ASPIRINE PROTECT 300 mg, comprimé gastro-résistant
CIS 64872883
Informations à jour au 6 janvier 2022.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 06/01/2022
ASPIRINE PROTECT 300 mg, comprimé gastro-résistant
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Acide acétylsalicylique.......................................................................................................... 300 mg
Pour un comprimé gastro-résistant
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
4.1. Indications thérapeutiques
ASPIRINE PROTECT est indiqué chez ladulte pour les indications suivantes :
· Prévention des complications secondaires cardiovasculaires et cérébrovasculaires chez les patients présentant une maladie athéromateuse ischémique (par ex. infarctus du myocarde, angor stable et instable, accident vasculaire cérébral, constitué ou transitoire, dorigine ischémique).
· Prévention des évènements thromboemboliques après chirurgie ou intervention vasculaire telles que angioplastie coronaire transluminale, pontage aorto-coronarien, endartériectomie carotidienne, shunt artério-veineux.
· Réduction de l'occlusion des greffons après pontage aortocoronaire.
Ce médicament nest pas recommandé dans les situations durgence. Il est réservé au traitement dentretien après la prise en charge des situations durgence.
4.2. Posologie et mode d'administration
Réservé à l'adulte. Voie orale.
Posologie
Les comprimés doivent être avalés entiers de préférence au moins 30 minutes avant les repas avec un verre deau plein.
En raison de l'enrobage entérique, les comprimés ne doivent être ni écrasés, ni cassés, ni mâchés pour permettre la libération du principe actif dans le milieu alcalin de lintestin.
Lenrobage prévient des effets irritants locaux sur la muqueuse stomacale.
En traitement chronique
La posologie recommandée est de 300 mg (soit 1 comprimé) par jour à avaler avec un verre deau préférentiellement avant le repas.
Sujet âgé
En général, l'acide acétylsalicylique doit être utilisé avec précaution chez les personnes âgées qui sont plus sujettes aux effets indésirables. La posologie usuelle adulte est recommandée en l'absence d'insuffisance rénale ou hépatique sévère (voir rubriques 4.3 et 4.4). Le traitement devra être revu régulièrement.
Population pédiatrique
L'acide acétylsalicylique ne doit pas être administré aux enfants et adolescents de moins de 16 ans, sauf sur avis médical et lorsque le bénéfice l'emporte sur le risque (voir rubrique 4.4).
Insuffisants hépatiques
Lacide acétylsalicylique est contre-indiqué chez les patients ayant une insuffisance hépatique sévère (voir rubrique 4.3). Lacide acétylsalicylique doit être utilisé avec prudence chez les patients ayant une insuffisance hépatique (voir rubrique 4.4).
Insuffisants rénaux
Lacide acétylsalicylique est contre-indiqué chez les patients ayant une insuffisance rénale sévère (voir rubrique 4.3). Lacide acétylsalicylique doit être utilisé avec prudence chez les patients ayant une insuffisance rénale car l'acide acétylsalicylique peut augmenter le risque d'altération de la fonction rénale et dinsuffisance rénale aiguë (voir rubrique 4.4).
Ce médicament ne doit jamais être prescrit dans les situations suivantes :
· hypersensibilité à lacide acétylsalicylique ou à lun des excipients (voir rubrique 6.1), ou aux autres anti-inflammatoires non stéroïdiens (réaction croisée),
· antécédents d'asthme induits par l'administration de salicylés ou de substances d'activité proche, notamment les anti-inflammatoires non stéroïdiens,
· ulcère gastro-duodénal évolutif,
· maladie hémorragique constitutionnelle ou acquise dont hémorragies digestives, antécédent daccident vasculaire cérébral hémorragique et thrombocytopénie,
· grossesse, à partir du début du 6ème mois (au-delà de 24 semaines daménorrhée) pour des doses daspirine supérieures ou égales à 100 mg par jour (voir rubrique 4.6),
· risque hémorragique,
· insuffisance rénale sévère,
· insuffisance hépatique sévère,
· insuffisance cardiaque sévère non contrôlée.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Mises en garde
En cas dassociation avec dautres médicaments, pour éviter un risque de surdosage, vérifier labsence dacide acétylsalicylique (AAS) dans la composition des autres médicaments.
La prise concomitante dacide acétylsalicylique à des doses antiagrégantes plaquettaires est déconseillée avec (voir rubrique 4.5) :
· lanagrélide,
· les anticoagulants oraux, chez les patients ayant des antécédents dulcère gastro-duodénal,
· le clopidogrel (en dehors des indications validées pour cette association dans les syndromes coronariens aigus),
· le défibrotide,
· le nicorandil,
· la ticlopidine,
· le ticagrélor (en dehors des indications validées pour cette association dans les syndromes coronariens aigus),
· le probénécide.
Des anti-inflammatoires non stéroïdiens, comme libuprofène et le naproxène peuvent atténuer ou limiter leffet antiagrégant plaquettaire de lacide acétylsalicylique. Il est conseillé aux patients traités par ASPIRINE PROTECT de prendre contact avec leur médecin sils prévoient de prendre des anti-inflammatoires non stéroïdiens (voir rubrique 4.5).
Lutilisation de ce médicament est déconseillée en cas dallaitement (voir rubrique 4.6).
Précautions demploi
Sujet âgé
Le risque hémorragique sous AAS semble constant dune indication à lautre et indépendant du niveau de risque cardiovasculaire de base, mais ce risque varie étroitement avec lâge et est nettement augmenté chez les sujets âgés (voir rubrique 4.8).
Patients hypertendus
Chez les patients hypertendus traités par AAS, la pression artérielle doit être bien contrôlée, compte-tenu de laugmentation du risque vasculaire cérébral hémorragique chez les patients hypertendus non contrôlés (voir rubrique 4.8).
Intervention chirurgicale (y compris une extraction dentaire)
Compte-tenu de leffet antiagrégant plaquettaire de lacide acétylsalicylique, apparaissant dès les très faibles doses et persistant plusieurs jours, il convient de prévenir le patient des risques hémorragiques pouvant survenir en cas de geste chirurgical même mineur (ex : extraction dentaire). La durée de linterruption du traitement avant lintervention doit être déterminée au cas par cas.
Un syndrome de Reye, pathologie très rare, pouvant mettre en jeu le pronostic vital, a été observé chez des enfants avec des signes dinfections virales (en particulier varicelle et épisodes de syndrome grippal) et recevant de lacide acétylsalicylique.
Lacide acétylsalicylique ne doit pas être administré aux enfants et adolescents sauf sur avis médical et lorsque le bénéfice l'emporte sur le risque (voir rubrique 4.2).
Dans certains cas de forme grave de déficit en G6PD, des doses élevées dacide acétylsalicylique sont susceptibles dentrainer une hémolyse ou une anémie hémolytique. En cas de déficit en G6PD, ladministration dacide acétylsalicylique doit se faire sous contrôle médical.
La surveillance du traitement doit être renforcée dans les cas suivants :
· antécédents dulcère gastroduodénal, dhémorragie digestive ou de gastrite. Les patients ayant des antécédents d'ulcère gastroduodénal ou dhémorragie digestive doivent éviter de prendre de lacide acétylsalicylique en raison du risque dirritation et de saignement au niveau du tractus digestif, et notamment en association avec les boissons alcoolisées. Le traitement par AAS doit être interrompu en cas dapparition de syndromes hémorragiques, en particulier digestifs,
· insuffisance rénale,
· insuffisance hépatique,
· asthme/hypersensibilité : une étroite surveillance médicale est nécessaire chez les patients présentant un asthme ou une rhinite allergique. La survenue de crise dasthme, chez certains sujets, peut être liée à une allergie aux anti-inflammatoires non stéroïdiens ou à lacide acétylsalicylique. Lacide acétylsalicylique peut provoquer un bronchospasme et induire des crises dasthme ou dautres réactions dhypersensibilité. Les facteurs de risque sont des antécédents dasthme, de rhinite allergique, de polypes nasaux ou de maladie respiratoire chronique (voir rubrique 4.8),
· des hémorragies gastro-intestinales ou des ulcères/perforations peuvent se produire à nimporte quel moment au cours du traitement sans quil y ait nécessairement des symptômes préalables ou dantécédents. Le risque relatif augmente chez le sujet âgé, le sujet de faible poids corporel, le patient sous traitement anticoagulant ou antiagrégant plaquettaire (voir rubrique 4.5). Le traitement par AAS doit être interrompu en cas dapparition de syndromes hémorragiques, en particulier digestifs,
· métro-ménorragies : lacide acétylsalicylique doit être utilisé avec précaution en cas de saignements très importants (risque daugmentation de limportance et de la durée des règles).
Information sur les excipients
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé gastro-résistant, cest-à-dire quil est essentiellement « sans sodium ».
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Lutilisation de plusieurs antiagrégants plaquettaires (abciximab, acide acétylsalicylique, cilostazol, clopidogrel, epoprostenol, eptifibatide, iloprost, iloprost trometamol, prasugrel, ticagrelor, ticlopidine, tirofiban) majore le risque de saignement, de même que leur association à lhéparine et aux molécules apparentées, aux anticoagulants oraux et aux thrombolytiques, et doit être prise en compte en maintenant une surveillance clinique régulière.
Associations déconseillées
+ Anticoagulants oraux (en cas dantécédents dulcère gastro-duodénal)
Majoration du risque hémorragique. Nécessité d'un contrôle, en particulier du temps de saignement.
+ Anagrélide
Majoration des évènements hémorragiques et diminution des évènements antithrombotiques.
+ Ticlopidine
Majoration du risque hémorragique par addition des activités antiagrégantes plaquettaires. Si lassociation ne peut être évitée, surveillance clinique et biologique étroite.
+ Clopidogrel, en dehors des indications validées pour cette association dans les syndromes coronariens aigus
Majoration du risque hémorragique par addition des activités antiagrégantes plaquettaires.
+ Probénécide
Diminution de l'effet uricosurique (par compétition de lélimination de lacide urique au niveau des tubules rénaux).
+ Ticagrélor, en dehors des indications validées pour cette association dans les syndromes coronariens aigus :
Majoration du risque hémorragique par addition des activités antiagrégantes plaquettaires.
+ Nicorandil :
Majoration du risque ulcérogène et hémorragique digestif.
+ Défibrotide:
Augmentation du risque hémorragique. A administrer avec prudence, sous surveillance étroite des paramètres de la coagulation, lors de ladministration de défibrotide.
Associations faisant l'objet de précautions demploi
+ Méthotrexate (aux doses >20 mg/semaine)
Majoration de la toxicité, notamment hématologique, du méthotrexate (diminution de sa clairance rénale par lacide acétylsalicylique). Contrôle hebdomadaire de l'hémogramme durant les premières semaines de l'association. Surveillance accrue en cas d'altération (même légère) de la fonction rénale, ainsi que chez le sujet âgé.
+ Topiques gastro-intestinaux, antiacides et charbon
Diminution de labsorption digestive de lacide acétylsalicylique. Prendre les topiques gastro-intestinaux et antiacides à distance (2 heures) de lacide acétylsalicylique.
+ Clopidogrel, dans les indications validées pour cette association dans les syndromes coronariens aigus
Majoration du risque hémorragique par addition des activités antiagrégantes plaquettaires. Surveillance clinique.
+ Cobimetinib :
Augmentation du risque hémorragique. Surveillance clinique.
+ Ticagrélor : dans les indications validées pour cette association dans les syndromes coronariens aigus :
Majoration du risque hémorragique par addition des activités antiagrégantes plaquettaires. Surveillance clinique.
+ Ibrutinib :
Augmentation du risque hémorragique. Surveillance clinique.
Associations à prendre en compte
+ Anticoagulants oraux (en labsence dantécédents dulcère gastro-duodénal)
Majoration du risque hémorragique.
+ Thrombolytiques
Augmentation du risque hémorragique.
+ Héparines (doses curatives et/ou sujet âgé) : Aspirine à des doses antiagrégantes
Augmentation du risque hémorragique (inhibition de la fonction plaquettaire et agression de la muqueuse gastroduodénale par lacide acétylsalicylique).
+ Héparines (doses préventives)
Lutilisation conjointe de médicaments agissant à divers niveaux de lhémostase majore le risque de saignement. Ainsi, chez le sujet de moins de 65 ans, lassociation de lhéparine à doses préventives, ou de substances apparentées à lacide acétylsalicylique, quelle que soit la dose, doit être prise en compte en maintenant une surveillance clinique et éventuellement biologique.
+ Médicaments mixtes adrénergiques-sérotoninergiques
Majoration du risque hémorragique.
+ Anti-inflammatoires non stéroïdiens à des doses antiagrégantes (de 50 mg à 375 mg par jour en 1 ou plusieurs prises)
Majoration du risque ulcérogène et hémorragique digestif.
+ Glucocorticoïdes systémiques, à lexception de lhydrocortisone utilisée en traitement de substitution dans la maladie d'Addison
Lutilisation concomitante peut majorer le risque dhémorragies gastro-intestinales et dulcères.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Faibles doses, inférieures à 100 mg par jour :
Les études cliniques montrent que des doses inférieures à 100 mg/jour semblent être sûres dans le cas dutilisations obstétricales extrêmement limitées nécessitant une surveillance spécialisée.
Doses comprises entre 100 et 500 mg par jour :
Lexpérience clinique concernant ladministration de doses comprises entre 100 mg et 500 mg par jour est insuffisante. En conséquence, les recommandations ci-dessous pour les doses supérieures à 500 mg par jour sappliquent à ces doses.
Doses supérieures à 500 mg par jour :
Linhibition de la synthèse des prostaglandines par les AINS peut affecter le déroulement de la grossesse et/ou le développement de lembryon ou du ftus.
Risques associés à lutilisation au cours du 1er trimestre
Les données des études épidémiologiques suggèrent une augmentation du risque de fausse-couche, de malformations cardiaques et de gastroschisis, après traitement par un inhibiteur de la synthèse des prostaglandines en début de grossesse. Le risque absolu de malformation cardiovasculaire est passé de moins de 1% dans la population générale, à approximativement 1,5 % chez les personnes exposées aux AINS. Le risque paraît augmenter en fonction de la dose et de la durée du traitement. Chez lanimal, il a été montré que ladministration dun inhibiteur de la synthèse des prostaglandines provoquait une perte pré et post-implantatoire accrue et une augmentation de la létalité embryo-foetale. De plus, une incidence supérieure de certaines malformations, y compris cardiovasculaires, a été rapportée chez des animaux ayant reçu un inhibiteur de la synthèse des prostaglandines au cours de la phase dorganogénèse de la gestation.
Risques associés à lutilisation à partir de la 12ème semaine daménorrhée et jusquà la naissance :
A partir de la 12ème semaine daménorrhée et jusquà la naissance, tous les AINS, par linhibition de la synthèse des prostaglandines, peuvent exposer le ftus à une atteinte fonctionnelle rénale :
· in utero pouvant s'observer dès 12 semaines d'aménorrhée (mise en route de la diurèse ftale) : oligoamnios (le plus souvent réversible à l'arrêt du traitement), voire anamnios en particulier lors d'une exposition prolongée.
· à la naissance, une insuffisance rénale (réversible ou non) peut persister en particulier en cas d'exposition tardive et prolongée (avec un risque d'hyperkaliémie sévère retardée).
Risques associés à lutilisation au-delà de la 24ème semaine daménorrhée et jusquà la naissance :
Au-delà de la 24ème semaine daménorrhée, les AINS peuvent exposer le ftus à une toxicité cardio-pulmonaire (fermeture prématurée du canal artériel et hypertension artérielle pulmonaire). La constriction du canal artériel peut survenir à partir de 5 mois révolus et peut conduire à une insuffisance cardiaque droite ftale ou néonatale voire une mort ftale in utero. Ce risque est d'autant plus important que la prise est proche du terme (moindre réversibilité). Cet effet existe même pour une prise ponctuelle.
En fin de grossesse, la mère et le nouveau-né peuvent présenter :
· un allongement du temps de saignement du fait dune action anti-agrégante pouvant survenir même après administration de très faibles doses de médicament.
· une inhibition des contractions utérines entraînant un retard de terme ou un accouchement prolongé.
En conséquence pour les doses supérieures ou égales à 100 mg/j :
· Sauf nécessité absolue, ce médicament ne doit pas être utilisé chez une femme qui envisage une grossesse ou au cours des 5 premiers mois de grossesse (24 premières semaines daménorrhée). Si ce médicament est administré chez une femme souhaitant être enceinte ou enceinte de moins de 6 mois, la dose devra être la plus faible possible et la durée du traitement la plus courte possible. Une prise prolongée est fortement déconseillée.
· A partir du début du 6ème mois (au-delà de 24 semaines) : toute prise de ce médicament, même ponctuelle, est contre-indiquée. Une prise par mégarde à partir de cette date justifie une surveillance cardiaque et rénale, ftale et/ou néonatale selon le terme d'exposition. La durée de cette surveillance sera adaptée à la demi-vie d'élimination de la molécule.
L'acide acétylsalicylique passant dans le lait maternel, ce médicament est déconseillé pendant lallaitement.
Fertilité
Comme tous les AINS, l'utilisation de ce médicament peut temporairement altérer la fertilité féminine, en agissant sur lovulation ; il est donc déconseillé chez les femmes souhaitant concevoir un enfant. Chez les femmes rencontrant des difficultés pour concevoir ou réalisant des tests de fertilité, l'arrêt du traitement doit être envisagé.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
ASPIRINE PROTECT na aucun effet sur laptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.
La fréquence des effets indésirables ne peut être estimée. De ce fait, les fréquences sont référencées comme indéterminées.
Affections du système immunitaire
Réactions dhypersensibilité, réactions anaphylactiques, asthme, bronchospasme, dème de Quincke, rhinite, éruption cutanée, urticaire, et parfois détresse cardio-respiratoire voire choc anaphylactique.
Affections hématologiques et du système lymphatique
Effets hématologiques : Syndromes hémorragiques (hématome, hémorragie urogénitale, épistaxis, gingivorragies, purpura...) avec augmentation du temps de saignement. Cette action persiste 4 à 8 jours après l'arrêt de l'aspirine. Elle peut créer un risque hémorragique en cas d'intervention chirurgicale. Des hémorragies gastro-intestinales et intracrâniennes peuvent également survenir (particulièrement chez des patients avec une hypertension non contrôlée).
Dans certains cas, le pronostic vital peut être engagé.
Des accidents hémolytiques graves ont été observés après administration de fortes doses dAAS chez des sujets atteints dun déficit en G6PD.
Troubles du métabolisme et de la nutrition
LAAS à faible dose peut réduire lexcrétion de lacide urique, ce qui peut aboutir à une crise de goutte chez des patients prédisposés.
Affections du système nerveux central
Effets sur le système nerveux central : céphalées, sensation vertigineuse, sensation de baisse de lacuité auditive, bourdonnements doreille, qui sont habituellement les premiers signes dun surdosage (voir rubrique 4.9).
Hémorragie intracrânienne.
Affections gastro-intestinales
Des symptômes digestifs de type douleurs abdominales, dyspepsie, hyperacidité ont été rapportés. Des lésions telles quune gastrite, un ulcère gastrique ou duodénal voire une perforation digestive sont décrits, pouvant être à lorigine dun saignement. Ce saignement digestif peut provoquer une anémie aiguë ou chronique.
La toxicité digestive de lAAS est dose-dépendante et existe dès la dose 75 mg. La prise prolongée daspirine peut induire une gastrite, des érosions gastroduodénales ou lextension de lésions ulcéreuses préexistantes. Lhémorragie qui peut apparaître est aggravée par laction anti-thrombotique de laspirine ; le saignement peut être asymptomatique (hématémèse et méléna sont rares) ; plus fréquemment on observe une anémie chronique.
Des cas de sténose intestinale en diaphragme ont été rapportés.
Affections hépatobiliaires
Elévations des enzymes hépatiques, atteinte du foie principalement hépatocellulaire (insuffisance hépatique).
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Urticaire, réactions cutanées, pouvant être sévères (érythème polymorphe exsudatif).
Troubles rénaux et des voies urinaires
Insuffisance rénale aiguë, particulièrement chez des patients présentant une insuffisance rénale préexistante, une décompensation cardiaque, ou en cas de traitement diurétique concomitant.
Troubles généraux et anomalies au site dadministration
Syndrome de Reye (voir rubrique 4.4).
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Symptômes
· intoxication modérée : bourdonnements d'oreille, sensation de baisse de l'acuité auditive, céphalées, vertiges, sont les signes d'un surdosage et peuvent être contrôlés par réduction de la posologie.
· intoxication sévère : chez l'enfant, le surdosage peut être mortel à partir de 100 mg/kg en une seule prise. Les symptômes sont : fièvre, hyperventilation, cétose, alcalose respiratoire, acidose métabolique, coma, collapsus cardiovasculaire, insuffisance respiratoire.
Les manifestations suivantes peuvent également apparaître : hyperthermie et hypersudation aboutissant à une déshydratation, agitation, convulsions, hallucinations et hypoglycémie.
Une dépression du système nerveux central peut aboutir à un coma, un collapsus cardiovasculaire et un arrêt respiratoire.
Conduite d'urgence :
· transfert immédiat en milieu hospitalier spécialisé,
· décontamination digestive et administration de charbon activé,
· contrôle de l'équilibre acide base,
· diurèse alcaline permettant d'obtenir un pH urinaire entre 7,5 et 8,
· possibilité d'hémodialyse dans les intoxications graves,
· traitement symptomatique.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : Anti-thrombotiques/ inhibiteurs de lagrégation plaquettaire, héparine exclue, code ATC B01AC06 : sang, organes hématopoïétiques
L'aspirine est un inhibiteur de l'activation plaquettaire : en bloquant par acétylation la cyclo-oxygénase plaquettaire, elle inhibe la synthèse du thromboxane A2, substance activatrice physiologique libérée par les plaquettes, et qui jouerait un rôle dans les complications des lésions athéromateuses.
Des doses répétées de 20 à 325-330 mg entraînent une inhibition de l'activité enzymatique de 30 à 95 %.
Au-delà de 325-330 mg, l'activité inhibitrice n'augmente que très peu, et l'effet sur l'agrégation plaquettaire est à peu près identique.
L'effet inhibiteur ne s'épuise pas au cours de traitements prolongés et l'activité enzymatique reprend progressivement au fur et à mesure du renouvellement des plaquettes 24 à 48 heures après arrêt du traitement.
A la posologie recommandée, l'aspirine réduit la synthèse de prostacycline endothéliale, mais la signification clinique de cette action est obscure et moins importante en pratique qu'en théorie, semble-t-il.
L'aspirine allonge le temps de saignement d'environ 50 à 100 % en moyenne, mais des variations individuelles peuvent être observées.
Des données expérimentales suggèrent que libuprofène peut inhiber leffet antiagrégant plaquettaire dune faible dose daspirine lorsquils sont pris de façon concomitante. Une étude réalisée avec une dose unique de 400 mg d'ibuprofène pris 8 heures avant ou dans les 30 minutes après la prise de 81 mg d'aspirine à libération immédiate a montré une diminution de l'effet de laspirine sur la formation de la thromboxane ou l'agrégation plaquettaire. Toutefois, les limites de ces données ex vivo et les incertitudes quant à leur extrapolation en clinique, ne permettent pas démettre de conclusion formelle pour ce qui est de lusage régulier de libuprofène ; par ailleurs, en ce qui concerne libuprofène utilisé de façon occasionnelle, la survenue dun effet cliniquement pertinent apparaît peu probable (voir rubrique 4.5.).
Six études de prévention primaire (aspirine versus placebo) ont été effectuées chez des personnes à risque cardiovasculaire généralement faible à modéré. La méta-analyse de ces 6 études a montré une diminution significative des événements cardio-vasculaires (de l'ordre de 3 pour 1000) au prix d'une tendance à laugmentation des accidents hémorragiques graves (estimés à 2 pour 1000). Cependant, les populations des études incluses dans la méta-analyse sont trop hétérogènes pour permettre de déterminer chez quels patients l'aspirine a un rapport bénéfice risque favorable en prévention primaire.
Le bénéfice éventuel du traitement par l'aspirine en prévention primaire chez les sujets à haut risque devrait donc être mis en balance avec l'augmentation du risque hémorragique, en particulier chez le sujet âgé où ce risque hémorragique est augmenté.
Une étude randomisée (Étude CLIPS), en double aveugle, d'une durée de 2 ans, a comparé l'efficacité de l'aspirine (à la dose de 100 mg) associée à de fortes doses d'antioxydant (300 mg de vitamine E associée à 250 mg de Vitamine C et 10 mg de béta carotène) à un placebo chez des patients présentant une Artériopathie des Membres Inférieurs (AOMI) de stade III ou IV (ou pathologie artérielle périphérique). Le critère de jugement principal était l'incidence des événements vasculaires fatals et non fatals, ainsi que les ischémies des membres inférieurs. 366 patients (185 patients dans le groupe aspirine et 181 sous placebo) ont été inclus. Les résultats montrent que l'aspirine réduit significativement le risque d'accidents vasculaires de 64% (p = 0,016 ou HR = 0.35 (IC 95%: 0.15-0.82).
La méta-analyse de lAntithrombotic Trialists Collaboration de 2002 a évalué leffet dun traitement antiagrégant plaquettaire comparé à celui de labsence dun tel traitement dans 195 essais randomisés rassemblant 135 640 patients à haut risque vasculaire. Les résultats montrent sous traitement une diminution significative (p<0.0001) denviron 22% du risque dévénements vasculaires graves (infarctus du myocarde [IDM] non mortel, AVC non mortel ou décès dorigine vasculaire ou de cause inconnue) et de toutes les composantes de ce critère de jugement (p<0.0001), dans toutes les catégories de patients concernés (antécédents dIDM, IDM aigu, antécédents dAVC ou dAIT, AVC aigu, autres patients à haut risque, p<0.0001). La réduction du risque était denviron 25% dans les 188 essais (94 819 patients) réalisés en dehors de la phase aiguë de lAVC.
Une mise à jour de la méta-analyse de lATC 2002, restreinte aux essais comparant laspirine seule et comprenant l'étude CLIPS, réalisée chez des patients atteints dune AOMI, a regroupé 46 études ayant inclus 86 662 patients à haut risque vasculaire ayant une pathologie ischémique artérielle confirmée. Les résultats de cette méta-analyse confirment que laspirine apporte un bénéfice comparable à celui de lensemble des antiagrégants en termes dévénements vasculaires (environ 21%, p<0,0001), dinfarctus non mortel (environ 40%, p<0,0001), dAVC non mortel (environ 22%, p<0,0001) et de mortalité toutes causes (environ 14%, p<0,0001). Le risque de saignement majeur est augmenté significativement par laspirine denviron 87 % (p<0,0001). Dans la catégorie des patients présentant une AOMI, laspirine a réduit significativement le risque dévénement vasculaire denviron 50% (p<0,001) et dAVC non mortel denviron 74% (p=0,03). Les différences sur les autres critères de jugement nétaient pas significatives, mais étaient compatibles avec celles observées dans lensemble des patients à haut risque cardiovasculaire.
16 études randomisées de prévention des accidents vasculaires cérébraux par une thérapie anti-thrombotique ont été réalisées chez des patients ayant une fibrillation auriculaire. Les résultats de cette méta-analyse ont montré que laspirine était moins efficace que la warfarine mais néanmoins plus efficace que le placebo (réduction des accidents cérébrovasculaires de 22% pour laspirine [95 % CI, 2%-38%] contre 62 % pour la warfarine [95% CI, 48%-72%]). Le traitement par aspirine est à privilégier chez les patients à faible risque thromboembolique*, pour lesquels un traitement par antivitamine K serait non indiqué, et chez les patients ayant une contre-indication aux antivitamines K ou lorsque le risque de saignement par antivitamine K paraît excessif.
* Selon les recommandations internationales, sont à haut risque thromboembolique les patients ayant un ou plusieurs facteurs de risque suivants : antécédent daccident cérébrovasculaire, antécédent daccident ischémique transitoire ou antécédent dembolie, sténose mitrale, prothèse valvulaire ; et à faible risque thromboembolique ceux qui ne présentent aucun facteur de risque ou qui nont quun seul facteur de risque modéré tels que lâge ≥ 75 ans, lhypertension, linsuffisance cardiaque, une fraction déjection ≤ 35% et le diabète.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Durant et après absorption, lacide acétylsalicylique est transformé en acide salicylique, son principal métabolite.
En raison de lenrobage du comprimé gastro-résistant dASPIRINE PROTECT, lacide acétylsalicylique nest pas libéré dans lestomac mais dans le milieu alcalin de lintestin. La concentration maximale plasmatique de lacide acétylsalicylique, atteinte 2-7 heures après ladministration du comprimé gastro-résistant, est retardée comparativement à un comprimé à libération immédiate.
L'ingestion simultanée d'aliments conduit à une absorption retardée mais complète de l'acide acétylsalicylique. Compte tenu des propriétés pharmacocinétiques et pharmacodynamiques de lAAS, le retard d'absorption des comprimés gastro-résistants ASPIRINE PROTECT n'est pas considéré comme limitant pour obtenir une inhibition adéquate de lagrégation plaquettaire dans le traitement chronique à faible dose avec ASPIRINE PROTECT. Néanmoins, afin dassurer le bénéfice de la galénique, les comprimés gastro-résistants ASPIRINE PROTECT doivent être pris de préférence (30 minutes ou plus) avant les repas, avec un verre deau plein (voir rubrique 4.2).
Lacide acétylsalicylique et lacide salicylique sont fortement liés aux protéines plasmatiques et sont rapidement distribués dans lorganisme. Lacide salicylique passe dans le lait maternel et traverse le placenta.
Lacide acétylsalicylique est converti en son principal métabolite lacide salicylique. Le groupe acétyle de lacide acétylsalicylique commence à se fragmenter par hydrolyse lors de son passage au niveau du tractus intestinal mais la majeure partie de son métabolisme est hépatique. Ses métabolites sont lacide salicylurique, le glucuronide phénolique salicylique, le glucuronide salicylacyl, lacide gentisique et lacide gentisurique.
Lélimination de lacide salicylique est dose-dépendante, son métabolisme étant limité par la capacité enzymatique hépatique. La demi-vie délimination varie de 2 à 3 heures pour de faibles doses jusquà 15 heures pour des doses élevées. Lacide salicylique et ses métabolites sont excrétés principalement par voie rénale. Les données pharmacocinétiques disponibles de lacide acétylsalicylique nindiquent pas de différence cliniquement significative pour une posologie comprise entre 100 mg à 500 mg.
5.3. Données de sécurité préclinique
Le profil de sécurité préclinique de lacide acétylsalicylique est bien documenté.
Dans des études chez lanimal, les salicylates ont causé des atteintes rénales à doses élevées mais pas dautres lésions organiques.
La mutagénicité de lacide acétylsalicylique a été largement étudiée in vitro et in vivo. Un potentiel mutagène na pas été trouvé. Il en est de même pour les études de carcinogénicité.
Les salicylates ont montré des effets tératogènes dans des études chez lanimal et sur différentes espèces. Des troubles de limplantation, des effets embryo et foetotoxiques et des troubles de lapprentissage chez la progéniture après une exposition prénatale ont été décrits.
Amidon de maïs, poudre de cellulose.
Pelliculage : copolymère dacide méthacrylique et dacrylate déthyle 1:1, polysorbate 80, laurylsulfate de sodium, talc, citrate de triéthyle.
3 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver à une température ne dépassant pas +25°C.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
28, 30 ou 90 comprimés sous plaquettes (Polypropylène/Aluminium).
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Pas dexigences particulières.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
220, AVENUE DE LA RECHERCHE
59120 LOOS
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 343 000 8 0 : 28 comprimés sous plaquettes (Polypropylène/Aluminium)
· 34009 343 001 4 1 : 30 comprimés sous plaquettes (Polypropylène/Aluminium)
· 34009 343 002 0 2 : 90 comprimés sous plaquettes (Polypropylène/Aluminium)
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Médicament non soumis à prescription médicale.
Médicaments liés cités dans ce texte
- ANAGRELIDE ARROW 0,5 mg, gélule
- CLOPIDOGREL ACCORD 75 mg, comprimé pelliculé
- ADANCOR 10 mg, comprimé sécable
- TICLID 250 mg, comprimé pelliculé
- SANTURIL 500 mg, comprimé sécable
- ADVIL 200 mg, comprimé enrobé
- ALEVETABS 220 mg, comprimé pelliculé
- EPOPROSTENOL INTSEL CHIMOS 0,5 mg, poudre et solvant pour solution injectable
- ILOMEDINE 0,1 mg/1 ml, solution à diluer pour perfusion
- PRASUGREL ARROW 10 mg, comprimé pelliculé sécable
- CALCIPARINE 5 000 UI/0,2 ml, solution injectable en seringue préremplie (sous cutanée)
- IMETH 10 mg, comprimé sécable
- COLOFOAM, mousse rectale
- COUMADINE 2 mg, comprimé sécable
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