EVEROLIMUS EG 10 mg comprimé
CIS 67489178
Informations à jour au 4 février 2022.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 04/02/2022
EVEROLIMUS EG 10 mg comprimé
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Évérolimus............................................................................................................................. 10 mg
Pour un comprimé
Excipient à effet notoire : chaque comprimé contient 262 mg de lactose.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Comprimé ovale, plat, blanc à blanc cassé, denviron 15 mm de long et 6 mm de large, portant la mention « EVR » sur une face et « NAT » sur lautre face.
4.1. Indications thérapeutiques
Cancer du sein avancé avec récepteurs hormonaux positifs
EVEROLIMUS EG est indiqué dans le traitement du cancer du sein avancé avec récepteurs hormonaux positifs, HER2/neu négatif, en association avec lexémestane, chez les femmes ménopausées sans atteinte viscérale symptomatique en cas de récidive ou de progression de la maladie, après un traitement par un inhibiteur non-stéroïdien de l'aromatase.
Tumeurs neuroendocrines dorigine pancréatique
EVEROLIMUS EG est indiqué dans le traitement de tumeurs neuroendocrines dorigine pancréatique non résécables ou métastatiques bien ou moyennement différenciées avec progression de la maladie chez ladulte.
Tumeurs neuroendocrines dorigine gastro-intestinale ou pulmonaire
EVEROLIMUS EG est indiqué dans le traitement de tumeurs neuroendocrines dorigine gastro-intestinale ou pulmonaire non résécables ou métastatiques, bien différenciées (Grade 1 ou Grade 2), non fonctionnelles, en progression chez ladulte (voir rubriques 4.4 et 5.1).
Cancer du rein
EVEROLIMUS EG est indiqué dans le traitement du cancer du rein avancé chez les patients ayant progressé sous ou après une thérapie ciblée anti-VEGF.
4.2. Posologie et mode d'administration
Le traitement par EVEROLIMUS EG doit être instauré et suivi par un médecin ayant lexpérience des traitements anticancéreux.
Pour les différents schémas posologiques, EVEROLIMUS EG est disponible en comprimés de 2,5 mg, 5 mg et 10 mg.
La dose recommandée dévérolimus est de 10 mg une fois par jour. Le traitement doit être poursuivi aussi longtemps quun bénéfice clinique est observé ou jusquà la survenue dune toxicité inacceptable.
Si une dose est oubliée, le patient ne doit pas prendre une dose supplémentaire, mais prendre la prochaine dose prescrite comme dhabitude.
Ajustement de la posologie en cas deffets indésirables
La prise en charge deffets indésirables sévères et/ou intolérables suspectés dêtre liés au traitement peut nécessiter une réduction de dose et/ou une interruption temporaire du traitement par EVEROLIMUS EG. Pour les effets indésirables de Grade 1, une adaptation de la dose nest généralement pas nécessaire. Sil est nécessaire de diminuer la posologie, la dose recommandée est de 5 mg par jour et elle ne doit pas être inférieure à 5 mg par jour.
Le tableau 1 résume les recommandations pour ladaptation de la posologie en cas deffets indésirables spécifiques (voir également rubrique 4.4).
Tableau 1 Recommandations pour ladaptation de la posologie dEVEROLIMUS EG
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Effet indésirable |
Sévérité1 |
Adaptation de la posologie dEVEROLIMUS EG |
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Pneumopathie non infectieuse |
Grade 2 |
Envisager l'interruption du traitement jusqu'à l'amélioration des symptômes à un Grade ≤ 1. Réintroduire le traitement à 5 mg par jour. Arrêter le traitement en l'absence de récupération dans un délai de 4 semaines. |
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Grade 3 |
Interrompre le traitement jusquà la résolution des symptômes à un Grade ≤ 1. Envisager la reprise du traitement à 5 mg par jour. Si une toxicité de Grade 3 réapparait, envisager larrêt du traitement. |
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Grade 4 |
Arrêter le traitement. |
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Stomatite |
Grade 2 |
Interrompre temporairement le traitement jusqu'à rétablissement à un Grade ≤ 1. Réintroduire le traitement à la même dose. En cas de récidive de la stomatite à un Grade 2, interrompre le traitement jusqu'à rétablissement à un Grade ≤ 1. Réintroduire le traitement à 5 mg par jour. |
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Grade 3 |
Interrompre temporairement le traitement jusqu'à rétablissement à un Grade ≤ 1. Réintroduire le traitement à 5 mg par jour. |
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Grade 4 |
Arrêter le traitement. |
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Autres toxicités non hématologiques (sauf événements métaboliques) |
Grade 2 |
Si la toxicité est tolérable, aucune adaptation de la posologie n'est nécessaire. Si la toxicité devient intolérable, interrompre temporairement le traitement jusqu'à rétablissement à un Grade ≤ 1. Réintroduire le traitement à la même dose. En cas de récidive de la toxicité à un Grade 2, interrompre le traitement jusqu'à rétablissement à un Grade ≤ 1. Réintroduire le traitement à 5 mg par jour. |
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Grade 3 |
Interrompre temporairement le traitement jusqu'à rétablissement à un Grade ≤ 1. Envisager de réintroduire le traitement à 5 mg par jour. Si une toxicité de Grade 3 réapparait, envisager larrêt du traitement. |
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Grade 4 |
Arrêter le traitement. |
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Événements métaboliques (par exemple, hyperglycémie, dyslipidémie) |
Grade 2 |
Aucune adaptation de la posologie n'est nécessaire. |
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Grade 3 |
Interrompre temporairement le traitement. Réintroduire le traitement à 5 mg par jour. |
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Grade 4 |
Arrêter le traitement. |
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Thrombopénie |
Grade 2 (< 75, ≥ 50 x 109/l) |
Interrompre temporairement le traitement jusqu'à rétablissement à un Grade ≤ 1 (≥ 75 x 109/l). Réintroduire le traitement à la même dose. |
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Grade 3 & 4 (< 50 x 109/l) |
Interrompre temporairement le traitement jusqu'à rétablissement à un Grade ≤ 1 (≥ 75 x 109/l). Réintroduire le traitement à 5 mg par jour. |
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Neutropénie |
Grade 2 (≥ 1x109/l) |
Aucune adaptation de la posologie n'est nécessaire. |
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Grade 3 (< 1, ≥ 0,5 x 109/l) |
Interrompre temporairement le traitement jusqu'à rétablissement à un Grade ≤ 2 (≥ 1 x 109/l). Réintroduire le traitement à la même dose. |
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Grade 4 (< 0,5 x 109/l) |
Interrompre temporairement le traitement jusqu'à rétablissement à un Grade ≤ 2 (≥ 1 x 109/l). Réintroduire le traitement à 5 mg par jour. |
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Neutropénie fébrile |
Grade 3 |
Interrompre temporairement le traitement jusqu'à rétablissement à un Grade ≤ 2 (≥ 1,25 x 109/l) et absence de fièvre. Réintroduire le traitement à 5 mg par jour. |
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Grade 4 |
Arrêter le traitement. |
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1 Grades évalués selon les critères communs de terminologie des événements indésirables (CTCAE, Common Terminology Criteria for Adverse Events), version 3.0, de lInstitut national américain du cancer (NCI, National Cancer Institute) |
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Populations particulières
Patients âgés (≥ 65 ans)
Aucune adaptation de la posologie nest nécessaire (voir rubrique 5.2).
Insuffisance rénale
Aucune adaptation de la posologie nest nécessaire (voir rubrique 5.2).
Insuffisance hépatique
· Insuffisance hépatique légère (classe A de Child-Pugh) - la dose quotidienne recommandée est de 7,5 mg.
· Insuffisance hépatique modérée (classe B de Child-Pugh) - la dose quotidienne recommandée est de 5 mg.
· Insuffisance hépatique sévère (classe C de Child-Pugh) - EVEROLIMUS EG nest recommandé que si le bénéfice attendu est supérieur au risque. Dans ce cas, la dose quotidienne ne devra pas dépasser 2,5 mg.
Une adaptation posologique devra être effectuée si la fonction hépatique du patient (classe de Child-Pugh) change au cours du traitement (voir également rubriques 4.4 et 5.2).
Population pédiatrique
La sécurité et lefficacité de lévérolimus chez les enfants âgés de 0 à 18 ans nont pas été établies. Aucune donnée nest disponible.
Mode dadministration
EVEROLIMUS EG doit être pris par voie orale une fois par jour à la même heure chaque jour, avec ou sans aliments de façon constante (voir rubrique 5.2). Les comprimés dEVEROLIMUS EG doivent être avalés entiers avec un verre deau. Les comprimés ne doivent pas être mâchés ou écrasés.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
La pneumopathie non infectieuse est un effet de classe des dérivés de la rapamycine, y compris lévérolimus. Des pneumopathies non infectieuses (y compris maladie pulmonaire interstitielle) ont été fréquemment rapportées chez des patients traités par lévérolimus (voir rubrique 4.8).
Certains cas ont été sévères et, en de rares occasions, une issue fatale a été observée. Le diagnostic de pneumopathie non infectieuse doit être envisagé chez les patients présentant des signes et symptômes respiratoires non spécifiques tels quhypoxie, épanchement pleural, toux ou dyspnée et lorsquune étiologie infectieuse, néoplasique ou toute autre cause non médicamenteuse ont été exclues par les investigations appropriées. Les infections opportunistes telles que la pneumonie à Pneumocystis jirovecii (carinii) (PPJ, PPC) devraient être exclues dans le cadre du diagnostic différentiel de pneumopathie non infectieuse (voir « Infections » ci-dessous). Il convient de recommander aux patients de signaler sans attendre tout symptôme respiratoire nouveau ou qui saggrave.
Chez les patients qui développent des modifications radiologiques évoquant une pneumopathie non infectieuse sans symptôme ou accompagnées de symptômes mineurs, le traitement par EVEROLIMUS EG peut être poursuivi sans modification de la posologie. En présence dune symptomatologie modérée (Grade 2) ou sévère (Grade 3), ladministration de corticoïdes peut être indiquée jusquà résolution des symptômes cliniques.
Chez les patients qui nécessitent lutilisation de corticoïdes pour le traitement dune pneumopathie non infectieuse, une prophylaxie de la pneumonie à Pneumocystis jirovecii (carinii) (PPJ, PPC) doit être envisagée.
Infections
Lévérolimus possède des propriétés immunosuppressives et il peut prédisposer les patients aux infections bactériennes, fongiques, virales ou aux infections à protozoaires, comprenant les infections par des agents pathogènes opportunistes (voir rubrique 4.8). Des infections localisées et systémiques, incluant des pneumonies, dautres infections bactériennes, des infections fongiques invasives telles quaspergillose, candidose ou pneumonie à Pneumocystis jirovecii (carinii) (PPJ, PPC) et des infections virales, notamment des cas de réactivation du virus de lhépatite B, ont été décrites chez des patients traités par lévérolimus. Certaines de ces infections ont été sévères (conduisant par exemple à un sepsis, une insuffisance respiratoire ou hépatique) et parfois dissue fatale.
Les médecins et les patients doivent être conscients du risque accru dinfection associé à la prise dEVEROLIMUS EG. Les infections préexistantes doivent être traitées de manière appropriée et la guérison complète doit être obtenue avant linstauration dun traitement par EVEROLIMUS EG. Au cours dun traitement par EVEROLIMUS EG il convient dêtre vigilant aux signes et symptômes dinfection : si une infection est diagnostiquée, un traitement approprié doit être instauré dans les plus brefs délais et larrêt temporaire ou définitif dEVEROLIMUS EG doit être envisagé.
Si le diagnostic dune infection fongique systémique invasive est fait, le traitement par EVEROLIMUS EG doit être arrêté immédiatement et définitivement, et le patient doit être traité par un traitement antifongique approprié.
Des cas de pneumonie à Pneumocystis jirovecii (carinii) (PPJ, PPC), dont certains avec une issue fatale, ont été rapportés chez des patients qui recevaient de lévérolimus. La PPJ/PPC peut être associée à l'utilisation concomitante de corticostéroïdes ou d'autres agents immunosuppresseurs. Une prophylaxie des PPJ/PPC doit être envisagée lorsque l'utilisation concomitante de corticoïdes ou d'autres agents immunosuppresseurs est nécessaire.
Réactions dhypersensibilité
Des réactions dhypersensibilité se manifestent par des symptômes comprenant, de façon non exhaustive, anaphylaxie, dyspnée, bouffée congestive, douleur thoracique et angidème (par exemple, gonflement des voies respiratoires et de la langue avec ou sans difficultés respiratoires) ont été observés avec lévérolimus (voir rubrique 4.3).
Utilisation concomitante avec des inhibiteurs de lenzyme de conversion de langiotensine (ECA)
Les patients traités de manière concomitante par des inhibiteurs de lECA (par exemple, ramipril) peuvent être plus à risque de développer un dème de Quincke (par exemple, gonflement des voies respiratoires ou de la langue, avec ou sans altération de la respiration) (voir rubrique 4.5).
Stomatite
La stomatite, incluant ulcérations buccales et mucite, est leffet indésirable le plus fréquemment rapporté chez des patients traités par évérolimus (voir rubrique 4.8). La stomatite apparait le plus souvent au cours des 8 premières semaines de traitement. Une étude en simple bras chez des patientes ménopausées atteintes dun cancer du sein traitées par évérolimus et exémestane a montré quune solution orale de corticoïdes sans alcool, administrée en bain de bouche pendant les 8 premières semaines de traitement, peut diminuer lincidence et la gravité des stomatites (voir rubrique 5.1). La prise en charge des stomatites peut ainsi inclure lutilisation prophylactique et/ou thérapeutique de traitements topiques, comme une solution orale de corticoïdes sans alcool utilisée en bain de bouche. Cependant, les produits à base dalcool, deau oxygénée, diode ou de dérivés du thym doivent être évités car ils peuvent exacerber laffection. La surveillance et le traitement des infections fongiques sont recommandés, particulièrement chez les patients ayant été traités par des médicaments à base de stéroïdes. Les agents antifongiques ne doivent pas être utilisés, sauf si une infection fongique a été diagnostiquée (voir rubrique 4.5).
Insuffisance rénale
Des cas dinsuffisance rénale (incluant des insuffisances rénales aigues) dont certains dissue fatale, ont été observés chez des patients traités par lévérolimus (voir rubrique 4.8). La fonction rénale doit être surveillée particulièrement lorsque les patients présentent des facteurs de risques supplémentaires qui pourraient davantage altérer leur fonction rénale.
Analyses biologiques et surveillance
Fonction rénale
Des augmentations de la créatininémie, généralement légères, et de la protéinurie ont été rapportées (voir rubrique 4.8). Il est recommandé de surveiller la fonction rénale, notamment lurémie, la protéinurie ou la créatininémie, avant le début du traitement par EVEROLIMUS EG et régulièrement ensuite.
Glycémie
Des cas dhyperglycémie ont été rapportés (voir rubrique 4.8). La glycémie à jeun doit être contrôlée avant le début du traitement par EVEROLIMUS EG et régulièrement ensuite. Une surveillance plus fréquente est recommandée quand EVEROLIMUS EG est co-administré avec des médicaments pouvant induire une hyperglycémie. Dans la mesure du possible, la glycémie doit être équilibrée de façon optimale avant linstauration du traitement par EVEROLIMUS EG.
Lipémie
Des cas de dyslipidémie (incluant des cas dhypercholestérolémie et dhypertriglycéridémie) ont été rapportés. Il est recommandé de surveiller la cholestérolémie et la triglycéridémie avant le début du traitement par EVEROLIMUS EG et de manière régulière par la suite, et de mettre en place un traitement approprié.
Paramètres hématologiques
Des diminutions de lhémoglobine, des lymphocytes, des neutrophiles et des plaquettes ont été observées (voir rubrique 4.8). La numération-formule sanguine doit être contrôlée avant linstauration du traitement par EVEROLIMUS EG et régulièrement ensuite.
Tumeurs carcinoïdes fonctionnelles
Dans un essai randomisé, en double aveugle et multicentrique, réalisé chez des patients avec des tumeurs carcinoïdes fonctionnelles, lévérolimus en association avec loctréotide à libération prolongée a été comparé au placebo associé à loctréotide à libération prolongée. Létude na pas satisfait le critère principal defficacité (survie sans progression [SSP]) et lanalyse intermédiaire de la survie globale (SG) était numériquement en faveur du bras placebo associé à loctréotide à libération prolongée. En conséquence, la sécurité et lefficacité de lévérolimus chez les patients atteints de tumeurs carcinoïdes fonctionnelles nont pas été démontrées.
Facteurs pronostics des tumeurs neuroendocrines d'origine gastro-intestinale ou pulmonaire
Chez les patients atteints de tumeurs neuroendocrines dorigine gastro-intestinale ou pulmonaire non fonctionnelles et présentant des facteurs de bon pronostic au diagnostic, (par exemple site tumoral primitif localisé à liléon et des valeurs normales de la chromogranine A ou absence datteinte osseuse) une évaluation individuelle du rapport bénéfice risque doit être réalisée avant de débuter le traitement par évérolimus. Des preuves limitées de bénéfice en termes de SSP ont été rapportées dans le sous-groupe de patients chez lesquels le site tumoral primitif était liléon (voir rubrique 5.1).
Interactions
Ladministration concomitante avec des inhibiteurs et des inducteurs du CYP3A4 et/ou de la glycoprotéine P (PgP), qui agit comme pompe defflux de nombreux médicaments, doit être évitée (voir rubrique 4.5). Si ladministration concomitante avec un inhibiteur ou un inducteur modéré du CYP3A4 et/ou de la PgP ne peut être évitée, des ajustements de dose peuvent être envisagés en fonction de lASC prévisible (voir rubrique 4.5).
Le traitement concomitant avec des inhibiteurs puissants du CYP3A4 entraîne une augmentation considérable de la concentration plasmatique de lévérolimus (voir rubrique 4.5). Il ny a pas actuellement de données suffisantes pour permettre des recommandations posologiques dans cette situation. Ainsi, le traitement concomitant par EVEROLIMUS EG avec des inhibiteurs puissants nest pas recommandé.
La prudence est requise lorsqu'EVEROLIMUS EG est pris en association avec des substrats du CYP3A4 à marge thérapeutique étroite administrés par voie orale, en raison du risque dinteractions médicamenteuses. Si EVEROLIMUS EG est administré en association avec des substrats du CYP3A4 à marge thérapeutique étroite administrés par voie orale (par exemple : pimozide, terfénadine, astémizole, cisapride, quinidine ou dérivés de l'ergot de seigle), le patient doit être surveillé pour détecter tout effet indésirable décrit dans les mentions légales du substrat du CYP3A4 administré par voie orale (voir rubrique 4.5).
Insuffisance hépatique
Lexposition à lévérolimus a été augmentée chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère (classe A de Child-Pugh), modérée (classe B de Child-Pugh) et sévère (classe C de Child-Pugh) (voir rubrique 5.2).
Lutilisation dEVEROLIMUS EG est uniquement recommandée chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère (classe C de Child-Pugh) si le bénéfice potentiel est supérieur au risque (voir rubriques 4.2 et 5.2).
Aucune donnée clinique defficacité ou de tolérance nest actuellement disponible pour appuyer des recommandations dadaptation de posologie pour la prise en charge des effets indésirables chez les patients souffrant dune insuffisance hépatique.
Vaccinations
Lutilisation de vaccins vivants doit être évitée au cours du traitement par EVEROLIMUS EG (voir rubrique 4.5).
Lactose
Ce médicament contient du lactose. Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit en lactase de Lapp ou un syndrome de malabsorption du glucose ou du galactose (maladies héréditaires rares).
Complications de la cicatrisation des plaies
Une altération de la cicatrisation des plaies est un effet de la classe des dérivés de la rapamycine, y compris lévérolimus. La prudence est donc requise avec lutilisation dEVEROLIMUS EG dans la phase péri-opératoire.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Les interactions connues et théoriques avec des inhibiteurs et des inducteurs sélectifs du CYP3A4 et de la PgP sont décrites dans le tableau 2 ci-dessous.
Inhibiteurs du CYP3A4 et de la PgP susceptibles daugmenter les concentrations dévérolimus
Les inhibiteurs du CYP3A4 ou de la PgP peuvent augmenter les concentrations sanguines de lévérolimus en diminuant le métabolisme ou lefflux de lévérolimus des cellules intestinales.
Inducteurs du CYP3A4 et de la PgP susceptibles de diminuer les concentrations dévérolimus
Les substances qui sont des inducteurs du CYP3A4 et de la PgP peuvent diminuer les concentrations sanguines de lévérolimus en augmentant le métabolisme ou lefflux de lévérolimus des cellules intestinales.
Tableau 2 Effets des autres substances actives sur lévérolimus
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Substances actives par interaction |
Interaction Modifications de lASC et/ou de la Cmax de lévérolimus Rapport des moyennes géométriques (intervalle des valeurs observées) |
Recommandations pour ladministration concomitante |
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Inhibiteurs puissants du CYP3A4 et/ou de la PgP |
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ASC ↑15,3 fois (intervalle 11,2-22,5) Cmax ↑4,1 fois (intervalle 2,6-7,0) |
Ladministration concomitante dévérolimus avec des inhibiteurs puissants nest pas recommandée. |
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Non étudiée, une augmentation importante des concentrations de lévérolimus est attendue. |
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Télithromycine, clarithromycine |
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Néfazodone |
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Ritonavir, atazanavir, saquinavir, darunavir, indinavir, nelfinavir |
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Inhibiteurs modérés du CYP3A4 et/ou de la PgP |
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ASC ↑4,4 fois (intervalle 2,0-12,6) Cmax ↑2.0 fois (intervalle 0,9-3,5) |
Utilisation avec précaution quand ladministration concomitante avec des inhibiteurs modérés du CYP3A4 ou de la PgP ne peut être évitée. Si ladministration concomitante avec un inhibiteur modéré du CYP3A4 ou de la PgP est requise, une réduction de dose à 5 mg par jour ou 2,5 mg par jour peut être envisagée. Toutefois, il ny a pas de données cliniques suffisantes sur lajustement de dose. En raison de la variabilité entre les sujets, les ajustements de dose recommandés peuvent ne pas être optimaux pour tous les individus ; une surveillance étroite des effets indésirables est donc recommandée. Si linhibiteur modéré est arrêté, envisager une période délimination dau moins 2 à 3 jours (temps moyen délimination des inhibiteurs modérés les plus utilisés) avant de reprendre la dose dEVEROLIMUS EG utilisée avant linstauration du traitement concomitant. |
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ASC ↑ 3,7 fois Cmax ↑ 2,2 fois |
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ASC ↑3,5 fois (intervalle 2,2-6,3) Cmax ↑2,3 fois (intervalle 1,3-3,8) |
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Ciclosporine orale |
ASC ↑2,7 fois (intervalle 1,5-4,7) Cmax ↑1,8 fois (intervalle 1,3-2,6) |
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Fluconazole |
Non étudiée. Exposition accrue attendue. |
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Diltiazem |
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Dronédarone |
Non étudiée. Exposition accrue attendue |
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Amprénavir, fosamprénavir |
Non étudiée. Exposition accrue attendue. |
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Jus de pamplemousse ou autres aliments ayant un effet sur le CYP3A4 et/ou la PgP |
Non étudiée. Exposition accrue attendue (variation élevée des effets). |
Lassociation doit être évitée. |
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Inducteurs puissants et modérés du CYP3A4 et/ou de la PgP |
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Rifampicine |
ASC ↓63 % (intervalle 0-80 %) Cmax ↓58 % (intervalle 10-70 %) |
Éviter lutilisation concomitante avec les inducteurs puissants du CYP3A4. Si une administration concomitante avec un inducteur puissant du CYP3A4 est requise, une augmentation de la dose dEVEROLIMUS EG de 10 mg à 20 mg par jour doit être envisagée en utilisant une augmentation par paliers de 5 mg ou moins le 4e jour et le 8e jour suivant linstauration du traitement par linducteur. Il est prévu que cette dose dEVEROLIMUS EG permette dajuster lASC à lintervalle de valeurs observées sans inducteur. Toutefois il nexiste aucune donnée clinique disponible avec cet ajustement de dose. Lorsque le traitement par linducteur est arrêté, envisager une période délimination dau moins 3 à 5 jours (temps raisonnable pour une levée significative de linduction enzymatique), avant de reprendre la dose dEVEROLIMUS EG utilisée avant linstauration du traitement concomitant. |
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Dexaméthasone |
Non étudiée. Diminution de lexposition attendue. |
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Carbamazépine, phénobarbital, phénytoïne |
Non étudiée. Diminution de lexposition attendue. |
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Efavirenz, névirapine |
Non étudiée. Diminution de lexposition attendue. |
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Millepertuis (Hypericum Perforatum) |
Non étudiée. Diminution importante de lexposition attendue. |
Les préparations contenant du millepertuis ne doivent pas être utilisées pendant un traitement par lévérolimus. |
Produits dont la concentration plasmatique peut être altérée par lévérolimus
En fonction des résultats des études in vitro, au vu des concentrations systémiques obtenues avec des doses de 10 mg par jour par voie orale, linhibition de la PgP, du CYP3A4 et du CYP2D6 est peu vraisemblable. Toutefois, linhibition du CYP3A4 et de la PgP dans lintestin ne peut être exclue. Une étude d'interaction chez des sujets sains a montré que l'administration concomitante d'une dose orale de midazolam, un substrat sensible du CYP3A, avec l'évérolimus entraînait une augmentation de 25 % de la Cmax du midazolam et une augmentation de 30 % de lASC(0-inf) du midazolam. Cet effet est susceptible dêtre dû à linhibition du CYP3A4 intestinal par lévérolimus. Lévérolimus peut donc modifier la biodisponibilité des substrats du CYP3A4 administrés en association par voie orale. Toutefois, un effet cliniquement pertinent sur l'exposition aux substrats du CYP3A4 administrés par voie systémique n'est pas attendu (voir rubrique 4.4).
Ladministration concomitante d'évérolimus et d'octréotide à libération prolongée a augmenté la Cmin de l'octréotide avec un rapport des moyennes géométriques (évérolimus/placebo) de 1,47. Un effet cliniquement significatif sur lefficacité de l'évérolimus chez les patients atteints de tumeurs neuroendocrines avancées na pas pu être établi.
L'administration concomitante d'évérolimus et d'exémestane a augmenté la Cmin et la C2h de l'exémestane de 45 % et 64 % respectivement. En revanche, les taux correspondants d'stradiol à l'état d'équilibre (4 semaines) n'ont pas été différents entre les deux groupes de traitement. Aucune augmentation des événements indésirables liés à l'exémestane n'a été observée chez les patientes atteintes d'un cancer du sein avancé avec récepteurs hormonaux positifs recevant l'association. L'augmentation des taux d'exémestane ne devrait pas avoir d'impact sur l'efficacité ou la tolérance.
Utilisation concomitante avec des inhibiteurs de lenzyme de conversion de langiotensine (ECA)
Les patients traités de manière concomitante par des inhibiteurs de lECA (par exemple, ramipril) peuvent être plus à risque de développer un angidème (voir rubrique 4.4).
Vaccinations
La réponse immunitaire à la vaccination peut être affectée. Ainsi, la vaccination au cours dun traitement par EVEROLIMUS EG peut être moins efficace. Lutilisation de vaccins vivants doit être évitée pendant le traitement par EVEROLIMUS EG (voir rubrique 4.4). Exemples de vaccins vivants : vaccin antigrippal intranasal, vaccins anti-rougeoleux, vaccin contre les oreillons, vaccin anti-rubéolique, vaccin antipoliomyélitique oral, vaccin BCG (bacille de Calmette et Guérin), vaccin antiamarile, vaccin contre la varicelle et vaccin antityphoïdique TY21a.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Femmes en âge davoir des enfants/Contraception chez les hommes et les femmes
Les femmes en âge davoir des enfants doivent utiliser une méthode contraceptive hautement efficace (par exemple : méthode contraceptive hormonale ne contenant pas dstrogène administrée par voie orale, injectable ou implantable, contraceptifs à base de progestérone, hystérectomie, ligature des trompes, abstinence complète, méthodes barrières, dispositif intra-utérin [DIU], et/ou stérilisation de la femme/de lhomme) pendant le traitement par lévérolimus et jusquà 8 semaines après larrêt du traitement. Il ny a pas lieu dinterdire aux patients masculins de procréer.
Grossesse
Il n'existe pas de données suffisamment pertinentes concernant l'utilisation de lévérolimus chez la femme enceinte. Les études effectuées chez l'animal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction, incluant une toxicité embryonnaire et ftale (voir rubrique 5.3). Le risque potentiel en clinique nest pas connu.
EVEROLIMUS EG nest pas recommandé chez la femme enceinte et chez la femme en âge de procréer sans méthode contraceptive.
Allaitement
On ne sait pas si lévérolimus est excrété dans le lait maternel humain. Cependant, les études chez le rat ont montré que lévérolimus et/ou ses métabolites passaient facilement dans le lait (voir rubrique 5.3). Par conséquent, les femmes traitées par EVEROLIMUS EG ne doivent pas allaiter pendant le traitement et pendant les 2 semaines qui suivent la prise de la dernière dose.
Fertilité
La possibilité que lévérolimus provoque une stérilité chez les patients hommes et femmes est inconnue, néanmoins on a observé une aménorrhée (aménorrhée secondaire et autres irrégularités menstruelles) et un déséquilibre associé du rapport hormone lutéinisante (LH)/hormone folliculostimulante (FSH) chez les femmes. Les observations précliniques indiquent que le traitement par EVEROLIMUS EG peut diminuer la fertilité masculine et féminine (voir rubrique 5.3).
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Résumé du profil de tolérance
Le profil de tolérance est issu des données regroupées de 2 672 patients traités par lévérolimus dans dix études cliniques, incluant cinq études de phase III randomisées, en double aveugle, contrôlées contre placebo et cinq études en ouvert de phase I et de phase II, liées aux indications approuvées.
Les effets indésirables les plus fréquents (fréquence ≥ 1/10) issus des données regroupées de tolérance étaient (par ordre décroissant) : stomatite, rash, fatigue, diarrhée, infection, nausée, diminution de lappétit, anémie, dysgueusie, pneumopathie inflammatoire, dème périphérique, hyperglycémie, asthénie, prurit, perte de poids, hypercholestérolémie, épistaxis, toux et céphalées.
Les effets indésirables de Grades 3-4 les plus fréquents (fréquence ≥ 1/100 à < 1/10) ont été : stomatite, anémie, hyperglycémie, infection, fatigue, diarrhée, pneumopathie inflammatoire, asthénie, thrombopénie, neutropénie, dyspnée, protéinurie, lymphopénie, hémorragie, hypophosphatémie, rash, hypertension, pneumonie, augmentation de lalanine aminotransférase (ALAT), augmentation de laspartate aminotransférase (ASAT) et diabète. Les grades suivent la classification CTCAE version 3.0 et 4.03.
Liste des effets indésirables sous forme de tableau
Le tableau 3 montre les catégories de fréquence des effets indésirables rapportés dans les analyses des données regroupées de tolérance. Les effets indésirables sont présentés selon les classes de systèmes dorganes et les catégories de fréquence MedDRA. Les catégories de fréquence sont définies selon la convention suivante : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100, < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000) ; très rare (< 1/10 000). Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés suivant un ordre décroissant de gravité.
Tableau 3 Effets indésirables rapportés dans les études cliniques
|
Classe de systèmes dorganes |
Fréquence |
Terme préférentiel |
|
Infections et infestations |
Très fréquent |
Infectionsa,* |
|
Affections hématologiques et du système lymphatique |
Très fréquent |
Anémie |
|
Fréquent |
Thrombopénie, neutropénie, leucopénie, lymphopénie |
|
|
Peu fréquent |
Pancytopénie |
|
|
Rare |
Érythroblastopénie |
|
|
Affections du système immunitaire |
Peu fréquent |
Hypersensibilité |
|
Troubles du métabolisme et de la nutrition |
Très fréquent |
Diminution de lappétit, hyperglycémie, hypercholestérolémie |
|
Fréquent |
Hypertriglycéridémie, hypophosphatémie, diabète, hyperlipidémie, hypokaliémie, déshydratation, hypocalcémie |
|
|
Affections psychiatriques |
Fréquent |
Insomnie |
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Affections du système nerveux |
Très fréquent |
Dysgueusie, céphalées |
|
Peu fréquent |
Agueusie |
|
|
Affections oculaires |
Fréquent |
dème de la paupière |
|
Peu fréquent |
Conjonctivite |
|
|
Affections cardiaques |
Peu fréquent |
Insuffisance cardiaque congestive |
|
Affections vasculaires |
Fréquent |
Hémorragieb, hypertension |
|
Peu fréquent |
Bouffées vasomotrices, thrombose veineuse profonde |
|
|
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
Très fréquent |
Pneumopathie inflammatoirec, épistaxis, toux |
|
Fréquent |
Dyspnée |
|
|
Peu fréquent |
Hémoptysie, embolie pulmonaire |
|
|
Rare |
Syndrome de détresse respiratoire aiguë |
|
|
Affections gastro-intestinales |
Très fréquent |
Stomatited, diarrhée, nausée |
|
Fréquent |
Vomissements, sécheresse buccale, douleur abdominale, mucite, douleur orale, dyspepsie, dysphagie |
|
|
Affections hépatobiliaires |
Fréquent |
Augmentation de laspartate aminotransférase, augmentation de lalanine aminotransférase |
|
Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
Très fréquent |
Rash, prurit |
|
Fréquent |
Sécheresse cutanée, anomalies des ongles, alopécie légère, acné, érythème, onychoclasie, syndrome mains-pieds, exfoliation cutanée, lésion cutanée |
|
|
Rare |
Angidème |
|
|
Affections musculo-squelettiques et systémiques |
Fréquent |
Arthralgie |
|
Affections du rein et des voies urinaires |
Fréquent |
Protéinurie*, augmentation de la créatinémie, insuffisance rénale* |
|
Peu fréquent |
Augmentation des mictions diurnes, insuffisance rénale aiguë* |
|
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Affections des organes de reproduction et du sein |
Fréquent |
Irrégularités menstruellese |
|
Peu fréquent |
Aménorrhéee |
|
|
Troubles généraux et anomalies au site dadministration |
Très fréquent |
Fatigue, asthénie, dème périphérique |
|
Fréquent |
Pyrexie |
|
|
Peu fréquent |
Douleur thoracique non-cardiaque, altération de la cicatrisation des plaies |
|
|
Investigations |
Très fréquent |
Perte de poids |
|
* Voir également la sous-rubrique « Description de certains effets indésirables » a Inclut tous les effets de la classe dorgane « infections et infestations » y compris (fréquent) pneumonie, infection des voies urinaires ; (peu fréquent) bronchite, zona, sepsis, abcès, et cas isolés d'infections opportunistes [par exemple : aspergillose, candidose, pneumonie à Pneumocystis jirovecii (carinii) (PPJ, PPC) et hépatite B (voir aussi rubrique 4.4)] et (rare) myocardite virale b Inclut différents événements hémorragiques de différents sites non cités individuellement c Inclut (fréquent) pneumopathie inflammatoire, pneumopathie interstitielle diffuse, infiltration pulmonaire et (rare) hémorragie alvéolaire pulmonaire, toxicité pulmonaire et alvéolite d Inclut (très fréquent) stomatite, (fréquent) stomatite aphteuse, ulcération buccale et de la langue et (peu fréquent) glossodynie, glossite e Fréquence fondée sur le nombre de femmes âgées de 10 à 55 ans dans les données regroupées |
||
Description de certains effets indésirables
Dans les cas rapportés au cours des études cliniques et spontanément après la commercialisation, lévérolimus a été associé à des cas sévères de réactivation dhépatite B, dont certains dissue fatale. La réactivation dinfections est un effet attendu pendant les phases dimmunosuppression.
Dans les cas rapportés au cours des études cliniques et spontanément après la commercialisation, lévérolimus a été associé à des événements dinsuffisance rénale (dont certains dissue fatale) et de protéinurie. La surveillance de la fonction rénale est recommandée (voir rubrique 4.4).
Dans les cas rapportés au cours des études cliniques et spontanément après la commercialisation, lévérolimus a été associé à des cas daménorrhée (aménorrhée secondaire et autres irrégularités menstruelles).
Dans les cas rapportés au cours des études cliniques et spontanément après la commercialisation, lévérolimus a été associé à des cas de pneumonie à Pneumocystis jirovecii (carinii) (PPJ, PPC), dont certains dissue fatale (voir rubrique 4.4).
Dans les cas rapportés au cours des études cliniques et spontanément après la commercialisation, des cas dangidème ont été rapportés avec et sans utilisation concomitante dinhibiteurs de lECA (voir rubrique 4.4).
Personnes âgées
Dans les données de tolérance regroupées, 37 % des patients traités par évérolimus avaient 65 ans ou plus. Le nombre de patients ayant présenté un effet indésirable entrainant larrêt du traitement était supérieur chez les patients de 65 ans et plus (20 % versus 13 %). Les effets indésirables les plus fréquents menant à larrêt du traitement étaient les pneumopathies inflammatoires (y compris pneumopathies interstitielles diffuses), les stomatites, la fatigue et les dyspnées.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet :www.signalement-sante.gouv.fr..
Les cas rapportés de surdosage chez lHomme sont très limités. Des doses uniques allant jusquà 70 mg ont été administrées avec une tolérance aiguë acceptable. Un traitement symptomatique approprié doit être instauré dans tous les cas de surdosage.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Mécanisme daction
Lévérolimus est un inhibiteur sélectif de la cible de la rapamycine chez les mammifères (mTOR, mammalian target of rapamycin). mTOR est une sérine-thréonine kinase importante dont lactivité est connue comme étant régulée à la hausse dans un certain nombre de cancers humains. Lévérolimus se lie à la protéine intracellulaire FKBP-12, formant un complexe qui inhibe lactivité du complexe mTOR 1 (mTORC1). Linhibition de la voie de signalisation du mTORC1 interfère avec la traduction et la synthèse de protéines en réduisant lactivité de la protéine S6 kinase 1 ribosomale (S6K1, S6 ribosomal protein kinase 1) et de la protéine 1 se liant au facteur délongation 4E chez les eucaryotes (4EBP-1, eukaryotic elongation factor 4E-binding protein) qui régulent les protéines impliquées dans le cycle cellulaire, langiogenèse et la glycolyse. On pense que la protéine S6K1 phosphoryle le domaine contenant la fonction dactivation de la transcription 1 (AF-1, activation function 1) du récepteur aux strogènes, qui est responsable de lactivation du récepteur indépendamment du ligand. Lévérolimus réduit les taux de facteur de croissance de lendothélium vasculaire (VEGF), qui potentialise les processus dangiogenèse tumorale. Lévérolimus est un inhibiteur puissant de la croissance et de la prolifération des cellules tumorales, des cellules endothéliales, des fibroblastes et des cellules musculaires lisses vasculaires et il a été montré quil réduit la glycolyse au sein des tumeurs solides in vitro et in vivo.
Efficacité et sécurité clinique
Cancer du sein avancé avec récepteurs hormonaux positifs
BOLERO-2 (étude CRAD001Y2301) est une étude de phase III, multicentrique, randomisée, en double aveugle de lévérolimus + exémestane versus placebo + exémestane conduite chez des femmes ménopausées atteintes d'un cancer du sein avancé avec récepteurs aux strogènes positifs, HER2/neu négatif, présentant une récidive ou une progression de la maladie après un traitement antérieur par létrozole ou anastrozole. La randomisation a été stratifiée en fonction de la sensibilité documentée à l'hormonothérapie antérieure et en fonction de la présence de métastases viscérales. La sensibilité à l'hormonothérapie antérieure a été définie comme (1) un bénéfice clinique documenté (réponse complète [RC], réponse partielle [RP], stabilisation de la maladie ≥ 24 semaines) après au moins une hormonothérapie antérieure au stade avancé ou (2) au moins 24 mois d'hormonothérapie adjuvante avant la récidive.
Le critère principal d'évaluation de l'étude était la survie sans progression (SSP) évaluée selon les critères dévaluation de la réponse dans les tumeurs solides (RECIST, Response Evaluation Criteria in Solid Tumors), sur la base de l'évaluation de l'investigateur (évaluation radiologique locale). Les analyses de confirmation de la SSP se sont basées sur une évaluation radiologique centralisée indépendante.
Les critères secondaires d'évaluation étaient la survie globale (SG), le taux de réponse objective, le taux de bénéfice clinique, la tolérance, la modification de la qualité de vie (QdV) et le délai de détérioration de l'indice de performance (PS, Performance Status) ECOG (Eastern Cooperative Oncology Group).
Au total, 724 patientes ont été randomisées selon un rapport de 2:1 pour recevoir l'association évérolimus (10 mg par jour) + exémestane (25 mg par jour) (n = 485) ou l'association placebo + exémestane (25 mg par jour) (n = 239). Au moment de lanalyse finale de la SG, la durée médiane du traitement par évérolimus était de 24,0 semaines (intervalle 1,0-199,1 semaines). La durée médiane du traitement par exémestane était plus longue dans le bras évérolimus + exémestane avec 29,5 semaines (1,0-199,1), contre 14,1 semaines (1,0-156,0) dans le bras placebo + exémestane.
Les résultats d'efficacité pour le critère principal dévaluation ont été obtenus à partir de l'analyse finale de la SSP (voir tableau 4 et figure 1). Il ny avait pas de cross over vers le groupe évérolimus + exémestane pour les patientes du groupe placebo + exémestane au moment de la progression de la maladie.
Tableau 4 Résultats d'efficacité de BOLERO-2
|
Analyse |
Évérolimusa n = 485 |
Placeboa n = 239 |
HR (rapport de risque) |
Valeur de p |
|
|
Survie sans progression médiane (mois) (IC à 95 %) |
|||||
|
Évaluation radiologique selon l'investigateur |
7,8 (6,9 à 8,5) |
3,2 (2,8 à 4,1) |
0,45 (0,38 à 0,54) |
< 0,0001 |
|
|
Évaluation radiologique indépendante |
11,0 (9,7 à 15,0) |
4,1 (2,9 à 5,6) |
0,38 (0,31 à 0,48) |
< 0,0001 |
|
|
Survie globale médiane (mois) (IC à 95 %) |
|
||||
|
Survie globale médiane |
31,0 (28,0 - 34,6) |
26,6 (22,6 - 33,1) |
0,89 (0,73 - 1,10) |
0,1426 |
|
|
Meilleure réponse globale (%) (IC à 95 %) |
|
||||
|
Taux de réponse objectiveb |
12,6 % (9,8 à 15,9) |
1,7 % (0,5 à 4,2) |
S/Od |
< 0,0001e |
|
|
Taux de bénéfice cliniquec |
51,3 % (46,8 à 55,9) |
26,4 % (20,9 à 32,4) |
S/Od |
< 0,0001e |
|
|
a Plus exémestane b Taux de réponse objective = proportion de patientes avec une réponse complète ou partielle c Taux de bénéfice clinique = proportion de patientes avec une réponse complète ou partielle ou une stabilisation de la maladie ≥ 24 semaines d Sans objet e La valeur de p est obtenue à partir du test exact de Cochran-Mantel-Haenszel en utilisant une version stratifiée du test de permutation de Cochran-Armitage. |
|
||||
Figure 1 BOLERO-2 - Courbes de Kaplan-Meier de la survie sans progression (évaluation radiologique de l'investigateur)

|
Nombre de patientes encore à risque |
||||||||||||||||||||||
|
Temps (semaines) |
0 |
6 |
12 |
18 |
24 |
30 |
36 |
42 |
48 |
54 |
60 |
66 |
72 |
78 |
84 |
90 |
96 |
102 |
108 |
114 |
120 |
|
|
Évérolimus |
485 |
436 |
366 |
304 |
257 |
221 |
185 |
158 |
124 |
91 |
66 |
50 |
35 |
24 |
22 |
13 |
10 |
8 |
2 |
1 |
0 |
|
|
Placebo |
239 |
190 |
132 |
96 |
67 |
50 |
39 |
30 |
21 |
15 |
10 |
8 |
5 |
3 |
1 |
1 |
1 |
0 |
0 |
0 |
0 |
|
L'effet estimé du traitement sur la SSP a été confirmé par une analyse en sous-groupes programmée de la SSP selon lévaluation de l'investigateur. Pour tous les sous-groupes analysés (âge, sensibilité à lhormonothérapie antérieure, nombre dorganes atteints, statut des lésions uniquement osseuses lors de linclusion et présence de métastases viscérales, et selon les sous-groupes pronostiques et démographiques majeurs), un effet positif du traitement a été observé sous évérolimus + exémestane avec un rapport de risque (HR) estimé compris entre 0,25 et 0,60 versus placebo + exémestane.
Aucune différence en termes de délai de détérioration ≥ 5 % des scores des domaines fonctionnels et du score global du QLQ-C30 na été observée entre les deux groupes de traitement.
Figure 2 BOLERO-6 Courbes de Kaplan-Meier de la Survie Sans Progression (évaluation radiologique de l'investigateur)

Concernant le critère secondaire clé relatif à la SSP, basé sur un nombre total de 148 évènements de SSP observés, le HR estimé était de1,26 (IC à 90%: 0,96; 1,66) en faveur de la capécitabine par rapport au bras évérolimus+ exémestane en association.
Les résultats du critère secondaire de SG nétaient pas cohérents avec les résultats observés sur le critère primaire de la SSP, avec une tendance observée en faveur du bras évérolimus seul. Le HR estimé était de 1,27 (IC à 90%: 0,95; 1,70) concernant la comparaison de la SG dans le bras évérolimus seul par rapport au bras évérolimus+exémestane. Le HR estimé pour la comparaison de la SG dans le bras évérolimus+ exémestane en association par rapport au bras capécitabine était de 1,33 (IC à 90%: 0,99; 1,79).
Tumeurs neuroendocrines dorigine pancréatiques (pNET) avancées
RADIANT-3 (étude CRAD001C2324), une étude de phase III, multicentrique, randomisée, en double aveugle de lévérolimus + meilleur traitement de soutien (BSC, best supportive care) versus placebo + BSC chez des patients atteints de pNET avancées, a démontré un bénéfice clinique statistiquement significatif sous évérolimus versus placebo avec un allongement de 2,4 fois de la survie sans progression (SSP) médiane (11,04 mois versus 4,6 mois) (HR : 0,35 ; IC à 95 % : 0,27, 0,45 ; p < 0,0001) (voir tableau 5 et figure 2).
L'étude RADIANT-3 a été conduite chez des patients atteints de pNET avancées bien et moyennement différenciées dont la maladie avait progressé au cours des 12 mois précédents. Le traitement par analogues de la somatostatine était autorisé dans le cadre du meilleur traitement de soutien (BSC).
Le critère principal d'évaluation de l'étude était la SSP évaluée au moyen des critères dévaluation de la réponse dans les tumeurs solides (RECIST, Response Evaluation Criteria in Solid Tumors). Après progression radiologique documentée, la levée de l'aveugle pour les patients concernés pouvait être faite par l'investigateur. Les patients randomisés dans le groupe placebo pouvaient alors recevoir de lévérolimus en ouvert.
Les critères secondaires d'évaluation étaient la tolérance, le taux de réponse objective, la durée de la réponse et la survie globale (SG).
Au total, 410 patients ont été randomisés selon un rapport de 1:1 pour recevoir soit de lévérolimus 10 mg/jour (n = 207) soit un placebo (n = 203). Les caractéristiques démographiques étaient bien équilibrées (âge médian : 58 ans, hommes : 55 %, Caucasiens : 78,5 %). Cinquante-huit pour cent des patients des deux groupes avaient reçu un traitement systémique antérieur. La durée médiane du traitement en aveugle était de 37,8 semaines (intervalle 1,1-129,9 semaines) pour les patients qui ont reçu lévérolimus et 16,1 semaines (intervalle 0,4-147,0 semaines) pour ceux qui ont reçu un placebo.
Suite à une progression de la maladie ou après levée de l'aveugle, 172 des 203 patients (84,7 %) initialement randomisés dans le bras placebo ont effectué un cross over pour recevoir lévérolimus en ouvert.
La durée médiane de traitement en ouvert était de 47,7 semaines pour lensemble des patients : 67,1 semaines chez les 53 patients randomisés dans le bras évérolimus qui ont ensuite reçu de lévérolimus en ouvert et 44,1 semaines chez les 172 patients randomisés dans le bras placebo qui ont ensuite reçu de lévérolimus en ouvert.
Tableau 5 RADIANT-3 Résultats en termes defficacité
|
Population |
Évérolimus n = 207 |
Placebo n = 203 |
HR (rapport de risque) (IC à 95 %) |
Valeur de p |
|
Survie sans progression médiane (mois) (IC à 95 %) |
||||
|
Évaluation radiologique de l'investigateur |
11,04 (8,41, 13,86) |
4,60 (3,06, 5,39) |
0,35 (0,27, 0,45) |
< 0,0001 |
|
Évaluation radiologique Indépendante |
13,67 (11,17, 18,79) |
5,68 (5,39, 8,31) |
0,38 (0,28, 0,51) |
< 0,0001 |
|
Survie globale médiane (mois) (IC à 95 %) |
||||
|
Survie globale médiane |
44,02 (35,61, 51,75) |
37,68 (29,14, 45,77) |
0,94 (0,73, 1,20) |
0,300 |
Figure 3 RADIANT-3 - Courbes de Kaplan-Meier de la survie sans progression (évaluation radiologique par linvestigateur)


|
Nombre de patients encore à risque |
||||||||||||||||
|
Évérolimus |
207 |
189 |
153 |
126 |
114 |
80 |
49 |
36 |
28 |
21 |
10 |
6 |
2 |
0 |
0 |
0 |
|
Placebo |
203 |
117 |
98 |
59 |
52 |
24 |
16 |
7 |
4 |
3 |
2 |
1 |
1 |
1 |
1 |
0 |
Tumeurs neuroendocrines avancées dorigine gastro-intestinale ou pulmonaire
RADIANT-4 (étude CRAD001T2302), une étude de phase III multicentrique randomisée en double aveugle évaluant lévérolimus + meilleur traitement de soutien (BSC, best supportive care) versus placebo + BSC qui a été conduite chez des patients atteints de tumeurs neuroendocrines dorigine gastro-intestinale ou pulmonaire avancées, bien différenciées (Grade 1 ou Grade 2), non fonctionnelles, sans syndrome carcinoïde antérieur ou en cours.
Le critère principal de létude était la survie sans progression (SSP) sur la base dune évaluation radiologique indépendante selon les critères dévaluation de la réponse dans les tumeurs solides (RECIST). Une analyse complémentaire de la SSP était basée sur lévaluation locale par linvestigateur. Les critères secondaires comprenaient la survie globale (SG), le taux de réponse global, le taux de contrôle de la maladie, la sécurité demploi, la modification de la qualité de vie (FACT-G) et le délai de détérioration de lindice de performance de lOrganisation Mondiale de la Santé (IP OMS).
Au total, 302 patients ont été randomisés selon un rapport de 2:1 pour recevoir soit lévérolimus (10 mg par jour) (n = 205) soit le placebo (n = 97). Les caractéristiques démographiques et les caractéristiques de la maladie étaient dans lensemble équilibrées (âge médian de 63 ans [intervalle 22 à 86], 76 % de Caucasiens, utilisation antérieure danalogues de la somatostatine [ASS]). La durée médiane du traitement en aveugle était de 40,4 semaines pour les patients ayant reçu de lévérolimus et de 19,6 semaines pour ceux ayant reçu le placebo. Il ny avait pas de cross over vers le groupe évérolimus pour les patients du groupe placebo au moment de la progression de la maladie.
Les résultats defficacité pour le critère principal dévaluation SSP (évaluation indépendante radiologique) ont été obtenus à partir de lanalyse finale de la SSP (voir Tableau 6 et figure 4).
Les résultats defficacité pour la SSP (évaluation radiologique par linvestigateur) ont été obtenus à partir de lanalyse finale de la SG (voir Tableau 6).
Tableau 6 RADIANT-4 Résultats en termes de survie sans progression
|
Population |
Évérolimus n = 205 |
Placebo n = 97 |
HR (rapport de risque) (IC à 95 %) |
Valeur de pa |
|
Survie sans progression médiane (mois) (IC à 95 %) |
||||
|
Évaluation radiologique indépendante |
11,01 (9,2-13,3) |
3,91 (3,6-7,4) |
0,48 (0,35-0,67) |
< 0,001 |
|
Évaluation radiologique par linvestigateur |
14,39 (11,24-17,97) |
5,45 (3,71-7,39) |
0,40 (0,29-0,55) |
< 0,001 |
|
a Valeur de p daprès un test du log-rank stratifié unilatéral |
||||
Figure 4 RADIANT-4 Courbes de Kaplan-Meier de la survie sans progression (revue radiologique indépendante)

Dans les analyses complémentaires, un effet positif du traitement a été observé dans tous les sous-groupes à lexception du sous-groupe de patients chez lesquels le site tumoral primitif était liléon (Iléon : HR = 1,22 [IC à 95 % : 0,56 à 2,65] ; Hors iléon : HR = 0,34 [IC à 95 % : 0,22 à 0,54] ; Poumon : HR = 0,43 [IC à 95 % : 0,24 à 0,79]) (voir figure 5).
Figure 5 RADIANT-4 Résultats en termes de survie sans progression par sous-groupes de patients prédéfinis (évaluation radiologique indépendante)
Évérolimus + BSC Placebo + BSC En faveur de

*Hors-iléon : estomac, colon, rectum, appendice, cæcum, duodénum, jéjunum, carcinome dorigine primitive inconnue et autres origines gastro-intestinales
LSN : Limite Supérieure de la Normale
CgA : Chromogranine A
NSE : Énolase neurono-spécifique
Rapport de risque (HR) (IC à 95 %) daprès le modèle de Cox stratifié.
Lanalyse finale de la survie globale (SG) na pas montré de différence statistiquement significative entre les patients ayant reçu lévérolimus ou le placebo pendant la période de traitement en aveugle de létude (HR=0,90 [95% CI : 0,66 à 1,22])
Aucune différence du délai de détérioration définitive de lindice de performance de lOMS (HR=1,02; [95% CI : 0,65, 1,61]) ni du délai de détérioration définitive de la qualité de vie (score FACT-G total HR=0,74; [95% CI : 0,50, 1,10])) na été observée entre les deux bras.
Cancer du rein avancéRECORD-1 (étude CRAD001C2240), une étude de phase III multicentrique internationale randomisée en double aveugle comparant lévérolimus 10 mg/jour au placebo, administrés tous les deux en association avec un traitement symptomatique optimal (BSC, best supportive care) a été menée chez des patients ayant un cancer du rein métastatique dont la maladie avait progressé sous ou après un traitement par un VEGFR-TKI (inhibiteur de la tyrosine kinase du récepteur du facteur de croissance de lendothélium vasculaire [sunitinib, sorafénib ou sunitinib plussorafénib]). Un traitement antérieur par le bévacizumab et linterféron-α était également autorisé. Les patients ont été stratifiés en fonction du score pronostique du Memorial Sloan-Kettering Cancer Center (MSKCC) (groupes à risque faible versus intermédiaire versus élevé) et des traitements anticancéreux antérieurs (1 versus 2 VEGFR-TKI).
Le critère principal était la survie sans progression, documentée selon les critères dévaluation de la réponse dans les tumeurs solides (RECIST) et évaluée en aveugle par un comité dévaluation centralisé indépendant. Les critères secondaires étaient la tolérance, le taux de réponse tumorale objective, la survie globale, les symptômes liés à la maladie et la qualité de vie.
Après documentation dune progression radiologique, laveugle pouvait être levé par linvestigateur : les patients randomisés dans le groupe placebo ont pu alors recevoir lévérolimus 10 mg/jour en ouvert. Le comité indépendant de surveillance a recommandé darrêter cette étude au moment de la deuxième analyse intermédiaire car le critère principal avait été atteint.
Au total, 416 patients ont été randomisés selon un rapport de 2:1 pour recevoir lévérolimus (n = 277) ou le placebo (n = 139). Les caractéristiques démographiques étaient équilibrées (âge médian : 61 ans [intervalle 27-85 ans], hommes : 78 %, Caucasiens : 88 %, nombre de traitements antérieurs par un VEGFR-TKI [1 74 %, 2 26 %]). La durée moyenne du traitement en aveugle était de 141 jours (intervalle : 19-451 jours) pour les patients recevant lévérolimus et de 60 jours (intervalle : 21-295 jours) pour ceux ayant reçu le placebo.
Lévérolimus sest révélé supérieur au placebo sur le critère principal de survie sans progression, avec une réduction statistiquement significative de 67 % du risque de progression ou décès (voir tableau 7 et figure 6).
Tableau 7 RECORD-1 Résultats en termes de survie sans progression
|
Population |
n |
Évérolimus n = 277 |
Placebo n = 139 |
HR (rapport de risque) (IC à 95 %) |
Valeur de pa |
|
Survie sans progression médiane (mois) (IC à 95 %) |
|||||
|
Analyse principale |
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|
Tous patients (évaluation centrale indépendante en aveugle) |
416 |
4,9 (4,0-5,5) |
1,9 (1,8-1,9) |
0,33 (0,25-0,43) |
< 0,0001a |
|
Analyses de confirmation/de sensibilité |
|||||
|
Tous patients (évaluation locale par linvestigateur) |
416 |
5,5 (4,6-5,8) |
1,9 (1,8-2,2) |
0,32 (0,25-0,41) |
< 0,0001a |
|
Score pronostique MSKCC (revue centralisée indépendante en aveugle) |
|||||
|
Risque faible |
120 |
5,8 (4,0-7,4) |
1,9 (1,9-2,8) |
0,31 (0,19-0,50) |
< 0,0001 |
|
Risque intermédiaire |
235 |
4,5 (3,8-5,5) |
1,8 (1,8-1,9) |
0,32 (0,22-0,44) |
< 0,0001 |
|
Haut risque |
61 |
3,6 (1,9-4,6) |
1,8 (1,8-3,6) |
0,44 (0,22-0,85) |
0,007 |
|
a Test log-rank stratifié |
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Figure 6 RECORD-1 Courbes de survie sans progression Kaplan-Meier (revue centralisée indépendante)
Temps (mois)

|
Nombre de patients encore à risque |
||||||||
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Temps (mois) |
0 |
2 |
4 |
6 |
8 |
10 |
12 |
14 |
|
Évérolimus |
277 |
192 |
115 |
51 |
26 |
10 |
1 |
0 |
|
Placebo |
139 |
47 |
15 |
6 |
2 |
0 |
0 |
0 |
Les taux de survie sans progression à 6 mois étaient de 36 % dans le groupe évérolimus contre 9 % dans le groupe placebo.
Des réponses tumorales objectives confirmées ont été observées chez 5 patients (2 %) traités par lévérolimus et chez aucun patient recevant le placebo. Ainsi, le bénéfice en termes de survie sans progression concerne essentiellement la population présentant une stabilisation de la maladie (correspondant à 67 % du groupe de traitement par lévérolimus).
Aucune différence statistiquement significative entre les traitements na été observée sur la survie globale (Hazard ratio: 0,87 ; intervalle de confiance [0,65-1,17] ; p = 0,177). Le cross over vers le traitement par évérolimus en ouvert après progression chez les patients qui avaient reçu préalablement au placebo (cross over) ne permettait pas la mise en évidence dune différence pour le critère de survie globale entre les deux bras.
Autres études
La stomatite est leffet indésirable le plus fréquemment rapporté chez les patients traités par évérolimus (voir rubriques 4.4 et 4.8). Dans une étude post-autorisation en simple bras chez les femmes ménopausées atteintes dun cancer du sein avancé (N = 92), un traitement local avec une solution orale de dexaméthasone 0,5 mg/5 ml sans alcool a été administré en bain de bouche (4 fois par jour pendant les 8 premières semaines de traitement) à partir de linitiation du traitement par évérolimus (10 mg/jour) plus exémestane (25 mg/jour) pour réduire lincidence et la gravité des stomatites. Lincidence des stomatites de Grade ≥ 2 après 8 semaines de traitement était de 2,4 % (n = 2/85 patients évaluables) ce qui était inférieur à lincidence historiquement rapportée. Lincidence des stomatites de Grade 1 était de 18,8 % (n = 16/85) et aucun cas de stomatite de Grade 3 ou 4 na été rapporté. Le profil de sécurité global était cohérent avec celui qui avait été établi pour évérolimus en oncologie et dans la sclérose tubéreuse de Bourneville (STB), à lexception dune légère augmentation de la fréquence des candidoses buccales rapportées chez 2,2 % (n = 2/92) des patients.
Population pédiatrique
LAgence européenne des médicaments a accordé une dérogation à lobligation de soumettre les résultats détudes réalisées avec le médicament de référence dans tous les sous-groupes de la population pédiatrique atteints de tumeurs neuroendocrines dorigine pancréatique, de tumeurs neuroendocrines dorigine thoracique et de cancers du rein (voir rubrique 4.2 pour les informations concernant lusage pédiatrique).
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Chez les patients ayant des tumeurs solides avancées, les concentrations maximales (Cmax) dévérolimus sont atteintes à une durée médiane dune heure après ladministration quotidienne dune dose orale de 5 à 10 mg à jeun ou avec un repas léger sans matières grasses. La Cmax est proportionnelle à la dose entre 5 mg et 10 mg. Lévérolimus est un substrat et un inhibiteur modéré de la PgP.
Effet des aliments
Chez des volontaires sains, lexposition systémique à lévérolimus 10 mg (mesurée par lASC) est diminuée de 22 % et le pic plasmatique de la Cmax est diminué de 54 % lorsque le médicament est pris avec un repas riche en graisses. Avec un repas léger, lASC est diminuée de 32 % et la Cmax est diminuée de 42 %. Les aliments nont toutefois pas eu deffet apparent sur le profil de concentration en fonction du temps au cours de la phase post-absorption.
Distribution
Le rapport sang-plasma de lévérolimus, qui est dépendant de la concentration sur lintervalle de 5 à 5 000 ng/ml, est de 17 % à 73 %. Environ 20 % de la concentration de lévérolimus dans le sang total est retrouvée dans le compartiment plasmatique chez les patients cancéreux recevant de lévérolimus 10 mg par jour. La liaison aux protéines plasmatiques est denviron 74 % chez les sujets sains et chez les patients présentant une insuffisance hépatique modérée. Chez les patients ayant des tumeurs solides à un stade avancé, le volume de distribution Vd était de 191 l dans le compartiment central apparent et de 517 l dans le compartiment périphérique apparent.
Biotransformation
Lévérolimus est un substrat du CYP3A4 et de la PgP. Après administration orale, lévérolimus est le composé principal circulant dans le sang chez lhomme. Six métabolites principaux de lévérolimus ont été identifiés dans le sang chez lhomme, incluant trois métabolites monohydroxylés, deux produits à cycle ouvert formés par hydrolyse et un conjugué phosphatidylcholine de lévérolimus. Ces métabolites ont également été identifiés chez les espèces animales utilisées dans les études de toxicité et ils ont présenté une activité 100 fois plus faible environ que celle de lévérolimus lui-même. Par conséquent, lévérolimus est considéré comme responsable de la majorité de lactivité pharmacologique globale.
Elimination
La valeur moyenne de la clairance orale (CL/F) de lévérolimus chez des patients ayant des tumeurs solides de stade avancé recevant 10 mg par jour était de 24,5 l/h. La valeur moyenne de la demi-vie délimination était approximativement de 30 heures.
Il na pas été mené détudes dexcrétions spécifiques chez les patients cancéreux, mais des données issues détudes menées chez des patients transplantés sont disponibles. Après administration dune dose unique dévérolimus radiomarqué en association avec la ciclosporine, 80 % de la radioactivité ont été retrouvés dans les fèces et 5 % ont été excrétés dans les urines. La molécule mère na pas été détectée dans les urines ou dans les fèces.
Pharmacocinétique à létat déquilibre
Après ladministration dévérolimus chez des patients ayant des tumeurs solides de stade avancé, lASC0-τ a été dose-proportionnelle dans lintervalle posologique de 5 mg à 10 mg par jour. Létat déquilibre a été atteint en deux semaines. La Cmax est proportionnelle à la dose entre 5 mg et 10 mg. Le tmax est atteint 1 à 2 heures après ladministration. Il a été observé une corrélation significative entre lASC0-τ et la concentration résiduelle avant administration à létat déquilibre.
Populations particulières
Insuffisance hépatique
La sécurité demploi, la tolérance et la pharmacocinétique de lévérolimus ont été évaluées dans deux études avec administration dévérolimus en comprimé à dose unique par voie orale chez 8 et 34 sujets présentant une insuffisance hépatique comparés à des sujets ayant une fonction hépatique normale.
Dans la première étude, lASC moyenne de lévérolimus chez 8 sujets présentant une insuffisance hépatique modérée (Child-Pugh B) était deux fois plus importante que celle retrouvée chez les 8 sujets présentant une fonction hépatique normale.
Dans la seconde étude réalisée chez 34 sujets présentant différents degrés dinsuffisance hépatique, une augmentation de lexposition (c.-à-d., ASC0-inf) de 1,6 fois, 3,3 fois et 3,6 fois a été observée chez les sujets ayant une insuffisance hépatique respectivement légère (classe A de Child-Pugh), modérée (classe B de Child-Pugh) et sévère (classe C de Child-Pugh) par rapport aux sujets normaux.
Les simulations de pharmacocinétique en administration répétée viennent à lappui des recommandations posologiques chez les sujets présentant une insuffisance hépatique déterminée selon leur statut Child-Pugh.
À partir des résultats de ces deux études, une adaptation de la posologie est recommandée chez les patients présentant une insuffisance hépatique (voir rubriques 4.2 et 4.4).
Insuffisance rénale
Dans une analyse de pharmacocinétique de population chez 170 patients ayant des tumeurs solides de stade avancé, aucun effet significatif de la clairance de la créatinine (25-178 ml/min) na été observé sur la clairance orale (CL/F) de lévérolimus. Une insuffisance rénale post-transplantation (clairance de la créatinine comprise entre 11 ml/min et 107 ml/min) na pas eu deffet sur la pharmacocinétique de lévérolimus chez des patients transplantés.
Patients âgés
Dans une analyse pharmacocinétique de population chez des patients cancéreux, aucun effet significatif de lâge (27 à 85 ans) sur la clairance orale de lévérolimus na été observé.
Groupe ethnique
La clairance orale (CL/F) est similaire chez les patients cancéreux japonais et caucasiens ayant une fonction hépatique comparable. Selon une analyse de pharmacocinétique de population, la CL/F est supérieure de 20 % en moyenne chez les patients transplantés de race noire.
5.3. Données de sécurité préclinique
Lévérolimus a semblé exacerber spontanément des pathologies préexistantes (myocardite chronique chez le rat, infection du plasma et du cur par le virus Coxsackie chez le singe, infestation coccidienne du tractus gastro-intestinal chez le cochon nain, lésions cutanées chez la souris et le singe). Ces effets ont été généralement observés à des niveaux dexposition systémique équivalents ou supérieurs aux niveaux dexposition thérapeutique, à lexception des effets observés chez le rat, qui se sont produits à des niveaux inférieurs à lexposition thérapeutique en raison dune distribution tissulaire élevée.
Au cours dune étude de fertilité chez le rat mâle, la morphologie testiculaire a été affectée à des doses de 0,5 mg/kg et plus et la motilité et le nombre de spermatozoïdes et le taux plasmatique de testostérone ont été diminués à la dose de 5 mg/kg, ce qui a entraîné une diminution de la fertilité des mâles. Ces altérations ont été réversibles.
Au cours des études portant sur la fonction de reproduction réalisées chez lanimal, la fertilité des femelles na pas été affectée. Cependant, chez le rat femelle, les doses orales dévérolimus ≥ 0,1 mg/kg (environ 4 % de lASC0-24h des patients recevant 10 mg par jour) ont entrainé une augmentation des pertes préimplantatoires.
Lévérolimus a traversé la barrière placentaire et sest avéré toxique pour le ftus. Chez le rat, lévérolimus a provoqué une embryo/ftotoxicité se manifestant par une mortalité et une réduction du poids ftal à un niveau dexposition systémique inférieur au niveau thérapeutique. Lincidence de modifications et de malformations du squelette (fente sternale par exemple) a été augmentée aux doses de 0,3 mg/kg et 0,9 mg/kg. Chez le lapin, lembryotoxicité sest manifestée par une augmentation des résorptions tardives.
Les études de génotoxicité évaluant les critères pertinents nont pas mis en évidence dactivité clastogène ou mutagène. Ladministration dévérolimus pendant des durées allant jusquà 2 ans na pas indiqué de potentiel oncogène chez la souris et le rat jusquaux doses les plus élevées, correspondant respectivement à 3,9 et 0,2 fois lexposition clinique estimée.
2 ans
6.4. Précautions particulières de conservation
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Plaquettes en OPA/Aluminium/PVC//Aluminium.
Boîtes de 10, 30 ou 90 comprimés ou 10x1, 30x1 ou 90x1 comprimés (dose unitaire).
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
EG LABO - LABORATOIRES EUROGENERICS
9 15 RUE MAURICE MALLET
92130 ISSY LES MOULINEAUX
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 301 484 6 4 : 30 comprimés sous plaquettes (OPA/Aluminium/PVC/Aluminium)
· 34009 550 555 3 2 : 90 comprimés sous plaquettes (OPA/Aluminium/PVC/Aluminium).
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I.
Médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement.
Prescription hospitalière.
Prescription réservée aux spécialistes et services de cancérologie, dhématologie, et doncologie médicale.
Médicaments liés cités dans ce texte
- CERTICAN 0,1 mg, comprimé dipersible
- AROMASINE 25 mg, comprimé enrobé
- RAMIPRIL ALMUS 1,25 mg, comprimé
- OCTREOTIDE ARROW 100 microgrammes/1 mL, solution injectable/pour perfusion
- ORAP 1 mg, comprimé
- KETOCONAZOLE ARROW 2 %, gel en récipient-unidose
- ITRACONAZOLE SANDOZ 100 mg, gélule
- POSACONAZOLE EG 100 mg, comprimé gastro-résistant
- VORICONAZOLE ACCORD 200 mg, poudre pour solution pour perfusion
- CLARITHROMYCINE ACCORD 250 mg, comprimé pelliculé
- ATAZANAVIR ARROW 200 mg, gélule
- DARUNAVIR ACCORD 400 mg, comprimé pelliculé
- EGERY, microgranules gastro-résistants en gélule
- IMATINIB ARROW LAB 100 mg, comprimé pelliculé sécable
- ISOPTINE 120 mg, gélule
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