI TILDIEM L.P. 120 mg, comprimé enrobé à libération prolongée
- EGERY, microgranules gastro-résistants en gélule
- BEAGYNE 150 mg, gélule
- CLARITHROMYCINE ACCORD 250 mg, comprimé pelliculé
- KETOCONAZOLE ARROW 2 %, gel en récipient-unidose
- ITRACONAZOLE SANDOZ 100 mg, gélule
- VORICONAZOLE ACCORD 200 mg, poudre pour solution pour perfusion
- POSACONAZOLE EG 100 mg, comprimé gastro-résistant
- QUITAXON 10 mg, comprimé pelliculé sécable
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