ZOFENILDUO 30 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé
CIS 66298483
Informations à jour au 24 janvier 2022.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 24/01/2022
ZOFENILDUO 30 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Zofénopril calcique .......................................................................................................... 30,00 mg
Hydrochlorothiazide ......................................................................................................... 12,50 mg
Pour un comprimé pelliculé.
Excipient à effet notoire : chaque comprimé pelliculé contient 56.20 mg de lactose monohydraté.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Comprimé rouge pâle, rond, légèrement biconvexe de 9 mm, portant une barre de cassure sur une des faces.
La barre de cassure permet seulement de faciliter la prise du comprimé, elle ne le divise pas en doses égales.
4.1. Indications thérapeutiques
Traitement de lhypertension essentielle légère à modérée.
Cette association à dose fixe est indiquée chez les patients dont la pression artérielle nest pas suffisamment contrôlée avec le Zofénopril seul.
4.2. Posologie et mode d'administration
Adultes
Il est recommandé, avant de passer à lassociation à dose fixe, daugmenter progressivement les doses des deux composants individuellement (cest à dire le zofénopril et lhydrochlorothiazide).
Si cela savère utile dun point de vue clinique, il pourra être envisagé de passer directement dun traitement en monothérapie à lassociation fixe.
Patients ne présentant pas de déplétion hydrosodée
La posologie habituelle efficace est de un comprimé par jour.
Patients susceptibles davoir une déplétion hydrosodée
Lemploi de ZOFENILDUO 30 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé nest pas recommandé.
Sujets âgés (au-dessus de 65 ans)
Chez le sujet âgé présentant une clairance de la créatinine normale, aucune adaptation posologique nest nécessaire.
Chez le sujet âgé présentant une clairance de la créatinine réduite (inférieure à 45 mL/min), lemploi de ZOFENILDUO 30 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé nest pas recommandé.
La clairance de la créatinine peut être calculée à partir des taux de la créatinine sérique à laide de la formule de Cockroft-Gault :
ClCr (mL/min) = [(140-age) * poids (Kg)]
72 * Cr sérique (mg/dL)
La méthode de calcul indiquée ci-dessus permet de calculer la clairance de la créatinine chez lhomme. Chez la femme, la valeur obtenue doit être multipliée par 0,85.
Population pédiatrique
La sécurité et lefficacité de ZOFENILDUO 30 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé nont pas été évaluées chez les enfants et les adolescents de moins de 18 ans.
En conséquence, son emploi nest pas recommandé.
Insuffisance rénale et dialyse
Les patients hypertendus, présentant une insuffisance rénale légère (clairance de la créatinine > 45 mL/min), pourront être traités avec la même posologie. Le schéma dadministration quotidien en une prise par jour pourra être conservé.
Chez les patients présentant une insuffisance rénale modérée à sévère (clairance de la créatinine < 45 mL/min), son emploi nest pas recommandé (voir rubrique 4.4).
Chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30 mL/min) ZOFENILDUO 30 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé est contre-indiqué (voir rubrique 4.3).
Chez les patients hypertendus sous dialyse, lutilisation de ZOFENILDUO 30 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé nest pas recommandée.
Insuffisance hépatique
Chez les patients hypertendus présentant une insuffisance hépatique légère à modérée, chez lesquels la dose de 30 mg de Zofénopril seul a été atteinte, le même schéma posologique que celui utilisé chez des patients présentant une fonction hépatique normale, peut être utilisé.
ZOFENILDUO 30 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé est contre-indiqué chez les patients hypertendus présentant une insuffisance hépatique sévère.
Mode dadministration
ZOFENILDUO 30 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé doit être utilisé à raison dune seule prise par jour au moment ou en dehors des repas.
En cas de difficulté à avaler des comprimés, les comprimés pourront être fractionnés en deux et chaque moitié avalée lune après lautre au moment prescrit.
· Deuxième et troisième trimestres de la grossesse (voir rubriques 4.4 et 4.6).
· Hypersensibilité au zofénopril ou à tout autre IEC.
· Hypersensibilité à lhydrochlorothiazide ou à tout autre sulfamide.
· Hypersensibilité à lun des excipients mentionnés dans la rubrique 6.1.
· Antécédent ddème de Quincke associé à la prise dun traitement par un IEC.
· Utilisation concomitante avec un traitement par sacubitril/valsartan. Le traitement par ZOFENILDUO 30 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé ne doit pas être débuté moins de 36 heures après la dernière dose de sacubitril/valsartan (voir également rubriques 4.4 et 4.5).
· dème angioneurotique héréditaire/idiopathique.
· Atteinte hépatique sévère.
· Atteinte rénale sévère (clairance de la créatinine < 30 mL/min).
· Sténose bilatérale de lartère rénale ou sténose unilatérale de lartère rénale en cas de rein unique.
· Lassociation de ZOFENILDUO à des médicaments contenant de laliskiren est contre-indiquée chez les patients présentant un diabète ou une insuffisance rénale (DFG [débit de filtration glomérulaire] < 60 ml/min/1,73 m2) (voir rubriques 4.5 et 5.1).
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Hypotension :
Comme avec les autres IEC et diurétiques, ZOFENILDUO peut provoquer une chute importante de la pression artérielle, notamment après la première dose, même si la survenue d'une hypotension symptomatique est rare chez les patients atteints d'hypertension non compliquée.
Elle est davantage susceptible de se produire dans les cas suivants : chez des patients ayant présenté une déplétion hydrosodée lors dun traitement par des diurétiques, régime hyposodé, dialyse, diarrhée ou vomissements, ou chez des patients ayant une hypertension sévère rénine-dépendante (voir rubrique 4.5 et rubrique 4.8).
En cas d'insuffisance cardiaque, accompagnée ou non d'insuffisance rénale, des cas d'hypotension symptomatique ont été observés. Ils sont plus fréquents en cas d'insuffisance cardiaque sévère lié à l'utilisation de fortes doses de diurétiques de l'anse, à la présence d'hyponatrémie ou d'insuffisance rénale fonctionnelle.
Chez les patients présentant un risque accru d'hypotension symptomatique, le traitement devra être débuté sous contrôle médical, de préférence en milieu hospitalier, avec des doses faibles et une adaptation posologique prudente. Le traitement diurétique devra, si possible, être temporairement interrompu lors de l'instauration du traitement par ZOFENILDUO.
Cette recommandation vaut également pour les patients souffrant dangine de poitrine ou de pathologies vasculaires cérébrales chez lesquels une chute excessive de la pression artérielle peut déclencher un infarctus du myocarde ou un accident vasculaire cérébral.
Si une hypotension survient, le patient doit être allongé sur le dos. Une correction de la déplétion volémique avec un soluté isotonique de chlorure de sodium par voie intraveineuse peut savérer nécessaire. Une hypotension survenant dès linstauration du traitement (première dose) nexclut pas une adaptation posologique ultérieure, à doses progressives, effectuée prudemment avec chacun des principes actifs du médicament, une fois que lincident a été traité.
Hypertension rénovasculaire :
Chez les patients souffrant dune sténose bilatérale de lartère rénale ou de sténose de lartère rénale en cas de rein unique, il existe un risque accru dhypotension sévère et dinsuffisance rénale lors dun traitement avec des IEC. Le traitement concomitant avec des diurétiques peut être un facteur aggravant. Linsuffisance rénale peut survenir même si les valeurs de la créatinine sont très peu modifiées et ce, même chez des patients souffrant de sténose unilatérale de lartère rénale.
Chez ces patients, le traitement devra être instauré sous surveillance médicale étroite, avec des doses faibles, une titration prudente et un suivi de la fonction rénale.
Insuffisance rénale :
Une surveillance étroite de la fonction rénale au cours du traitement sera effectuée, si elle savère nécessaire. Une insuffisance rénale liée aux IEC a été observée, principalement chez les patients souffrant dinsuffisance cardiaque sévère ou de pathologies rénales sous-jacentes y compris une sténose de lartère rénale. Chez quelques patients chez lesquels aucune pathologie rénale nétait préalablement connue, une augmentation des concentrations plasmatiques durée et de créatinine ont été observées, particulièrement lors de ladministration concomitante de diurétiques. Une diminution de la posologie de chacun des principes actifs peut savérer nécessaire. Il est recommandé de surveiller attentivement la fonction rénale pendant les premières semaines du traitement.
Dialyse :
Chez les patients traités par les IEC et qui sont dialysés avec des membranes de haute perméabilité en polyacrylonitrile (par exemple AN 69), des réactions anaphylactoïdes telles que gonflement facial, bouffées vasomotrices, hypotension et dyspnée peuvent survenir quelques minutes après le début de lhémodialyse. Il est recommandé dutiliser une autre membrane de dialyse ou un autre hypotenseur.
Lefficacité et la tolérance du zofénopril dans linfarctus du myocarde chez des patients hémodialysés na pas été établie. Par conséquent, le zofénopril ne devra pas être utilisé chez ces patients.
Aphérèse de LDL :
Les patients traités avec des IEC et soumis à une aphérèse de LDL avec du dextran sulfate peuvent réagir en développant des réactions anaphylactoïdes similaires à celles des patients sous hémodialyse utilisant des membranes de haute perméabilité (voir ci-dessus). Chez ces patients, il est recommandé dutiliser un antihypertenseur dune autre classe.
Réactions anaphylactiques au cours dune désensibilisation ou après une piqûre dinsecte :
Dans de rares cas, des réactions anaphylactoïdes mettant en jeu le pronostic vital peuvent survenir chez des patients traités avec un IEC lors dun traitement de désensibilisation (par exemple venin d'hyménoptère) ou après une piqûre dinsecte. Chez ces mêmes patients, ces réactions ont été évitées lorsque les IEC ont été arrêtés temporairement mais elles sont réapparues en cas de ré-administration accidentelle de ces médicaments.
La prudence simpose donc chez des patients traités par un IEC et soumis à ce type de traitement de désensibilisation.
Transplantation rénale :
Il nexiste pas de données concernant lutilisation de ZOFENILDUO 30 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé chez des patients ayant subi une transplantation rénale récente. Son utilisation chez les transplantés rénaux nest donc pas recommandée.
Aldostéronisme primaire :
Les patients atteints daldostéronisme primaire ne répondent habituellement pas à un traitement par des antihypertenseurs agissant via le système rénine-angiotensine. Lutilisation de ZOFENILDUO 30 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé nest donc pas recommandée.
Hypersensibilité/Angio-oedème :
Sous traitement avec les IEC, en particulier au cours des premières semaines de traitement, un angio-oedème du visage, des membres, des lèvres, des muqueuses, de la langue, de la glotte et/ou du larynx peut survenir. Dans de rares cas cependant, des angio-oedèmes sévères peuvent survenir après un traitement à long terme avec un inhibiteur de lenzyme de conversion de langiotensine. Le traitement par les IEC doit être immédiatement interrompu et remplacé par un antihypertenseur appartenant à une autre classe pharmacologique.
Un angio-oedème de la langue, de la glotte ou du larynx peut être mortel. Le traitement durgence doit au moins comprendre ladministration immédiate par voie sous-cutanée dune solution dadrénaline à 1/1000 (0,3 à 0,5 mL) ou ladministration intraveineuse lente dadrénaline à 1 mg/mL (à diluer selon les instructions) sous surveillance ECG et de la pression artérielle. Le patient doit être hospitalisé et placé en observation pendant au moins 12 à 24 heures et il ne doit pas sortir de lhôpital avant la disparition complète des symptômes.
Même en cas de gonflement isolé de la langue sans détresse respiratoire, les patients peuvent devoir être placés en observation car le traitement par antihistaminiques et corticoïdes peut ne pas être suffisant.
Les inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine sont responsables d'un taux plus élevé d'angio-dèmes chez les patients noirs que chez les autres.
Les patients avec un antécédent d'angio-dème non lié à un traitement par des IEC peuvent présenter un risque accru d'angio-dème lorsqu'ils reçoivent un traitement par des IEC (voir rubrique 4.3).
Lutilisation concomitante dIEC avec lassociation sacubitril/valsartan est contre-indiquée en raison du risque accru dangio-oedème. Le traitement par sacubitril/valsartan ne doit pas être débuté moins de 36 heures après la dernière dose de ZOFENILDUO. Le traitement par ZOFENILDUO ne doit pas être débuté moins de 36 heures après la dernière dose de sacubitril/valsartan (voir rubriques 4.3 et 4.5).
Lutilisation concomitante dIEC avec le racécadotril, les inhibiteurs de mTOR (p. ex. sirolimus, évérolimus, temsirolimus) et la vildagliptine peut entraîner un risque accru dangio-oedème (p. ex. gonflement des voies aériennes ou de la langue, avec ou sans atteinte respiratoire) (voir rubrique 4.5). Il convient de faire preuve de prudence lors de la mise en route dun traitement par racécadotril, inhibiteurs de mTOR (p. ex. sirolimus, évérolimus, temsirolimus) et vildagliptine chez un patient prenant déjà un IEC.
Toux :
Pendant le traitement avec des IEC, une toux sèche non productive peut survenir. Elle disparaît après larrêt du traitement. La toux induite par les IEC doit être prise en compte lors de l'établissement d'un diagnostic différentiel de toux.
Insuffisance hépatique :
Dans de rares cas, les IEC ont été associés à un syndrome qui débute par un ictère cholestatique et qui évolue jusquà la nécrose hépatique fulminante et parfois la mort. Le mécanisme sous-jacent à ce syndrome nest pas connu. Les patients recevant des IEC et développant un ictère ou une élévation marquée des enzymes hépatiques devront interrompre ce traitement et être suivis en conséquence.
Kaliémie :
Les IEC peuvent provoquer une hyperkaliémie car ils inhibent la libération daldostérone. Cet effet nest généralement pas significatif chez les patients dont la fonction rénale est normale. Cependant, chez les patients ayant une fonction rénale altérée et/ou prenant des suppléments potassiques (y compris des substituts de sel), des diurétiques épargneurs de potassium, de lhéparine, du triméthoprime ou du cotrimoxazole (association triméthoprime/sulfaméthoxazole) et en particulier des antagonistes de laldostérone ou des antagonistes des récepteurs de langiotensine II, une hyperkaliémie peut survenir. Les diurétiques épargneurs de potassium et les antagonistes des récepteurs de langiotensine II doivent être utilisés avec précaution chez les patients recevant des IEC, et la kaliémie et la fonction rénale doivent être surveillées (voir rubrique 4.5).
Double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA) :
Il est établi que lassociation dinhibiteurs de lenzyme de conversion (IEC), dantagonistes des récepteurs de langiotensine-II (ARA II) ou daliskiren augmente le risque dhypotension, dhyperkaliémie et daltération de la fonction rénale (incluant le risque dinsuffisance rénale aiguë). En conséquence, le double blocage du SRAA par lassociation dIEC, dARA II ou daliskiren nest pas recommandé (voir rubriques 4.5 et 5.1).
Néanmoins, si une telle association est considérée comme absolument nécessaire, elle ne pourra se faire que sous la surveillance dun spécialiste et avec un contrôle étroit et fréquent de la fonction rénale, de lionogramme sanguin et de la pression artérielle.
Les IEC et les ARA II ne doivent pas être associés chez les patients atteints dune néphropathie diabétique.
Chirurgie/Anesthésie :
Au cours dopérations importantes ou au cours dune anesthésie, les IEC peuvent entraîner une hypotension voire un choc hypotensif car ils peuvent bloquer la formation d'angiotensine II secondaire à la libération compensatoire de rénine. Si larrêt préalable de lIEC nest pas possible, les volumes intravasculaires et plasmatiques devront être étroitement surveillés.
Sténose des valves aortique et mitrale/cardiomyopathie hypertrophique :
Les IEC doivent être utilisés avec prudence chez les patients présentant une sténose de la valve mitrale et des obstacles sur la voie déjection du ventricule gauche. Les IEC doivent être évités en cas de choc cardiogénique et dobstruction hémodynamiquement significative.
Neutropénie/Agranulocytose :
Neutropénies/agranulocytoses, thrombopénies et anémies ont été rapportées chez des patients recevant des IEC. Le risque de développer une neutropénie semble lié à la posologie et dépendant de létat clinique du patient. Il est rarement observé chez des patients ne présentant pas de complications, mais peut survenir chez des patients souffrant de troubles de la fonction rénale, en particulier lorsque sont associés des troubles vasculaires collagèniques tels que lupus érythémateux disséminé, sclérodermie, et des traitements par des immunosuppresseurs, lallopurinol ou le procaïnamide ou en cas dassociation de ces facteurs aggravants. Certains de ces patients ont développé des affections graves qui, dans quelques cas, nont pas répondu à un traitement intensif par des antibiotiques.
Si le zofénopril est utilisé chez ce type de patients, il est conseillé deffectuer une numération des globules blancs et de la formule leucocytaire avant le début du traitement, puis toutes les 2 semaines au cours des trois premiers mois de traitement avec le zofénopril et périodiquement par la suite. Pendant le traitement, les patients devront être informés de la nécessité de rapporter tout signe dinfection (par ex. maux de gorge, fièvre) et une numération de la formule leucocytaire doit être effectuée. Le zofénopril et les autres médicaments concomitants (voir rubrique 4.5) devront être arrêtés en cas de neutropénie suspectée ou avérée (neutrophiles inférieurs à 1000/mm3). Elle est réversible à larrêt de lIEC.
Psoriasis :
Les IEC doivent être utilisés avec précaution chez les patients souffrant de psoriasis.
Protéinurie :
Elle peut survenir en particulier chez les patients présentant une insuffisance rénale ou lorsque les IEC sont utilisés à des doses relativement élevées. Chez les patients présentant des antécédents daffection rénale, une évaluation des protéines doit être effectuée (bandelettes réactives sur la première urine du matin) avant le traitement puis périodiquement.
Patients diabétiques :
La glycémie doit être étroitement surveillée chez les patients diabétiques traités antérieurement avec des antidiabétiques oraux ou par linsuline au cours du premier mois de traitement avec un IEC (voir rubrique 4.5).
Lithium :
L'association du lithium et de ZOFENILDUO est généralement déconseillée (voir rubrique 4.5).
Différences ethniques :
Comme les autres inhibiteurs de lenzyme de conversion de langiotensine, le zofénopril peut avoir une moindre action antihypertensive chez les patients noirs que chez les autres.
Les inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine sont responsables d'un taux plus élevé d'angio-dèmes chez les patients noirs que chez les autres.
Grossesse :
Les IEC ne doivent pas être débutés au cours de la grossesse. A moins que le traitement par IEC ne soit considéré comme essentiel, il est recommandé de modifier le traitement antihypertenseur chez les patientes qui envisagent une grossesse pour un médicament ayant un profil de sécurité établi pendant la grossesse. En cas de diagnostic de grossesse, le traitement par IEC doit être arrêté immédiatement et si nécessaire un traitement alternatif sera débuté (voir rubriques 4.3 et 4.6).
HYDROCHLOROTHIAZIDE
Insuffisance rénale :
Chez les patients présentant des affections rénales, les diurétiques thiazidiques peuvent provoquer une augmentation de lurémie. Les effets cumulés de ce principe actif peuvent survenir chez des patients présentant une insuffisance rénale. En cas de survenue dune insuffisance rénale évolutive, révélée par une augmentation de lurémie, il conviendra de réévaluer le bien fondé du traitement, en envisageant un arrêt du diurétique.
Insuffisance hépatique :
Les diurétiques thiazidiques doivent être utilisés avec précaution chez les patients présentant une insuffisance hépatique ou une hépatopathie évolutive, étant donné que des modifications mineures de léquilibre hydro-électrolytique peuvent précipiter le coma hépatique.
Effets métaboliques et endocriniens :
Un traitement avec des diurétiques thiazidiques est susceptible de diminuer la tolérance au glucose. Il peut être nécessaire dadapter la posologie de linsuline et des antidiabétiques oraux (voir rubrique 4.5). Un diabète sucré latent peut se révéler lors dun traitement par des diurétiques thiazidiques.
Des augmentations des taux du cholestérol et des triglycérides ont été associées à un traitement avec des diurétiques thiazidiques. Un traitement par des diurétiques thiazidiques peut précipiter une hyperuricémie et/ou une goutte chez certains patients.
Déséquilibre électrolytique :
Comme chez tout patient recevant un traitement par des diurétiques, il convient deffectuer un dosage des électrolytes sériques à intervalles appropriés.
Les diurétiques thiazidiques, y compris lhydrochlorothiazide peuvent entraîner des déséquilibres hydro-électrolytiques (hypokaliémie, hyponatrémie et alcalose hypochlorémique). Les signes dalerte dun déséquilibre hydro-électrolytique sont les suivants: sécheresse de la bouche, soif, faiblesse, léthargie, somnolence, agitation, douleurs musculaires ou crampes, fatigue musculaire, hypotension, oligurie, tachycardie et troubles gastro-intestinaux à type de nausées ou vomissements.
Bien quune hypokaliémie puisse survenir au cours dun traitement avec des diurétiques thiazidiques, le traitement simultané avec le zofénopril peut diminuer lhypokaliémie induite par le diurétique. Le risque dhypokaliémie est plus important chez les patients souffrant dune cirrhose du foie, chez les patients présentant une diurèse importante, chez ceux ayant pris par voie orale une quantité insuffisante délectrolytes et chez les patients traités simultanément par des corticoïdes ou de lACTH (voir rubrique 4.5).
Une hyponatrémie de dilution peut survenir chez des patients présentant un dème par temps chaud. La déplétion chlorée est habituellement légère et ne nécessite pas de traitement.
Les diurétiques thiazidiques peuvent diminuer lexcrétion urinaire du calcium et entraîner une légère élévation transitoire de la calcémie, en labsence de troubles connus du métabolisme calcique. Une hypercalcémie importante peut révéler une hyperparathyroïdie sous-jacente. Le traitement par diurétiques thiazidiques doit être interrompu avant deffectuer les tests dexploration de la fonction parathyroïdienne.
Il a été démontré que les diurétiques thiazidiques augmentent lexcrétion urinaire du magnésium, pouvant conduire à une hypomagnésémie.
Lupus érythémateux :
Une exacerbation ou activation dun lupus érythémateux disséminé a été rapportée lors dun traitement avec des diurétiques thiazidiques.
Cancer de la peau non mélanome :
Un risque accru de cancer de la peau non mélanome (CPNM) [carcinome basocellulaire (CB) et carcinome épidermoïde (CE)] avec une augmentation de la dose cumulative d'exposition à l'hydrochlorothiazide (HCTZ) a été observé dans deux études épidémiologiques issues du registre danois des cancers. Les actions photosensibilisantes de lHCTZ pourraient constituer un mécanisme possible du CPNM.
Les patients prenant de lHCTZ doivent être informés du risque de CPNM et être invités à vérifier régulièrement leur peau pour détecter toute nouvelle lésion et à signaler rapidement toute lésion cutanée suspecte. Des mesures préventives possibles telles qu'une exposition limitée au soleil et aux rayons UV et, en cas d'exposition, une protection adéquate devraient être conseillées aux patients afin de minimiser le risque de cancer de la peau. Les lésions cutanées suspectes doivent être examinées rapidement, y compris éventuellement par un examen histologique des biopsies. L'utilisation dHCTZ peut également devoir être reconsidérée chez les patients ayant déjà présenté un CPNM (voir aussi rubrique 4.8).
Épanchement choroïdien, myopie aiguë et glaucome aigu secondaire à angle fermé:
Les sulfonamides ou leurs dérivés peuvent provoquer une réaction idiosyncratique qui peut conduire à un épanchement choroïdien avec anomalie du champ visuel, à une myopie transitoire et à un glaucome aigu à angle fermé. Les symptômes comprennent une diminution aiguë de l'acuité visuelle ou des douleurs oculaires et surviennent typiquement dans les heures ou les semaines qui suivent la prise du médicament. Un glaucome aigu à angle fermé non traité peut entraîner une perte permanente de la vision. Le traitement principal consiste à arrêter la prise médicamenteuse aussi vite que possible. Il peut être nécessaire d'envisager des traitements médicaux ou chirurgicaux urgents si la pression intraoculaire reste incontrôlée. Les facteurs de risque de développement d'un glaucome aigu à angle fermé peuvent inclure des antécédents d'allergies aux sulfonamides ou à la pénicilline.
Toxicité respiratoire aiguë
De très rares cas graves de toxicité respiratoire aiguë, notamment de syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA), ont été rapportés après la prise dhydrochlorothiazide. Loedème pulmonaire se développe généralement quelques minutes à quelques heures après la prise dhydrochlorothiazide. Au début, les symptômes comportent dyspnée, fièvre, détérioration pulmonaire et hypotension. Si un diagnostic de SDRA est suspecté, ZOFENILDUO 30 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé doit être retiré et un traitement approprié doit être administré. Lhydrochlorothiazide ne doit pas être administré à des patients ayant déjà présenté un SDRA à la suite dune prise dhydrochlorothiazide.
Tests anti-dopage :
Lhydrochlorothiazide contenu dans ce médicament pourrait conduire à des résultats positifs lors de tests anti-dopage.
Autres :
Des réactions dhypersensibilité peuvent survenir chez des patients présentant ou non des antécédents dallergie ou dasthme bronchique.
Des cas de réactions de photosensibilité ont été rapportés avec des diurétiques thiazidiques (voir rubrique 4.8). Si une réaction de photosensibilité se produit au cours du traitement, il est recommandé d'arrêter celui-ci. Si la réintroduction du diurétique est jugée nécessaire, il est recommandé de protéger les zones exposées au soleil ou aux UVA artificiels.
ASSOCIATION ZOFENOPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE
Outre les mises en garde propres à chacun des produits, il conviendra de tenir compte des mises en garde suivantes :
Grossesse :
ZOFENILDUO 30 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé nest pas recommandé au cours du premier trimestre de la grossesse (voir rubrique 4.6).
Insuffisance rénale :
Compte tenu de leffet du zofénopril et de lhydrochlorothiazide chez les patients présentant une insuffisance rénale, ZOFENILDUO 30 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé ne doit pas être administré à des patients présentant une insuffisance rénale modérée à sévère (clairance de la créatinine < 45 mL/min).
Risque dhypokaliémie :
Lassociation dun IEC et dun diurétique thiazidique ne permet pas dexclure la survenue dune hypokaliémie. Il convient deffectuer une surveillance régulière de la kaliémie.
Intolérance au galactose, déficit en lactase de Lapp, syndrome de malabsorption du glucose et du galactose :
Ce produit contient du lactose. Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
+ Médicaments augmentant le risque dangio-dème.
Lutilisation concomitante dIEC avec lassociation sacubitril/valsartan est contre-indiquée en raison du risque accru dangio-dème (voir rubriques 4.3 et 4.4).
Lutilisation concomitante dIEC avec le racécadotril, les inhibiteurs de mTOR (p. ex. sirolimus, évérolimus, temsirolimus) et la vildagliptine peut entraîner un risque accru dangio-oedème (voir rubrique 4.4).
+ Diurétiques épargneurs de potassium, suppléments potassiques, substituts de sel contenant du potassium ou autres substances augmentant la kaliémie
Bien que la kaliémie demeure habituellement dans les limites de la normale, une hyperkaliémie peut survenir chez certains patients traités par zofenopril. Les diurétiques épargneurs de potassium (p. ex. spironolactone, triamtérène ou amiloride), les suppléments potassiques ou les substituts de sel contenant du potassium peuvent entraîner des augmentations significatives de la kaliémie. Il convient également de faire preuve de prudence lors de ladministration de zofenopril avec dautres médicaments hyperkaliémiants, tels que le triméthoprime et le cotrimoxazole (triméthoprime/sulfaméthoxazole) car le triméthoprime agit comme un diurétique épargneur de potassium tel que lamiloride. Par conséquent, lassociation du zofenopril avec les médicaments susmentionnés nest pas recommandée. Si une utilisation concomitante est indiquée, elle doit se faire avec précaution et être accompagnée dune surveillance fréquente de la kaliémie.
+ Inhibiteurs de lenzyme de conversion, antagonistes des récepteurs de langiotensine II ou aliskiren
Les données issues des essais cliniques ont montré que le double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA) par lutilisation concomitante dinhibiteurs de lenzyme de conversion, dantagonistes des récepteurs de langiotensine II ou daliskiren est associé à une fréquence plus élevée dévénements indésirables tels que lhypotension, lhyperkaliémie et laltération de la fonction rénale (incluant linsuffisance rénale aiguë) en comparaison à lutilisation dun seul médicament agissant sur le SRAA (voir rubriques 4.3, 4.4 et 5.1).
Associations faisant l'objet de précautions demploi
+ Diurétiques (thiazidiques ou diurétiques de lanse)
Un traitement antérieur avec des diurétiques à fortes doses peut entraîner une déplétion volémique et un risque dhypotension lors de linitiation du traitement avec le zofénopril (voir rubrique 4.4). Les effets hypotenseurs peuvent être diminués par larrêt du diurétique, par laugmentation de labsorption de liquides ou de sels ou en instaurant un traitement à une faible dose de zofénopril.
+ Anesthésiques
Les IEC peuvent augmenter les effets hypotenseurs de certains anesthésiques.
+ Narcotiques/Antidépresseurs tricycliques/Antipsychotiques/Barbituriques
Une hypotension orthostatique peut survenir.
+ Autres agents antihypertenseurs (par exemple : béta-bloquants, alpha-bloquants, antagonistes calciques)
Il peut survenir des effets hypotenseurs ou une potentialisation de leurs effets. Un traitement concomitant avec de la trinitrine et dautres dérivés nitrés, ou autres vasodilatateurs, doit être administré avec prudence.
La cimétidine peut augmenter le risque deffet hypotenseur.
Une hyperkaliémie peut survenir lors de lutilisation concomitante dIEC avec de la ciclosporine. Une surveillance de la kaliémie est recommandée.
+ Héparine
Une hyperkaliémie peut survenir lors de lutilisation concomitante dIEC avec de lhéparine. Une surveillance de la kaliémie est recommandée.
+ Allopurinol, procaïnamide, corticostéroïdes systémiques, cytostatiques ou immunosuppresseurs
Risque accru de réactions dhypersensibilité lors de lutilisation simultanée dIEC. Les données provenant dautres IEC montrent un risque accru de leucopénie lors dune utilisation simultanée.
+ Antidiabétiques
Dans de rares cas, les IEC peuvent potentialiser les effets hypoglycémiants de linsuline et des antidiabétiques oraux tels que les sulfonylurées chez les diabétiques. Dans ce cas, il peut être nécessaire de diminuer la dose de lantidiabétique lors du traitement simultané avec les IEC.
+ Hémodialyse utilisant des membranes de haute perméabilité
Risque accru de réactions anaphylactoïdes en cas dutilisation simultanée dIEC.
+ Sympathomimétiques
Ils peuvent diminuer les effets antihypertenseurs des IEC; les patients devront être surveillés attentivement afin de sassurer que leffet souhaité a été atteint.
+ Anti-acides
Ils diminuent la biodisponibilité des IEC.
+ Prise de nourriture
Elle peut diminuer la vitesse dabsorption mais pas limportance de labsorption du zofénopril.
+ Sels d'or
Des réactions nitritoïdes (symptômes de vasodilatation incluant bouffées vasomotrices, nausées, étourdissements et hypotension, qui peuvent être très sévères) suivant une injection de sels d'or (par exemple l'aurothiomalate de sodium) ont été rapportées plus fréquemment chez les patients recevant un traitement par IEC.
Informations supplémentaires
Enzymes du CYP : il nexiste pas de données cliniques directes sur linteraction du zofénopril avec dautres principes actifs qui sont métabolisés par les enzymes du CYP. Cependant, des études métaboliques in vitro conduites avec le zofénopril ont montré labsence dinteractions potentielles avec des principes actifs qui sont métabolisés par les enzymes du CYP.
Associations faisant l'objet de précautions demploi
+ Résines de cholestyramine et de colestipol
Labsorption de lhydrochlorothiazide est altérée en présence de résines échangeuses danions. Des doses uniques soit de résines de cholestyramine ou de colestipol se fixent à lhydrochlorothiazide et diminuent son absorption au niveau du tractus gastro-intestinal de respectivement 85% et 43%.
Les sulfamides diurétiques doivent être pris au moins une heure avant ou 4 à 6 heures après ces médicaments.
+ Corticoïdes, ACTH, amphotéricine B (voie parentérale), carbénoxolone, laxatifs stimulants
Il peut survenir une déplétion électrolytique en particulier une hypokaliémie lors de ladministration simultanée avec lhydrochlorothiazide.
+ Sels de calcium
Une augmentation de la calcémie en raison dune diminution de lexcrétion peut survenir lors dune administration simultanée avec des diurétiques thiazidiques.
+ Glucosides cardiotoniques
Une hypokaliémie ou une hypomagnésémie induite par des diurétiques thiazidiques favorisent la survenue darythmie cardiaque induite par les digitaliques.
+ Médicaments donnant des torsades de pointes
En raison du risque de survenue dune hypokaliémie, des précautions simposent lors de ladministration simultanée dhydrochlorothiazide et de médicaments donnant des torsades de pointes, comme par exemple certains antiarythmiques, certains antipsychotiques et dautres médicaments connus pour induire des torsades de pointes.
+ Amines pressives (par ex. adrénaline)
Diminution possible de la réponse aux amines pressives mais qui nest pas suffisante pour en exclure leur emploi avec lhydrochlorothiazide.
+ Myorelaxants du muscle squelettique, non-dépolarisants (par ex. tubocurarine)
Possible augmentation de la réactivité au myorelaxant lors dune utilisation avec lhydrochlorothiazide.
Les diurétiques thiazidiques peuvent augmenter le risque de survenue des effets indésirables causés par lamantadine.
+ Médicaments utilisés dans le traitement de la goutte (probénécide, sulfinpyrazone, allopurinol)
Une adaptation de la posologie des médicaments uricosuriques peut savérer nécessaire car lhydrocholorothiazide peut augmenter les taux sériques dacide urique. Laugmentation de la posologie du probénécide ou de la sulfinpyrazone peut être nécessaire. Ladministration simultanée de diurétiques thiazidiques peut augmenter lincidence des réactions dhypersensibilité à lallopurinol.
Informations supplémentaires
Interactions avec les paramètres biologiques : en raison de leurs effets sur le métabolisme calcique, les diurétiques thiazidiques peuvent interférer avec les tests dexploration de la fonction parathyroïdienne.
ASSOCIATION ZOFENOPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE
Outre les interactions liées à chacun des composants actifs seuls, les précautions suivantes doivent être respectées :
Associations déconseillées
+ Lithium
Ladministration simultanée de diurétiques thiazidiques peut entraîner une augmentation du risque dintoxication au lithium et augmenter le risque dintoxication au lithium déjà présent avec les IEC.
Par conséquent, la prise simultanée de ZOFENILDUO 30 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé et de lithium nest pas recommandée; si une telle association est nécessaire, une surveillance attentive de la lithémie simpose.
+ Biochimie
Les diurétiques thiazidiques peuvent diminuer les taux sanguins diode lié aux protéines sans apparition de signes de dysfonctionnement thyroïdien.
Associations faisant l'objet de précautions demploi
+ Anti-inflammatoires non stéroïdiens (y compris lacide acétylsalicylique ³ 3g/jour)
Ladministration danti-inflammatoires non stéroïdiens peut entraîner une diminution des effets antihypertenseurs des IEC et des diurétiques. En outre, il a été rapporté que les AINS et les IEC exercent un effet additif sur laugmentation de la kaliémie alors que la fonction rénale peut diminuer. Ces effets sont en principe réversibles et surviennent en particulier chez des patients présentant une altération de la fonction rénale. Dans de rares cas, une insuffisance rénale aiguë peut survenir, en particulier chez des patients ayant une fonction rénale compromise comme les sujets âgés ou déshydratés.
+ Alcool
Lalcool augmente leffet hypotenseur des IEC et de lhydrochlorothiazide.
+ Triméthoprime
Ladministration simultanée dIEC et de diurétiques thiazidiques avec le triméthoprime augmente les risques dhypercalcémie.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Zofénopril et hydrochlorothiazide
Compte tenu des effets de chacun des composants de cette association sur la grossesse, l'utilisation de ZOFENILDUO 30 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé est déconseillée pendant le 1er trimestre de la grossesse (voir rubrique 4.4). L'utilisation de ZOFENILDUO 30 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé est contre-indiquée aux 2e et 3e trimestres de la grossesse (voir rubriques 4.3 et 4.4).
Zofénopril
L'utilisation d'IEC est déconseillée pendant le 1er trimestre de la grossesse (voir rubrique 4.4). L'utilisation des IEC est contre-indiquée aux 2e et 3e trimestres de la grossesse (voir rubriques 4.3 et 4.4).
Les données épidémiologiques disponibles concernant le risque de malformation après exposition à des IEC au 1er trimestre de la grossesse ne permettent pas de conclure. Cependant, une petite augmentation du risque de malformation congénitale ne peut être exclue. A moins que le traitement par IEC ne soit considéré comme essentiel, il est recommandé de modifier le traitement antihypertenseur chez les patientes qui envisagent une grossesse pour un médicament ayant un profil de sécurité établi pendant la grossesse. En cas de diagnostic de grossesse, le traitement par IEC doit être arrêté immédiatement et si nécessaire un traitement alternatif sera débuté.
L'exposition aux IEC au cours des 2e et 3e trimestres de la grossesse est connue pour entraîner une ftotoxicité (diminution de la fonction rénale, oligohydramnios, retard d'ossification des os du crâne) et une toxicité chez le nouveau-né (insuffisance rénale, hypotension, hyperkaliémie) (voir rubrique 5.3). En cas d'exposition à des IEC à partir du 2e trimestre de la grossesse, il est recommandé de faire une échographie ftale afin de vérifier la fonction rénale et les os de la voûte du crâne. Les nouveau-nés de mères traitées par IEC doivent être étroitement surveillés sur le plan tensionnel (voir rubriques 4.3 et 4.4).
Hydrochlorothiazide
Les données concernant l'utilisation de l'hydrochlorothiazide pendant la grossesse, et particulièrement pendant le 1er trimestre, sont limitées. Les études chez lanimal sont insuffisantes.
L'hydrochlorothiazide traverse la barrière placentaire. Compte tenu du mécanisme d'action pharmacologique de l'hydrochlorothiazide, son utilisation au cours des 2e et 3e trimestres de grossesse peut diminuer la perfusion fto-placentaire et entraîner des effets ftaux et néonataux tels qu'un ictère, un déséquilibre électrolytique et une thrombocytopénie.
L'hydrochlorothiazide ne doit pas être utilisé pour traiter l'dème gestationnel, l'hypertension gestationnelle ou la pré-éclampsie en raison du risque de diminution de la volémie et de l'hypoperfusion placentaire, sans effet bénéfique sur l'évolution de la maladie.
L'hydrochlorothiazide ne doit pas être utilisé pour traiter l'hypertension artérielle essentielle chez les femmes enceintes sauf dans les rares cas où aucun autre traitement nest possible.
En raison de l'absence d'information disponible sur l'utilisation de ZOFENILDUO au cours de l'allaitement, ZOFENILDUO est déconseillé. Il est préférable d'utiliser d'autres traitements ayant un profil de sécurité bien établi pendant l'allaitement, particulièrement chez le nouveau-né ou le prématuré.
Hydrochlorothiazide
Lhydrochlorothiazide est excrété en petite quantité dans le lait maternel. Les diurétiques thiazidiques à forte dose, en causant une diurèse intense, peuvent inhiber la production de lait. Lutilisation de ZOFENILDUO nest pas recommandée durant lallaitement. Si ZOFENILDUO est utilisé pendant lallaitement, les doses doivent être maintenue aussi faibles que possible.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Au cours détudes cliniques contrôlées portant sur 597 patients randomisés pour recevoir le zofénopril plus lhydrochlorothiazide, aucune réaction indésirable spécifique à cette association na été observée. Les réactions indésirables ont été limitées à celles rapportées antérieurement avec le zofénopril calcium seul ou lhydrochlorothiazide seul. Lincidence des effets indésirables na pas montré de corrélation avec le sexe ou lâge des patients.
Liste tabulée des effets indésirables
Le tableau ci-dessous indique toutes les réactions indésirables rapportées au cours des études cliniques considérées comme ayant un lien de causalité au moins probable ou possible avec lassociation zofénopril/hydrochlorothiazide dans un rapport de doses de 30/12,5. Ils sont indiqués par système dorgane et classés par fréquence selon la convention suivante : très fréquents (≥ 1/10) ; fréquents (≥ 1/100, < 1/10) ; peu fréquents (≥ 1/1 000, ≤ 1/100) ; rares (≥ 1/10 000, ≤ 1/1 000) ; très rares (≤ 1/10 000).
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Classes de systèmes dorganes MedDRA |
Effets indésirables |
Fréquence |
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Infections et infestations |
Infections |
Peu fréquent |
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Bronchites |
Peu fréquent |
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Angines |
Peu fréquent |
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Troubles du métabolisme et de la nutrition |
Hypercholestérolémie |
Peu fréquent |
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Hyperglycémie |
Peu fréquent |
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Hyperlipidémie |
Peu fréquent |
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Hypokaliémie |
Peu fréquent |
|
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Hyperkaliémie |
Peu fréquent |
|
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Hyperuricémie |
Peu fréquent |
|
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Affections du système nerveux |
Vertiges |
Fréquent |
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Maux de tête |
Fréquent |
|
|
Somnolence |
Peu fréquent |
|
|
Syncope |
Peu fréquent |
|
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Hypertonie |
Peu fréquent |
|
|
Affections psychiatriques |
Insomnie |
Peu fréquent |
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Affections cardiaques |
Angine de poitrine |
Peu fréquent |
|
Fibrillation auriculaire |
Peu fréquent |
|
|
Infarctus du myocarde |
Peu fréquent |
|
|
Palpitations |
Peu fréquent |
|
|
Affections vasculaires |
Bouffée congestive |
Peu fréquent |
|
Hypotension |
Peu fréquent |
|
|
Hypertension |
Peu fréquent |
|
|
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
Toux |
Fréquent |
|
Dyspnée |
Peu fréquent |
|
|
Affections gastro-intestinales |
Nausées |
Peu fréquent |
|
Dyspepsie |
Peu fréquent |
|
|
Gastrite |
Peu fréquent |
|
|
Gingivite |
Peu fréquent |
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Sécheresse de la bouche |
Peu fréquent |
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|
Douleurs abdominales |
Peu fréquent |
|
|
Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
Angio-oedème |
Peu fréquent |
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Psoriasis |
Peu fréquent |
|
|
Acné |
Peu fréquent |
|
|
Sécheresse cutanée |
Peu fréquent |
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Prurit |
Peu fréquent |
|
|
Urticaire |
Peu fréquent |
|
|
Affections musculo-squelettiques et du tissus conjonctif |
Dorsalgie |
Peu fréquent |
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Affections du rein et des voies urinaires |
Polyurie |
Peu fréquent |
|
Troubles généraux et anomalies au site d'administration |
Asthénie |
Peu fréquent |
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Syndrome grippal |
Peu fréquent |
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Oedème périphérique |
Peu fréquent |
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Affections des organes de reproduction et du sein |
Dysfonction érectile |
Peu fréquent |
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Investigations |
Augmentation de la créatinine |
Peu fréquent |
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Test hépatique anormal |
Peu fréquent |
Informations complémentaires sur chacun des composants :
Les réactions susceptibles de survenir avec chacun des composants donnés en monothérapie au cours dun traitement avec ZOFENILDUO 30 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé sont les suivantes :
Zofénopril
Les effets indésirables les plus fréquents, caractéristiques des IEC, survenus au cours détudes cliniques conduites chez des patients traités avec le zofénopril, ont été les suivantes :
|
Classes de systèmes dorganes MedDRA |
Effets indésirables |
Fréquence |
|
Affections du système nerveux |
Vertiges |
Fréquent |
|
Maux de tête |
Fréquent |
|
|
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
Toux |
Fréquent |
|
Affections gastro-intestinales
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Nausées |
Fréquent |
|
Vomissements |
Fréquent |
|
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
Rash |
Peu fréquent |
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Angio-oedème |
Rare |
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Affections musculo-squelettiques et du tissus conjonctif |
Crampe musculaire |
Peu fréquent |
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Troubles généraux et anomalies au site d'administration |
Fatigue |
Fréquent |
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Asthénie |
Peu fréquent |
Les réactions indésirables suivantes ont été observées lors dun traitement avec des IEC :
Affections hématologiques et du système lymphatique :
Chez quelques patients, une agranulocytose et une pancytopénie peuvent se produire.
Il a été fait état danémie hémolytique chez des patients présentant un déficit en glucose-6-phosphate déshydrogénase.
Affections endocriniennes :
Fréquence indéterminée : sécrétion inappropriée d'hormone antidiurétique.
Troubles du métabolisme et de la nutrition :
Très rarement, hypoglycémie.
Affections psychiatriques :
Rarement, dépression, troubles de l'humeur, troubles du sommeil, état confusionnel.
Affections du système nerveux :
Parfois, paresthésie, dysgueusie, trouble de l'équilibre.
Affections oculaires :
Rarement, vision trouble.
Affections de l'oreille et du labyrinthe :
Rarement, acouphènes.
Affections cardiaques :
Quelques cas isolés de tachycardie, palpitations, arythmie, angine de poitrine, infarctus du myocarde ont été rapportés lors d'un traitement par des IEC en association avec une hypotension.
Affections vasculaires :
Une hypotension sévère a été observée au début du traitement ou en cas d'augmentation de la posologie, en particulier chez certains groupes à risques (voir Mises en gardes spéciales et précautions d'emploi). En association avec une hypotension, des symptômes tels que vertiges, sensation de faiblesse, troubles de la vue, rarement accompagnés de troubles de la conscience (syncope) peuvent survenir.
Rarement, un flush peut survenir.
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales :
Rarement des dyspnées, sinusites, rhinites, glossites, bronchites et bronchospasmes ont été rapportés. Les IEC ont été associés à l'apparition d'dème angioneurotique du visage et des tissus rhino-pharyngés chez un petit nombre de patients. Des cas isolés d'dème de Quincke touchant les voies aériennes supérieures ont entraîné une obstruction mortelle des voies respiratoires.
Affections gastro-intestinales :
Des douleurs abdominales, des diarrhées, une constipation et une sécheresse de la bouche peuvent parfois être observées.
Des cas isolés de pancréatite et d'iléus ont été décrits lors de traitements par IEC.
Très rarement, angio-dème touchant l'intestin grêle.
Affections hépato-biliaires :
Des cas isolés d'ictère cholestatique et d'hépatite ont été décrits lors de traitements par IEC.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané :
Des réactions allergiques et d'hypersensibilité peuvent parfois être observées telles que prurit, urticaire, érythème polymorphe, syndrome de Stevens-Johnson, nécro-épidermolyse aiguë, efflorescences de type psoriasis, alopécie. Ces symptômes peuvent être accompagnés de fièvre, myalgies, arthralgies, éosinophilie et/ou d'une augmentation des taux des anticorps antinucléaires (AAN).
De rares cas d'hyperhidrose ont été rapportés.
Affections musculo-squelettiques et systémiques :
Des myalgies ont parfois été observées.
Affections du rein et des voies urinaires :
Une insuffisance rénale peut survenir ou s'aggraver. Une insuffisance rénale aiguë a été rapportée (voir Mises en gardes spéciales et précautions d'emploi).
Des troubles de la miction sont survenus dans de rares cas.
Affections des organes de reproduction et du sein :
Rarement, troubles de l'érection.
Troubles généraux et anomalies au site d'administration :
Très rarement, dème périphérique et douleurs thoraciques.
Investigations :
Une augmentation des taux sanguins d'urée et de créatinine, réversible à l'arrêt du traitement, peut survenir, en particulier en cas d'insuffisance rénale, d'insuffisance cardiaque sévère et d'hypertension rénovasculaire.
Chez quelques patients, des diminutions de l'hémoglobine, de l'hématocrite, des plaquettes et des globules blancs ont été rapportées.
Des augmentations des taux sériques des enzymes hépatiques et de la bilirubine ont également été rapportées.
Hydrochlorothiazide
Les événements indésirables rapportés au cours dun traitement avec lhydrochlorothiazide seul sont les suivants :
Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (y compris kystes et polypes) :
Fréquence indéterminée : Cancer de la peau non mélanome (carcinome basocellulaire et carcinome épidermoïde).
Cancer de la peau non mélanome: D'après les données disponibles provenant d'études épidémiologiques, une association cumulative dose-dépendante entre lHCTZ et le CPNM a été observée (voir aussi rubriques 4.4 et 5.1).
Affections hématologiques et du système lymphatique :
Leucopénie, neutropénie, agranulocytose, thrombopénie, anémie aplasique, anémie hémolytique, insuffisance de la moelle osseuse.
Affections du système immunitaire :
Réaction anaphylactique.
Troubles du métabolisme et de la nutrition :
Anorexie, déshydratation, goutte, diabète, alcalose métabolique, hyperuricémie, déséquilibre électrolytique (y compris hyponatrémie, hypokaliémie, hypomagnésémie, hypochlorémie, hypercalcémie), hyperglycémie, hyperamylasémie.
Affections psychiatriques :
Apathie, état confusionnel, dépression, nervosité, agitation, troubles du sommeil.
Affections du système nerveux :
Convulsions, diminution du niveau de conscience, coma, céphalées, étourdissements, paresthésie, parésie.
Affections oculaires :
Fréquence indéterminée : épanchement choroïdien, myopie aiguë, glaucome aigu à angle fermé. Xanthopsie, vison trouble, myopie (aggravée), diminution de la sécrétion lacrymale.
Affections de l'oreille et du labyrinthe :
Vertige.
Affections cardiaques :
Arythmie cardiaque, palpitations
Affections vasculaires :
Hypotension orthostatique, thrombose, embolie, choc
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales :
Pneumopathie, maladie pulmonaire interstitielle, dème pulmonaire.
Fréquence très rare : Syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA) (voir rubrique 4.4)
Affections gastro-intestinales :
Sécheresse de la bouche, nausées, vomissements, gêne gastrique, diarrhées, constipation, douleurs abdominales, iléus paralytique, flatulence, sialadénite, pancréatite.
Affections hépatobiliaires :
Ictère cholestatique, cholécystite.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané :
Prurit, purpura, urticaire, réactions de photosensibilité, éruptions, réactions cutanées de type lupus érythémateux, réactivation dun lupus érythémateux, vascularite nécrosante, nécrolyse épidermique toxique.
Affections musculo-squelettiques et systémiques :
Spasmes musculaires, myalgies.
Affections du rein et des voies urinaires :
Détérioration de la fonction rénale, insuffisance rénale aiguë, néphrite interstitielle, glycosurie.
Affections des organes de reproduction et du sein :
Dysfonction érectile.
Troubles généraux et anomalies au site d'administration :
Asthénie, fièvre, fatigue, soif.
Investigations :
Modification de l'électrocardiogramme, augmentation du taux sanguin de cholestérol, augmentation du taux sanguin de triglycérides.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Les symptômes de surdosage sont les suivants : hypotension sévère, choc, stupeur, bradycardie, troubles électrolytiques et insuffisance rénale.
Le traitement est symptomatique et consiste à maintenir les fonctions vitales. Après surdosage, les patients seront surveillés attentivement de préférence dans une unité de soins intensifs. Le taux sérique des électrolytes et de la créatinine doit être fréquemment contrôlé. Les mesures thérapeutiques à prendre sont fonction de la nature et de la sévérité des symptômes. Sil sagit dune ingestion récente, des mesures visant à empêcher labsorption, telles quun lavage gastrique et ladministration dadsorbants et de sulfate de sodium seront mises en place. Si une hypotension survient, le patient doit être placé en position de choc et lemploi judicieux de solutés à effet dexpansion volémique et/ou dun traitement avec de langiotensine II sera envisagé. Les bradycardies ou les réactions vagales sévères doivent être traitées par administration datropine. Le recours à un stimulateur cardiaque peut être envisagé. Les IEC peuvent être éliminés de la circulation générale par hémodialyse. Lutilisation de membranes de haute perméabilité en polyacrylonitrile doit être évitée.
Hydrochlorothiazide : les signes et symptômes sont ceux entraînés par la déplétion hydroélectrolytique (hypokaliémie, hypochlorémie) et la déshydratation due à la diurèse excessive. Les signes et symptômes les plus fréquents de surdosage sont les nausées et la somnolence. Dans le cas où un digitalique ou certains anti-arythmiques sont co-administrés, une hypokaliémie peut entraîner des spasmes musculaires et/ou accentuer les troubles du rythme cardiaque.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Comprimés associant le zofénopril et lhydrochlorothiazide
ZOFENILDUO 30 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé est lassociation à doses fixes du zofénopril, un inhibiteur de lenzyme de conversion de langiotensine (IEC) et de lhydrochlorothiazide, un diurétique thiazidique. Ces deux composants ont des modes daction complémentaires et ont un effet antihypertenseur additif.
Le zofénopril est un IEC possédant un groupement sulfhydryle capable dinhiber lenzyme de conversion de langiotensine, enzyme impliquée dans la conversion de langiotensine I en angiotensine II, peptide vasoconstricteur. En inhibant cette enzyme de conversion, il entraîne une diminution de lactivité vasopressive et une réduction de la sécrétion daldostérone. Cette réduction peut entraîner une augmentation des concentrations sériques en potassium avec pertes hydrosodées. La suppression du rétrocontrôle négatif dangiotensine II sur la sécrétion de rénine entraîne une augmentation de lactivité rénine plasmatique. Le mécanisme de laction anti-hypertensive paraît essentiellement en rapport avec une inhibition du système rénine-angiotensine-aldostérone. LIEC est identique à la kininase II, une enzyme qui dégrade la bradykinine, peptide vasodilatateur puissant qui semble jouer un rôle dans leffet thérapeutique des inhibiteurs de lenzyme de conversion de langiotensine.
Lhydrochlorothiazide est un diurétique et un antihypertenseur. Il intervient au niveau du mécanisme de réabsorption des électrolytes dans le tubule contourné distal. Lhydrochlorothiazide augmente lexcrétion ionique du sodium et du chlore en quantités à peu près équivalentes.
La natriurèse peut saccompagner de certaines pertes en potassium et en bicarbonates. La co-administration du zofénopril, vraisemblablement via un blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone tend à inverser la perte de potassium associée à lutilisation des diurétiques. Lors de ladministration dhydrochlorothiazide, la diurèse commence dans les deux heures de la prise. Son effet diurétique atteint son maximum à la quatrième heure et se prolonge pendant 6 à 12 heures.
Autres informations :
Lutilisation de lassociation dun inhibiteur de lenzyme de conversion (IEC) avec un antagoniste des récepteurs de langiotensine II (ARA II) a été analysée au cours de deux larges essais randomisés et contrôlés (ONTARGET (ONgoing Telmisartan Alone and in combination with Ramipril Global Endpoint Trial) et VA NEPHRON-D (The Veterans Affairs Nephropathy in Diabetes)).
Létude ONTARGET a été réalisée chez des patients ayant des antécédents de maladie cardiovasculaire ou de maladie vasculaire cérébrale, ou atteints dun diabète de type 2 avec atteinte des organes cibles. Létude VA NEPHRON-D a été réalisée chez des patients diabétiques de type 2 et atteints de néphropathie diabétique.
En comparaison à une monothérapie, ces études nont pas mis en évidence deffet bénéfique significatif sur lévolution des atteintes rénales et/ou cardiovasculaires et sur la mortalité, alors quil a été observé une augmentation du risque dhyperkaliémie, dinsuffisance rénale aiguë et/ou dhypotension.
Ces résultats sont également applicables aux autres IEC et ARA II, compte tenu de la similarité de leurs propriétés pharmacodynamiques.
Les IEC et les ARA II ne doivent donc pas être associés chez les patients atteints de néphropathie diabétique.
Létude ALTITUDE (Aliskiren Trial in Type 2 Diabetes Using Cardiovascular and Renal Disease Endpoints) a été réalisée dans le but dévaluer le bénéfice de lajout daliskiren à un traitement standard par IEC ou un ARAII chez des patients atteints dun diabète de type 2 et dune insuffisance rénale chronique, avec ou sans troubles cardiovasculaires. Cette étude a été arrêtée prématurément en raison dune augmentation du risque dévénements indésirables. Les décès dorigine cardiovasculaire et les accidents vasculaires cérébraux ont été plus fréquents dans le groupe aliskiren que dans le groupe placebo; de même les événements indésirables et certains événements indésirables graves tels que lhyperkaliémie, lhypotension et linsuffisance rénale ont été rapportés plus fréquemment dans le groupe aliskiren que dans le groupe placebo.
Cancer de la peau non mélanome: D'après les données disponibles provenant d'études épidémiologiques, une association cumulative dose-dépendante entre lHCTZ et le CPNM a été observée. Une étude comprenait une population composée de 71 533 cas de CB et de 8 629 cas de CE appariés à 1 430 833 et 172 462 témoins de la population, respectivement. Une utilisation élevée dHCTZ (dose cumulative ≥50 000 mg) a été associée à un odds ratio (OR) ajusté de 1,29 (intervalle de confiance de 95 %: 1,23-1,35) pour le CB et de 3,98 (intervalle de confiance de 95 %: 3,68-4,31) pour le CE. Une relation claire entre la relation dose-réponse cumulative a été observée pour le CB et le CE. Une autre étude a montré une association possible entre le cancer des lèvres (CE) et l'exposition à lHCTZ: 633 cas de cancer des lèvres ont été appariés à 63 067 témoins de la population, à l'aide d'une stratégie d'échantillonnage axée sur les risques. Une relation dose-réponse cumulative a été démontrée avec un OR ajusté de 2,1 (intervalle de confiance de 95 %: 1,7-2,6) allant jusqu'à un OR de 3,9 (3,0-4,9) pour une utilisation élevée (~25 000 mg) et un OR de 7,7 (5,7-10,5) pour la dose cumulative la plus élevée (~100 000 mg) (voir aussi rubrique 4.4).
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Ladministration simultanée du zofénopril et dhydrochlorothiazide a peu, voire pas, deffet sur la biodisponibilité de chacun des deux principes actifs. Il y a bioéquivalence entre le comprimé associant les deux principes actifs et ladministration simultanée des deux principes actifs pris séparément.
ZOFENOPRIL
Le zofénopril est un précurseur (prodrogue), la forme active étant le composé sulfhydrylé libre, le zofénoprilate, résultant dune hydrolyse du thio-ester.
Absorption
Le zofénopril est rapidement et complètement absorbé par voie orale et il est quasi-totalement hydrolysé en zofénoprilate. Les concentrations plasmatiques maximales sont atteintes 1,5 heures après ladministration orale de zofénopril. La cinétique après dose unique est linéaire entre 10 et 80 mg de zofénopril et aucune accumulation ne se produit après ladministration de 15 à 60 mg de zofénopril pendant 3 semaines. La présence de nourriture dans le tractus digestif diminue la vitesse mais pas la quantité absorbée et lAUC du zofénoprilate est quasiment identique à jeun ou après la prise daliments.
Distribution
Environ 88% de la radioactivité circulante mesurée ex-vivo suite à ladministration dune dose de zofénopril radiomarquée est fixée aux protéines plasmatiques et, à létat déquilibre, le volume de distribution est denviron 96 litres.
Biostransformation
Huit métabolites, correspondant à 76% de la radioactivité urinaire ont été identifiés chez lhomme suite à ladministration dune dose de zofénopril radiomarqué. Le métabolite principal est le zofénoprilate (22%), qui est métabolisé via différentes voies métaboliques incluant la glucurono-conjugaison (17%), cyclisation et glucurono-conjugaison (13%), la conjugaison à la cystéine (9%) et la S-méthylation du groupement thiol (8%).
Elimination
Le zofénoprilate radiomarqué administré par voie intraveineuse est éliminé par les urines (76%) et les fécès (16%) alors que suite à ladministration de zofénopril radiomarqué, respectivement 69% et 26% de la radioactivité est retrouvée dans les urines et les fécès, indiquant une double voie délimination (rein et foie). La demi-vie du zofénoprilate est de 5,5 heures et sa clairance totale est de 1300 mL/mn suite à ladministration orale de zofénopril.
Pharmacocinétique dans les populations spéciales
Pharmacocinétique chez le sujet âgé
Chez le sujet âgé, si la fonction rénale est normale, il nest pas nécessaire dadapter la posologie.
Pharmacocinétique en cas dinsuffisance rénale
En comparant les paramètres pharmacocinétiques clés du zofénoprilate mesurés après administration orale de zofénopril radiomarqué, chez les patients présentant une insuffisance rénale légère (clairance de la créatinine >45 et <90 mL/min), la vitesse délimination du zofénopril est la même que celle des patients dont la fonction rénale est normale (clairance de la créatinine > 90 mL/min).
Les patients présentant une insuffisance rénale modérée à sévère (7- 44 mL/mn), éliminent le zofénopril deux fois plus lentement que les patients dont la fonction rénale est normale (vitesse délimination diminuée denviron 50%).
Chez les patients au stade terminal de linsuffisance rénale et sous dialyse (hémodialyse, dialyse péritonéale), la vitesse délimination est réduite de 25 % par rapport à la normale.
Pharmacocinétique en cas daltération de la fonction hépatique
Les valeurs de la Cmax et de la Tmax chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère à modérée et ayant reçu des doses uniques de zofénopril radiomarqué, sont comparables à celles observées chez des sujets normaux. LAUC chez des patients atteints de cirrhose était cependant deux fois plus élevée que chez les sujets normaux. De ce fait, la dose initiale de zofénopril, chez les patients souffrant dinsuffisance hépatique légère à modérée doit être réduite de moitié par rapport à celle de patients ayant une fonction hépatique normale.
Il nexiste pas de données pharmacocinétiques du zofénopril et du zofénoprilate chez des patients présentant une insuffisance hépatique sévère. Le zofénopril est, par conséquent, contre-indiqué chez ces patients.
HYDROCHLOROTHIAZIDE
Absorption
Après administration orale, lhydrochlorothiazide est bien absorbé (65 à 75 %). Les concentrations plasmatiques sont dose-dépendantes. Labsorption dhydrochlorothiazide est fonction de la vitesse du transit intestinal; elle est augmentée lorsque la vitesse est lente, par exemple lors dune administration avec de la nourriture. Lobservation des taux plasmatiques pendant au moins 24 heures a montré que la demi-vie varie entre 5,6 et 14,8 heures et les concentrations plasmatiques maximales sont atteintes entre 1 et 5 heures après la prise.
Distribution
Les diurétiques thiazidiques sont largement distribués dans les liquides de lorganisme et sont fortement fixés aux protéines plasmatiques (92 %), en particulier à lalbumine, les molécules substituées étant les plus fortement fixées. Ceci conduit à une clairance rénale plus faible que celle des molécules précédentes et à une durée daction plus longue. Il na pas été démontré de lien entre les taux plasmatiques dhydrochlorothiazide et le niveau de réduction de la pression artérielle.
Elimination
Lhydrochlorothiazide est essentiellement éliminé par le rein. Il est principalement excrété sous forme inchangée, plus de 95 % de lhydrochlorothiazide étant retrouvé sous forme libre dans les urines 3 à 6 heures après une prise orale. Chez les patients souffrant dune affection rénale, les concentrations plasmatiques dhydrochlorothiazide sont augmentées et la demi-vie délimination allongée. Lhydrochlorothiazide passe la barrière placentaire mais pas la barrière hémato-cérébrale.
5.3. Données de sécurité préclinique
Les études de toxicité aiguë, à doses réitérées et les études de génotoxicité réalisées avec lassociation fixe zofénopril/hydrochlorothiazide nont pas démontré de risques particuliers pour un emploi chez lhomme.
La toxicité de la reproduction conduite avec lassociation a été étudiée chez le rat et le lapin ; le zofénopril et lhydrochlorothiazide nont pas démontré de potentiel tératogène. Néanmoins, chez les rates et les lapines gravides, lassociation a augmenté de manière importante la toxicité maternelle par rapport à celle induite par le zofénopril seul.
Des études de carcinogenicité nont pas été conduites avec lassociation zofénopril/ hydrochlorothiazide.
Des études de carcinogenicité conduites chez la souris et le rat avec le zofénopril seul nont pas démontré de potentiel carcinogène.
Les données non cliniques issues des études conventionnelles de pharmacologie de sécurité, toxicologie en administration répétée, génotoxicité et cancérogénèse de l'HCTZ n'ont pas révélé de risque particulier pour l'homme.
Pelliculage : Opadry rose 02B24436 composé de : hypromellose, dioxyde de titane (E 171), macrogol 400, oxyde de fer rouge (E 172), macrogol 6000.
3 ans
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver à une température ne dépassant pas 30° C.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
14, 28, 30, 50, 56, 90 ou 100 comprimés sous plaquettes (PVDC/PVC/Aluminium).
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Pas dexigences particulières.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
LABORATOIRES MENARINI INTERNATIONAL OPERATIONS LUXEMBOURG SA
1 avenue de la Gare
1611 Luxembourg
LUXEMBOURG
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 366 900 5 9 : 14 comprimés sous plaquettes (PVDC/PVC/Aluminium)
· 34009 366 901 1 0 : 28 comprimés sous plaquettes (PVDC/PVC/Aluminium)
· 34009 366 902 8 8 : 30 comprimés sous plaquettes (PVDC/PVC/Aluminium)
· 34009 374 212 7 0 : 90 comprimés sous plaquettes (PVDC/PVC/Aluminium)
· 34009 566 562 6 4 : 50 comprimés sous plaquettes (PVDC/PVC/Aluminium)
· 34009 566 563 2 5 : 56 comprimés sous plaquettes (PVDC/PVC/Aluminium)
· 34009 566 564 9 3 : 100 comprimés sous plaquettes (PVDC/PVC/Aluminium)
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Médicament soumis à prescription médicale.
Liste I
Médicaments liés cités dans ce texte
- TEOULA 15 mg, comprimé pelliculé
- ESIDREX 25 mg, comprimé sécable
- NISIS 160 mg, comprimé pelliculé
- DIARFIX 100 mg, gélule
- CERTICAN 0,1 mg, comprimé dipersible
- CALCIPARINE 5 000 UI/0,2 ml, solution injectable en seringue préremplie (sous cutanée)
- DELPRIM 300 mg, comprimé sécable
- ALLOPURINOL ARROW 100 mg, comprimé
- GRANIONS DE LITHIUM 1 mg/ 2 ml, solution buvable en ampoule
- ALDACTONE 25 mg, comprimé sécable
- MODAMIDE 5 mg, comprimé
- CIMETIDINE ARROW 200 mg, comprimé effervescent
- NEORAL 10 mg, capsule molle
- MANTADIX 100 mg, capsule
- SANTURIL 500 mg, comprimé sécable
Liens ajoutés automatiquement par justelesRCP d'après les noms de médicaments et de substances cités ci-dessus ; ils ne font pas partie du texte officiel de l'ANSM.