DILTIAZEM BIOGARAN 60 mg, comprimé
CIS 60463871
Informations à jour au 12 janvier 2022.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 12/01/2022
DILTIAZEM BIOGARAN 60 mg, comprimé
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Pour un comprimé.
Excipients à effet notoire : huile de ricin hydrogénée (42,00 mg) et lactose monohydraté (111,50 mg).
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
4.1. Indications thérapeutiques
4.2. Posologie et mode d'administration
Posologie
Adultes
La posologie usuelle est de 1 comprimé (60 mg) trois fois par jour au début des repas.
Dans les cas sévères, la posologie peut être portée à 4 (soit 240 mg), voire 6 comprimés (soit 360 mg) par jour.
Population pédiatrique
La tolérance et lefficacité nayant pas été établies, lutilisation du diltiazem est déconseillée chez lenfant.
Le diltiazem devra être utilisé avec prudence chez les patients ayant une insuffisance rénale ou hépatique (voir rubrique 4.4).
Le comprimé doit être avalé avec un peu de liquide, sans être croqué.
Mode dadministration
Voie orale.
Ce médicament NE DOIT JAMAIS ETRE UTILISE en cas de :
· hypersensibilité à la substance active ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1 ;
· dysfonction sinusale ;
· blocs auriculo‑ventriculaires du deuxième et troisième degré non appareillés ;
· insuffisance ventriculaire gauche avec stase pulmonaire ;
· bradycardie sévère (inférieure ou égale à 40 battements par min) ;
· en association avec (voir rubrique 4.5) :
o le dantrolène en perfusion ;
o le pimozide ;
o la dihydroergotamine ;
o l'ergotamine ;
o la nifédipine ;
o livabradine ;
o le lomitapide.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Le chlorhydrate de diltiazem EST GÉNÉRALEMENT DÉCONSEILLÉ dans les cas suivants :
· en association avec :
o lesmolol (en cas daltération de la fonction ventriculaire gauche) ;
o les bêta‑bloquants utilisés dans linsuffisance cardiaque (bisoprolol, carvédilol, métoprolol, nébivolol) ;
o les autres bêta‑bloquants ;
o le fingolimod.
· chez la femme enceinte ou susceptible de lêtre (voir rubrique 4.6) ;
· une surveillance doit être exercée chez les patients présentant une altération de la fonction ventriculaire gauche, une bradycardie (risque de majoration), un bloc auriculo‑ventriculaire du 1er degré à lélectrocardiogramme (risque de majoration et, exceptionnellement de bloc complet). En revanche, pas de précaution particulière en cas de bloc de branche isolé ;
· chez les sujets âgés, les patients insuffisants rénaux et les patients insuffisants hépatiques, les concentrations plasmatiques de diltiazem peuvent être augmentées. Il est recommandé dêtre particulièrement attentif aux contre‑indications et précautions demploi et dexercer une surveillance attentive, en particulier de la fréquence cardiaque et de lélectrocardiogramme, en début de traitement ;
· le diltiazem est susceptible dentraîner une chute de tension et une bradycardie importante, notamment chez les sujets âgés ;
· en cas danesthésie générale, informer lanesthésiste de la prise du médicament ;
· au cours de lanesthésie générale, le diltiazem entraîne généralement une baisse modérée de la pression artérielle et des résistances vasculaires systémiques et un léger ralentissement de la fréquence cardiaque. La vasodilatation induite par les anesthésiques pourrait être potentialisée par le diltiazem. Leur dose doit être adaptée à la réponse hémodynamique ;
· le diltiazem peut être utilisé sans danger chez les patients souffrant de troubles respiratoires chroniques ;
· les antagonistes des canaux calciques, tels que le diltiazem, peuvent être associés à des troubles de lhumeur, notamment la dépression (voir rubriques 4.5 et 4.8) ;
· comme les autres antagonistes des canaux calciques, le diltiazem a un effet inhibiteur sur la motilité intestinale. Par conséquent, il doit être utilisé avec précaution chez les patients ayant un risque de développer une obstruction intestinale ;
· une augmentation de la glycémie étant possible, une surveillance attentive est nécessaire chez les patients présentant un diabète latent ou avéré ;
· l'utilisation de diltiazem peut induire un bronchospasme, y compris une aggravation de l'asthme, en particulier chez les patients présentant une hyper‑réactivité bronchique préexistante. Des cas ont également été signalés après une augmentation de la dose. Les patients doivent faire lobjet dune surveillance afin de détecter les signes et symptômes d'insuffisance respiratoire pendant le traitement par diltiazem ;
· des cas d'insuffisance rénale aiguë secondaire à une diminution de la perfusion rénale ont été rapportés chez des patients présentant une altération de la fonction ventriculaire gauche, une bradycardie sévère ou une hypotension sévère ;
· ce médicament contient de lhuile de ricin et peut causer des maux destomac et la diarrhée ;
· ce médicament contient du lactose. Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
De nombreux antiarythmiques sont dépresseurs de lautomatisme, de la conduction et de la contractilité cardiaques.
Lassociation dantiarythmiques de classes différentes peut apporter un effet thérapeutique bénéfique, mais savère le plus souvent très délicate, nécessitant une surveillance clinique étroite et un contrôle de lECG. Lassociation dantiarythmiques donnant des torsades de pointes (amiodarone, disopyramide, quinidiniques, sotalol ) est contre‑indiquée.
Lassociation dantiarythmiques de même classe est déconseillée, sauf cas exceptionnel, en raison du risque accru deffets indésirables cardiaques.
Lassociation à des médicaments ayant des propriétés inotropes négatives, bradycardisantes et/ou ralentissant la conduction auriculo‑ventriculaire est délicate et nécessite une surveillance clinique et un contrôle de lECG (amiodarone, cibenzoline, diltiazem, disopyramide, dofétilide, flécaïnide, hydroquinidine, ibutilide, lidocaïne, mexilétine, propafénone, quinidine, sotalol, vérapamil).
Médicaments bradycardisants
De nombreux médicaments peuvent entraîner une bradycardie. Cest le cas notamment des antiarythmiques de classe Ia, des bêta‑bloquants, de certains antiarythmiques de classe III, de certains antagonistes du calcium, des digitaliques, de la pilocarpine, des anticholinestérasiques etc.
Associations contre‑indiquées
+ Dantrolène administré par perfusion
Chez lanimal, des cas de fibrillations ventriculaires mortelles sont constamment observés lors de ladministration de vérapamil et de dantrolène par voie IV. Lassociation dun antagoniste du calcium et de dantrolène est donc potentiellement dangereuse. Cependant quelques patients ont reçu lassociation nifédipine et dantrolène sans inconvénient.
+ Dihydroergotamine
Ergotisme avec possibilité de nécroses des extrémités (inhibition du métabolisme hépatique de lalcaloïde de lergot de seigle).
+ Ergotamine
Ergotisme avec possibilité de nécrose des extrémités (inhibition du métabolisme hépatique de lalcaloïde de lergot de seigle).
+ Ivabradine
Lassociation avec livabradine est contre-indiquée en raison du risque supplémentaire de diminution de la fréquence cardiaque du diltiazem avec livabradine (voir rubrique 4.3).
+ Lomitapide
Le diltiazem (un inhibiteur modéré du CYP3A4) peut augmenter les concentrations plasmatiques du lomitapide par inhibition du CYP3A4 (voir rubrique 4.3).
+ Nifédipine
Augmentation importante des concentrations de nifédipine par diminution de son métabolisme hépatique par le diltiazem, avec risque dhypotension sévère.
+ Pimozide
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
+ Bêta‑bloquants (sauf esmolol)
Troubles de lautomatisme (bradycardie excessive, arrêt sinusal), troubles de la conduction sino‑auriculaire et auriculo‑ventriculaire et défaillance cardiaque.
Une telle association ne doit se faire que sous surveillance clinique et ECG étroite, en particulier chez le sujet âgé ou en début de traitement.
Une augmentation du risque de dépression a été rapportée lorsque diltiazem est co-administré avec des bêtabloquants (voir rubrique 4.8).
+ Bêta‑bloquants dans linsuffisance cardiaque (bisoprolol, carvédilol, métoprolol, nébivolol)
Effet inotrope négatif avec risque de décompensation de linsuffisance cardiaque, troubles de lautomatisme (bradycardie, arrêt sinusal) et troubles de la conduction sino‑auriculaire et auriculo‑ventriculaire.
Une augmentation du risque de dépression a été rapportée lorsque diltiazem est co-administré avec des bêtabloquants (voir rubrique 4.8).
+ Esmolol, en cas daltération de la fonction ventriculaire gauche
Troubles de lautomatisme (bradycardie excessive, arrêt sinusal), troubles de la conduction sino‑auriculaire et auriculo‑ventriculaire et défaillance cardiaque.
+ Fingolimod
Potentialisation des effets bradycardisants pouvant avoir des conséquences fatales. Les bêta‑bloquants sont dautant plus à risque quils empêchent les mécanismes de compensation adrénergique.
Surveillance clinique et ECG continu pendant les 24 heures suivant la première dose.
Associations faisant lobjet de précautions demploi
+ Alfentanil
Augmentation de leffet dépresseur respiratoire de lanalgésique opiacé par diminution de son métabolisme hépatique. Adapter la posologie de lanalgésique en cas de traitement par le diltiazem.
+ Amiodarone
Risque de bradycardie ou de bloc auriculo‑ventriculaire. Si lassociation ne peut être évitée, surveillance clinique et ECG.
+ Anticonvulsivants inducteurs enzymatiques
Diminution des concentrations plasmatiques de lantagoniste du calcium par augmentation de son métabolisme hépatique.
Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie de lantagoniste du calcium pendant le traitement par lanticonvulsivant et après son arrêt.
+ Atorvastatine
Risque majoré deffets indésirables (concentration‑dépendants) à type de rhabdomyolyse, par diminution du métabolisme hépatique de lhypocholestérolémiant.
Utiliser des doses plus faibles dhypocholestérolémiant ou une autre statine non concernée par ce type dinteraction.
+ Buspirone
Augmentation des concentrations plasmatiques de la buspirone par diminution de son métabolisme hépatique par le diltiazem, avec augmentation de ses effets indésirables.
Surveillance clinique et adaptation de la posologie de la buspirone si nécessaire.
+ Dronédarone
Risque de bradycardie ou de bloc auriculo‑ventriculaire, notamment chez le sujet âgé. Par ailleurs, légère augmentation des concentrations de dronédarone par diminution de son métabolisme par lantagoniste des canaux calciques.
Débuter le traitement par lantagoniste calcique aux posologies minimales recommandées et ajuster les doses en fonction de lECG.
+ Esmolol, en cas de fonction ventriculaire gauche normale
Troubles de lautomatisme (bradycardie excessive, arrêt sinusal), troubles de la conduction sino‑auriculaire et auriculo‑ventriculaire et défaillance cardiaque.
Surveillance clinique et ECG.
+ Phénytoïne
Quand il est co-administré avec la phénytoïne, le diltiazem peut augmenter la concentration plasmatique de phénytoïne.
Il est recommandé de surveiller les concentrations plasmatiques de phénytoïne.
+ Produits de contraste utilisés en radiographie
Les effets cardiovasculaires des produits de contraste administrés par voie intraveineuse, tels que lhypotension, peuvent être augmentés chez les patients traités par le diltiazem. Une prudence particulière est recommandée chez les patients recevant simultanément le diltiazem et des produits de contraste.
+ Ibrutinib
Augmentation des concentrations plasmatiques dibrutinib par diminution de son métabolisme hépatique par le diltiazem. Surveillance clinique étroite et réduction de la dose dibrutinib à 140 mg par jour pendant la durée de l'association.
+ Immunosuppresseurs (ciclosporine, évérolimus, sirolimus, tacrolimus, temsirolimus)
Augmentation des concentrations sanguines de limmunosuppresseur par diminution de son métabolisme.
Dosage des concentrations sanguines de limmunosuppresseur, contrôle de la fonction rénale et adaptation de la posologie pendant lassociation et après son arrêt.
+ Inhibiteurs puissants du CYP3A4
Majoration des effets indésirables de lantagonisme des canaux calciques, le plus souvent à type dhypotension notamment chez le sujet âgé.
Surveillance clinique et adaptation posologique pendant le traitement par linhibiteur enzymatique et après son arrêt.
Le jus de pamplemousse peut augmenter l'exposition au diltiazem (1,2 fois). Les patients consommant du jus de pamplemousse doivent être surveillés pour des effets indésirables sous diltiazem accrus. Le jus de pamplemousse devra être évité si une interaction est suspectée.
+ Midazolam
Augmentation des concentrations plasmatiques du midazolam par diminution de son métabolisme hépatique, avec majoration de la sédation.
Surveillance clinique et réduction de la posologie pendant le traitement par le diltiazem.
+ Médicaments susceptibles de donner des torsades de pointes
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Surveillance clinique et électrocardiographique.
+ Rifampicine
Diminution des concentrations plasmatiques de lantagoniste du calcium par augmentation de son métabolisme hépatique.
Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie de lantagoniste du calcium pendant le traitement par la rifampicine et après son arrêt.
+ Simvastatine
Risque majoré deffets indésirables (concentration‑dépendants) à type de rhabdomyolyse, par diminution du métabolisme hépatique de lhypocholestérolémiant. Ne pas dépasser la posologie de 20 mg/jour de simvastatine. Si lobjectif thérapeutique nest pas atteint à cette posologie, utiliser une autre statine non concernée par ce type dinteraction.
+ Tamsulosine
Risque de majoration des effets indésirables de la tamsulosine, par inhibition de son métabolisme hépatique.
Surveillance clinique et adaptation de la posologie de la tamsulosine pendant le traitement par linhibiteur enzymatique et après son arrêt, le cas échéant.
Associations à prendre en compte
+ Alpha‑bloquants à visée urologique (alfuzosine, doxazosine, prazosine, silodosine, tamsulosine, térazosine)
Majoration de leffet hypotenseur. Risque dhypotension orthostatique majoré.
+ Antiagrégants plaquettaires
Dans une étude pharmacodynamique, il a été montré que le diltiazem inhibe l'agrégation plaquettaire. Bien que la signification clinique de cette observation ne soit pas connue, les effets additifs potentiels doivent être considérés lorsque le diltiazem est utilisé en association avec des antiagrégants plaquettaires.
+ Antihypertenseurs alpha-bloquants
Majoration de leffet hypotenseur. Risque majoré dhypotension orthostatique.
+ Autres bradycardisants
Risque de bradycardie excessive (addition des effets).
+ Cilostazol
Inhibition du métabolisme du cilostazol (CYP3A4). Il a été montré que le diltiazem augmente l'exposition au cilostazol et son activité pharmacologique.
+ Clonidine guanfacine
Troubles de lautomatisme (troubles de la conduction auriculo‑ventriculaire par addition des effets négatifs sur la conduction).
+ Ticagrelor
Risque daugmentation des concentrations plasmatiques de ticagrelor par diminution de son métabolisme hépatique.
+ Médicaments à lorigine dune hypotension orthostatique (notamment antihypertenseurs, dérivés nitrés, inhibiteurs de la phosphodiestérase de type 5, alpha-bloquants à visée urologique, antidépresseurs imipraminiques, neuroleptiques phénothiaziniques, agonistes dopaminergiques, lévodopa)
Risque de majoration dune hypotension, notamment orthostatique.
+ Dapoxétine
Risque de majoration des effets indésirables, notamment à type de de vertiges ou de syncopes.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Les études effectuées chez lanimal (rat, souris, lapin) ont mis en évidence un effet tératogène.
Il nexiste pas actuellement de données en nombre suffisant sur un éventuel effet malformatif ou ftotoxique du chlorhydrate de diltiazem lorsquil est administré pendant la grossesse. En conséquence, lutilisation du chlorhydrate de diltiazem est déconseillée pendant la grossesse et également chez les femmes en âge de procréer nutilisant pas de contraception.
Le diltiazem est retrouvé à des concentrations très faibles dans le lait maternel.
Lallaitement lors dun traitement par diltiazem est à éviter. Si lutilisation du diltiazem est nécessaire, lalimentation du nourrisson devra être réalisée par une méthode alternative.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Sur la base des effets indésirables rapportés tels que les vertiges (fréquents), les malaises (fréquents), laptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines peut être altérée. Néanmoins, aucune étude na été réalisée.
Au sein de chaque fréquence de groupe, les effets indésirables sont présentés suivant un ordre décroissant de gravité.
Affections cardiaques
· Fréquent : blocs auriculo‑ventriculaires (pouvant être de 1er, 2ème ou 3ème degré ; possibles blocs de branche), palpitations ;
· peu fréquent : bradycardie ;
· fréquence indéterminée : blocs sino‑auriculaires, insuffisance cardiaque congestive, arrêt sinusal, arrêt cardiaque (asystole).
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
· Fréquence indéterminée : bronchospasme (y compris aggravation de l'asthme).
Affections vasculaires
Les manifestations correspondant à une vasodilatation (céphalées, bouffées vasomotrices et en particulier dème des membres inférieurs) sont dose‑dépendantes, liées à lactivité pharmacologique du principe actif. Elles surviennent plus volontiers chez le sujet âgé.
· Fréquent : bouffées vasomotrices ;
· peu fréquent : hypotension orthostatique ;
· fréquence indéterminée : vascularites (incluant vascularite leucocytoclastique).
Affections gastro‑intestinales
· Fréquent : constipation, dyspepsies, épigastralgie, nausées ;
· peu fréquent : vomissements, diarrhée ;
· rare : sécheresse buccale ;
· fréquence indéterminée : hyperplasie gingivale.
Troubles du métabolisme et de la nutrition
· Fréquence indéterminée : hyperglycémie.
Affections de la peau et du tissu sous‑cutané
· Fréquent : érythèmes ;
· rare : urticaires ;
· fréquence indéterminée : dème de Quincke, rash, érythème polymorphe (notamment syndrome de Stevens‑Johnson et nécrose épidermique toxique), dermatite exfoliative, pustuloses exanthématiques aiguës généralisées, réactions de photosensibilité (notamment kératose lichénoïde sur les zones de peau exposées au soleil), transpiration, érythèmes pouvant éventuellement être fébriles et/ou desquamatifs.
Affections hépatobiliaires
· Peu fréquent : des augmentations isolées, modérées et en règle générale transitoires, des enzymes hépatiques (ASAT, ALAT, LDH, phosphatase alcaline) ont été observées à la période initiale du traitement ;
· fréquence indéterminée : hépatites cliniques réversibles à larrêt du traitement.
Affections du système nerveux
· Fréquent : maux de tête, vertiges ;
· fréquence indéterminée : symptômes extrapyramidaux généralement réversibles à larrêt du traitement.
Affections psychiatriques
· Peu fréquent : nervosité, insomnie ;
· fréquence indéterminée : changements dhumeur (notamment dépression).
Affections du système de reproduction
· Fréquence indéterminée : gynécomasties généralement réversibles à larrêt du traitement.
Troubles généraux et anomalies au site dadministration
· Très fréquent : dèmes des membres inférieurs ;
· fréquent : malaise, asthénie.
Affections du sang et du système lymphatique
· Fréquence indéterminée : thrombocytopénie.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance ‑ Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Le tableau clinique de lintoxication aiguë massive peut comporter une hypotension marquée pouvant aller jusquau collapsus et à linsuffisance rénale aiguë, une bradycardie sinusale avec ou sans dissociation isorythmique, un arrêt sinusal, des troubles de la conduction auriculo‑ventriculaire, un arrêt cardiaque.
Le traitement à entreprendre en milieu hospitalier comprendra : lavage gastrique, diurèse osmotique.
Les troubles de la conduction peuvent bénéficier dun entraînement électro‑systolique temporaire.
Les antidotes proposés sont : latropine, ladrénaline, les substances vasopressives, les agents inotropes et chronotropes positifs, le glucagon et le gluconate de calcium en perfusion.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Le diltiazem freine lentrée du calcium transmembranaire au niveau de la fibre musculaire myocardique et de la fibre musculaire lisse des vaisseaux et diminue ainsi la quantité de calcium intracellulaire atteignant les protéines contractiles.
Chez lanimal
Le diltiazem augmente le débit coronaire sans entraîner de phénomène de vol coronarien. Il agit sur les petites artères coronaires, sur les gros troncs, sur les artères collatérales. Cet effet vasodilatateur, qui sexerce de façon modérée sur les territoires artériels systémiques périphériques, sobserve à des doses qui ne sont pas inotropes négatives.
Chez lhomme
Le diltiazem augmente le débit coronaire par diminution des résistances.
· Par son action bradycardisante modérée et la diminution modérée des résistances artérielles systémiques, le diltiazem réduit le travail cardiaque ;
· il na pas été mis en évidence deffet inotrope négatif sur un myocarde sain. Le diltiazem ralentit modérément la fréquence cardiaque et peut présenter un effet dépresseur sur le nud sinusal pathologique. Il ralentit la conduction auriculo‑ventriculaire, avec risque de B.A.V. Le diltiazem na pas deffet sur la conduction à létage hissien et infrahissien ;
· lefficacité clinique du diltiazem a été démontrée lors détudes contrôlées dans toutes les formes dangor.
A leffort, on a constaté :
· une amélioration des performances ;
· une diminution de lamplitude de sous‑décalage de ST (maximal à charge constante, à FC constante et à double produit constant).
Sa remarquable activité dans langor de Prinzmetal démontre en outre son effet protecteur important vis‑à‑vis du spasme coronarien.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Le pic de concentration plasmatique est atteint entre la 3ème et la 4ème heure. La demi‑vie plasmatique apparente est de 4 à 8 heures. Le diltiazem est lié aux protéines dans la proportion de 80‑85 %. Le diltiazem est fortement métabolisé par le foie ; son principal métabolite actif est le désacétyldiltiazem. Lélimination est biliaire (65 %) et urinaire (35 %).
On ne trouve que 0,2 à 0,4 % de diltiazem inchangé dans les urines.
Dune façon générale, il existe une relation significative entre la dose absorbée et la concentration plasmatique. Toute augmentation de cette dose est suivie dune augmentation proportionnelle du taux plasmatique suggérant labsence de phénomène de saturation.
A posologie constante, les taux plasmatiques sont relativement constants.
Il existe une relation concentration plasmatique efficacité. Les taux plasmatiques nécessaires à lobtention dune efficacité satisfaisante se situent en moyenne entre 70 et 200 ng/ml. Il semblerait également que ces taux plasmatiques doivent être dautant plus élevés que langor est plus sévère.
Le profil pharmacocinétique nest pas modifié en cas dinsuffisance rénale.
Les concentrations plasmatiques chez le sujet âgé, linsuffisant rénal et linsuffisant hépatique sont en moyenne plus élevées que chez le sujet jeune.
Le diltiazem et ses métabolites sont très peu dialysables.
5.3. Données de sécurité préclinique
Lactose monohydraté, huile de ricin hydrogénée, macrogol 6000, stéarate de magnésium.
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver à labri de lhumidité et à labri de la lumière.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Boîte de 30 comprimés sous plaquettes (PVC/Aluminium).
Boîte de 50 comprimés en flacon de polypropylène.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Pas dexigences particulières.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
15, BOULEVARD CHARLES DE GAULLE
92700 COLOMBES
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 348 921 4 1 : 30 comprimés sous plaquettes (PVC/Aluminium).
· 34009 561 264 7 7 : 50 comprimés en flacon de polypropylène.
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[A compléter ultérieurement par le titulaire].
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[A compléter ultérieurement par le titulaire].
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I.
Médicaments liés cités dans ce texte
- BI TILDIEM L.P. 120 mg, comprimé enrobé à libération prolongée
- DANTRIUM 100 mg, gélule
- ORAP 1 mg, comprimé
- DIERGOSPRAY 4 mg/ml, solution pour pulvérisation nasale
- ADALATE 10 mg, capsule
- IVABRADINE ALTER 5 mg, comprimé sécable
- BISOCE 1,25 mg, comprimé pelliculé
- CARVEDILOL ARROW 12,5 mg, comprimé pelliculé sécable
- LOPRESSOR 100 mg, comprimé pelliculé sécable
- NEBILOX 5 mg, comprimé quadrisécable
- AMIODARONE ALMUS 200 mg, comprimé sécable
- ISORYTHM L.P. 125 mg, gélule à libération prolongée
- SOTALEX 160 mg, comprimé sécable
- EXACOR 130 mg, comprimé pelliculé sécable
- FLECAINE 10 mg/ml, solution injectable
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