PYRIDOSTIGMINE PHARMACIE CENTRALE DES ARMEES 30 mg, comprimé
CIS 63281870
Informations à jour au 30 septembre 2025.Version vérifiée par justelesRCP le 25 juillet 2026.
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Sommaire
ANSM - Mis à jour le : 30/09/2025
PYRIDOSTIGMINE PHARMACIE CENTRALE DES ARMEES 30 mg, comprimé
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Bromure de pyridostigmine..................................................................................................... 30 mg
Pour un comprimé
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Comprimé.
Comprimé blanc, légèrement bombé.
4.1. Indications thérapeutiques
PYRIDOSTIGMINE PHARMACIE CENTRALE DES ARMEES 30 mg, comprimé est indiqué pour le pré-traitement des intoxications aux neurotoxiques organophosphorés tels que le Soman.
4.2. Posologie et mode d'administration
Ce médicament est réservé à l’usage militaire et doit être pris uniquement sur ordre des autorités compétentes.
Ce médicament doit être pris dès que la possibilité d’un risque d’exposition aux neurotoxiques organophosphorés existe.
L’efficacité du traitement par la pyridostigmine sera d’autant plus importante qu’en cas d’exposition aux neurotoxiques organophosphorés, le traitement curatif constitué d’une association atropine-avizafone-pralidoxime (INEUROPE) sera commencé rapidement après l’exposition.
Posologie
1 comprimé, sur ordre, toutes les 8 heures. Quelques données sont disponibles pour une durée de traitement allant jusqu’à 14 jours. Il n’existe pas de données de sécurité d’emploi au-delà.
Population pédiatrique
Il n’existe pas d’utilisation justifiée de PYRIDOSTIGMINE PHARMACIE CENTRALE DES ARMEES
30 mg, comprimé dans la population pédiatrique.
Mode d’administration
Voie orale.
· Antécédents d’hypersensibilité à la pyridostigmine ou à l’un des constituants
· Obstruction mécanique urinaire ou intestinale
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Mises en garde
Ce médicament ne protège pas à lui seul contre les neurotoxiques organophosphorés. La meilleure protection contre les neurotoxiques reste les tenues de protection individuelle et le masque filtrant (ANP).
Il ne s’agit pas d’un traitement curatif contre les neurotoxiques ; il s’agit d’un pré-traitement (bloquant les sites nerveux cholinestérasiques sur lesquels se fixent les organophosphorés) qui doit être débuté sur ordre des autorités compétentes (informées du risque potentiel) avant toute exposition aux neurotoxiques. Ce pré-traitement sera stoppé dès les premiers symptômes ou signes d’intoxication. Ce médicament ne doit pas être commencé après une intoxication aux neurotoxiques. En effet dans ce cas, le médicament n’est alors plus efficace et risque même d’exacerber les effets du neurotoxique.
Il convient de prendre en compte le risque lié à l’association d’un médicament à action atropinique (imipraminiques, neuroleptiques phénotiaziniques, antispasmodiques, certains antihistaminiques H1…) chez un patient traité par anticholinestérasique. Outre la possible diminution de l’effet thérapeutique de ce dernier, l’interruption brutale du traitement atropinique expose au risque de dévoiler alors les effets muscariniques du parasympathicomimétique avec symptomatologie de type « crise cholinergique », pouvant se manifester notamment par des convulsions.
Il convient de prendre en compte l’association d’un médicament anticholinestérasique, donné dans une indication telle que la myasthénie ou l’atonie intestinale, à un autre anticholinestérasique donné dans la maladie d’Alzheimer, en raison d’un risque d’addition des effets indésirables de type cholinergique, notamment digestifs.
Ce médicament comme de nombreux médicaments peut entraîner une bradycardie. C’est le cas notamment des antiarythmiques de la classe Ia, des bêta-bloquants, de certains antiarythmiques de classe III, de certains antagonistes du calcium, de la digoxine, de la pilocarpine, des anticholinestérasiques, etc…
Précautions d’emploi
La prudence est recommandée en cas de :
· asthme
· affection pulmonaire chronique
· bradycardie
· troubles du rythme cardiaque
· reflux gastro-oesophagien
· hypertension et glaucome et/ou traitement par des médicaments b bloquants
Prévenir immédiatement un médecin en cas de :
· difficultés respiratoires
· perte de conscience
· vertiges importants
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Associations déconseillées
Potentialisation des effets bradycardisants pouvant avoir des conséquences fatales. Les bêta-bloquants sont d'autant plus à risque qu'ils empêchent les mécanismes de compensation adrénergique.
Surveillance clinique et ECG continu pendant les 6 heures suivant la première dose voire 2 heures de plus, jusqu'au lendemain si nécessaire.
+ Ozanimod
Potentialisation des effets bradycardisants pouvant avoir des conséquences fatales. Les bêta-bloquants sont d'autant plus à risque qu'ils empêchent les mécanismes de compensation adrénergique.
Surveillance clinique et ECG pendant au moins 6 heures.
+ Ponésimod
Potentialisation des effets bradycardisants pouvant avoir des conséquences fatales. Les bêta-bloquants sont d'autant plus à risque qu'ils empêchent les mécanismes de compensation adrénergique.
Surveillance clinique et ECG continu pendant les 4 heures suivant la première dose, jusqu'au lendemain si nécessaire.
Associations faisant l’objet de précautions d’emploi
+ Bêta-bloquants dans l’insuffisance cardiaque
Risque de bradycardie excessive (addition des effets bradycardisants). Surveillance clinique régulière, notamment en début d’association.
+ Substances susceptibles de donner des torsades de pointes (tels que par exemple les antiarythmiques de classe Ia et III, et certains neuroleptiques, …)
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association.
Associations à prendre en compte
+ Médicaments atropiniques (tels que par exemple les imipraminiques, neuroleptiques, phénothiaziniques, antispasmodiques, certains antihistaminiques H1, ...)
Il convient de prendre en compte le risque lié à l'association d'un médicament à action atropinique chez un patient traité par anticholinestérasique. Outre la possible diminution de l'effet thérapeutique de ce dernier, l'interruption brutale du traitement atropinique expose au risque de dévoiler alors les effets muscariniques du parasympathomimétique avec symptomatologie de type "crise cholinergique", pouvant se manifester notamment par des convulsions.
Risque de moindre efficacité de l'anticholinestérasique par antagonisme des récepteurs de l'acétylcholine par l'atropinique.
+ Autres médicaments anticholinestérasiques (tels que par exemple l’ambenonium, donepezil, galantamine, neostigmine, pyridostigmine, rivastigmine, …)
Il convient de prendre en compte l’association d’un médicament anticholinestérasique, donné dans une indication telle que la myasthénie ou l’atonie intestinale, à un autre anticholinestérasique, donné dans la maladie d’Alzheimer, en raison d’un risque d’addition des effets indésirables de type cholinergique, notamment digestifs.
+ Pilocarpine
Risque d’addition des effets indésirables cholinergiques, notamment digestifs.
+ Suxaméthonium
Risque d’allongement du bloc moteur, majoré en cas de déficit partiel en pseudocholinestérase.
+ Médicaments bradycardisants (tels que par exemple les antiarythmiques de la classe Ia et III, de certains antagonistes du calcium, de la digoxine, de la pilocarpine, des anticholinestérasiques, etc…)
Risque de bradycardie excessive (addition des effets).
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Pour la pyridostigmine les données animales sont rassurantes. Pour le brome, il n’y a pas de données fiables de tératogenèse et un effet fœtotoxique a été mis en évidence sur plusieurs espèces animales.
En clinique, il n’existe pas actuellement de données suffisamment pertinentes pour évaluer un éventuel effet malformatif de la pyridostigmine lorsqu’elle est administrée pendant la grossesse.
Quelques cas de toxicité neurologique (hypotonie, difficultés de succion, sédation) ont été décrits, après administration pendant la grossesse, de médicaments contenant du brome : cet effet semble rare et réversible.
En l’absence d’alternative thérapeutique, l’utilisation du bromure de pyridostigmine est envisageable si besoin au cours de la grossesse, quel que soit le terme.
En raison de la présence de brome, notamment en cas d’administration en fin de grossesse, il convient d’exercer une surveillance du nouveau-né.
Allaitement
L’allaitement est possible lors d’un traitement par bromure de pyridostigmine.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Sans objet
● Effets muscariniques : crampes abdominales, diarrhées, vomissements, nausées, flatulence, hyper salivation, augmentation de sécrétions bronchiques et lacrymales, myosis, incontinence urinaire.
● Effets nicotiniques : crampes musculaires, fasciculations et contractions musculaires.
Ont aussi été rapportés : exceptionnellement malaise général avec angoisse et vertiges, céphalées, perte de conscience, difficulté respiratoire, troubles cardiaques, faiblesse, sécheresse de la peau.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr/.
En cas de surdosage en pyridostigmine chez un patient traité conjointement par des médicaments à action atropinique (imipraminiques, neuroleptiques, antispasmodiques, certains antihistaminiques…), les premiers effets indésirables, de nature muscarinique, peuvent être en théorie masquées par le traitement atropinique, dévoilant alors l’effet nicotinique de la pyridostigmine, représenté notamment pas une fasciculation et une paralysie musculaire.
Symptomatologie
Sueurs, troubles digestifs (nausées, diarrhée, vomissements, crampes abdominales), hyper sialorrhée, pâleur, pollakiurie, trouble de l’accommodation, myosis, bradycardie, syncopes, élévation de la pression artérielle, anxiété intense, agitation, confusion, hallucinations, fasciculation et paralysie musculaire, exceptionnellement malaise général et vertiges. Le surdosage peut provoquer une perturbation du bilan électrolytique et des concentrations sériques de bromure
Dans le cas de surdosage sévère, il peut y avoir une fatigabilité musculaire importante qui touchant les muscles respiratoires peut entraîner une apnée voire une anoxie cérébrale.
Traitement
· Arrêt immédiat de tout médicament anticholinestérasique.
· Prise en charge en milieu spécialisé.
· Lavage gastrique possible dans un délai court, moins d’une heure après la prise orale.
· Maintien de la fonction respiratoire, éventuellement par intubation.
· Sulfate d’atropine : 0,25 mg en intraveineux à renouveler éventuellement jusqu’à 1 ou 2 mg.
· L’utilisation du réactivateur de chlolinestérases (pralidoxime intraveineux) comme adjuvant de l’atropine peut être envisagée.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
PARASYMPATHOMIMETIQUE ANTICHOLINESTERASIQUE, code ATC : N07AA02.
Il s’agit d’un parasympathomimétique inhibiteur de la cholinestérase.
Elle bloque l’enzyme de dégradation de l’acétylcholine et y évite ainsi la fixation des neurotoxiques organophosphorés sur cette enzyme.
Le délai d’action de la pyridostigmine est d’environ 2 heures et sa durée d’action de 3 à 4 heures.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Per os la pyridostigmine est faiblement absorbée.
Elle est métabolisée en dérivés inactifs dont l’élimination se fait principalement par voie rénale.
La demi-vie plasmatique est d’environ 2 heures.
5.3. Données de sécurité préclinique
Les données relatives à la mutagenèse, la carcinogenèse et les effets sur la fertilité ne sont pas disponibles à ce jour.
Cellulose microcristalline, stéarate de magnésium, silice colloïdale anhydre.
Sans objet.
3 ans
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver à une température ne dépassant pas + 25°C.
A conserver dans l’emballage extérieur d’origine, à l’abri de l’humidité.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
30 comprimés sous plaquettes thermoformées (Aluminium/Polyamide/PVC).
6.6. Précautions particulières d’élimination et de manipulation
Pas d’exigences particulières pour l’élimination.
7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
PHARMACIE CENTRALE DES ARMEES
TSA 30004
45404 FLEURY LES AUBRAIS CEDEX
8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
34009 381 461 9 6 : 30 comprimés sous plaquettes thermoformées (Aluminium/Polyamide/PVC) en étui plastique
34009 550 554 1 9 : 30 comprimés sous plaquettes thermoformées (Aluminium/Polyamide/PVC) en étui carton
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION
Date de première autorisation : 29 janvier 2008
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Sans objet.
Liste I.
Ce médicament est réservé à l’usage militaire et doit être pris uniquement sur ordre des autorités compétentes.
Médicaments liés cités dans ce texte
- MESTINON 60 mg, comprimé enrobé
- ATROPINE (SULFATE) AGUETTANT 0,25 mg/mL, solution injectable
- DIGOXINE NATIVELLE 0,25 mg, comprimé
- ISOPTO PILOCARPINE 2 POUR CENT, collyre
- FINGOLIMOD BIOGARAN 0,5 mg, gélule
- MYTELASE 10 mg, comprimé
- NEOSTIGMINE RENAUDIN 5 mg/5 mL, solution injectable
Liens ajoutés automatiquement par justelesRCP d'après les noms de médicaments et de substances cités ci-dessus ; ils ne font pas partie du texte officiel de l'ANSM.
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