DROPERIDOL HIKMA 2,5 mg/mL, solution injectable
CIS 64057843
Informations à jour au 9 novembre 2021.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 09/11/2021
DROPERIDOL HIKMA 2,5 mg/1 mL, solution injectable
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Dropéridol .......................................................................................................................... 2,5 mg
Pour 1 ml de solution.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Solution claire, incolore et limpide.
pH : 3,0-3,8
Osmolarité : inférieure à 40 mOsmol/kg
4.1. Indications thérapeutiques
Prévention des nausées et vomissements induits par les dérivés morphiniques en analgésie postopératoire contrôlée (PCA) chez ladulte.
Certaines précautions sont nécessaires lorsque lon administre du dropéridol : voir rubriques 4.2, 4.3 et 4.4.
4.2. Posologie et mode d'administration
Voie intraveineuse. Pour injection lente (solution hyoptonique).
Prévention et traitement des nausées et vomissements post-opératoires (NVPO).
Adulte : 0,625 mg à 1,25 mg (0,25 à 0,5 ml).
Personne âgée (plus de 65 ans) : 0,625 ml (0,25 ml)
Insuffisance hépatique/rénale : 0,625 ml (0,25 ml)
Population pédiatrique
Enfant (2 à 11 ans) et adolescent (12 à 18 ans) : 10 à 50 microgrammes/kg (jusquà un maximum de 1,25 mg).
Enfant (âgé de moins de 2 ans) : non recommandé.
Ladministration de dropéridol est recommandée 30 minutes avant la fin prévue de lintervention chirurgicale. Des doses répétées peuvent être administrées toutes les 6 heures, si nécessaire.
La posologie doit être adaptée individuellement. Les facteurs à prendre en compte ici sont le poids du corps, l'âge, la prise d'autres médicaments, le type d'anesthésie et de procédure chirurgicale.
Prévention des nausées et vomissements induits par les dérivés morphiniques en analgésie postopératoire contrôlée (PCA).
Adulte : 15 à 50 microgrammes de dropéridol par mg de morphine, jusquà une dose journalière maximale de 5 mg de dropéridol.
Personne âgée (plus de 65 ans), insuffisance rénale ou hépatique : aucune donnée en PCA nest disponible.
Population pédiatrique :
Enfant (2 à 11 ans) et adolescent (12 à 18 ans) : non indiqué dans la PCA.
Une oxymétrie continue du pouls continue doit être réalisée chez les patients présentant ou susceptibles de présenter un risque darythmie ventriculaire ainsi quau cours des 30 minutes suivant une administration unique par injection intraveineuse.
Pour les instructions sur la dilution du produit avant administration, voir rubrique 6.6.
Mode dadministration
Pour les instructions concernant la dilution du médicament avant administration, voir la rubrique 6.6. Voir également les rubriques 4.3, 4.4 et 5.1.
Le dropéridol est contre-indiqué chez les patients présentant :
· une hypersensibilité au dropéridol ou à l'un des constituants du produit ;
· une hypersensibilité aux butyrophénones ;
· un allongement connu ou probable de lintervalle QT (QTc > 450 msec chez les femmes et >440 msec chez les hommes). Ceci inclut les patients qui présentent un allongement congénital de lintervalle QT, les patients qui ont des antécédents familiaux d'allongement congénital de lintervalle QT et les patients traités conjointement par des médicaments susceptibles de provoquer des torsades de pointes par allongement de l'intervalle QT (voir rubrique 4.5) ;
· une hypokaliémie ou une hypomagnésémie ;
· une bradycardie (<55 battements de cur par minute) ;
· un traitement concomitant connu pour entraîner une bradycardie ;
· un phéochromocytome ;
· un état comateux :
· une maladie de Parkinson ;
· un syndrome dépressif sévère.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Le dropéridol peut accroître la dépression du SNC provoquée par dautres dépresseurs du SNC. Tout patient soumis à une anesthésie et recevant un puissant dépresseur du SNC ou présentant des symptômes de dépression du SNC doit être étroitement surveillé.
Lutilisation concomitante de métoclopramide et dautres neuroleptiques peut entraîner une augmentation des symptômes extrapyramidaux et doit être évitée (voir rubrique 4.5).
La prudence simpose chez les patients souffrant dépilepsie (ou ayant des antécédents dépilepsie) ou de pathologies prédisposant à lépilepsie ou aux convulsions.
Cardiovasculaire
Une hypotension légère à modérée et une tachycardie occasionnelle (réflexe) ont été observées après ladministration de dropéridol. Généralement, ces effets disparaissent spontanément. Toutefois, lorsque lhypotension persiste, le risque dhypovolémie doit être pris en compte et un remplissage vasculaire doit être réalisé.
Pour les patients présentant des risques réels ou potentiels de troubles du rythme cardiaque, un examen soigneux devra être effectué avant ladministration du dropéridol dans les cas suivants :
· antécédents de maladie cardiaque symptomatique, notamment une arythmie ventriculaire grave, bloc auriculo-ventriculaire du second ou troisième degré, dysfonctionnement sinusal, insuffisance cardiaque congestive, cardiopathie ischémique et hypertrophie ventriculaire gauche ;
· antécédents familiaux de mort subite ;
· insuffisance rénale (en particulier chez les patients sous dialyse rénale chronique) ;
· bronchopneumopathie obstructive chronique et insuffisance respiratoire ;
· facteurs de risque de troubles électrolytiques, comme observés chez les patients prenant des laxatifs, des glucocorticoïdes, des diurétiques hypokaliémiants, en association avec ladministration dinsuline dans les situations aigues, ou chez les patients présentant des vomissements prolongés et/ou une diarrhée.
Chez les patients à risque darythmies cardiaques, avant dadministrer du dropéridol, il conviendra de mesurer les taux d'électrolytes et de créatinine et dexclure la présence dun allongement de lintervalle QT.
Une oxymétrie continue du pouls doit être réalisée chez les patients présentant ou susceptibles de présenter un risque darythmie ventriculaire ainsi quau cours des 30 minutes suivant une administration unique par injection intraveineuse.
Effets généraux
Afin déviter un allongement de lintervalle QT, il convient dêtre prudent lorsque les patients prennent des médicaments susceptibles dinduire un déséquilibre électrolytique (hypokaliémie et/ou hypomagnésémie), par ex. des diurétiques hypokaliémiants, des laxatifs et des glucocorticoïdes.
Les substances qui inhibent lactivité des iso-enzymes (CYP) du cytochrome P450, CYP1A2, CYP3A4 ou les deux, peuvent ralentir la vitesse de métabolisation du dropéridol et prolonger son action pharmacologique. Il convient dès lors dêtre prudent lorsque le dropéridol est administré conjointement à des inhibiteurs puissants du CYP1A2 et du CYP1A4 (voir rubrique 4.5).
Les patients qui ont, ou sont susceptibles davoir des antécédents dalcoolisme ou qui ont récemment absorbé de grandes quantités dalcool doivent être soigneusement examinés avant de recevoir du dropéridol.
En cas dhyperthermie inexpliquée, le traitement doit impérativement être arrêté, car ce signe peut être lun des éléments dun syndrome malin rapporté avec les neuroleptiques.
Des cas de thrombo-embolie veineuse (TEV) ont été rapportés avec des médicaments antipsychotiques. Étant donné que les patients traités par antipsychotiques présentent souvent des facteurs de risque acquis de TEV, tous les facteurs de risque potentiels de TEV doivent être identifiés avant et pendant le traitement par dropéridol et des mesures préventives doivent être prises.
La dose doit être réduite chez les personnes âgées ainsi que chez les personnes présentant une altération de la fonction hépatique ou rénale (voir rubrique 4.2).
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Les médicaments connus pour provoquer des torsades de pointes suite à un allongement de lintervalle QT ne doivent pas être administrés en association avec le dropéridol.
Exemples :
· antiarythmiques de Classe IA, par ex. quinidine, disopyramide, procaïnamide
· antiarythmiques de Classe III, par ex. amiodarone, sotalol
· antibiotiques de type macrolides, par ex. érythromycine, clarithromycine
· antibiotiques de type fluoroquinolone, par ex. sparfloxacine
· antihistaminiques, par ex. astémizole, terfénadine
· certains antipsychotiques, par ex. chlorpromazine, halopéridol, pimozide, thioridazine
· antipaludéens, par ex. chloroquine, halofantrine
· cisapride, dompéridone, méthadone, pentamidine.
Lutilisation concomitante de médicaments provoquant des symptômes extrapyramidaux, par ex. le métoclopramide et dautres neuroleptiques, peut accroître lincidence de ces symptômes et doit donc être évitée.
La consommation de boissons alcoolisées et de médicaments doit être évitée.
Associations faisant l'objet de précautions demploi
Pour réduire le risque dallongement de lintervalle QT, il convient dêtre prudent lorsque les patients prennent des médicaments susceptibles dinduire un déséquilibre électrolytique (hypokaliémie et/ou hypomagnésémie), par ex. des diurétiques hypokaliémiants, des laxatifs et des glucocorticoïdes.
Le dropéridol peut potentialiser laction des sédatifs (barbituriques, benzodiazépines, dérivés morphiniques). Le même phénomène peut se produire avec des agents antihypertenseurs, et une hypotension orthostatique peut survenir.
Comme les autres sédatifs, le dropéridol peut aggraver une dépression respiratoire provoquée par des opioïdes.
Étant donné que le dropéridol bloque les récepteurs dopaminergiques, il peut inhiber laction des agonistes dopaminergiques tels que la bromocriptine, le lisuride et la L-dopa.
Les substances qui inhibent lactivité des isoenzymes (CYP) du cytochrome P450, CYP1A2, CYP3A4 ou les deux, peuvent ralentir la vitesse de métabolisation du dropéridol et prolonger son action pharmacologique. Il convient dès lors dêtre prudent lorsque le dropéridol est administré conjointement à des inhibiteurs du CYP1A2 (par ex., ciprofloxacine, ticlopidine), des inhibiteurs du CYP3A4 (par ex., diltiazem, érythromycine, fluconazole, indinavir, itraconazole, kétoconazole, néfazodone, nelfinavir, ritonavir, saquinavir, vérapamil) ou les deux (par ex., cimétidine, mibéfradil).
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Des données cliniques limitées ont montré quil ny avait pas daugmentation du risque de malformation.
Le dropéridol ne sest pas révélé tératogène chez les rats. Les études effectuées chez lanimal sont insuffisantes pour démontrer des effets sur la grossesse et le développement embryonnaire/ftal, laccouchement et le développement postnatal.
Chez les nouveau-nés de mères sous traitement à long terme et à fortes doses de neuroleptiques, on a décrit des troubles neurologiques transitoires de nature extrapyramidale. Dans la pratique, par mesure de précaution, il est préférable de ne pas administrer de dropéridol pendant la grossesse. Si ladministration est nécessaire en fin de grossesse, il est recommandé de surveiller les fonctions neurologiques du nouveau-né.
Il est connu que les neuroleptiques de type butyrophénone sont excrétés dans le lait maternel ; le traitement par dropéridol doit donc être limité à une seule administration. Une administration répétée nest pas recommandée.
Fertilité
Les études menées chez les rats mâles et femelles sur la fécondité nont mis en évidence aucun effet du dropéridol sur la fécondité (voir rubrique 5.3). Leffet clinique du dropéridol sur la fécondité na pas été établi.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Les patients ne doivent pas conduire de véhicules ou utiliser de machines pendant les 24 heures suivant ladministration de dropéridol.
Les événements les plus fréquemment rapportés lors de lutilisation clinique sont une somnolence et une sédation. On a également signalé, moins fréquemment, des cas dhypotension, darythmies cardiaques, de syndrome malin des neuroleptiques (SMN) et de symptômes associés au SMN ainsi que des troubles du mouvement tels que des dyskinésies et des cas danxiété ou dagitation.
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Classe du système dorgane |
Fréquent ≥1/100 à <1/10 |
Peu fréquents ≥ 1/1 000 à < 1/100 |
Rare ≥1/10 000 à <1/1 000 |
Très rare <1/10 000 |
Fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles) |
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Affections hématologiques et du système lymphatique |
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Dyscrasie |
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Affections du système immunitaire |
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Réaction ana-phylactique ; dème angio-neurotique ; hyper-sensibilité |
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Troubles du métabolisme et de la nutrition |
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Sécrétion inappropriée dhormone antidiurétique |
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Affections psychiatriques |
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Anxiété ; agitation/akathisie |
États confusionnels ; Agitation |
Dysphorie |
Hallucinations |
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Affections du système nerveux |
Somnolence |
Dystonie ; Oculogyrie |
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Troubles extrapyramidaux ; Convulsions ; Tremblements |
Crises épileptiques ; Maladie de Parkinson ; Hyperactivité psychomotrice ; Coma |
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Affections cardiaques |
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Tachycardie ; Vertiges |
Arythmies cardiaques, notamment arythmies ventriculaires |
Arrêt cardiaque ; Torsades de pointes ; Allongement de lintervalle QT à lECG |
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Affections vasculaires |
Hypotension |
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Syncope |
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Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
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Bronchospasme ; Laryngospasme
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
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Éruption cutanée |
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Troubles généraux et anomalies au site dadministration |
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Syndrome malin des neuroleptiques (SNM) |
Mort subite |
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Des symptômes éventuellement associés à un SNM ont parfois été rapportés, par ex. des variations de la température corporelle, une raideur et de la fièvre. Une modification de létat mental, avec de la confusion ou de lagitation et une conscience altérée, a été observée. Linstabilité autonome peut se manifester par une tachycardie, une tension artérielle fluctuante, une transpiration/salivation excessive et des tremblements. Dans les cas extrêmes, le SNM peut aboutir à un coma ou à des problèmes rénaux et/ou hépatobiliaires.
Des cas isolés daménorrhée, de galactorrhée, de gynécomastie, dhyperprolactinémie et doligoménorrhée ont été associés à une exposition prolongée dans des indications psychiatriques.
Des cas de thrombo-embolie veineuse, notamment dembolie pulmonaire et de thrombose veineuse profonde, ont été rapportés avec les médicaments antipsychotiques ; la fréquence est inconnue.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.ansm.sante.fr.
Symptômes
Les symptômes observés lors dun surdosage avec le dropéridol correspondent à une majoration de ses effets pharmacologiques.
Les symptômes dun surdosage accidentel vont de lindifférence psychique à un état de sommeil, et sont parfois associés à une baisse de la tension artérielle.
À plus fortes doses ou chez des patients présentant une sensibilité accrue, il peut apparaître des troubles extrapyramidaux (hypersalivation, mouvements anormaux, parfois rigidité musculaire). Des convulsions peuvent apparaître en cas de surdosage.
Des cas dallongement de lintervalle QT, darythmies ventriculaires et de mort subite ont été rarement rapportés.
Traitement
Aucun antidote spécifique n'est connu. Toutefois, lorsque des réactions extrapyramidales surviennent, un anticholinergique doit être administré.
Les patients présentant un surdosage en dropéridol doivent être étroitement surveillés afin de déceler tout signe d'allongement de l'intervalle QT.
Les facteurs prédisposant aux torsades de pointes, par ex. les troubles électrolytiques (en particulier une hypokaliémie ou une hypomagnésémie) et la bradycardie, doivent être pris en considération.
En cas dhypotension marquée, un remplissage vasculaire doit être entrepris et les mesures adéquates mises en uvre. Les voies aériennes et une oxygénation adéquate doivent être maintenues ; une canule oropharyngée ou une sonde endotrachéale peut être indiquée.
Si nécessaire, le patient devra faire l'objet d'une observation attentive pendant 24 heures ou plus ; la température corporelle et l'apport liquidien seront maintenus.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : Dérivés des butyrophénones, code ATC : N05AD08.
Le dropéridol est un neuroleptique de la classe des butyrophénones. Le profil pharmacologique du dropéridol est principalement caractérisé par son effet antidoopaminergique et une faible activité α1-adrénolytique. Le dropéridol est dépourvu dactivité anticholinergique et antihistaminique.
Laction inhibitrice du dropéridol sur les récepteurs dopaminergiques de la zone gâchette dite « chémosensible » de larea postrema lui confère un effet antiémétique puissant particulièrement utile dans la prévention et le traitement des nausées et des vomissements et/ou induits par les analgésiques opioïdes.
À une posologie de 0,15 mg/kg, le dropéridol entraîne une chute de la tension artérielle dabord par diminution du débit cardiaque puis par une diminution de la précharge. Ces modifications se manifestent indépendamment de toute altération de la contractilité du myocarde ou de la résistance vasculaire. Le dropéridol naffecte pas la contractilité myocardique ou la fréquence cardiaque, il n'a donc aucun effet inotrope négatif. Sa faible activité α1-adrénolytique peut provoquer une hypotension modérée, une diminution de la résistance vasculaire périphérique et éventuellement une baisse de la pression artérielle pulmonaire (en particulier si elle est anormalement élevée). Le dropéridol peut également réduire l'incidence des arythmies induites par l'épinéphrine, mais il n'empêche pas la survenue dautres formes darythmies cardiaques.
Le dropéridol exerce un effet antiarythmique spécifique à la dose de 0,2 mg/kg qui sexplique par un effet sur la contractilité myocardique (prolongation de la période réfractaire) et une diminution de la pression artérielle. Deux études (l'une contrôlée contre placebo et lautre contrôlée contre comparateur actif) réalisées dans le contexte de lanesthésie générale et destinées à mieux identifier les modifications de lintervalle QTc associées au traitement des nausées et des vomissements postopératoires par une faible dose de dropéridol (de respectivement 0,625 et 1,25 mg par voie intraveineuse et 0,75 mg par voie intraveineuse) ont permis didentifier un allongement de l'intervalle QT 3 à 6 min après l'administration de 0,625 et de 1,25 mg de dropéridol (respectivement 15 ± 40 et 22 ± 41 ms), mais ces modifications ne différaient pas significativement de celles observées avec la solution saline (12 ± 35 ms). Aucune différence statistiquement significative na été observée entre le groupe recevant le dropéridol et le groupe recevant la solution saline au niveau du nombre de patients présentant un allongement de lintervalle QTc supérieur à 10 % par rapport aux valeurs initiales. Aucun allongement de lintervalle QTc induit par le dropéridol na été mis en évidence après lintervention chirurgicale.
Aucune extrasystole na été observée dans les enregistrements électrocardiographiques ou sur les ECG à 12 dérivations au cours de la période périopératoire. Létude contrôlée contre comparateur actif avec 0,75 mg de dropéridol par voie intraveineuse a permis didentifier un allongement significatif de lintervalle QTc (de 17 ± 9 ms maximum à la deuxième minute après linjection du dropéridol par rapport à la mesure prétraitement de l'intervalle QTc), avec un intervalle QTc significativement inférieur après la 90e minutes. »
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Leffet d'une administration intraveineuse unique débute 2 à 3 minutes après ladministration. Les effets tranquillisants et sédatifs tendent à persister pendant 2 à 4 heures, bien que la vigilance puisse être influencée pendant au maximum 12 heures.
Après une administration intraveineuse, les concentrations plasmatiques diminuent rapidement au cours des 15 premières minutes ; ce phénomène est indépendant du métabolisme, de la redistribution du médicament. Le taux de liaison aux protéines plasmatiques est de 85 à 90%. Le volume de distribution est denviron 1,5 l/kg.
Biotransformation
Le dropéridol est fortement métabolisé par le foie. Il subit une oxydation, une desalkylation, une déméthylation et une hydroxylation par les isoenzymes 1A2 et 3A4 du cytochrome P450 et, dans une moindre mesure, par lisoenzyme 2C19. Les métabolites sont dépourvus dactivité neuroleptique.
Élimination
Lélimination se fait principalement par métabolisme ; 75% de la dose sont excrétés par les reins. Seul 1% de la substance active est excrétée sous une forme inchangée dans lurine et 11% sont éliminés dans les fèces. La clairance plasmatique est de 0,8 (0,4-1,8) l/min. La demi-vie d'élimination (t1/2ß) est de 134 ± 13 min.
Population pédiatrique
Dans une étude menée chez 12 enfants (âgés de 3,5 à 12 ans), les valeurs du volume de distribution et de la clairance ont été inférieures à celles observées dans la population adulte (0,58 ± 0,29 l/kg et 4,66 2,28 ml/kg*min. respectivement) et ont diminué parallèlement. La demi-vie délimination (101,5 ± 26,4 min.) était semblable à celle observée chez les adultes.
5.3. Données de sécurité préclinique
Des études électrophysiologiques in vitro et in vivo indiquent un risque global d'allongement de l'intervalle QT lors de l'administration de dropéridol chez l'homme.
Chez lhomme, les pics plasmatiques de dropéridol sous forme libre sont environ 4 fois plus élevés à 25 fois plus faibles que les taux de dropéridol ayant un effet sur les différents paramètres utilisés in vitro et in vivo pour évaluer l'impact de ce médicament sur la repolarisation cardiaque. Les taux plasmatiques chutent denviron 1 log au cours des vingt premières minutes suivant ladministration.
Évaluation du risque environnemental
Ce produit est peu susceptible de présenter un risque pour lenvironnement après son utilisation par des patients.
Acide lactique, eau pour préparations injectables.
Incompatible avec les barbituriques.
Ce médicament ne doit pas être mélangé avec dautres médicaments à lexception de ceux mentionnés dans la rubrique 6.6.
2 ans
Après la première ouverture : à utiliser immédiatement.
Après dilution : La compatibilité du dropéridol avec du sulfate de morphine dans du chlorure de sodium à 0,9% a été démontrée dans des seringues en plastique (14 jours à température ambiante). Dun point de vue microbiologique, le produit dilué doit être utilisé immédiatement. En cas dutilisation non immédiate, les durées et conditions de conservation après dilution et avant utilisation relèvent de la seule responsabilité de lutilisateur et ne devraient pas dépasser 24 heures à une température comprise entre 2 et 8 °C sauf en cas de dilution réalisée dans des conditions daseptie dûment contrôlées et validées.
6.4. Précautions particulières de conservation
À conserver dans lemballage d'origine.
Pour les conditions de conservation du médicament après première ouverture, voir la rubrique 6.3.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
1 ml en flacon en verre brun de 2 ml de Type I, boîte de 10 et 25 flacons.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
A usage unique. Toute solution non utilisée doit être éliminée.
Le produit doit être visuellement inspecté avant son administration. Seules les solutions limpides et incolores exemptes de particules doivent être utilisées.
Pour une utilisation en PCA : Prélever le dropéridol et la morphine dans une seringue et compléter le volume avec une solution injectable de chlorure de sodium à 0,9%.
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
HIKMA FARMACEUTICA (Portugal). S.A
ESTRADA DO RIO DA MO.8,8A E 8B FERVENÇA
2705-906 TERRUGEM SINTRA
PORTUGAL
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 550 518 8 6 : 1 mL en flacon (verre brun) de 2 mL. Boîte de 10 flacons
· 34009 550 518 9 3 : 1 mL en flacon (verre brun) de 2 mL. Boîte de 25 flacons
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I.
Médicament réservé à lusage hospitalier.
Médicaments liés cités dans ce texte
- ACTISKENAN 10 mg, gélule
- ANAUSIN METOCLOPRAMIDE 15 mg, comprimé à libération prolongée
- ISORYTHM L.P. 125 mg, gélule à libération prolongée
- AMIODARONE ALMUS 200 mg, comprimé sécable
- SOTALEX 160 mg, comprimé sécable
- EGERY, microgranules gastro-résistants en gélule
- CLARITHROMYCINE ACCORD 250 mg, comprimé pelliculé
- LARGACTIL 100 mg, comprimé pelliculé sécable
- HALDOL 1 mg, comprimé
- ORAP 1 mg, comprimé
- DOMPERIDONE ALMUS 10 mg, comprimé pelliculé
- CHLORHYDRATE DE METHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE-HOPITAUX DE PARIS 10 mg/7,5 ml, sirop en récipient unidose
- PARLODEL 10 mg, gélule
- CIFLOX 200 mg/100 mL, solution pour perfusion (IV)
- TICLID 250 mg, comprimé pelliculé
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