NATRIXAM 1,5 mg/5 mg, comprimé à libération modifiée
CIS 66660014
Informations à jour au 30 avril 2021.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 30/04/2021
NATRIXAM 1,5 mg/5 mg, comprimé à libération modifiée
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Amlodipine.............................................................................................................................. 5 mg
Sous forme de bésilate damlodipine.................................................................................. 6,935 mg
Pour un comprimé
Excipient à effet notoire : chaque comprimé contient 104,5 mg de lactose monohydraté
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Comprimé à libération modifiée.
Comprimé blanc, rond, pelliculé, bicouche, à libération modifiée de 9 mm de diamètre gravé avec
sur une face.
4.1. Indications thérapeutiques
4.2. Posologie et mode d'administration
Un comprimé par jour en une seule prise, de préférence le matin. Le comprimé doit être avalé entier avec de leau et ne doit pas être croqué.
Lassociation fixe nest pas adaptée pour linitiation du traitement.
Si un changement de posologie est nécessaire, ladaptation posologique doit être effectuée avec chaque substance prise séparément.
Populations spéciales
Population pédiatrique
La sécurité demploi et lefficacité de NATRIXAM nont pas été établies chez les enfants et les adolescents.
Aucune donnée nest disponible.
Patients présentant une insuffisance rénale (voir rubriques 4.3 et 4.4)
En cas dinsuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine inférieure à 30 ml/min), le traitement est contre-indiqué.
Chez les patients ayant une insuffisance rénale légère à modérée, aucune adaptation posologique nest nécessaire.
Sujet âgé (voir rubriques 4.4 et 5.2)
Les patients âgés peuvent être traités par NATRIXAM selon leur fonction rénale.
Patients présentant une insuffisance hépatique (voir rubriques 4.3 et 4.4)
En cas dinsuffisance hépatique sévère, le traitement est contre-indiqué.
Les posologies recommandées damlodipine ne sont pas établies chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère à modérée, donc la dose doit être choisie avec précaution et le traitement doit être instauré à la dose la plus faible (voir rubriques 4.4 et 5.2).
Mode dadministration
Voie orale.
· Insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine inférieure à 30 ml/min).
· Encéphalopathie hépatique ou insuffisance hépatique sévère.
· Hypokaliémie.
· Hypotension sévère.
· Etat de choc (y compris choc cardiogénique).
· Obstacle sur la voie déjection du ventricule gauche (ex : sténose aortique de degré élevé).
· Insuffisance cardiaque hémodynamiquement instable après infarctus aigu du myocarde.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Encéphalopathie hépatique :
En cas datteinte hépatique, les diurétiques apparentés aux thiazidiques peuvent induire, particulièrement en cas de déséquilibre électrolytique, une encéphalopathie hépatique pouvant évoluer vers un coma hépatique. Dans ce cas, en raison de la présence dindapamide, ladministration de NATRIXAM doit être immédiatement interrompue.
Photosensibilité :
Des cas de photosensibilité ont été rapportés avec les diurétiques thiazidiques et apparentés (voir rubrique 4.8). Si une réaction de photosensibilité apparaît durant le traitement, il est recommandé darrêter le traitement. Si une nouvelle administration du diurétique savère nécessaire, il est recommandé de protéger les parties du corps exposées au soleil ou aux rayons UVA artificiels.
Précautions demploi
Patients présentant une crise hypertensive :
La sécurité demploi et lefficacité de lamlodipine dans la crise hypertensive nont pas été établies.
Equilibre hydro-électrolytique :
· Natrémie
Elle doit être contrôlée avant la mise en route du traitement, puis à intervalles réguliers par la suite. La baisse de la natrémie pouvant être initialement asymptomatique, un contrôle régulier est donc indispensable et doit être encore plus fréquent chez les sujets âgés et les cirrhotiques (voir rubriques 4.8 et 4.9).
Tout traitement diurétique peut en effet provoquer une hyponatrémie, aux conséquences parfois graves. Une hyponatrémie associée à une hypovolémie peut être responsable de déshydrations et dhypotensions orthostatiques. La perte concomitante d'ions chlorures peut mener à une alcalose métabolique compensatoire secondaire : l'incidence et le degré de cet effet sont faibles.
· Kaliémie
La déplétion potassique avec hypokaliémie constitue le risque majeur des diurétiques thiazidiques et apparentés. Lhypokaliémie peut induire des troubles musculaires. Des cas de rhabdomyolyse ont été rapportés, principalement dans le contexte dune hypokaliémie sévère. Le risque de survenue d'une hypokaliémie (< 3,4 mmol/l) doit être prévenu dans certaines populations à haut risque représentées par les sujets âgés, les dénutris et/ou les polymédiqués, les cirrhotiques avec dèmes et ascite, les coronariens et les insuffisants cardiaques. En effet, dans ce cas, l'hypokaliémie majore la toxicité cardiaque des digitaliques et le risque de troubles du rythme.
Les sujets présentant un intervalle QT long sont également à risque, que l'origine en soit congénitale ou iatrogénique. L'hypokaliémie, de même que la bradycardie, agit alors comme un facteur favorisant la survenue de troubles du rythme sévères, en particulier des torsades de pointes, potentiellement fatales.
Dans tous ces cas, des contrôles plus fréquents de la kaliémie sont nécessaires. Le premier contrôle de la kaliémie doit être effectué au cours de la 1ère semaine qui suit la mise en route du traitement.
La constatation d'une hypokaliémie nécessite sa correction.
· Calcémie
Les diurétiques thiazidiques et apparentés peuvent diminuer l'excrétion urinaire du calcium et entraîner une augmentation légère et transitoire de la calcémie. Une hypercalcémie franche peut être en rapport avec une hyperparathyroïdie méconnue. Interrompre le traitement avant d'explorer la fonction parathyroïdienne.
Glycémie :
En raison de la présence dindapamide, il est important de contrôler la glycémie chez les diabétiques, notamment en présence dune hypokaliémie.
Patients présentant une insuffisance cardiaque :
Les patients présentant une insuffisance cardiaque doivent être traités avec précaution. Dans une étude long-terme contrôlée versus placebo chez des patients présentant une insuffisance cardiaque sévère (des classes NYHA III et IV) lincidence rapportée des dèmes pulmonaires a été supérieure dans le groupe traité par lamlodipine par rapport au groupe placebo.
Les inhibiteurs calciques, dont lamlodipine, doivent être utilisés avec précaution chez les patients présentant une insuffisance cardiaque congestive, parce quils peuvent augmenter le risque dévènements cardiovasculaires et la mortalité.
Fonction rénale :
Les diurétiques thiazidiques et apparentés ne sont pleinement efficaces que lorsque la fonction rénale est normale ou peu altérée (créatininémie inférieure à des valeurs de l'ordre de 25 mg/l, soit 220 µmol/l pour un adulte). Chez le sujet âgé, la valeur de la créatininémie doit être réajustée en fonction de l'âge, du poids et du sexe du patient.
L'hypovolémie, secondaire à la perte d'eau et de sodium induite par le diurétique en début de traitement, entraîne une réduction de la filtration glomérulaire. Il peut en résulter une augmentation de l'urée sanguine et de la créatininémie. Cette insuffisance rénale fonctionnelle transitoire est sans conséquence chez le sujet à fonction rénale normale mais peut aggraver une insuffisance rénale préexistante.
Lamlodipine peut être utilisée chez les patients présentant une insuffisance rénale à des doses normales. Les changements des concentrations plasmatiques damlodipine ne sont pas corrélés avec le degré dinsuffisance rénale. Lamlodipine nest pas dialysable.
Leffet de lassociation NATRIXAM na pas été testé chez linsuffisant rénal. Dans linsuffisance rénale, les doses de NATRIXAM doivent être identiques à celles de chaque substance prise séparément.
Acide urique :
En raison de la présence dindapamide, la tendance aux crises de goutte peut être augmentée chez les patients hyperuricémiques.
Fonction hépatique :
La demi-vie de lamlodipine est augmentée et son ASC (Aire Sous la Courbe) est plus grande chez les patients présentant une insuffisance hépatique. Les recommandations posologiques nont pas été établies, par conséquent lamlodipine devra être instaurée à la dose efficace la plus faible et avec précaution, aussi bien durant linstauration du traitement que lors de laugmentation de la dose.
Leffet de lassociation NATRIXAM na pas été testé chez linsuffisant hépatique. Compte-tenu de leffet de lindapamide et de lamlodipine, NATRIXAM est contre-indiqué chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère, et une attention doit être portée aux patients ayant une insuffisance hépatique légère à modérée.
Epanchement Choroïdien, Myopie Aiguë et Glaucome Aigu Secondaire à Angle Fermé :
Les médicaments à base de sulfamides ou dérivés de sulfamide, peuvent provoquer une réaction idiosyncrasique donnant lieu à un épanchement choroïdien avec anomalie du champ visuel, à une myopie transitoire et à un glaucome aigu à angle fermé. Les symptômes comprennent lapparition aigu dune diminution de lacuité visuelle ou dune douleur oculaire, et surviennent généralement dans les heures ou les semaines qui suivent linitiation du médicament. Un glaucome aigu à angle fermé non traité peut conduire à une perte permanente de la vision. Le traitement initial consiste à arrêter le médicament le plus rapidement possible. Un recours rapide à un traitement médicamenteux ou à la chirurgie peut s'avérer nécessaire si la pression intraoculaire reste non contrôlée. Des antécédents d'allergies aux sulfamides ou à la pénicilline sont des facteurs de risque de survenue d'un glaucome aigu à angle fermé.
Sportifs :
L'attention des sportifs est attirée sur le fait que cette spécialité contient un principe actif pouvant induire une réaction positive des tests pratiqués lors des contrôles antidopage.
Patients âgés :
Les patients âgés peuvent être traités par NATRIXAM selon leur fonction rénale (voir rubriques 4.2 et 5.2).
Excipients :
Ce médicament contient du lactose. Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
Teneur en sodium :
NATRIXAM contient moins de 1 mmol de sodium (23 mg) par comprimé, cest-à-dire quil est essentiellement « sans sodium ».
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
· Lithium
Augmentation de la lithémie avec signes de surdosage, comme lors d'un régime désodé (diminution de l'excrétion urinaire du lithium). Cependant, si l'usage des diurétiques est nécessaire, une surveillance stricte de la lithémie et une adaptation de la posologie sont requises.
Associations faisant l'objet de précautions demploi
· Médicaments pouvant induire des torsades de pointes tels que, sans sy limiter :
o Antiarythmiques de classe Ia (ex : quinidine, hydroquinidine, disopyramide).
o Antiarythmiques de classe III (ex : amiodarone, sotalol, dofetilide, ibutilide, brétylium).
o Quelques antipsychotiques :
Phénothiazines (ex : chlorpromazine, cyamémazine, lévomépromazine, thioridazine, trifluopérazine).
Benzamides (ex : amisulpiride, sulpiride, sultopride, tiapride).
Butyrophénones (ex : dropéridol, halopéridol).
Autres antipsychotiques (ex : pimozide),
Autres substances (ex : bépridil, cisapride, diphemanil, érythromycine IV, halofantrine, mizolastine, pentamidine, sparfloxacine, moxifloxacine, vincamine IV, méthadone, astémizole, terfénadine).
Augmentation du risque darythmie ventriculaire, en particulier de torsades de pointe (lhypokaliémie est un facteur de risque).
Lhypokaliémie doit être surveillée et corrigée si nécessaire, avant dintroduire cette association. Létat clinique, les électrolytes plasmatiques et lECG sont à surveiller.
Utiliser des substances ne présentant pas de risques de torsades de pointe en présence dune hypokaliémie.
· A.I.N.S. (voie générale), incluant les inhibiteurs sélectifs des COX-2, lacide acétylsalicylique à forte dose (≥ 3 g/jour)
Diminution possible de l'effet antihypertenseur de lindapamide.
Risque dinsuffisance rénale aiguë chez le malade déshydraté (diminution de la filtration glomérulaire). Hydrater le patient ; surveiller la fonction rénale en début de traitement.
· Inhibiteurs de l'enzyme de conversion (I.E.C.)
Risque d'hypotension artérielle soudaine et/ou d'insuffisance rénale aiguë lors de l'instauration du traitement par un inhibiteur de l'enzyme de conversion en cas de déplétion sodée pré-existante (en particulier chez les sujets porteurs de sténose de l'artère rénale).
Dans l'hypertension essentielle, lorsqu'un traitement diurétique préalable peut avoir entraîné une déplétion sodée, il faut :
o soit arrêter le diurétique 3 jours avant le début du traitement par l'I.E.C. et ensuite réintroduire un diurétique hypokaliémiant si nécessaire,
o soit administrer des doses initiales faibles de l'I.E.C. et augmenter progressivement.
Dans l'insuffisance cardiaque congestive, commencer par une dose très faible d'I.E.C. éventuellement après réduction de la dose du diurétique hypokaliémiant associé.
Dans tous les cas, surveiller la fonction rénale (dosage de la créatininémie) au cours des premières semaines du traitement par l'I.E.C.
· Autres hypokaliémiants : amphotéricine B (voie IV), gluco et minéralocorticoïdes (voie générale), tétracosactide, laxatifs stimulants
Risque majoré d'hypokaliémie (effet additif).
Surveillance de la kaliémie et, si besoin, correction ; à prendre particulièrement en compte en cas de thérapeutique digitalique concomitante. Utiliser des laxatifs non stimulants.
· Digitaliques
Lhypokaliémie favorise les effets toxiques des digitaliques.
Surveillance de la kaliémie, ECG et, s'il y a lieu, adapter le traitement.
· Baclofène
Majoration de l'effet antihypertenseur.
Hydrater le patient, surveiller la fonction rénale en début de traitement.
· Allopurinol
Lassociation à lindapamide peut augmenter lincidence de réactions dhypersensibilité à lallopurinol.
Associations à prendre en compte
· Diurétiques épargneurs de potassium (amiloride, spironolactone, triamtérène)
Dans le cas dune association rationnelle, utile pour certains patients, la survenue dune hypokaliémie ou dune hyperkaliémie (en particulier chez les patients présentant une insuffisance rénale ou un diabète) nest pas à exclure. La kaliémie et lECG doivent être surveillés et, sil y a lieu, reconsidérer le traitement.
· Metformine
Risque majoré de survenue dune acidose lactique due à la metformine déclenchée par une éventuelle insuffisance rénale fonctionnelle liée à lassociation avec les diurétiques et plus spécialement avec les diurétiques de l'anse.
Ne pas utiliser la metformine lorsque la créatininémie dépasse 15 mg/l (135 µmoles/l) chez l'homme et 12 mg/l (110 µmoles/l) chez la femme.
· Produits de contraste iodés
En cas de déshydratation provoquée par les diurétiques, risque majoré d'insuffisance rénale aiguë, en particulier lors de l'utilisation de doses importantes de produits de contraste iodés.
Réhydratation avant administration du produit iodé.
· Antidépresseurs imipraminiques (tricycliques), neuroleptiques
Effet antihypertenseur et risque majoré d'hypotension orthostatique (effet additif).
· Calcium (sels de)
Risque d'hypercalcémie par diminution de l'élimination urinaire du calcium.
· Ciclosporine, Tacrolimus
Risque d'augmentation de la créatininémie sans modification des taux circulants de ciclosporine, même en l'absence de déplétion hydrosodée.
· Corticoïdes, tétracosactide (voie générale)
Diminution de l'effet antihypertenseur (rétention hydrosodée des corticoïdes).
LIEES A LAMLODIPINE
Dantrolène (perfusion) : Chez lanimal, des cas de fibrillation ventriculaire et de collapsus cardio-vasculaire létaux ont été observés en association avec une hyperkaliémie après ladministration de vérapamil et de dantrolène par voie IV. Compte tenu du risque dhyperkaliémie, il est recommandé déviter ladministration concomitante dinhibiteurs calciques comme lamlodipine chez les patients susceptibles de présenter une hyperthermie maligne et dans la prise en charge de lhyperthermie maligne.
Ladministration damlodipine avec du pamplemousse ou du jus de pamplemousse nest pas recommandée car la biodisponibilité peut être augmentée chez certains patients, ce qui peut entraîner une augmentation des effets hypotenseurs.
Inhibiteurs du CYP3A4 : lutilisation concomitante damlodipine avec des inhibiteurs forts ou modérés du CYP3A4 (inhibiteurs de la protéase, antifongiques azolés, macrolides tels que lérythromycine ou la clarithromycine, le vérapamil ou le diltiazem) peut entraîner une augmentation significative de la concentration plasmatique damlodipine. La traduction clinique de ces variations pharmacocinétiques peut être plus prononcée chez le sujet âgé. Par conséquent, une surveillance clinique et un ajustement de la dose pourront être nécessaires.
Le risque dhypotension est augmenté chez les patients recevant simultanément de la clarithromycine et de lamlodipine. Une surveillance étroite des patients est recommandée lorsque lamlodipine est associée à la clarythromycine.
Inducteurs du CYP3A4 : Lors de la co-administration dinducteurs connus de CYP3A4, la concentration plasmatique de lamlodipine peut varier. Par conséquent, la pression artérielle doit être surveillée et une adaptation posologique doit être envisagée pendant et après la prise concomitante dun médicament, en particulier avec des inducteurs puissants du CYP3A4 (par exemple, la rifampicine et le millepertuis [hypericum perforatum]).
Effets de lamlodipine sur dautres médicaments :
Les effets hypotenseurs de lamlodipine sajoutent à ceux dautres médicaments présentant des propriétés antihypertensives.
Dans les études cliniques dinteractions, lamlodipine na pas affecté les propriétés pharmacocinétiques de latorvastatine, la digoxine ou la warfarine.
Tacrolimus : Il existe un risque daugmentation des concentrations plasmatiques de tacrolimus en cas dadministration concomitante avec lamlodipine. Afin déviter une toxicité du tacrolimus, ladministration damlodipine à un patient traité par tacrolimus impose la surveillance des concentrations plasmatiques de tacrolimus et un ajustement posologique du tacrolimus le cas échéant.
Inhibiteurs de la cible mécanique de la rapamycine (mTOR): Les inhibiteurs de mTOR tels que le sirolimus, le temsirolimus et léverolimus sont des substrats du CYP3A. Lamlodipine est un faible inhibiteur du CYP3A4. En cas dutilisation concomitante avec les inhibiteurs de mTOR, lamlodipine peut augmenter lexposition aux inhibiteurs de mTOR.
Ciclosporine : Aucune étude dinteraction na été menée avec la ciclosporine et lamlodipine chez des volontaires sains ou dautres populations, à lexception des patients ayant bénéficié dune transplantation rénale ; il a alors été observé une augmentation variable de la concentration minimale de la ciclosporine (de 0% à 40% en moyenne). Le taux de ciclosporine doit être surveillé chez les sujets ayant bénéficié dune transplantation rénale et traités par amlodipine et une réduction de la posologie de la ciclosporine doit être envisagée si besoin.
Simvastatine : La co-administration de doses répétées de 10 mg damlodipine et de 80 mg de simvastatine a provoqué une augmentation de lexposition à la simvastatine de 77% par rapport à ladministration de simvastatine seule. Limiter la posologie de simvastatine à 20 mg par jour chez les patients prenant de lamlodipine.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Compte-tenu des effets respectifs de chacune des deux substances présentes dans lassociation sur la grossesse et lallaitement :
NATRIXAM est déconseillé durant la grossesse.
NATRIXAM nest pas recommandé durant lallaitement.
Grossesse
LIE A LINDAPAMIDE
Il nexiste pas de données ou il existe des données limitées (moins de 300 grossesses) sur lutilisation de lindapamide chez la femme enceinte. Une exposition prolongée aux diurétiques thiazidiques lors du 3ème trimestre de la grossesse peut réduire le volume plasmatique maternel ainsi que le débit sanguin utéro-placentaire. Il peut en résulter une ischémie fto-placentaire et un retard de la croissance intra-utérine. Par ailleurs, de rares cas dhypoglycémies et de thrombocytopénies chez des nouveau-nés ont été rapportés lors dexpositions proches du terme.
Les études effectuées chez lanimal nont pas mis en évidence deffets délétères directs ou indirects sur la reproduction (voir rubrique 5.3).
LIE A LAMLODIPINE
Chez la femme, la sécurité demploi de lamlodipine au cours de la grossesse na pas été établie.
Dans les études chez lanimal, une reprotoxicité a été observée à doses élevées (voir rubrique 5.3).
Allaitement
LIE A LINDAPAMIDE
Il nexiste pas de données suffisantes sur lexcrétion de lindapamide/métabolites dans le lait maternel.
Une hypersensibilité aux dérivés sulfamidés et une hypokaliémie peuvent survenir. Un risque pour les nouveau-nés/nourrissons ne peut être exclu.
Lindapamide est structurellement très proche des diurétiques thiazidiques qui ont été associés lors de lallaitement, à une diminution, voire à larrêt de la lactation.
LIE A LAMLODIPINE
Lamlodipine est excrétée dans le lait maternel. La proportion de la dose maternelle reçue par le nourrisson a été estimée à un intervalle interquartile de 3 à 7%, avec un maximum de 15%. Leffet de lamlodipine sur le nourrisson est inconnu.
Fertilité
LIE A LINDAPAMIDE
Les études de toxicité sur la reproduction chez les rats, mâles et femelles, nont montré aucun effet sur la fertilité (voir rubrique 5.3). Aucun effet sur la fertilité nest attendu chez lHomme.
LIE A LAMLODIPINE
Des modifications biochimiques réversibles au niveau de la tête des spermatozoïdes ont été rapportées chez certains patients traités par des inhibiteurs calciques. Les données cliniques sont insuffisantes concernant leffet potentiel de lamlodipine sur la fertilité. Dans une étude menée chez le rat, des effets indésirables ont été détectés sur la fertilité des mâles (voir rubrique 5.3).
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
· Lindapamide ne modifie pas la vigilance mais des réactions individuelles en relation avec une baisse de la pression artérielle peuvent survenir chez certains patients, spécialement en début de traitement ou lors de l'association à un autre médicament antihypertenseur. Par conséquent, l'aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines peut être diminuée.
· Lamlodipine peut avoir une influence mineure ou modérée sur laptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Si les patients traités par lamlodipine présentent des sensations vertigineuses, des maux de tête, une fatigue ou des nausées, leur aptitude à réagir peut être altérée. Des précautions sont recommandées en particulier au début du traitement.
Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés avec lindapamide et lamlodipine administrés séparément sont lhypokaliémie, la somnolence, des sensations vertigineuses, des céphalées, des troubles de la vision, la diplopie, des palpitations, des bouffées vasomotrices, la dyspnée, des douleurs abdominales, des nausées, la dyspepsie, des perturbations du transit intestinal, la diarrhée, la constipation, des éruptions maculopapuleuses, des dèmes des chevilles, des spasmes musculaires, des dèmes, de la fatigue et de lasthénie.
Liste des effets indésirables
Les effets indésirables suivants ont été observés et rapportés au cours du traitement par lindapamide et lamlodipine selon les fréquences suivantes : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100 à < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000 à ≤ 1/100) ; rare (≥ 1/10 000 à ≤ 1/1 000) ; très rare (≤1/10 000) ; indéterminé (ne pouvant être estimé à partir des données disponibles).
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MedDRA Système-organe |
Effets indésirables |
Fréquence |
|
|
Indapamide |
Amlodipine |
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|
Infections et infestations |
Rhinite |
- |
Peu fréquent |
|
Affections du système sanguin et lymphatique |
Leucopénie |
Très rare |
Très rare |
|
Thrombocytopénie |
Très rare |
Très rare |
|
|
Agranulocytose |
Très rare |
- |
|
|
Anémie aplasique |
Très rare |
- |
|
|
Anémie hémolytique |
Très rare |
- |
|
|
Affections du système immunitaire |
Hypersensibilité |
- |
Très rare |
|
Troubles du métabolisme et de la nutrition |
Hypokaliémie |
Fréquent Au cours des études cliniques, une hypokaliémie (kaliémie < 3,4 mmol/l) a été observée chez 10 % des patients, elle était < 3,2 mmol/l chez 4 % des patients après 4 à 6 semaines de traitement. Après 12 semaines de traitement, la baisse moyenne de la kaliémie était de 0,23 mmol/l. (voir rubrique 4.4) |
- |
|
Hyperglycémie |
- |
Très rare |
|
|
Hypercalcémie |
Très rare |
- |
|
|
Hyponatrémie avec hypovolémie* |
Indéterminé |
- |
|
|
Affections psychiatriques |
Insomnie |
- |
Peu fréquent |
|
Humeur modifiée (y compris anxiété) |
- |
Peu fréquent |
|
|
Dépression |
- |
Peu fréquent |
|
|
Etat confusionnel |
- |
Rare |
|
|
Affections du système nerveux |
Somnolence |
- |
Fréquent (en particulier en début de traitement) |
|
Etourdissements |
- |
Fréquent (en particulier en début de traitement) |
|
|
Céphalées |
Rare |
Fréquent (en particulier en début de traitement) |
|
|
Tremblement |
- |
Peu fréquent |
|
|
Dysgueusie |
- |
Peu fréquent |
|
|
Syncope |
Indéterminé |
Peu fréquent |
|
|
Hypoesthésie |
- |
Peu fréquent |
|
|
Paresthésie |
Rare |
Peu fréquent |
|
|
Hypertonie |
- |
Très rare |
|
|
Neuropathie périphérique |
- |
Très rare |
|
|
Troubles extrapyramidaux (syndrome extrapyramidal) |
- |
Indéterminé |
|
|
Possibilité de début d'encéphalopathie hépatique en cas d'insuffisance hépatique |
Indéterminé (voir rubriques 4.3 et 4.4) |
- |
|
|
Affections oculaires |
Troubles de la vision |
Indéterminé |
Fréquent |
|
Diplopie |
- |
Fréquent |
|
|
Myopie |
Indéterminé |
- |
|
|
Glaucome aigu à angle fermé |
Indéterminée |
- |
|
|
Épanchement choroïdien |
Indéterminée |
- |
|
|
Vision trouble |
Indéterminé |
- |
|
|
Affections de loreille et du labyrinthe |
Acouphène |
- |
Peu fréquent |
|
Vertige |
Rare |
- |
|
|
Affections cardiaques |
Palpitations |
- |
Fréquent |
|
Infarctus du myocarde |
- |
Très rare |
|
|
Arythmie (y compris bradycardie, tachycardie ventriculaire et fibrillation auriculaire) |
Très rare |
Peu fréquent |
|
|
Torsade de pointes (potentiellement fatale) |
Indéterminé (voir rubriques 4.4 et 4.5) |
- |
|
|
Affections vasculaires |
Bouffée congestive |
- |
Fréquent |
|
Hypotension |
Très rare |
Peu fréquent |
|
|
Vascularite |
- |
Très rare |
|
|
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
Dyspnée |
- |
Fréquent |
|
Toux |
- |
Peu fréquent |
|
|
Affections gastro-intestinales |
Douleur abdominale |
- |
Fréquent |
|
Nausées |
Rare |
Fréquent |
|
|
Vomissements |
Peu fréquent |
Peu fréquent |
|
|
Dyspepsie |
- |
Fréquent |
|
|
Modification du transit intestinal |
- |
Fréquent |
|
|
Bouche sèche |
Rare |
Peu fréquent |
|
|
Pancréatite |
Très rare |
Très rare |
|
|
Gastrite |
- |
Très rare |
|
|
Hypertrophie gingivale |
- |
Très rare |
|
|
Diarrhée |
- |
Fréquent |
|
|
Constipation |
Rare |
Fréquent |
|
|
Affections hépato-biliaires |
Hépatite |
Indéterminé |
Très rare |
|
Ictère |
- |
Très rare |
|
|
Fonction hépatique altérée |
Très rare |
- |
|
|
Affections de la peau et des tissus sous-cutanés |
Eruptions maculopapuleuses |
Fréquent |
- |
|
Purpura |
Peu fréquent |
Peu fréquent |
|
|
Alopécie |
- |
Peu fréquent |
|
|
Altération de la couleur cutanée |
- |
Peu fréquent |
|
|
Hyperhidrose |
- |
Peu fréquent |
|
|
Prurit |
- |
Peu fréquent |
|
|
Rash |
- |
Peu fréquent |
|
|
Exanthème |
- |
Peu fréquent |
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Angioedème |
Très rare |
Très rare |
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Urticaire |
Très rare |
Peu fréquent |
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Nécrolyse épidermique toxique |
Très rare |
Indéterminé |
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Syndrome de Stevens-Johnson |
Très rare |
Très rare |
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Erythème multiforme |
- |
Très rare |
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Dermatite exfoliatrice |
- |
Très rare |
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dème de Quincke |
- |
Très rare |
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Photosensibilité |
Des cas de réactions de photosensibilités ont été rapportés (voir rubrique 4.4) |
Très rare |
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Affections musculo-squelettiques, et systémiques |
Gonflement des chevilles |
- |
Fréquent |
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Arthralgie |
- |
Peu fréquent |
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Myalgie |
Indéterminée |
Peu fréquent |
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Contractures musculaires |
Indéterminée |
Fréquent |
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Faiblesse musculaire |
Indéterminée |
- |
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Rhabdomyolyse |
Indéterminée |
- |
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Dorsalgie |
- |
Peu fréquent |
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Possibilité dune aggravation dun lupus érythémateux disséminé préexistant |
Indéterminé |
- |
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Affections du rein et des voies urinaires |
Trouble mictionnel |
- |
Peu fréquent |
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Nycturie |
- |
Peu fréquent |
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Pollakiurie |
- |
Peu fréquent |
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Insuffisance rénale |
Très rare |
- |
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Affections des organes de reproduction et du sein |
Dysérection |
- |
Peu fréquent |
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Gynécomastie |
- |
Peu fréquent |
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Troubles généraux et anomalies au site d'administration |
dèmes |
- |
Très fréquent |
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Fatigue |
Rare |
Fréquent |
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Douleurs thoraciques |
- |
Peu fréquent |
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Asthénie |
- |
Fréquent |
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Douleurs |
- |
Peu fréquent |
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Malaise |
- |
Peu fréquent |
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Investigations |
Augmentation du poids |
- |
Peu fréquent |
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Diminution du poids |
- |
Peu fréquent |
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Allongement de lintervalle QT à lélectrocardiogramme |
Indéterminé (voir les rubriques 4.4 et 4.5) |
- |
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Elévation de la glycémie |
Indéterminé. Lemploi de ces diurétiques sera soigneusement mesuré chez les sujets goutteux ou diabétiques. |
- |
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Elévation de luricémie |
Indéterminé Lemploi de ces diurétiques sera soigneusement mesuré chez les sujets goutteux ou diabétiques. |
- |
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Elévation des enzymes hépatiques |
Indéterminé |
Très rare** |
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* responsable d'une déshydratation et d'une hypotension orthostatique. La perte concomitante d'ions chlorure peut secondairement entraîner une alcalose métabolique compensatrice : l'incidence et l'amplitude de cet effet sont faibles.
** évoquant généralement une cholestase.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet :www.signalement-sante.gouv.fr.
Il ny a pas dinformation concernant le surdosage de NATRIXAM chez lHomme.
Concernant lindapamide :
Symptômes
Lindapamide n'a pas montré de toxicité jusqu'à 40 mg soit 27 fois la dose thérapeutique.
Les signes d'intoxication aiguë se manifestent surtout par des désordres hydro-électrolytiques (hyponatrémie, hypokaliémie). Cliniquement, possibilité de nausées, vomissements, hypotension, crampes, vertiges, somnolence, états confusionnels, polyurie ou oligurie allant jusqu'à l'anurie (par hypovolémie).
Traitement
Les premières mesures consistent à éliminer rapidement le/ou les produits ingérés par lavage gastrique et/ou administration de charbon activé puis à restaurer l'équilibre hydro-électrolytique dans un centre spécialisé jusqu'à normalisation.
Concernant lamlodipine :
Chez lHomme, lexpérience en matière de surdosage intentionnel est limitée.
Symptômes
Les données disponibles suggèrent quun surdosage important peut entraîner une vasodilatation périphérique excessive et une éventuelle tachycardie réflexe. Des hypotensions systémiques marquées et probablement prolongées pouvant conduire jusquà un choc entraînant le décès, ont été rapportées.
Traitement
Une hypotension cliniquement significative due à un surdosage à lamlodipine nécessite un soutien cardio-vasculaire actif comprenant une surveillance fréquente de la fonction respiratoire et cardiaque, une surélévation des membres et une prise en charge de la volémie et du débit urinaire.
Un vasoconstricteur peut être utile pour restaurer le tonus vasculaire et la pression artérielle, à condition quil ny ait pas de contre-indication à son utilisation. Le gluconate de calcium administré par voie intraveineuse peut être utile pour inverser les effets de linhibition des canaux calciques.
Un lavage gastrique peut être justifié dans certains cas. Chez des volontaires sains, lutilisation de charbon jusquà deux heures après ladministration de 10 mg damlodipine a montré une réduction des taux dabsorption de lamlodipine.
Dans la mesure où lamlodipine est fortement liée aux protéines, une dialyse napportera probablement aucun bénéfice.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : Inhibiteurs calciques et diurétiques, Code ATC : C08GA02
Mécanisme daction
Lindapamide est un dérivé sulfamidé à noyau indol, apparenté aux diurétiques thiazidiques sur le plan pharmacologique qui agit en inhibant la réabsorption du sodium au niveau du segment cortical de dilution. Il augmente l'excrétion urinaire du sodium et des chlorures et, à un moindre degré, l'excrétion du potassium et du magnésium, accroissant de la sorte la diurèse et exerçant une action antihypertensive.
Lamlodipine est un inhibiteur du flux ionique calcique appartenant à la famille des dihydropyridines (inhibiteur des canaux lents ou antagoniste des ions calcium) et inhibe linflux transmembranaire des ions calcium dans le muscle cardiaque et le muscle lisse vasculaire.
Le mécanisme de laction antihypertensive est lié à un effet relaxant direct au niveau du muscle lisse vasculaire.
Effets pharmacodynamiques
Les études de phases II et III ont montré, pour lindapamide en monothérapie, un effet antihypertenseur se prolongeant pendant 24 heures. Il apparaît à des doses auxquelles ses propriétés diurétiques sont faibles.
Son activité antihypertensive est en rapport avec une amélioration de la compliance artérielle et une diminution des résistances périphériques totales et artériolaires.
Lindapamide réduit l'hypertrophie ventriculaire gauche.
Il existe un plateau de l'effet antihypertenseur des diurétiques thiazidiques et apparentés au-delà d'une certaine dose, tandis que les effets indésirables continuent d'augmenter : en cas d'inefficacité du traitement, ne pas chercher à augmenter les doses.
En outre, il a été démontré, à court, moyen et long terme chez l'hypertendu, que lindapamide :
· respecte le métabolisme lipidique : triglycérides, LDL-cholestérol et HDL-cholestérol,
· respecte le métabolisme glucidique, même chez l'hypertendu diabétique.
Chez les patients hypertendus, une prise quotidienne damlodipine permet dobtenir une réduction cliniquement significative de la pression artérielle, en position couchée ou debout pendant 24 heures. Laction progressive de lamlodipine permet déviter les accès dhypotension.
Lamlodipine nentraîne pas deffets métaboliques indésirables et ne modifie pas les taux de lipides plasmatiques, ce qui convient à lutilisation chez les patients présentant asthme, diabète ou goutte.
Efficacité et sécurité clinique
Leffet de NATRIXAM sur la morbidité et la mortalité na pas été établi.
Concernant lamlodipine, une étude randomisée en double aveugle de morbi-mortalité appelée the Antihypertensive and Lipid-Lowering Treatment to Prevent Heart Attack Trial (ALLHAT) a été réalisée pour comparer les effets de nouvelles substances : lamlodipine 2,5-10 mg/j (inhibiteur calcique) ou du lisinopril 10-40 mg/j (inhibiteur de lenzyme de conversion) en traitement de première intention, à un diurétique thiazidique, la chlorthalidone 12,5-25 mg/j, chez des patients présentant une hypertension artérielle légère à modérée.
Au total, 33 357 patients hypertendus âgés de 55 ans ou plus ont été randomisés et suivis pendant une durée moyenne de 4,9 ans. Les patients avaient au moins un facteur de risque de coronaropathie supplémentaire incluant un antécédent dinfarctus du myocarde ou daccident vasculaire cérébral (> 6 mois avant linclusion) ou dune autre maladie cardiovasculaire liée à lathérosclérose (51,5 % au total), un diabète de type 2 (36,1 %), un HDL-C < 35 mg/dl (11,6 %), une hypertrophie ventriculaire gauche diagnostiquée par électrocardiogramme ou échocardiographie (20,9 %), un tabagisme (21,9 %). Le critère principal était une composante de décès dorigine coronaire ou dinfarctus du myocarde non fatal.
Létude na pas montré de différence significative sur le critère principal entre le groupe amlodipine et le groupe chlorthalidone : RR 0,98 (95% IC (0,90-1,07) p=0.65). Parmi les critères secondaires, lincidence dinsuffisance cardiaque (composant dun critère composite cardiovasculaire combiné) a été significativement supérieure dans le groupe amlodipine, par rapport au groupe chlorthalidone (10,2% vs 7,7%, RR 1,38, (95% IC [1,25-1,52] p<0.001)). Toutefois, il na pas été montré de différence significative sur la mortalité toute cause entre le groupe amlodipine et le groupe chlorthalidone, RR 0,96 (95% IC [0,89-1,02] p=0,20).
Population pédiatrique
Il nexiste pas de donnée disponible concernant lutilisation de NATRIXAM chez les enfants.
LAgence européenne des médicaments a accordé une dérogation à lobligation de soumettre les résultats détudes réalisées avec NATRIXAM dans tous les sous-groupes de la population pédiatrique (voir rubrique 4.2 pour les informations concernant lusage pédiatrique).
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Indapamide
Lindapamide 1,5 mg est présenté sous une forme galénique à libération modifiée, grâce à un système matriciel avec dispersion du principe actif au sein d'un support qui permet une libération ralentie dindapamide.
Absorption
La fraction libérée dindapamide est rapidement et totalement absorbée par le tractus digestif.
La prise de nourriture augmente légèrement la vitesse d'absorption mais n'a pas d'influence sur la quantité de produit absorbée.
Le pic plasmatique après administration unique est atteint 12 heures environ après la prise. La répétition des prises permet de limiter les variations des concentrations sanguines entre deux prises.
Il existe une variabilité intra-individuelle.
Distribution
La liaison aux protéines plasmatiques est de 79 %.
La demi-vie d'élimination est comprise entre 14 et 24 heures (en moyenne 18 heures).
L'état d'équilibre est atteint après 7 jours.
Les administrations répétées ne provoquent pas d'accumulation.
Elimination
L'élimination est essentiellement urinaire (70 % de la dose) et fécale (22 %) sous forme de métabolites inactifs.
Populations à haut risque
Les paramètres pharmacocinétiques sont inchangés chez l'insuffisant rénal.
Amlodipine
Lamlodipine est présentée sous une forme galénique à libération immédiate.
Absorption, distribution, liaison aux protéines plasmatiques
Après administration orale aux doses thérapeutiques, lamlodipine est totalement absorbée avec un pic plasmatique entre 6 et 12 heures après la prise. La biodisponibilité absolue a été estimée entre 64 et 80 %. Le volume de distribution est approximativement de 21l/kg. Des études in vitro ont montré que lamlodipine circulante est approximativement liée à 97,5 % aux protéines plasmatiques.
La biodisponibilité de lamlodipine nest pas affectée par la prise daliment.
Biotransformation / élimination
La demi-vie délimination terminale est denviron 35 à 50 heures et permet une prise unique quotidienne. Lamlodipine est presque entièrement métabolisée par le foie en métabolites inactifs avec 10 % de la molécule mère et 60 % des métabolites sont excrétés dans les urines.
Utilisation en cas dinsuffisance hépatique
Des données cliniques très limitées sont disponibles concernant ladministration damlodipine chez les sujets présentant une insuffisance hépatique. Les patients présentant une insuffisance hépatique ont une clairance de lamlodipine diminuée résultant dune demi-vie plus longue et dune augmentation de lASC denviron 40-60%.
Utilisation chez les patients âgés
Le temps dobtention de la concentration plasmatique maximale de lamlodipine est similaire chez les sujets jeunes et chez les sujets âgés. Chez les patients âgés, la clairance de lamlodipine à tendance à diminuer, entraînant des augmentations de laire sous la courbe (ASC) et de la demi-vie délimination. Les augmentations de lASC et de la demi-vie délimination chez les patients présentant une insuffisance cardiaque congestive a été conforme aux attentes dans la tranche dâge des patients étudiés.
5.3. Données de sécurité préclinique
NATRIXAM na pas été étudié dans des études non-cliniques.
Indapamide
Les plus fortes doses administrées par voie orale chez différentes espèces animales (40 à 8000 fois la dose thérapeutique) ont montré une exacerbation des propriétés diurétiques de lindapamide. Les principaux symptômes des études de toxicité aigüe avec lindapamide administré par voie intraveineuse ou intrapéritonéale sont en relation avec l'activité pharmacologique de lindapamide, c'est-à-dire bradypnée et vasodilatation périphérique.
Les tests de mutagénicité et de carcinogénicité de lindapamide sont négatifs.
Les études de toxicité sur la reproduction nont pas montré dembryotoxicité ou de tératogénicité chez le rat, la souris et le lapin.
La fertilité na pas été altérée chez les rats mâles ou femelles.
Amlodipine
Reprotoxicité :
Des études de reprotoxicité chez le rat et la souris ont montré un retard de la mise à bas, une durée prolongée du travail et une diminution de la survie de la descendance à des doses environ 50 fois supérieures à la dose maximale recommandée chez lHomme sur une base en mg/kg.
Altération de la fertilité :
Il na été observé aucun effet sur la fertilité chez des rats traités par lamlodipine (mâles pendant 64 jours, et femelles pendant 14 jours avant laccouplement) à des doses ayant atteint 10 mg/kg/jour (huit fois* la dose maximale recommandée chez lHomme de 10mg sur une base en mg/m2). Dans une autre étude menée chez le rat, dans laquelle des rats mâles ont été traités par du bésilate damlodipine pendant 30 jours à une dose comparable à la dose administrée chez lHomme sur une base en mg/kg, il a été observé une diminution des taux plasmatiques de lhormone folliculo-stimulante et de la testostérone ainsi quune diminution de la densité du sperme et du nombre de spermatides matures et de cellules de Sertoli.
Pouvoirs cancérigène et mutagène :
Les rats et les souris traités par de lamlodipine dans lalimentation pendant deux ans, à des concentrations calculées pour délivrer des posologies quotidiennes de 0.5 ; 1.25 et 2.5 mg/kg/jour nont montré aucun signe de cancérogénicité. La dose maximale (pour la souris similaire et pour les rats deux fois* la dose clinique maximale recommandée de 10 mg sur une base en mg/m2) a été proche de la dose maximale tolérée pour les souris mais pas pour les rats.
Les études de mutagénicité nont révélé aucun effet lié au médicament que ce soit au niveau génique ou chromosomique.
* Sur la base dun patient pesant 50 kg.
Noyau : hypromellose (E464), lactose monohydraté, stéarate de magnésium (E572), povidone (E1201), silice colloïdale anhydre, hydrogénophosphate de calcium dihydraté, cellulose microcristalline (E460), croscarmellose sodique (E468), amidon de maïs prégélatinisé.
Pelliculage : glycérol (E422), hypromellose (E464), macrogol 6000, stéarate de magnésium (E572), dioxyde de titane (E171).
24 mois.
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver à une température ne dépassant pas 30°C.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Plaquette en PVC/Aluminium : boites de 1x15 (15) comprimés, 2x15 (30) comprimés, 4x15 (60) comprimés, 6x15 (90) comprimés
Pilulier en polyéthylène à haute densité avec un bouchon vissable et inviolable en polypropylène : boites de 1x100 (100) comprimés, 5x100 (500) comprimés.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
50, rue Carnot
92284 Suresnes CEDEX
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 275 974 6 6 : 15 comprimés sous plaquette (PVC/aluminium)
· 34009 275 975 2 7 : 30 comprimés sous plaquette (PVC/aluminium)
· 34009 275 976 9 5 : 60 comprimés sous plaquette (PVC/aluminium)
· 34009 275 977 5 6 : 90 comprimés sous plaquette (PVC/aluminium)
· 34009 585 686 9 5 : 100 comprimés en pilulier (PEHD)
· 34009 585 687 5 6 : 500 comprimés en pilulier (PEHD)
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I
Médicaments liés cités dans ce texte
- AMLODIPINE ALMUS 10 mg, gélule
- NATRIXAM 1,5 mg/10 mg, comprimé à libération modifiée
- FLUDEX 1,5 mg, comprimé pelliculé à libération prolongée
- GRANIONS DE LITHIUM 1 mg/ 2 ml, solution buvable en ampoule
- SERECOR 300 mg, gélule à libération prolongée
- ISORYTHM L.P. 125 mg, gélule à libération prolongée
- AMIODARONE ALMUS 200 mg, comprimé sécable
- SOTALEX 160 mg, comprimé sécable
- LARGACTIL 100 mg, comprimé pelliculé sécable
- CYAMEMAZINE BIOGARAN 100 mg, comprimé pelliculé sécable
- NOZINAN 100 mg, comprimé pelliculé sécable
- DOGMATIL 0,5 g/100 ml SANS SUCRE, solution buvable édulcorée au cyclamate de sodium
- TIAPRIDAL 100 mg, comprimé sécable
- HALDOL 1 mg, comprimé
- ORAP 1 mg, comprimé
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