HALDOL DECANOAS 50 mg/ml, solution injectable
CIS 61505095
Informations à jour au 19 août 2020.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 19/08/2020
HALDOL DECANOAS 50 mg/ml, solution injectable
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Décanoate dhalopéridol.................................................................................................... 70,52 mg
(Correspondant à halopéridol................................................................................................. 50 mg)
Pour une ampoule de 1 ml
Excipient à effet notoire :
Chaque ml de solution contient 15 mg dalcool benzylique et jusquà 1 ml dhuile de sésame.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Solution injectable.
Solution légèrement ambrée, légèrement visqueuse, exempte de particules visibles.
4.1. Indications thérapeutiques
HALDOL DECANOAS est indiqué dans le traitement dentretien de la schizophrénie et du trouble schizo-affectif chez les patients adultes actuellement stabilisés par lhalopéridol oral (voir rubrique 5.1).
4.2. Posologie et mode d'administration
Linstauration du traitement et lajustement de la dose doivent être réalisés sous étroite surveillance clinique.
Posologie
La dose prescrite à chaque patient dépendra à la fois de la sévérité des symptômes et de la dose dhalopéridol oral actuellement utilisée. Les patients doivent toujours recevoir la plus faible dose efficace.
La dose initiale de décanoate dhalopéridol correspond à un multiple de la dose quotidienne dhalopéridol oral, il nest pas possible de fournir des recommandations spécifiques concernant le changement de traitement après utilisation dautres antipsychotiques (voir rubrique 5.1).
Adultes âgés de 18 ans et plus
Tableau 1 : doses de décanoate dhalopéridol recommandées chez les adultes âgés de 18 ans et plus
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Transition après le traitement oral par lhalopéridol · Il est recommandé dutiliser une dose de décanoate dhalopéridol correspondant à 10 à 15 fois la dose quotidienne antérieure dhalopéridol oral. · Sur la base de ce rapport de conversion, la dose de décanoate dhalopéridol sera de 25 à 150 mg chez la plupart des patients. |
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Poursuite du traitement · Il est recommandé dajuster la dose de décanoate dhalopéridol par paliers de 50 mg maximum toutes les 4 semaines (selon la réponse de chaque patient au traitement) jusquà obtenir un effet thérapeutique optimal. · La dose la plus efficace devrait être comprise dans un intervalle de 50 à 200 mg. · Il est recommandé dévaluer le rapport bénéfice/risque au cas par cas lorsque des doses supérieures à 200 mg toutes les 4 semaines sont envisagées. · La dose maximale de 300 mg toutes les 4 semaines ne doit pas être dépassée car, au-delà, les risques en termes de sécurité sont supérieurs aux bénéfices cliniques apportés par le traitement.
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Fréquence dadministration · Les injections seront habituellement espacées de 4 semaines. · Un ajustement de la fréquence dadministration peut être nécessaire (selon la réponse de chaque patient au traitement). |
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Traitement complémentaire par lhalopéridol non-décanoate · Un traitement complémentaire par une forme dhalopéridol non-décanoate peut être envisagé pendant la transition vers le traitement par HALDOL DECANOAS, lajustement de la dose ou les épisodes dexacerbation des symptômes psychotiques (selon la réponse de chaque patient au traitement). · La dose totale dhalopéridol résultant de lassociation des deux formulations ne doit pas dépasser la dose orale maximale correspondante dhalopéridol, à savoir 20 mg/jour. |
Populations particulières
Personnes âgées
Tableau 2 : doses de décanoate dhalopéridol recommandées chez les patients âgés
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Transition après le traitement oral par lhalopéridol · Il est recommandé dutiliser une faible dose de décanoate dhalopéridol, comprise entre 12,5 et 25 mg. |
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Poursuite du traitement · Il est recommandé dajuster la dose de décanoate dhalopéridol uniquement si nécessaire (selon la réponse de chaque patient au traitement) jusquà obtenir un effet thérapeutique optimal. · La dose la plus efficace devrait être comprise dans un intervalle de 25 à 75 mg. · Des doses supérieures à 75 mg toutes les 4 semaines ne doivent être envisagées que chez les patients qui ont préalablement toléré des doses supérieures et après réévaluation du rapport bénéfice/risque pour chaque patient. |
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Fréquence dadministration · Les injections seront habituellement espacées de 4 semaines. · Un ajustement de la fréquence dadministration peut être nécessaire (selon la réponse de chaque patient au traitement). |
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Traitement complémentaire par lhalopéridol non-décanoate · Un traitement complémentaire par une forme dhalopéridol non-décanoate peut être envisagé pendant la transition vers le traitement par HALDOL DECANOAS, lajustement de la dose ou les épisodes dexacerbation des symptômes psychotiques (selon la réponse de chaque patient au traitement). · La dose totale dhalopéridol résultant de lassociation des deux formulations ne doit pas dépasser la dose maximale correspondante dhalopéridol oral de 5 mg/jour, ou la dose précédente dhalopéridol oral chez les patients traités au long cours par lhalopéridol oral. |
Insuffisance rénale
Linfluence de linsuffisance rénale sur la pharmacocinétique de lhalopéridol na pas été évaluée. Aucun ajustement de la dose nest recommandé, néanmoins il est conseillé de procéder avec prudence lors de lutilisation du traitement chez des patients atteints dinsuffisance rénale. Cependant, en cas dinsuffisance rénale sévère, il peut être nécessaire dutiliser une dose initiale plus faible et dajuster ensuite la dose par paliers plus petits et plus espacés que chez les patients ne présentant pas dinsuffisance rénale (voir rubrique 5.2).
Insuffisance hépatique
Linfluence de linsuffisance hépatique sur la pharmacocinétique de lhalopéridol na pas été évaluée. Lhalopéridol étant très largement métabolisé dans le foie, il est recommandé de réduire la dose initiale de moitié et dajuster la dose par paliers plus petits et plus espacés que chez les patients ne présentant pas dinsuffisance hépatique (voir rubriques 4.4 et 5.2).
Population pédiatrique
La sécurité et lefficacité dHALDOL DECANOAS chez les enfants et les adolescents âgés de moins de 18 ans nont pas été établies. Aucune donnée nest disponible.
Mode dadministration
HALDOL DECANOAS est destiné à être utilisé par voie intramusculaire uniquement et ne doit pas être administré par voie intraveineuse. Il est administré en injection intramusculaire profonde dans la région glutéale. Il est recommandé deffectuer les injections en alternance dans lun et lautre des deux muscles fessiers. Ladministration de volumes supérieurs à 3 mL nest pas recommandée car elle est inconfortable pour le patient. Pour les instructions concernant la manipulation dHALDOL DECANOAS, voir rubrique 6.6.
· Hypersensibilité à la substance active ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
· État comateux.
· Dépression du système nerveux central (SNC).
· Maladie de Parkinson.
· Démence à corps de Lewy.
· Paralysie supranucléaire progressive.
· Allongement connu de lintervalle QTc ou syndrome du QT long congénital.
· Infarctus du myocarde aigu récent.
· Insuffisance cardiaque non compensée.
· Antécédents darythmies ventriculaires ou de torsades de pointes.
· Hypokaliémie non corrigée.
· Traitement concomitant par des médicaments allongeant lintervalle QT (voir rubrique 4.5).
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Mortalité accrue chez les personnes âgées atteintes de démence
De rares cas de mort subite ont été signalés chez des patients atteints de troubles psychiatriques traités par des antipsychotiques, notamment par lhalopéridol (voir rubrique 4.8).
Les patients âgés atteints de psychose liée à une démence et traités par des antipsychotiques sont exposés à un risque accru de mortalité. Lanalyse de 17 études contrôlées contre placebo (dune durée modale de 10 semaines), portant essentiellement sur des patients traités par des antipsychotiques atypiques, a révélé un risque de mortalité compris, chez les patients traités, entre 1,6 et 1,7 fois le risque correspondant chez les patients sous placebo. Sur la durée dune étude contrôlée typique de 10 semaines, le taux de mortalité a été denviron 4,5 % chez les patients traités par des antipsychotiques, contre 2,6 % environ dans le groupe placebo. Bien que les causes de mortalité aient été diverses, la plupart des décès sont apparus être dorigine cardiovasculaire (insuffisance cardiaque, mort subite, par exemple) ou infectieuse (pneumonie, par exemple). Les études observationnelles semblent indiquer que le traitement par lhalopéridol chez les patients âgés est également associé à une mortalité accrue. Cette association pourrait être plus importante avec lhalopéridol quavec les antipsychotiques atypiques ; elle est plus marquée pendant les 30 premiers jours suivant le début du traitement et persiste pendant au moins 6 mois. Il na pas été clairement établi dans quelle mesure cette association est imputable au médicament ou plutôt liée aux conditions du patient.
HALDOL DECANOAS nest pas indiqué pour le traitement des troubles du comportement liés à la démence.
Effets cardiovasculaires
Outre les cas de mort subite, des allongements de lintervalle QTc et/ou des arythmies ventriculaires ont été signalés avec lhalopéridol (voir rubriques 4.3 et 4.8). Le risque de survenue de ces événements semble être plus élevé à forte dose, à forte concentration plasmatique, chez les patients prédisposés ou en cas dadministration par voie parentérale, en particulier intraveineuse.
HALDOL DECANOAS ne doit pas être administré par voie intraveineuse.
La prudence est conseillée chez les patients présentant une bradycardie, une maladie cardiaque, des antécédents familiaux dallongement du QTc ou des antécédents de consommation importante dalcool. La prudence est également requise chez les patients susceptibles de présenter des concentrations plasmatiques élevées (voir rubrique 4.4, Métaboliseurs lents du CYP2D6).
Il est recommandé de réaliser un ECG à linitiation du traitement. La nécessité deffectuer des ECG de contrôle pendant le traitement pour surveiller lallongement de lintervalle QTc et les arythmies ventriculaires doit être évaluée chez tous les patients. En cas dallongement du QTc en cours de traitement, il est recommandé de réduire la dose, mais la prise dhalopéridol doit être interrompue si le QTc dépasse 500 ms.
Les déséquilibres électrolytiques tels que lhypokaliémie et lhypomagnésémie augmentent le risque darythmies ventriculaires et doivent donc être corrigés avant de commencer le traitement par lhalopéridol. Par conséquent, un bilan initial des électrolytes suivi de contrôles réguliers est recommandé.
Des cas de tachycardie et dhypotension (notamment dhypotension orthostatique) ont également été signalés (voir rubrique 4.8). La prudence est recommandée lors de ladministration dhalopéridol chez des patients enclins à lhypotension ou à lhypotension orthostatique.
Événements vasculaires cérébraux
Lors des études cliniques randomisées, contrôlées contre placebo, menées chez des patients atteints de démence, une augmentation dun facteur 3 environ du risque dévénements vasculaires cérébraux indésirables a été observée avec certains antipsychotiques atypiques. Les études observationnelles qui ont comparé le taux dAccident Vasculaire Cérébral (AVC) chez les patients âgés exposés à des antipsychotiques, tous types confondus, au taux dAVC chez ceux non exposés à des médicaments de ce type ont constaté que le taux dAVC était plus élevé parmi les patients exposés. Cette majoration pourrait être plus importante avec lensemble des butyrophénones, y compris lhalopéridol. Le mécanisme à lorigine de cette augmentation du risque nest pas connu. Une augmentation du risque ne peut être exclue chez les autres populations de patients. HALDOL DECANOAS doit être utilisé avec prudence chez les patients présentant des facteurs de risque dAVC.
Syndrome malin des neuroleptiques
Lhalopéridol a été associé à des cas de syndrome malin des neuroleptiques : une réaction idiosyncrasique rare caractérisée par une hyperthermie, une rigidité musculaire généralisée, une instabilité du système nerveux autonome, des troubles de la conscience et une augmentation des taux sériques de créatine phosphokinase. Lhyperthermie est souvent un signe précoce de ce syndrome. Le traitement antipsychotique doit être immédiatement interrompu et un traitement symptomatique approprié doit être mis en place, ainsi quune surveillance rapprochée.
Dyskinésie tardive
Une dyskinésie tardive peut apparaître chez certains patients traités au long cours ou après larrêt du médicament. Le syndrome est principalement caractérisé par des mouvements répétitifs involontaires de la langue, du visage, de la bouche ou de la mâchoire. Les manifestations peuvent être permanentes chez certains patients. Le syndrome peut être occulté par la réinstauration du traitement, laugmentation de la dose ou le passage à un antipsychotique différent. Si des signes et symptômes de dyskinésie tardive apparaissent, larrêt de tous les antipsychotiques, y compris dHALDOL DECANOAS, doit être envisagé.
Symptômes extrapyramidaux
Des symptômes extrapyramidaux peuvent survenir (par exemple, tremblement, rigidité, hypersalivation, bradykinésie, akathisie, dystonie aiguë). Lutilisation dhalopéridol a été associée à lapparition dune akathisie, caractérisée par une sensation subjective dagitation désagréable ou éprouvante et un besoin de bouger, souvent accompagnés dune incapacité à rester assis ou debout sans bouger. Cet effet survient le plus souvent pendant les premières semaines du traitement. Chez les patients développant ces symptômes, une augmentation de la dose peut être délétère.
Une dystonie aiguë peut survenir pendant les premiers jours du traitement par lhalopéridol, mais son apparition a également été signalée plus tardivement et à la suite daugmentations de la dose. Les symptômes dystoniques peuvent comprendre le torticolis, les grimaces faciales, le trismus, la protrusion linguale et les mouvements oculaires anormaux, notamment la crise oculogyre (liste non exhaustive). Le risque de survenue de ces réactions est plus important chez les patients de sexe masculin et les plus jeunes. En cas de dystonie aiguë, il peut être nécessaire darrêter la prise du médicament.
Si nécessaire, il est possible de prescrire des médicaments antiparkinsoniens de type anticholinergique pour corriger les symptômes extrapyramidaux, mais il est recommandé de ne pas les prescrire de façon systématique à titre préventif. Lorsquun traitement concomitant par un antiparkinsonien est requis, il peut être nécessaire de le poursuivre après larrêt dHALDOL DECANOAS, sil est excrété plus rapidement que lhalopéridol, afin déviter lapparition ou laggravation de symptômes extrapyramidaux. Le risque daugmentation de la pression intra-oculaire doit être pris en compte lorsque des médicaments anticholinergiques, y compris des médicaments antiparkinsoniens, sont administrés en concomitance avec HALDOL DECANOAS.
Crises épileptiques/convulsions
La survenue de crises épileptiques déclenchées par lhalopéridol a été signalée. La prudence est requise chez les patients atteints dépilepsie ou présentant des prédispositions aux crises épileptiques (sevrage alcoolique et lésions cérébrales, par exemple).
Sécurité hépatobiliaire
Lhalopéridol étant métabolisé par le foie, il est conseillé dajuster la dose et de procéder avec prudence chez les patients atteints dinsuffisance hépatique (voir rubriques 4.2 et 5.2). Des cas isolés danomalies de la fonction hépatique ou dhépatite, le plus souvent cholestatique, ont été signalés (voir rubrique 4.8).
Sécurité endocrinienne
La thyroxine peut favoriser lapparition deffets toxiques de lhalopéridol. Chez les patients atteints dhyperthyroïdie, le traitement antipsychotique ne devra être utilisé quavec précaution et devra toujours être accompagné dun traitement visant à rétablir leuthyroïdie.
Les effets hormonaux des antipsychotiques comprennent lhyperprolactinémie, laquelle peut entraîner une galactorrhée, une gynécomastie et une oligoménorrhée ou une aménorrhée (voir rubrique 4.8). Les études de cultures tissulaires semblent indiquer que le développement des cellules au sein des tumeurs mammaires humaines pourrait être stimulé par la prolactine. Bien quaucune association claire nait été démontrée entre ladministration dantipsychotiques et les tumeurs mammaires humaines lors des études cliniques et épidémiologiques, la prudence est recommandée en présence dantécédents médicaux pertinents. HALDOL DECANOAS doit être utilisé avec précaution chez les patients présentant une hyperprolactinémie préexistante ou de possibles tumeurs prolactino-dépendantes (voir rubrique 5.3).
Des cas dhypoglycémie et de syndrome de sécrétion inappropriée dhormone antidiurétique ont été signalés avec lhalopéridol (voir rubrique 4.8).
Thromboembolie veineuse
Des cas de thromboembolie veineuse (TEV) ont été signalés avec les antipsychotiques. Étant donné que les patients traités par des antipsychotiques présentent souvent des facteurs de risque acquis de TEV, tous les facteurs de risque éventuels de TEV doivent être identifiés avant et pendant le traitement par HALDOL DECANOAS et des mesures préventives doivent être prises.
Instauration du traitement
Lorsquun traitement par HALDOL DECANOAS est envisagé, le patient doit être traité initialement avec de lhalopéridol oral afin de réduire le risque de réaction indésirable inattendue à lhalopéridol.
Patients atteints de dépression
Il est recommandé de ne pas utiliser HALDOL DECANOAS seul lorsque la dépression est laffection prédominante chez un patient. Le médicament peut être associé à des antidépresseurs pour traiter les patients chez lesquels coexistent une dépression et une psychose (voir rubrique 4.5).
Métaboliseurs lents du CYP2D6
HALDOL DECANOAS doit être utilisé avec précaution chez les patients connus pour être des métaboliseurs lents du cytochrome P450 (CYP) 2D6 et recevant en parallèle un inhibiteur du CYP3A4.
Excipients dHALDOL DECANOAS
HALDOL DECANOAS contient de lalcool benzylique, qui peut provoquer des réactions allergiques. HALDOL DECANOAS doit être utilisé avec précaution chez les patients atteints dinsuffisance rénale ou hépatique, ainsi que chez les patientes enceintes ou qui allaitent, en raison du risque daccumulation et de toxicité (acidose métabolique).
HALDOL DECANOAS contient de l'huile de sésame, qui peut dans de rares cas provoquer des réactions allergiques sévères.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Les études dinteraction nont été réalisées que chez ladulte.
Effets cardiovasculaires
Lutilisation dHALDOL DECANOAS est contre-indiquée en association avec les médicaments connus pour allonger lintervalle QTc (voir rubrique 4.3), par exemple :
· les anti-arythmiques de classe IA (p. ex., disopyramide, quinidine).
· les anti-arythmiques de classe III (p. ex., amiodarone, dofétilide, dronédarone, ibutilide, sotalol).
· certains antidépresseurs (p. ex., citalopram, escitalopram).
· certains antibiotiques (p. ex., azithromycine, clarithromycine, érythromycine, lévofloxacine, moxifloxacine, télithromycine).
· dautres antipsychotiques (p. ex., dérivés de la phénothiazine, sertindole, pimozide, ziprasidone).
· certains antifongiques (p. ex., pentamidine).
· certains antipaludéens (p. ex., halofantrine).
· certains traitements gastro-intestinaux (p. ex., dolasétron).
· certains médicaments utilisés pour le traitement du cancer (p. ex., torémifène, vandétanib).
· certains autres médicaments (p. ex., bépridil, méthadone).
Cette liste nest pas exhaustive.
La prudence est conseillée lorsque HALDOL DECANOAS est utilisé en association avec des médicaments connus pour provoquer un déséquilibre électrolytique (voir rubrique 4.4).
Médicaments pouvant augmenter les concentrations plasmatiques de lhalopéridol
Lhalopéridol est métabolisé par plusieurs voies (voir rubrique 5.2). Les principales voies sont la glucurono-conjugaison et la réduction cétonique. Le système enzymatique du cytochrome P450 est également impliqué, en particulier le CYP3A4 et, dans une moindre mesure, le CYP2D6. Linhibition de ces voies de métabolisation par un autre médicament ou la réduction de lactivité enzymatique du CYP2D6 peuvent conduire à une augmentation des concentrations de lhalopéridol. Les effets de linhibition du CYP3A4 et de la réduction de lactivité enzymatique du CYP2D6 peuvent être cumulatifs (voir rubrique 5.2). Daprès les informations limitées et parfois contradictoires qui sont disponibles, laugmentation potentielle des concentrations plasmatiques de lhalopéridol, lors de ladministration concomitante dun inhibiteur du CYP3A4 et/ou du CYP2D6, peut être comprise entre 20 % et 40 % bien que, dans certains cas, des augmentations allant jusquà 100 % aient été rapportées. Les médicaments susceptibles de provoquer une augmentation des concentrations plasmatiques de lhalopéridol (daprès lexpérience clinique ou le mécanisme dinteraction médicamenteuse) comprennent, par exemple :
· les inhibiteurs du CYP3A4 : alprazolam, fluvoxamine, indinavir, itraconazole, kétoconazole, néfazodone, posaconazole, saquinavir, vérapamil, voriconazole.
· les inhibiteurs du CYP2D6 : bupropion, chlorpromazine, duloxétine, paroxétine, prométhazine, sertraline, venlafaxine.
· les inhibiteurs combinés du CYP3A4 et du CYP2D6 : fluoxétine, ritonavir.
· des médicaments dont le mécanisme est incertain : buspirone.
Cette liste nest pas exhaustive.
Laugmentation des concentrations plasmatiques de lhalopéridol peut entraîner une majoration du risque deffets indésirables, notamment dallongement du QTc (voir rubrique 4.4). Des allongements du QTc ont été observés lorsque lhalopéridol a été administré avec une association des inhibiteurs métaboliques que sont le kétoconazole (400 mg/jour) et la paroxétine (20 mg/jour).
Chez les patients prenant de lhalopéridol en concomitance avec des médicaments de ce type, il est recommandé de surveiller les signes ou symptômes dune majoration ou dune prolongation des effets pharmacologiques de lhalopéridol et de réduire la dose dHALDOL DECANOAS si nécessaire.
Médicaments pouvant réduire les concentrations plasmatiques de lhalopéridol
Ladministration concomitante dhalopéridol et dinducteurs enzymatiques puissants du CYP3A4 peut entraîner une diminution progressive des concentrations plasmatiques de lhalopéridol au point den réduire potentiellement lefficacité, par exemple :
· Carbamazépine, phénobarbital, phénytoïne, rifampicine, millepertuis (Hypericum perforatum).
Cette liste nest pas exhaustive.
Une induction enzymatique peut être observée au bout de quelques jours de traitement. Linduction enzymatique atteint généralement son niveau maximal en lespace de 2 semaines environ et peut ensuite persister pendant une durée similaire après larrêt du traitement par le médicament. En cas de traitement concomitant par des inducteurs du CYP3A4, il est recommandé de maintenir les patients sous surveillance et daugmenter la dose dHALDOL DECANOAS si nécessaire. Après larrêt de linducteur du CYP3A4, la concentration de lhalopéridol peut augmenter progressivement et il peut donc être nécessaire de réduire la dose dHALDOL DECANOAS.
Le valproate de sodium est connu pour inhiber la glucurono-conjugaison mais naltère pas les concentrations plasmatiques de lhalopéridol.
Effets de lhalopéridol sur les autres médicaments
Lhalopéridol peut amplifier la dépression du SNC induite par lalcool ou par les médicaments dépresseurs du SNC, notamment les hypnotiques, les sédatifs ou les analgésiques puissants. Une majoration de leffet sur le SNC a également été rapportée en association avec la méthyldopa.
Lhalopéridol peut antagoniser laction de ladrénaline et des autres médicaments sympathomimétiques (stimulants tels que les amphétamines, par exemple) et inverser les effets hypotenseurs des antagonistes adrénergiques tels que la guanéthidine.
Lhalopéridol peut antagoniser les effets de la lévodopa et des autres agonistes de la dopamine.
Lhalopéridol est un inhibiteur du CYP2D6. Lhalopéridol inhibe le métabolisme des antidépresseurs tricycliques (imipramine, désipramine, par exemple), ce qui conduit à une augmentation des concentrations plasmatiques de ces médicaments.
Autres formes dinteractions
Dans de rares cas, les symptômes suivants ont été signalés lors de lutilisation concomitante de lithium et dhalopéridol : encéphalopathie, symptômes extrapyramidaux, dyskinésie tardive, syndrome malin des neuroleptiques, syndrome cérébelleux aigu et coma. La plupart de ces symptômes ont été réversibles. Il na pas été clairement établi sil sagit là dune entité clinique distincte.
En cas de traitement concomitant par le lithium et par HALDOL DECANOAS, il est néanmoins conseillé darrêter immédiatement le traitement si des symptômes de ce type apparaissent.
Un antagonisme des effets de la phénindione, un anticoagulant, a été rapporté.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Un nombre limité de données chez la femme enceinte (plus de 400 grossesses) na mis en évidence aucun effet de malformation, ni toxique pour le ftus ou le nouveau-né de lhalopéridol. Cependant, des cas isolés danomalies congénitales ont été signalés après une exposition ftale à lhalopéridol en association avec dautres médicaments. Les études effectuées chez lanimal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction (voir rubrique 5.3). Par mesure de précaution, il est préférable déviter lutilisation dHALDOL DECANOAS pendant la grossesse.
Les nouveau-nés exposés aux antipsychotiques (y compris lhalopéridol) pendant le troisième trimestre de la grossesse courent un risque de réactions indésirables, notamment des symptômes extrapyramidaux et/ou des symptômes de sevrage, dont la sévérité et la durée peuvent varier, après laccouchement. Des cas dagitation, dhypertonie, dhypotonie, de tremblement, de somnolences, de détresse respiratoire et de troubles alimentaires ont été signalés. Par conséquent, il est recommandé de surveiller étroitement les nouveau-nés.
Allaitement
Lhalopéridol est excrété dans le lait maternel. De faibles quantités dhalopéridol ont été détectées dans le plasma et lurine de nouveau-nés allaités par des mères traitées par lhalopéridol. Il nexiste pas de données suffisantes concernant les effets de lhalopéridol chez les nouveau-nés allaités. Une décision doit être prise soit dinterrompre lallaitement soit dinterrompre le traitement avec HALDOL DECANOAS en prenant en compte le bénéfice de lallaitement pour lenfant au regard du bénéfice du traitement pour la femme.
Fertilité
Lhalopéridol augmente le taux de prolactine. Lhyperprolactinémie peut inhiber la GnRH hypothalamique, entraînant une réduction de la sécrétion de gonadotrophine par lhypophyse. Ceci peut inhiber la fonction de reproduction en altérant la stéroïdogenèse gonadique chez les femmes comme chez les hommes (voir rubrique 4.4).
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
HALDOL DECANOAS a une influence modérée sur laptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Un certain niveau de sédation ou de perte de vigilance est possible, en particulier à forte dose et en début de traitement, et cet effet peut être potentialisé par lalcool. Il est recommandé de conseiller aux patients de ne pas conduire de véhicules ou utiliser de machines pendant le traitement, jusquà ce que leur sensibilité au médicament soit connue.
La sécurité du décanoate dhalopéridol a été évaluée chez 410 patients dans le cadre de 3 études comparatives (1 comparant le décanoate dhalopéridol à la fluphénazine et 2 comparant la forme décanoate à lhalopéridol oral), de 9 études en ouvert et dune étude dose-réponse.
Daprès les données de sécurité compilées issues de ces études cliniques, les effets indésirables les plus fréquemment signalés ont été : syndrome extrapyramidal (14 %), tremblement (8%), parkinsonisme (7 %), rigidité musculaire (6 %) et somnolences (5 %).
Par ailleurs, la sécurité de lhalopéridol a été évaluée chez 284 patients traités par lhalopéridol dans le cadre de 3 études cliniques contrôlées contre placebo et chez 1 295 patients traités par lhalopéridol dans le cadre de 16 études cliniques en double aveugle contrôlées contre comparateur actif.
Le tableau 3 présente les effets indésirables qui ont été :
· signalés au cours des études cliniques avec le décanoate dhalopéridol ;
· signalés au cours des études cliniques avec lhalopéridol (formulations non-décanoate) en lien avec la fraction active ;
· identifiés dans le cadre de la surveillance post-commercialisation avec le décanoate dhalopéridol et lhalopéridol.
La fréquence des effets indésirables repose sur (ou est estimée daprès) les essais cliniques ou les études épidémiologiques concernant le décanoate dhalopéridol et classée suivant la convention ci-dessous :
Très fréquent : ≥ 1/10
Fréquent : ≥ 1/100, < 1/10
Peu fréquent : ≥ 1/1 000, < 1/100
Rare : ≥ 1/10 000, < 1/1 000
Très rare : < 1/10 000
Fréquence indéterminée : ne peut être estimée sur la base des données disponibles.
Les effets indésirables sont présentés par classe de système dorganes et par ordre décroissant de gravité au sein de chaque catégorie de fréquence.
Tableau 3 : Effets indésirables
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Classe de système dorganes |
Effet indésirable |
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Fréquence |
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Très fréquent |
Fréquent
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Peu fréquent
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Rare
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Fréquence indéterminée |
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Affections hématologiques et du système lymphatique |
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Pancytopénie Agranulocytose Thrombopénie Leucopénie Neutropénie |
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Affections du système immunitaire |
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Réaction anaphylactique Hypersensibilité |
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Affections endocriniennes |
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Sécrétion inappropriée dhormone antidiurétique Hyperprolactinémie |
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Troubles du métabolisme et de la nutrition |
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Hypoglycémie |
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Affections psychiatriques |
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Dépression Insomnies |
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Trouble psychotique Agitation État de confusion Perte de la libido Diminution de la libido Nervosité |
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Affections du système nerveux |
Syndrome extrapyramidal
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Akathisie Parkinsonisme Faciès figé Tremblement Somnolences Sédation |
Akinésie Dyskinésie Dystonie Signe de la roue dentée Hypertonie Céphalées |
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Syndrome malin des neuroleptiques Dyskinésie tardive Convulsion Bradykinésie Hyperkinésie Hypokinésie Sensations vertigineuses Contractions musculaires involontaires Dysfonction motrice Nystagmus |
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Affections oculaires |
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Crise oculogyre Troubles de la vision |
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Affections cardiaques |
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Tachycardie |
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Fibrillation ventriculaire Torsades de pointes Tachycardie ventriculaire Extrasystoles |
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Affections vasculaires |
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Hypotension Hypotension orthostatique |
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Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
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dème laryngé Bronchospasme Laryngospasme Dyspnée |
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Affections gastro-intestinales |
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Constipation Sécheresse buccale Hypersécrétion salivaire |
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Vomissements Nausées
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Affections hépatobiliaires |
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Insuffisance hépatique aiguë Hépatite Cholestase Ictère Anomalies du bilan hépatique |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
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Angio-dème Dermatite exfoliative Vascularite leucocytoclasique Réaction de photosensibilité Urticaire Prurit Éruption cutanée Hyperhidrose |
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Affections musculo-squelettiques et systémiques |
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Rigidité musculaire |
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Rhabdomyolyse Trismus Spasmes musculaires Fasciculations Raideur musculo-squelettique |
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Affections du rein et des voies urinaires |
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Rétention urinaire |
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Affections gravidiques, puerpérales et périnatales |
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Syndrome de sevrage médicamenteux chez le nouveau-né (voir rubrique 4.6) |
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Affections des organes de reproduction et du sein |
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Dysfonction sexuelle
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Priapisme Aménorrhée Galactorrhée Ménorragie Dysfonction érectile Gynécomastie Troubles menstruels Douleur mammaire Gêne mammaire |
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Troubles généraux et anomalies au site dadministration |
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Réaction au site dinjection |
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Mort subite dème de la face dème Hyperthermie Hypothermie Troubles de la démarche Abcès au site dinjection |
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Investigations |
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Prise de poids |
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Allongement du QT à lélectrocardiogramme Perte de poids |
Des allongements de lintervalle QT à lélectrocardiogramme, des arythmies ventriculaires (fibrillation ventriculaire, tachycardie ventriculaire), des torsades de pointes et des morts subites ont été signalés avec lhalopéridol.
Effets de classe des antipsychotiques
Des arrêts cardiaques ont été signalés avec les antipsychotiques.
Des cas de thromboembolie veineuse, y compris des cas dembolie pulmonaire et de thrombose veineuse profonde, ont été signalés avec les antipsychotiques. La fréquence de ces événements nest pas connue.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Le risque de surdosage étant plus faible lors dune administration parentérale quavec un traitement oral, les indications suivantes correspondent à lhalopéridol utilisé par voie orale mais tiennent également compte de la durée daction plus longue dHALDOL DECANOAS.
Signes et symptômes
Le surdosage de lhalopéridol se manifeste par une exagération des effets pharmacologiques et indésirables connus du médicament. Les symptômes prédominants sont des réactions extrapyramidales sévères, une hypotension et une sédation. Les réactions extrapyramidales se présentent sous la forme dune rigidité musculaire et dun tremblement généralisé ou localisé. Il est également possible quune hypertension survienne au lieu dune hypotension.
Dans les cas extrêmes, le patient paraîtra comateux, avec une dépression respiratoire et une hypotension suffisamment sévères pour entraîner un état comparable à létat de choc. Le risque darythmies ventriculaires, potentiellement associées à un allongement du QTc, doit être envisagé.
Traitement
Il nexiste aucun antidote spécifique. Le traitement sera symptomatique. La dialyse ne permettant déliminer que de très faibles quantités dhalopéridol, son utilisation nest pas recommandée pour le traitement du surdosage (voir rubrique 5.2).
Si le patient est comateux, ses voies aériennes doivent être maintenues dégagées au moyen dune canule oropharyngée ou dune sonde endotrachéale. Une ventilation artificielle peut être nécessaire en cas de dépression respiratoire.
Il est recommandé de surveiller lECG et les signes vitaux et de poursuivre la surveillance jusquà ce que lECG soit normal. Il est également recommandé de traiter les arythmies sévères en prenant les mesures anti-arythmiques appropriées.
Lhypotension et le collapsus cardiovasculaire peuvent être contrebalancés au moyen dun remplissage vasculaire, de plasma ou dalbumine concentrée et dagents vasopresseurs tels que la dopamine ou la noradrénaline. Ladrénaline ne doit pas être utilisée car elle pourrait provoquer une hypotension profonde en présence dhalopéridol.
En cas de réaction extrapyramidale sévère, il est recommandé dadministrer un médicament antiparkinsonien et de poursuivre ce traitement pendant plusieurs semaines. Larrêt des antiparkinsoniens doit se faire avec une extrême prudence car il peut donner lieu à lapparition de symptômes extrapyramidaux.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : psycholeptiques ; antipsychotiques ; dérivés de la butyrophénone, code ATC : N05AD01.
Mécanisme daction
Le décanoate dhalopéridol est un ester dhalopéridol et dacide décanoïque et constitue à ce titre un antipsychotique retard appartenant à la famille des butyrophénones. Après injection intramusculaire, le décanoate dhalopéridol est progressivement libéré par le tissu musculaire et lentement hydrolysé pour former de lhalopéridol libre, lequel rejoint la circulation générale.
Lhalopéridol est un puissant antagoniste central des récepteurs dopaminergiques de type 2 qui, aux doses recommandées, exerce une faible activité alpha-1 anti-adrénergique et na aucune activité anti-histaminergique ou anticholinergique.
Effets pharmacodynamiques
Lhalopéridol inhibe les idées délirantes et les hallucinations en conséquence directe du blocage de la signalisation dopaminergique au sein de la voie mésolimbique. Leffet de blocage central de la dopamine exerce une activité sur les noyaux gris centraux (faisceaux nigro-striés). Lhalopéridol provoque une sédation psychomotrice efficace, ce qui explique son effet positif sur la manie et les autres syndromes dagitation.
Laction sur les noyaux gris centraux est probablement à lorigine des effets indésirables moteurs extrapyramidaux (dystonie, akathisie et parkinsonisme).
Les effets anti-dopaminergiques de lhalopéridol sur les cellules lactotropes de lanté-hypophyse expliquent lhyperprolactinémie due à linhibition tonique de la sécrétion de prolactine médiée par la dopamine.
Etudes cliniques
Au cours des études cliniques, la plupart des patients avaient été traités précédemment par de lhalopéridol administré par voie orale avant de passer sous décanoate dhalopéridol. Dans quelques cas, les patients avaient reçu auparavant un traitement oral par un autre antipsychotique.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Absorption
Ladministration de décanoate dhalopéridol sous forme dinjection retard par voie intramusculaire conduit à une libération lente et prolongée dhalopéridol libre. Les concentrations plasmatiques augmentent progressivement et atteignent généralement leur valeur maximale 3 à 9 jours après linjection.
Létat déquilibre des concentrations plasmatiques est atteint en 2 à 4 mois chez les patients recevant des injections mensuelles.
Distribution
Le taux de liaison moyen de lhalopéridol avec les protéines plasmatiques est denviron 88 % à 92 % chez ladulte. Le taux de liaison avec les protéines plasmatiques est soumis à une forte variabilité interindividuelle. Lhalopéridol est rapidement distribué dans les divers tissus et organes, comme indiqué par son large volume de distribution (moyennes de 8 à 21 L/kg après administration intraveineuse). Lhalopéridol traverse facilement la barrière hémato-encéphalique. Il traverse également la barrière placentaire et est excrété dans le lait maternel.
Biotransformation
Lhalopéridol est très largement métabolisé dans le foie. Les principales voies métaboliques de lhalopéridol chez lêtre humain comprennent la glucurono-conjugaison, la réduction cétonique, la N-désalkylation oxydative et la formation de métabolites pyridinium. Les métabolites de lhalopéridol ne sont pas considérés comme contribuant de façon significative à son activité ; cependant, la voie de réduction représente environ 23 % de la biotransformation et une rétroconversion du métabolite réduit de lhalopéridol en halopéridol ne peut être totalement exclue. Les enzymes CYP3A4 et CYP2D6 du cytochrome P450 sont impliquées dans le métabolisme de lhalopéridol. Linhibition ou linduction du CYP3A4, ou linhibition du CYP2D6, peuvent altérer le métabolisme de lhalopéridol. La réduction de lactivité enzymatique du CYP2D6 peut entraîner une augmentation des concentrations de lhalopéridol.
Élimination
La demi-vie délimination finale de lhalopéridol, après injection intramusculaire de décanoate dhalopéridol, est en moyenne de 3 semaines. Elle est plus longue que pour les formulations dhalopéridol non-décanoate, dont la demi-vie délimination terminale est en moyenne de 24 heures après administration orale et de 21 heures après administration intramusculaire.
La clairance apparente de lhalopéridol après administration extravasculaire est comprise entre 0,9 et 1,5 L/h/kg et elle est réduite chez les métaboliseurs lents du CYP2D6. La réduction de lactivité enzymatique du CYP2D6 peut entraîner une augmentation des concentrations de lhalopéridol. La variabilité interindividuelle (coefficient de variation, %) de la clairance de lhalopéridol a été estimée à 44 % lors dune analyse pharmacocinétique de population chez des patients atteints de schizophrénie. Après administration intraveineuse de lhalopéridol, 21 % de la dose ont été éliminés dans les selles et 33 % dans les urines. Moins de 3 % de la dose sont excrétés sous forme inchangée dans les urines.
Linéarité/non-linéarité
La pharmacocinétique de lhalopéridol, après injection intramusculaire sous forme de décanoate dhalopéridol, est liée à la dose. La relation entre la dose et la concentration plasmatique de lhalopéridol est à peu près linéaire pour les doses inférieures à 450 mg.
Populations particulières
Personnes âgées
Les concentrations plasmatiques de lhalopéridol ont été plus élevées chez les patients âgés que chez les adultes plus jeunes après administration de la même dose. Les résultats issus détudes cliniques de taille limitée semblent indiquer une clairance plus faible et une demi-vie délimination plus longue de lhalopéridol chez les patients âgés. Les résultats se situent dans les limites de la variabilité observée au niveau de la pharmacocinétique de lhalopéridol. Un ajustement de la dose est recommandé chez les patients âgés (voir rubrique 4.2).
Insuffisance rénale
Linfluence de linsuffisance rénale sur la pharmacocinétique de lhalopéridol na pas été évaluée. Un tiers environ de la dose dhalopéridol est excrété dans les urines, principalement sous forme de métabolites. Moins de 3 % de lhalopéridol administré sont éliminés sous forme inchangée dans les urines. Les métabolites de lhalopéridol ne sont pas considérés comme contribuant de façon significative à son activité, bien quune rétroconversion en halopéridol ne puisse être exclue dans le cas du métabolite réduit de lhalopéridol. Même si laltération de la fonction rénale ne semble pas devoir affecter lélimination de lhalopéridol de façon cliniquement significative, il est conseillé de procéder avec prudence en présence dune insuffisance rénale, en particulier en cas dinsuffisance sévère, en raison de la longue demi-vie de lhalopéridol et de son métabolite réduit, ainsi que de léventualité dune accumulation (voir rubrique 4.2).
Étant donnés le volume de distribution important de lhalopéridol et son fort taux de liaison avec les protéines plasmatiques, la dialyse ne permet de léliminer quen très faible quantité.
Insuffisance hépatique
Linfluence de linsuffisance hépatique sur la pharmacocinétique de lhalopéridol na pas été évaluée. Cependant, linsuffisance hépatique peut avoir des effets significatifs sur la pharmacocinétique de lhalopéridol dans la mesure où le médicament est très largement métabolisé dans le foie. Par conséquent, il est conseillé dajuster la dose et de procéder avec prudence chez les patients atteints dinsuffisance hépatique (voir rubriques 4.2 et 4.4).
Relations pharmacocinétique/pharmacodynamique
Concentrations thérapeutiques
Daprès les données publiées à la suite de multiples études cliniques, une réponse thérapeutique est obtenue chez la plupart des patients atteints de schizophrénie aiguë ou chronique à des concentrations plasmatiques de 1 à 10 ng/mL. Des concentrations plus élevées peuvent être nécessaires chez une partie des patients en raison de la forte variabilité pharmacocinétique interindividuelle de lhalopéridol.
Chez les patients connaissant un premier épisode de schizophrénie et traités par des formulations dhalopéridol à courte durée daction, une réponse au traitement peut être obtenue à des concentrations de seulement 0,6 à 3,2 ng/mL, comme estimé daprès la mesure du taux doccupation des récepteurs D2 et en partant de lhypothèse quun taux doccupation des récepteurs D2 de 60 % à 80 % est le plus adapté pour obtenir une réponse au traitement et limiter les symptômes extrapyramidaux. En moyenne, ces concentrations devraient pouvoir être atteintes avec des doses de 1 à 4 mg par jour.
En raison de la forte variabilité interindividuelle de la pharmacocinétique de lhalopéridol et de la relation concentration-effet, il est recommandé dajuster la dose de décanoate dhalopéridol au cas par cas selon la réponse au traitement chez le patient. Il convient alors de tenir compte du délai nécessaire pour obtenir une nouvelle concentration plasmatique à létat déquilibre après la modification de la dose et du temps supplémentaire requis pour lobtention dune réponse au traitement. Une mesure des concentrations plasmatiques de lhalopéridol peut être envisagée dans certains cas.
Effets cardiovasculaires
Le risque dallongement du QTc augmente avec la dose et les concentrations plasmatiques de lhalopéridol.
Symptômes extrapyramidaux
Des symptômes extrapyramidaux peuvent survenir dans lintervalle thérapeutique, mais leur fréquence est généralement plus élevée aux doses conduisant à des concentrations supérieures aux concentrations thérapeutiques.
5.3. Données de sécurité préclinique
Les données non cliniques issues des études conventionnelles de tolérance locale, de toxicologie en administration répétée et de génotoxicité nont pas révélé de risque particulier pour lhomme. Chez les rongeurs, ladministration dhalopéridol a entraîné une réduction de la fertilité, une tératogénicité limitée ainsi que des effets embryotoxiques.
Lors dune étude sur la cancérogénicité de lhalopéridol, des augmentations doses-dépendantes des adénomes hypophysaires et des carcinomes mammaires ont été observées chez les souris femelles. Ces tumeurs pourraient avoir été causées par lantagonisation prolongée des récepteurs dopaminergiques D2 et lhyperprolactinémie. La pertinence clinique de ces tumeurs constatées chez les rongeurs nest pas connue chez lhomme.
Plusieurs études in vitro publiées ont montré que lhalopéridol bloque le canal hERG des cellules cardiaques. Dans un certain nombre détudes in vivo, ladministration intraveineuse dhalopéridol chez certains modèles animaux a provoqué un allongement significatif du QTc à des doses denviron 0,3 mg/kg, conduisant à une Cmax plasmatique au moins 7 à 14 fois supérieure aux concentrations plasmatiques thérapeutiques de 1 à 10 ng/mL qui ont été efficaces chez la majorité des patients au cours des études cliniques. Ces doses intraveineuses, qui ont entraîné un allongement du QTc, nont pas provoqué darythmies. Lors de certaines études effectuées chez lanimal, des doses intraveineuses dhalopéridol plus élevées, de 1 mg/kg ou plus, ont entraîné un allongement du QTc et/ou des arythmies ventriculaires à une Cmax au moins 38 à 137 fois supérieure aux concentrations plasmatiques thérapeutiques qui ont été efficaces chez la majorité des patients au cours des études cliniques.
Alcool benzylique, huile de sésame.
Sans objet.
3 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver dans lemballage dorigine à labri de la lumière. Ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de conservation concernant la température.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
1 ml ou 3 ml de solution en ampoule de verre ambré.
Ampoules de 1 ml: boîte de 1, 3 ou 5 ampoules.
Ampoules de 3 ml: boîte de 1 ou 5 ampoules ; multipacks contenant 50 (10 boîtes de 5) ampoules.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
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· Avant dutiliser lampoule, la faire rouler brièvement entre les paumes des mains afin de réchauffer le produit. · Tenir lampoule entre le pouce et lindex, en laissant le haut de lampoule libre. · De lautre main, tenir le haut de lampoule en posant lindex sur le col de lampoule et le pouce sur le point coloré, parallèlement à lanneau de couleur. · En maintenant le pouce sur le point, casser le haut de lampoule dun mouvement sec tout en tenant fermement le corps de lampoule dans la main.
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Anneau de couleur Point coloré Zone de cassure |
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Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
1, RUE CAMILLE DESMOULINS
TSA 91003
92787 ISSY-LES-MOULINEAUX CEDEX 9
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 326 993 2 2 : 1 ml en ampoule (verre) : Boîte de 1.
· 34009 326 351 0 8 : 1 ml en ampoule (verre) : Boîte de 5.
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Sans objet.
Liste I.
Médicaments liés cités dans ce texte
- HALDOL 1 mg, comprimé
- ISORYTHM L.P. 125 mg, gélule à libération prolongée
- AMIODARONE ALMUS 200 mg, comprimé sécable
- SOTALEX 160 mg, comprimé sécable
- CITALOPRAM ALMUS 20 mg, comprimé pelliculé sécable
- ESCITALOPRAM ALMUS 10 mg, comprimé pelliculé sécable
- AZADOSE 600 mg, comprimé pelliculé
- CLARITHROMYCINE ACCORD 250 mg, comprimé pelliculé
- EGERY, microgranules gastro-résistants en gélule
- LEVOFLOXACINE ACCORD HEALTHCARE 500 mg, comprimé pelliculé sécable
- IZILOX 400 mg, comprimé pelliculé
- ORAP 1 mg, comprimé
- CHLORHYDRATE DE METHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE-HOPITAUX DE PARIS 10 mg/7,5 ml, sirop en récipient unidose
- ALPRAZOLAM ALTER 0,25 mg, comprimé sécable
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