DROPIZAL 10 mg/mL, solution buvable en gouttes
CIS 68173884
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ANSM - Mis à jour le : 21/09/2021
DROPIZAL 10 mg/mL, solution buvable en gouttes
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
1 mL de liquide oral contient 1 mL de teinture de Papaver somniferum L., succus siccus (opium brut), ce qui correspond à 10 mg de morphine.
1 goutte contient 50 mg de teinture dopium, ce qui correspond à 0,5 mg (10 mg/mL) de morphine anhydre
1 mL = 20 gouttes
Solvant dextraction : éthanol à 33 % (v/v)
Excipient à effet notoire : éthanol à 33 % (v/v)
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Solution buvable en gouttes.
Aspect : liquide brun foncé, rougeâtre.
4.1. Indications thérapeutiques
Traitement symptomatique de la diarrhée sévère chez les adultes lorsque lutilisation dautres traitements antidiarrhéiques nont pas eu un effet suffisant.
4.2. Posologie et mode d'administration
Posologie
Dose de départ habituelle chez les adultes : 5 à 10 gouttes 2 à 3 fois par jour.
Chaque dose individuelle ne doit pas dépasser 1 mL et la dose journalière totale ne doit pas dépasser 6 mL.
La posologie doit être individualisée afin dutiliser la dose efficace la plus faible pendant la période de temps la plus courte possible tout en tenant compte de létat général du patient, de son âge, de son poids et de ses antécédents médicaux (voir rubriques 4.3 et 4.4).
Population pédiatrique
Pour des raisons de sécurité, DROPIZAL ne doit pas être utilisé chez les enfants et adolescents âgés de moins de 18 ans, voir rubrique 5.1.
Le traitement doit être instauré et supervisé par un spécialiste, c.-à-d. un oncologue ou un gastro-entérologue.
Une prudence toute particulière est requise lors de la prescription de ce médicament en raison de sa teneur en morphine. La durée du traitement doit être aussi brève que possible.
Patients âgés
La prudence est de rigueur et la dose initiale doit être réduite pour le traitement de patients âgés.
Insuffisance hépatique
La morphine peut provoquer un coma lors dinsuffisance hépatique : éviter ou diminuer la dose. Voir rubriques 4.3 et 4.4.
Insuffisance rénale
Lélimination est diminuée et ralentie lors dinsuffisance rénale : éviter ou diminuer la dose.
Voir rubriques 4.3 et 4.4.
Mode dadministration
Voie orale.
Le produit peut être utilisé non dilué ou dilué dans un verre deau. Après dilution dans leau, il doit être utilisé immédiatement. Si Le produit est utilisé non dilué, la dose correcte peut être administrée à laide dune cuillère.
· Hypersensibilité à la substance active ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
· Dépendance aux opiacés
· Glaucome
· Insuffisance hépatique ou rénale sévère
· Delirium tremens
· Traumatisme crânien important
· Risque diléus paralytique
· Bronchopneumopathie chronique obstructive
· Asthme aigu
· Dépression respiratoire sévère avec hypoxie et/ou hypercapnie
· Insuffisance cardiaque secondaire à une maladie pulmonaire (cur pulmonaire)
· Allaitement, voir rubrique 4.6
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
DROPIZAL doit être utilisé uniquement après investigation de létiologie à lorigine des symptômes et lorsquun traitement de première ligne na pas fourni des résultats suffisants.
DROPIZAL doit être utilisé avec prudence dans les situations suivantes / chez les patients suivants :
· Personnes âgées
· Maladie rénale chronique et/ou maladie hépatique
· Alcoolisme
· Colique biliaire, lithiase biliaire, maladies du canal cholédoque
· Traumatismes crâniens ou élévation de la pression intracrânienne
· Niveau de conscience réduit
· Insuffisance cardiaque secondaire à une maladie pulmonaire
· Choc cardio-respiratoire
· Inhibiteurs de la monoamine oxydase (y compris le moclobémide) ou dans les deux semaines qui suivent leur arrêt
· Insuffisance corticosurrénalienne
· Hypothyroïdie
· Hypotension avec hypovolémie
· Pancréatite
· Hyperplasie de la prostate et autres pathologies prédisposant à une rétention urinaire
· Administration concomitante dautres médicaments antidiarrhéiques ou antipérisaltiques, anticholinergiques, antihypertenseurs, voir rubrique 4.5
· Troubles convulsifs
· Hémorragie gastro-intestinale
Contacter un professionnel de santé en cas de difficultés à uriner.
Un ajustement de la dose peut savérer nécessaire chez les patients âgés, ceux souffrant dinsuffisance thyroïdienne et ceux souffrant dinsuffisance rénale ou hépatique légère à modérée (voir également rubriques 4.2 et 4.3).
Éviter lutilisation chez les adultes âgés ayant des antécédents de chutes ou de fractures, car une ataxie, une altération de la fonction psychomotrice, une syncope et dautres chutes peuvent se produire. Si lutilisation est nécessaire, on envisagera de réduire lutilisation dautres agents agissant sur le SNC qui augmentent le risque de chutes et de fractures et on utilisera dautres stratégies pour réduire le risque de chutes.
Les antidiarrhéiques inhibiteurs du péristaltisme doivent être utilisé avec précaution chez les patients souffrant dinfection ou de maladies inflammatoires intestinales en raison du risque accru dabsorption de toxines et de développement dun mégacôlon toxique et de perforation intestinale. En raison du risque diléus paralytique, DROPIZAL est déconseillé avant une intervention chirurgicale ou dans les 24 heures qui suivent une telle intervention. En cas de suspicion diléus paralytique au cours de lutilisation de DROPIZAL, le traitement doit être arrêté immédiatement.
Ladministration répétée peut induire une dépendance et une tolérance et lutilisation dopium peut mener à une addiction vis-à-vis de cette substance. Une prudence toute particulière est requise chez les personnes prédisposées à une addiction aux narcotiques et à lalcool.
Risque lié à lutilisation concomitante de médicaments sédatifs, tels que les benzodiazépines ou les médicaments apparentés
Lutilisation concomitante de DROPIZAL et de médicaments sédatifs, tels que des benzodiazépines ou des médicaments apparentés, peut entraîner une sédation, une dépression respiratoire, un coma et le décès. Compte tenu de ces risques, la prescription avec des médicaments sédatifs doit être réservée aux patients pour lesquels il nexiste pas dautres options thérapeutiques. Si la décision est prise de prescrire DROPIZAL conjointement à des médicaments sédatifs, la dose efficace la plus faible doit être utilisée et la durée du traitement doit être aussi courte que possible.
Les patients doivent bénéficier dune surveillance attentive afin de déceler tout signe et symptôme de dépression respiratoire et de sédation. À cet égard, il est vivement recommandé dinformer les patients et leurs soignants dêtre attentifs à ces symptômes (voir rubrique 4.5).
Administrer à doses réduites et avec la plus extrême prudence chez les patients qui sont également traités par dautres narcotiques, des sédatifs, des antidépresseurs tricyclique ou des inhibiteurs de la MAO (voir également rubrique 4.2).
Traitement antiplaquettaire par inhibiteur du P2Y12 par voie orale
Une réduction de lefficacité du traitement par inhibiteur P2Y12 a été observée, dès le premier jour de traitement concomitant par inhibiteur P2Y12 et morphine (voir rubrique 4.5).
Doit être utilisé avec précaution chez les patients faisant partie de groupes à haut risque tels que ceux souffrant dépilepsie ou dune maladie hépatique.
Les opiacés peuvent inhiber l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (HHS) ou hypothalamo-hypophyso-gonadique à plusieurs niveaux et leur effet est plus prononcé après une utilisation à long terme.
Cette inhibition peut entraîner une insuffisance surrénalienne (voir également rubrique 4.8).
Ce médicament contient 33 % de volume déthanol (alcool), c.-à-d. jusquà 260 mg par dose, soit léquivalent de 6,6 mL de bière ou 2,8 mL de vin.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Le risque de sédation, de dépression respiratoire, de coma ou de décès augmente en raison de leffet dépresseur additif sur le SNC provoqué par léthanol, les hypnotiques (p. ex., zolpidem), les anesthésiques généraux (p. ex., barbituriques), les IMAO (p. ex., sulfamide), les antidépresseurs tricycliques et les médicaments psychotiques ayant une action sédative (p. ex., phénothiazines), la gabapentine, les antiémétiques (p. ex., bromopride, meclizine, métoclopramide), les anti-histaminiques (p. ex., carbinoxamine, doxylamine) et dautres opiacés (p. ex., alfentanil, butorphanol, fentanyl, hydrocodone, hydromorphone, lévorphanol, mépéridine, méthadone, oxycodone, oxymorphone, rémifentanil, sufentanil, tapentadol, tramadol). La dose et la durée de lutilisation concomitante doivent être limitées (voir rubrique 4.4). DROPIZAL ne doit pas être utilisé avec dautres agonistes/antagonistes de la morphine (buprénorphine, nalbuphine, nalméfène, naltrexone, pentazocine) en raison du caractère compétitif de leur liaison aux récepteurs, qui est susceptible daggraver les symptômes de sevrage et de réduire leffet thérapeutique.
En raison de sa teneur en éthanol, DROPIZAL ne doit pas être utilisé en même temps que le disulfirame ou le métronidazole. Ces deux médicaments peuvent induire des réactions de type disulfirame (bouffées vasomotrices, respiration rapide, tachycardie).
La rifampicine induit le CYP 3A4 au niveau du foie et augmente ainsi le métabolisme de la morphine, de la codéine et de la méthadone. Leffet de ces opiacés se trouve ainsi diminué ou neutralisé.
Une exposition retardée et réduite au traitement antiplaquettaire par inhibiteur du P2Y12 par voie orale a été observée chez des patients atteints du syndrome coronarien aigu traités par morphine. Cette interaction peut être liée à une diminution de la motilité gastro-intestinale et sapplique aux autres opioïdes. Même si les conséquences cliniques ne sont pas connues, les données indiquent une réduction potentielle de lefficacité des inhibiteurs de P2Y12 chez les patients co-traités avec la morphine et inhibiteur de P2Y12 (voir rubrique 4.4). Chez les patients atteints du syndrome coronarien aigu, chez qui la morphine ne peut être retirée et pour lesquels une inhibition rapide de P2Y12 est jugée cruciale, l'utilisation d'un inhibiteur de P2Y12 par voie parentérale peut être envisagée.
Ladministration concomitante de morphine et de médicaments antihypertenseurs peut augmenter les effets hypotenseurs des agents antihypertenseurs ou dautres médicaments ayant des effets hypotenseurs.
La morphine inhibe la glucuronidation de la zidovudine in vitro.
La durée daction de la morphine peut se trouver diminuée suite à la prise de fluoxétine.
La cimétidine et la ranitidine nont pas dinfluence sur la biodisponibilité de lopium, gouttes buvables.
Autres interactions médicamenteuses
Lamphétamine et les produits analogues peuvent réduire leffet sédatif des opiacés. La loxapine et la périciazine peuvent augmenter leffet sédatif des opiacés. Lutilisation concomitante de flibansérine et dopiacés peut augmenter le risque de dépression du SNC. Les opiacés peuvent augmenter les concentrations plasmatiques de la desmopressine et de la sertraline.
Éthanol, voir rubrique 4.4.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Les données sont limitées quant à lutilisation dopium chez la femme enceinte. Les études chez lanimal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction (voir rubrique 5.3). DROPIZAL ne doit pas être utilisé au cours de la grossesse sauf si les bénéfices lemportent largement sur les risques, tant pour la mère que pour lenfant. Lorsque la morphine est utilisée au cours de la grossesse jusquau moment de laccouchement, un syndrome de sevrage peut apparaître chez le nouveau-né.
Allaitement
DROPIZAL passe dans le lait maternel humain. Si le patient est un métaboliseur ultra-rapide du CYP2D6, des niveaux plus élevés de morphine (dus à un métabolisme accru de la codéine) peuvent être présents dans le lait maternel et, en de très rares occasions, peuvent entraîner des symptômes de toxicité opioïde chez le nourrisson, ce qui peut être fatal. DROPIZAL est contre-indiqué pendant l'allaitement (voir section 4.3).
Fertilité
Les données sont insuffisantes pour pouvoir évaluer le risque sur la fertilité. Les études chez lanimal ont mis en évidence des lésions chromosomiques dans les cellules reproductives (voir rubrique 5.3). Les hommes et femmes en âges davoir des enfants doivent prendre les précautions nécessaires.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
En raison de ses effets indésirables, DROPIZAL peut avoir une influence importante sur laptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.
Les effets indésirables rapportés pour les gouttes de DROPIZAL ont été relevés dans la littérature et au cours de lexpérience post-marketing concernant dautres produits morphiniques.
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Affections endocriniennes |
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Très rare (<1/10 000)
Fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles) |
Syndrome de sécrétion inappropriée dhormone antidiurétique (SIADH), aménorrhée Insuffisance surrénalienne |
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Affections psychiatriques Fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles) |
Addiction, dysphorie, agitation, diminution de la libido ou de la virilité, hallucinations |
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Affections du système nerveux |
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Très fréquent (³1/10) |
Somnolence |
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Fréquent (³1/100, <1/10) Très rare (<1/10 000) |
Vertiges, maux de tête Crampes musculaires, crises convulsives, allodynie et hyperalgésie |
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Fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles) |
Euphorie |
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Affections oculaires |
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Fréquent (³1/100, <1/10) Très rare (<1/10 000) |
Myosis Vision floue, diplopie, nystagmus |
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Affections cardiaques Peu fréquent (³1/1 000, <1/100) |
Tachycardie, bradycardie, palpitations, rougeur du visage |
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Affections vasculaires Rare (³1/10 000, <1/1 000) |
Hypotension orthostatique |
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Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
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Fréquent (³1/100, <1/10) |
Bronchospasme, diminution de la toux |
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Peu fréquent (³1/1 000, <1/100) Très rare (<1/10 000) |
Dépression respiratoire Dyspnée |
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Affections gastro-intestinales |
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Très fréquent (³1/10) |
Constipation, bouche sèche |
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Fréquent (³1/100, <1/10)
Rare (³1/10 000, <1/1 000)
Très rare (<1/10 000) |
Nausées, vomissements, perte dappétit, dyspepsie, dysgueusie Augmentation des enzymes pancréatiques et pancréatite Iléus, douleurs abdominales |
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Affections hépatobiliaires |
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Peu fréquent (³1/1 000, <1/100) |
Augmentation des enzymes hépatiques |
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Rare (³1/10 000, <1/1 000) |
Colique hépatique |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
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Fréquent (³1/100, <1/10) Peu fréquent (³1/1 000, <1/100) Très rare (<1/10 000) |
Urticaire, transpiration Prurit Exanthème, dème périphérique |
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Affections musculo-squelettiques et systémiques |
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Fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles) |
Contractions musculaires involontaires |
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Affections du rein et des voies urinaires |
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Fréquent (³1/100, <1/10) Peu fréquent (³1/1 000, <1/100) Rare (³1/10 000, <1/1 000) |
Rétention urinaire Spasme urétral Colique néphrétique |
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Troubles généraux et anomalies au site dadministration |
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Fréquent (³1/100, <1/10) Rare (³1/10 000, <1/1 000) Très rare (<1/10 000) Fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles) |
Asthénie Symptômes de sevrage Sensation de malaise, tremblements Hyperthermie, vertiges |
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Toxicité de la morphine. Les doses létales sont principalement déterminées par la teneur en morphine.
Symptômes de surdosage
Myosis, dépression respiratoire, somnolence, diminution du tonus musculaire et chute de la pression artérielle. Dans les cas graves, un collapsus, une stupeur, un coma, une bradycardie et un dème pulmonaire non cardiogénique, une hypotension et le décès peuvent survenir. Lutilisation abusive de forte doses de puissants opiacés, tels que loxycodone, peut être fatale.
Traitement du surdosage
Il convient de veiller principalement à la perméabilité des voies aériennes et à linstauration dune ventilation contrôlée ou assistée.
Dans le cas dun surdosage, ladministration dun antagoniste des opiacés par voie intraveineuse peut être indiquée.
Un lavage gastrique peut également pris en compte.
Un traitement de soutien (respiration artificielle, apport en oxygène, administration de vasosuppresseurs et traitement par perfusion) doit, si nécessaire, être instauré dans le cadre du traitement du choc circulatoire qui accompagne le surdosage.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : Antipropulsivants, Code ATC : A07DA02.
Les alcaloïdes de lopium (opiacés et dérivés de lisoquinoline) induisent une constipation, une euphorie, une analgésie et une sédation dépendantes de la dose et du dérivé.
Ces effets sont médiés par les récepteurs aux opiacés. Les récepteurs sont largement distribués dans le système nerveux central. Des récepteurs sont également présents dans une moindre mesure dans le canal déférent, larticulation du genou, le tractus gastro-intestinal ainsi que dans le cur et dans le système immunitaire.
Les peptides opioïdes modifient la fonction gastro-intestinale (GI) par interaction avec les récepteurs des opiacés au niveau des circuits entériques qui contrôlent la motilité et la sécrétion. Des récepteurs aux opiacés ont été localisés dans le tractus GI de lêtre humain, mais leur distribution relative varie en fonction de la paroi et de la région GI.
Les agonistes des récepteurs aux opiacés µ inhibent la vidange gastrique, augmentent le tonus du muscle pylorique et induisent une activité de pression phasique du pylore et de la jonction duodéno-jéjunale, perturbe le complexe moteur migrant, retarde le délai de transit par le petit et le gros intestin et augmente la pression du sphincter anal au repos. Outre cela, les opiacés atténuent la sécrétion intestinale délectrolytes et deau et, par là même, facilite labsorption nette de liquide. Les récepteurs aux opiacés µ, κ et δ contribuent à linhibition des opiacés de lactivité musculaire de lintestin. Le résultats de lensemble de ces effets est la constipation.
Lutilisation de lopium est bien établie pour le traitement de la diarrhée dans la pratique clinique. Aucune étude clinique établie nest disponible.
Aucune étude clinique na été menée auprès de la population pédiatrique et le produit nest pas considéré comme étant adapté à cette population en raison de problèmes de sécurité, voir rubrique 4.2.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Absorption
Les pics de concentration sérique de morphine, le principal alcaloïde de lextrait dopium, sont atteints en lespace de 2 à 4 heures après administration orale.
Distribution
Après absorption, la morphine se lie aux protéines du plasma dans une proportion équivalente à 30 %.
Biotransformation
Les alcaloïdes de lopium sont métabolisés dans une large mesure en glucuronoconjugués (3-glucoronide [M3G] et 6-glucuronide [M6G] qui subissent un cycle entéro-hépatique. Le 6-glucuronide est un métabolite de la morphine qui est environ 50 fois plus actif que la substance mère. La morphine est également déméthylée, ce qui induit un autre métabolite actif, la normorphine.
Élimination
La demi-vie délimination de la morphine est denviron 2 heures. Une demi-vie délimination compris entre 2,4 et 6,7 heures a été rapportée pour le M3G. Environ 90 % de la morphine totale sont excrétés en 24 heures avec des traces qui persistent dans les urines pendant 48 heures ou plus.
Lélimination des dérivés glucuronoconjugés se fait essentiellement par voie urinaire, par filtration glomérulaire et par sécrétion tubulaire. Lélimination fécale est faible (<10%).
5.3. Données de sécurité préclinique
Plusieurs études ont montré que la morphine provoque des dommages aux chromosomes chez lanimal, aux cellules germinales et somatiques, et aux cellules somatiques chez lêtre humain. On pense donc quil existe un potentiel génotoxique chez lhomme. Aucune étude à long terme chez lanimal na été menée sur le potentiel carcinogène de la morphine.
Les réactions indésirables non observées lors des études cliniques, mais constatées chez lanimal pour des expositions supérieures à lexposition usuelle chez lêtre humain étaient les suivantes : retard de croissance ftale et fréquence accrue danomalies du système nerveux et du squelette.
La pertinence dans le cadre de lutilisation clinique nest pas connue.
Les études menées chez lanimal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction tout au long de la gestation (malformation du SNC, retard de croissance du ftus, malformations du squelette, atrophie des testicules, modifications au niveau des systèmes neuro-transmetteurs et du comportement, dépendance.
En outre, la morphine a eu un effet sur la fertilité de la progéniture mâle. Des études chez lanimal ont également montré que la morphine peut provoquer des dommages aux organes sexuels ou aux gamètes et, en perturbant le système endocrinien, influencer négativement la fertilité chez les mâles et les femelles.
Éthanol 96% v/v
Eau purifiée.
Sans objet.
36 mois.
4 semaines après ouverture du flacon (stabilité en cours dutilisation).
6.4. Précautions particulières de conservation
Ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de conservation.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Flacon en verre brun avec embout compte-gouttes en PEBD blanc et une fermeture de sécurité enfant en polypropylène (PP) blanche.
Conditionnements de 1 x 10 mL, 2 x 10 mL, 3 x 10 mL, 4 x 10 mL, 5 x 10 mL et 10 x 10 mL.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
PHARMANOVIA A/S
Ørestads Boulevard 108, 5
DK-2300 KØBENHAVN S
Danemark
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 301 953 6 9 : 10 mL en flacon (verre brun). Boîte de 1.
· 34009 301 953 8 3 : 10 mL en flacon (verre brun). Boîte de 2.
· 34009 301 953 9 0 : 10 mL en flacon (verre brun). Boîte de 3.
· 34009 301 954 0 6 : 10 mL en flacon (verre brun). Boîte de 4.
· 34009 301 954 1 3 : 10 mL en flacon (verre brun). Boîte de 5.
· 34009 301 954 2 0 : 10 mL en flacon (verre brun). Boîte de 10.
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Sans objet.
Stupéfiant. Prescription sur ordonnance sécurisée. Prescription limitée à 28 jours.
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