SPIRAMYCINE/METRONIDAZOLE CRISTERS 1,5 M UI/250 mg, comprimé pelliculé
CIS 65311860
Informations à jour au 17 décembre 2019.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
Consulter le RCP officiel sur le site de l'ANSM →
ANSM - Mis à jour le : 17/12/2019
spiramycine / metronidazole CRISTERS 1,5 Mui / 250 mg, comprimé pelliculé
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Spiramycine.................................................................................................................... 1,50 M.U.I.
Métronidazole.................................................................................................................. 250,00 mg
Pour un comprimé pelliculé.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
4.1. Indications thérapeutiques
Traitement curatif
Les indications sont limitées aux infections stomatologiques aiguës, chroniques ou récidivantes :
· Abcès dentaires, phlegmons, cellulites périmaxillaires, péricoronarites,
· Gingivites, stomatites,
· Parodontites,
· Parotidites, sous-maxillites.
Traitement préventif
Traitement préventif des complications infectieuses locales post-opératoires en chirurgie odonto-stomatologique.
Lefficacité dans la prévention de lendocardite infectieuse na pas été démontrée.
Il convient de tenir compte des recommandations officielles concernant lutilisation appropriée des antibactériens
4.2. Posologie et mode d'administration
ENFANT de plus de 15 ans et ADULTE :
2 à 3 comprimés par jour en 2 ou 3 prises, au cours des repas (soit : 3 à 4,5 M.U.I de spiramycine et 500 à 750 mg de métronidazole).
Dans les cas sévères, la posologie peut être portée à 4 comprimés par jour.
Traitement préventif des complications infectieuses locales post-opératoires en chirurgie odonto-stomatologique
ENFANT de plus de 15 ans et ADULTE : 2 à 3 comprimés par jour en 2 ou 3 prises, au cours des repas.
Mode dadministration
Voie orale.
· Enfant de moins de 15 ans.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Hypersensibilité / peau et annexes
· Des réactions dallergie, y compris des chocs anaphylactiques, peuvent survenir et mettre en jeu le pronostic vital (voir rubrique 4.8). Dans ces cas, le métronidazole doit être interrompu et un traitement médical adapté doit être mis en place.
· Des cas de réaction cutanées sévères incluant syndrome de Stevens-Johnson, syndrome de Lyell, Pustulose Exanthématique Aigüe Généralisée (PEAG) ont été rapportés avec spiramycine/ metronidazole. Les patients doivent être informés des signes et symptomes et une surveillance cutanée rapprochée doit être pratiquée.
· La survenue de signes ou symptomes de Syndrome de Stevens-Jonhson, Syndrome de Lyell (ex : éruption progressive souvent accompagnée de bulles ou de lésions des muqueuses) ou AGEP (érythème généralisé fébrile associé à des pustules) (voir rubrique 4.8) impose larrêt du traitement et contre-indique toute nouvelle administration de spiramycine ou de métronidazole seule ou associée.
Système nerveux central
· Si des symptômes évocateurs dencéphalopathie ou de syndrome cérébelleux apparaissent, la prise en charge du patient doit être immédiatement réévaluée et le traitement par le métronidazole doit être arrêté.
· Des cas dencéphalopathie ont été rapportés avec le métronidazole lors de la surveillance post-commercialisation. Des cas de modifications de lIRM associées à une encéphalopathie ont également été observés (voir rubrique 4.8). Les lésions observées sont localisées le plus fréquemment dans le cervelet (particulièrement dans le noyau dentelé) et dans le splenium du corps calleux. La plupart des cas dencéphalopathie et de modifications de lIRM sont réversibles à larrêt du traitement. Dexceptionnels cas dévolution fatale ont été rapportés.
· Surveiller lapparition de signes évocateurs dencéphalopathie ou en cas daggravation chez les malades atteints daffection neurologique centrale.
· En cas de méningite aseptique sous métronidazole, la réintroduction du traitement est déconseillée ou doit faire lobjet dune appréciation du rapport bénéfice-risque en cas dinfection grave.
Système nerveux périphérique
· Surveiller lapparition de signes évocateurs de neuropathies périphériques, en particulier en cas de traitement prolongé ou chez les malades atteints daffections neurologiques périphériques sévères, chroniques ou évolutives.
Troubles psychiatriques
· Des réactions psychotiques avec possible comportement à risque pour le patient, peuvent survenir dès les premières prises du traitement, notamment en cas dantécédents psychiatriques (voir rubrique 4.8). Le métronidazole doit alors être arrêté, le médecin informé et les mesures thérapeutiques nécessaires prises immédiatement.
Lignée sanguine
· En cas dantécédents de troubles hématologiques, de traitement à forte dose et/ou de traitement prolongé, il est recommandé de pratiquer régulièrement des examens sanguins, particulièrement le contrôle de la formule leucocytaire.
· En cas de leucopénie, lopportunité de la poursuite du traitement dépend de la gravité de linfection.
Alongement de lintervalle QT
· Des cas dallongement de lintervalle QT ont été rapportés chez des patients prenant des macrolides, y compris la spiramycine.
· La prudence est recommandée lors dun traitement par spiramycine, chez des patients présentant des facteurs de risques connus pour allonger lintervalle QT tels que :
o un déséquilibre électrolytique non corrigé (par exemple, lhypokaliémie, lhypomagnésémie),
o un syndrome du QT long congénital,
o des pathologies cardiaques (par exemple, une insuffisance cardiaque, un infarctus du myocarde, une bradycardie).
o un traitement concomitant avec des médicaments connus pour allonger lintervalle QT (par exemple, les antiarythmiques de classe IA et III, les antidépresseurs tricycliques, certains antibiotiques, certains antipsychotiques),
o les personnes agées, les nouveaux-nés et les femmes peuvent être plus sensibes à lallongement du QT. (Voir rubriques 4.2, 4.5, 4.8 et 4.9)
Déficit enzymatique en G6PD
· Chez les sujets porteurs dun déficit enzymatique en G6PD, des cas dhémolyse aiguë ont été rapportés avec la spiramycine administrée par voie orale ou injectable. Sa prescription doit donc être écartée, et le recours à une alternative thérapeutique, si elle existe, est fortement recommandé.
En labsence dalternative, la décision doit prendre en compte pour chaque patient, le danger dhémolyse et le bénéfice potentiel attendu du traitement. Si la prescription de ce médicament est nécessaire, la survenue dune hémolyse éventuelle devra être dépistée.
Interactions médicamenteuses
· Lutilisation concomitante de métronidazole et dalcool est déconseillée (voir rubrique 4.5).
· Lutilisation concomitante de métronidazole et de busulfan est déconseillée (voir rubrique 4.5).
· Lutilisation concomitante de métronidazole et disulfirame est déconseillée (voir rubrique 4.5).
Des cas d'hépatotoxicité sévère/d'insuffisance hépatique aiguë, y compris des cas entraînant une issue fatale avec une survenue très rapide après l'initiation du traitement chez des patients atteints du syndrome de Cockayne, ont été rapportés avec des produits contenant du métronidazole destinés à une utilisation systémique. Dans cette population, le métronidazole doit donc être utilisé après une évaluation approfondie du rapport bénéfice-risque et uniquement si aucun traitement alternatif n'est disponible. Des tests de la fonction hépatique doivent être réalisés juste avant le début du traitement, tout au long de celui-ci et après la fin du traitement, jusqu'à ce que la fonction hépatique se situe dans les limites des valeurs normales, ou jusqu'à ce que les valeurs initiales soient obtenues. Si les tests de la fonction hépatique deviennent nettement élevés pendant le traitement, la prise du médicament doit être interrompue.
Il faut informer les patients atteints du syndrome de Cockayne de rapporter immédiatement tous les symptômes de lésions hépatiques potentielles à leur médecin et d'arrêter la prise de métronidazole.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Associations faisant lobjet de précautions demploi
+ Médicaments donnant des torsades de pointes : antiarythmiques de classe la (quinidine, hydroquinidine, disopyramide), antiarythmiques de classe III (amiodarone, sotalol, dofétilide, ibutilide), sultopride (neuroleptique benzamide), autres torsadogènes (arsénieux, bépridil, cisapride, diphémanil, dolasétron IV, érythromycine IV, lévofloxacine, mizolastine, moxifloxacine, prucalopride, torémifène, vincamine IV)
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes
+ Lévodopa (en association avec la carbidopa)
Inhibition de labsorption de la carbidopa avec diminution des concentrations plasmatiques de la lévodopa.
Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie de la lévodopa.
Liées au métronidazole :
Réaction antabuse
Les médicaments provoquant une réaction antabuse avec lalcool sont nombreux et leur association avec lalcool est déconseillée.
Associations déconseillées
+ Alcool (boisson ou excipient)
Effet antabuse (chaleur, rougeurs, vomissements, tachycardie). Eviter la prise de boissons alcoolisées et de médicaments contenant de lalcool. Tenir compte de lélimination complète des médicaments en se référant à leur demi-vie avant la reprise de boissons alcoolisées ou du médicament contenant de lalcool
+ Busulfan
Avec le busulfan à fortes doses : doublement des concentrations de busulfan par le métronidazole.
+ Disulfirame
Risque dépisodes de psychose aiguë ou détat confusionnel, réversibles à larrêt de lassociation.
Associations faisant lobjet de précautions demploi
+ Anticonvulsivants inducteurs enzymatiques
Diminution des concentrations plasmatiques du métronidazole par augmentation de son métabolisme hépatique par linducteur.
Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie de métronidazole pendant le traitement par linducteur et après son arrêt.
Diminution des concentrations plasmatiques du métronidazole par augmentation de son métabolisme hépatique par la rifampicine.
Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie de métronidazole pendant le traitement par la rifampicine et après son arrêt.
+ Lithium
Augmentation de la lithémie pouvant atteindre des valeurs toxiques, avec signes de surdosage en lithium.
Surveillance stricte de la lithémie et adaptation éventuelle de la posologie du lithium.
Associations à prendre en compte
+ Fluorouracile (et par extrapolation, tégafur et capécitabine)
Augmentation de la toxicité du fluorouracile par diminution de sa clairance.
Problèmes particuliers du déséquilibre de lINR
De nombreux cas daugmentation de lactivité des anticoagulants oraux ont été rapportés chez des patients recevant des antibiotiques. Le contexte infectieux ou inflammatoire marqué, lâge et létat général du patient apparaissent comme des facteurs de risque. Dans ces circonstances, il apparaît difficile de faire la part entre la pathologie infectieuse et son traitement dans la survenue du déséquilibre de lINR. Cependant, certaines classes dantibiotiques sont davantage impliquées : il sagit notamment des fluoroquinolones, des macrolides, des cyclines, du cotrimoxazole et de certaines céphalosporines.
Interactions avec les examens paracliniques
Le métronidazole peut immobiliser les tréponèmes et donc faussement positiver un test de Nelson.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Lutilisation de ce médicament peut être envisagée au cours de la grossesse si besoin quel quen soit le terme.
métronidazole :
En clinique, lanalyse dun nombre élevé de grossesses exposées na apparemment révélé aucun effet malformatif ou foetotoxique particulier du métronidazole. Toutefois, seules des études épidémiologiques permettraient de vérifier labsence de risque. En conséquence, le métronidazole peut être prescrit pendant la grossesse si besoin.
Les études chez lanimal nont pas mis en évidence deffet tératogène du métronidazole.
spiramycine :
Lutilisation de la spiramycine peut être envisagée au cours de la grossesse si besoin. En effet, lutilisation large de la spiramycine au cours de la grossesse na pas révélé, à ce jour, deffet malformatif ou ftotoxique de cette molécule.
Le métronidazole et la spiramycine passant dans le lait maternel, éviter ladministration de ce médicament pendant lallaitement.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
LIÉS À LA SPIRAMYCINE
Affections cardiaques
· Fréquence indéterminée : allongement de l'intervalle QT, arythmie ventriculaire, tachycardie ventriculaire, torsade de pointes pouvant conduire à un arrêt cardiaque (voir rubrique 4.4).
Affections Gastro-intestinales
· Fréquent : douleur abdominale, nausées, vomissements, gastralgies, diarrhée.
· Très rares : colites pseudo-membraneuses.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
· Fréquent : éruptions.
· Fréquence indéterminée : urticaire, prurit, oedème de Quincke, chocs anaphylactiques Syndrome de Stevens-Johnson, syndrome de Lyell, pustulose exanthématique aiguë généralisée (PEAG) (voir rubrique 4.4).
Affections du système nerveux central et périphérique
· Très fréquent : paresthésies occasionnelles et transitoires.
· Fréquent : dysgueusie transitoire.
Affections hépatobiliaires
· Très rares : anomalies des tests hépatiques.
· Fréquence indéterminée : cas dhépatite cholestatique, mixte ou plus rarement cytolytique.
Affections hématologiques et du système lymphatique
· Fréquence indéterminée : leucopénie, neutropénie, anémie hémolytique (voir rubrique 4.4).
LIÉS AU MÉTRONIDAZOLE
Affections hématologiques et du système lymphatique
· Neutropénie, agranulocytose et thrombopénie.
Affections psychiatriques
· Hallucinations.
· Réactions psychotiques avec paranoïa et/ou délire pouvant saccompagner de manière isolée didées ou dactes suicidaires (voir rubrique 4.4).
· Humeur dépressive.
Affections du système nerveux
· Neuropathies sensitives périphériques.
· Céphalées.
· Vertiges.
· Confusion.
· Convulsions.
· Encéphalopathies pouvant être associées à des modifications de lIRM généralement réversibles à larrêt du traitement. Dexceptionnels cas dévolution fatale ont été rapportés (cf. Mises en garde spéciales et précautions demploi).
· Syndrome cérébelleux subaigu (ataxie, dysarthrie, troubles de la démarche, nystagmus, tremblements (voir rubrique 4.4).
· Méningites aseptique (voir rubrique 4.4).
Affections oculaires
· Troubles visuels transitoires tels que vision trouble, diplopie, myopie, diminution de lacuité visuelle et changement dans la vision des couleurs.
· Neuropathies/névrites optiques.
Affections Gastro-intestinales
· Troubles digestifs bénins (douleurs épigastriques, nausées, vomissements, diarrhée).
· Glossites avec sensation de sécheresse de la bouche, stomatites, troubles du goût, anorexie.
· Pancréatites réversibles à larrêt du traitement.
· Décoloration ou modification de laspect de la langue (mycose).
Affections hépatobiliaires
· Elévation des enzymes hépatiques (ALT, AST phosphatases alcalines), très rares cas datteinte hépatique aiguë de nature cytolytique (parfois ictérique), cholestatiques ou mixtes. Des cas isolés dinsuffisance hépatocellulaire pouvant nécessiter une transplantation hépatique ont été rapportés.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
· Bouffées congestives, prurit, éruption cutanée parfois fébrile.
· Urticaire, dème de Quincke, choc anaphylactique (voir rubrique 4.4).
· Très rares cas de pustulose exanthématique aiguë généralisée (voir rubrique 4.4).
· Syndrome de Lyell.
· Syndrome de Steven-Johnson.
· Erythème pigmenté fixe.
Divers
· Apparition dune coloration brun-rougeâtre des urines due à la présence de pigments hydrosolubles provenant du métabolisme du produit.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Il nexiste pas dantidote spécifique pour la spiramycine ni le métronidazole.
En cas de surdosage, le traitement est symptomatique.
Troubles liés à la spiramycine :
Il ny a pas de dose toxique connue pour la spiramycine.
Les signes attendus à forte dose sont digestifs : nausées, vomissements, diarrhées.
Des cas dallongement de lintervalle QT régressifs à larrêt du traitement ont été observés chez des nouveau-nés traités à de fortes doses de spiramycine et après administration intraveineuse de spiramycine chez les sujets à risque dallongement de lintervalle QT. En cas de surdosage en spiramycine, un ECG est donc recommandé pour mesure de lintervalle QT, ce dautant quil existe dautres facteurs de risque associé (hypokaliémie, allongement congénital de lintervalle QTc, association aux médicaments prolongeant lintervalle QT et/ou donnant des torsades de pointes).
Troubles liés au métronidazole :
Des cas dadministration dune dose unique jusquà 12 g ont été rapportés lors de tentatives de suicide et de surdosage accidentel. Les symptômes se sont limités à des vomissements, ataxie et légère désorientation.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : associations dantibacteriens spiramycine+metronidazole.
Code ATC : J01RA04
Ce médicament est une association de spiramycine, antibiotique de la famille des macrolides, et de métronidazole, antibiotique de la famille des nitro-5-imidazolés, réservée à la pathologie infectieuse buccodentaire.
SPECTRE DACTIVITÉ ANTI-MICROBIENNE
Spiramycine :
Les concentrations critiques séparent les souches sensibles des souches de sensibilité intermédiaire et ces dernières, des résistantes :
S ≤ 1 mg/l et R > 4 mg/l
La prévalence de la résistance acquise peut varier en fonction de la géographie et du temps pour certaines espèces. Il est donc utile de disposer dinformations sur la prévalence de la résistance locale, surtout pour le traitement dinfections sévères. Ces données ne peuvent apporter quune orientation sur les probabilités de la sensibilité dune souche bactérienne à cet antibiotique.
Lorsque la variabilité de la prévalence de la résistance en France est connue pour une espèce bactérienne, elle est indiquée dans le tableau ci-dessous :
|
Catégories |
Fréquence de résistance acquise en France (>10%) (valeurs extrêmes) |
|
ESPÈCES SENSIBLES |
|
|
Aérobies à Gram positif |
|
|
Bacillus cereus |
|
|
Corynebacterium diphteriae |
|
|
Entérocoques |
50 - 70% |
|
Rhodococcus equi |
|
|
Staphylococcus méti-S |
|
|
Staphylococcus méti-R * |
70 - 80% |
|
Streptococcus B |
|
|
Streptococcus non groupable |
30 - 40% |
|
Streptococcus pneumoniae |
35 - 70% |
|
Streptococcus pyrogenes |
16 - 31% |
|
Aérobies à Gram négatif |
|
|
Bordetella pertussis |
|
|
Branhamella catarrhalis |
|
|
Campylobacter |
|
|
Legionella |
|
|
Moraxella |
|
|
Anaérobies |
|
|
Actinomyces |
|
|
Bacteroides |
30 - 60% |
|
Eubacterium |
|
|
Mobiluncus |
|
|
Peptostreptococcus |
30 - 40% |
|
Porphyromonas |
|
|
Prevotella |
|
|
Propionibacterium acnes |
|
|
Autres |
|
|
Borrelia burgdorferi |
|
|
Chlamydia |
|
|
Coxiella |
|
|
Leptospires |
|
|
Mycoplasma pneumoniae |
|
|
Treponema pallidum |
|
|
ESPÈCES MODÉRÉMENT SENSIBLES |
|
|
(in vitro de sensibilité intermédiaire) |
|
|
Aérobies à Gram négatif |
|
|
Neisseria gonorrhoeae |
|
|
Anaérobies |
|
|
Clostridium perfringens |
|
|
Autres |
|
|
Ureaplasma urealyticum |
|
|
ESPÈCES RÉSISTANTES |
|
|
Aérobies à Gram positif |
|
|
Corynebacterium jeikeium |
|
|
Nocardia asteroïdes |
|
|
Aérobies à Gram négatif |
|
|
Acinetobacter |
|
|
Entérobactéries |
|
|
Haemophilus |
|
|
Pseudomonas |
|
|
Anaérobies |
|
|
Fusobacterium |
|
|
Autres |
|
|
Mycoplasma hominis |
|
La spiramycine possède une activité in vitro et in vivo sur Toxoplasma gondii.
* La fréquence de résistance à la méticilline est environ de 30 à 50 % de lensemble des staphylocoques et se rencontre surtout en milieu hospitalier.
Métronidazole :
Les concentrations critiques séparent les souches sensibles des souches de sensibilité intermédiaire et ces dernières, des résistantes :
S ≤ 4 mg/l et R > 4 mg/l
La prévalence de la résistance acquise peut varier en fonction de la géographie et du temps pour certaines espèces. Il est donc utile de disposer dinformations sur la prévalence de la résistance locale, surtout pour le traitement dinfections sévères. Ces données ne peuvent apporter quune orientation sur les probabilités de la sensibilité dune souche bactérienne à cet antibiotique.
Lorsque la variabilité de la prévalence de la résistance en France est connue pour une espèce bactérienne, elle est indiquée dans le tableau ci-dessous :
|
Catégories |
Fréquence de résistance acquise en France (>10%) (valeurs extrêmes) |
|
ESPÈCES SENSIBLES |
|
|
Aérobies à Gram négatif |
|
|
Helicobacter pylori |
30% |
|
Anaérobies |
|
|
Bacteroides fragilis |
|
|
Bifidobacterium |
60 - 70% |
|
Bilophila |
|
|
Clostridium |
|
|
Clostridium difficile |
|
|
Clostridium perfringens |
|
|
Eubacterium |
20 - 30% |
|
Fusobacterium |
|
|
Peptostreptococcus |
|
|
Prevotella |
|
|
Porphyromonas |
|
|
Veillonella |
|
|
ESPÈCES RÉSISTANTES |
|
|
Aérobies à Gram positif |
|
|
Actinomyces |
|
|
Anaérobies |
|
|
Mobiluncus |
|
|
Propionibacterium acnes |
|
|
ACTIVITÉ ANTIPARASITAIRE |
|
|
Entamoeba histolytica |
|
|
Giardia intestinalis |
|
|
Trichomonas vaginalis |
|
Synergie : la moyenne des CMI des deux produits isolés et associés montre quil existe une synergie pour inhiber certaines souches bactériennes sensibles.
Sur Bacteroides fragilis, il suffit donc denviron 16 fois moins de spiramycine et 4 fois moins de métronidazole.
|
CMI en µg/ml |
||
|
souches Bacteroides |
mélaninogénique |
Bacteroides fragilis |
|
Métronidazole seul |
0,25 |
0,5 |
|
Métronidazole + spiramycine 0,125 µg/ml |
0,062 |
0,125 |
|
Spiramycine seule |
2 |
32 |
|
Spiramycine + métronidazole 0,125 µg/ml |
0,125 |
2 |
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Spiramycine :
Absorption
Labsorption de la spiramycine est rapide, mais incomplète. Elle nest pas modifiée par la prise daliments.
Distribution
Après administration per os de 6 M.U.I., la concentration sérique maximale est de 3,3 µg/ml.
La demi-vie plasmatique est voisine de 8 heures.
La spiramycine ne pénètre pas dans le LCR. Elle passe dans le lait maternel.
La liaison aux protéines plasmatiques est faible (10%).
Il existe une excellente diffusion salivaire et tissulaire (poumons : 20-60 µg/g, amygdales : 20-80 µg/g, sinus infectés : 75-110 µg/g, os : 5 100 µg/g).
Dix jours après larrêt du traitement, il reste 5 à 7 µg/g de principe actif dans la rate, le foie, les reins.
Les macrolides pénètrent et saccumulent dans les phagocytes (polynucléaires neutrophiles, monocytes, macrophages péritonéaux et alvéolaires).
Les concentrations intraphagocytaires sont élevées chez lhomme.
Ces propriétés expliquent lactivité des macrolides sur les bactéries intracellulaires.
Biotransformation
La spiramycine est métabolisée dans le foie, avec formation de métabolites inconnus chimiquement mais actifs.
Elimination
Urine : 10% de la dose ingérée.
Elimination biliaire très importante : concentrations 15 à 40 fois supérieures aux concentrations sériques.
La spiramycine est présente en quantité non négligeable dans les fécès.
Métronidazole :
Absorption
Après administration orale, le métronidazole est rapidement absorbé, 80 pour cent au moins en une heure. Les pics sériques obtenus après administration orale sont similaires à ceux obtenus après administration intraveineuse de doses équivalentes.
La biodisponibilité par voie orale est de 100 pour cent. Elle nest pas significativement modifiée par lingestion simultanée de nourriture.
Distribution
Environ 1 heure après la prise unique de 500 mg, la concentration sérique maximale atteinte est, en moyenne, de 10 microgrammes/ml. Après 3 heures, la concentration sérique moyenne est de 13,5 microgrammes/ml.
La demi-vie plasmatique est de 8 à 10 heures.
La liaison aux protéines sanguines est faible : inférieure à 20 pour cent.
Le volume apparent de distribution est important aux environs de 40 l (soit 0,65 l/kg).
La diffusion est rapide et importante, avec des concentrations proches des taux sériques, dans : les poumons, les reins, le foie, la peau, la bile, le LCR, la salive, le liquide séminal, les sécrétions vaginales.
Le métronidazole traverse la barrière placentaire et passe dans le lait maternel.
Biotransformation
Le métabolisme est essentiellement hépatique. Par oxydation, deux composés principaux sont formés :
Le métabolite « alcool », métabolite principal, ayant une activité bactéricide sur les bactéries anaérobies denviron 30 pour cent de celle du métronidazole, et une demi-vie délimination denviron 11 heures ;
Le métabolite « acide », en faible quantité, et ayant une activité bactéricide denviron 5 pour cent de celle du métronidazole.
Elimination
Forte concentration hépatique et biliaire. Faible concentration colique. Faible élimination fécale. Excrétion surtout urinaire puisque le métronidazole et les métabolites oxydés, excrétés dans les urines représentent environ 35 à 65 pour cent de la dose administrée.
Diffusion dans la sphère buccodentaire :
Les deux constituants de ce médicament se concentrent dans la salive, le tissu gingival et los alvéolaire.
Les concentrations en spiramycine et métronidazole ont été mesurées chez lhomme dans le sérum et ces différents milieux 2 heures après administration de deux comprimés dosés à 750.000 UI de spiramycine et 125 mg de métronidazole ; les résultats obtenus, exprimés en microgrammes/ml ou microgrammes/g, sont les suivants :
|
Concentrations |
Sérum |
Salive |
Gencive |
Os alvéolaire |
|
Spiramycine |
0,68 ± 0,22 |
1,54 ± 0,41 |
26,63 ± 9,65 |
113,9 ± 41,16 |
|
Métronidazole |
35,03 ± 12,35 |
15,32 ± 3,16 |
7,43 ± 6,34 |
5,73 ± 2,72 |
5.3. Données de sécurité préclinique
Pelliculage : sepifilm® blanc : [hypromellose, macrogol 6000, dioxyde de titane(E171)].
3 ans
6.4. Précautions particulières de conservation
Pas de précautions particulières de conservation.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
10, 12, 18, 20, 30 ou 100 comprimés sous plaquettes (PVC/Aluminium).
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Pas d'exigences particulières.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
22, QUAI GALLIENI
92150 SURESNES
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 492 920 1 1 : 10 comprimés pelliculés sous plaquettes (PVC/Aluminium).
· 34009 492 921 8 9 : 12 comprimés pelliculés sous plaquettes (PVC/Aluminium).
· 34009 492 922 4 0 : 18 comprimés pelliculés sous plaquettes (PVC/Aluminium).
· 34009 492 923 0 1 : 20 comprimés pelliculés sous plaquettes (PVC/Aluminium).
· 34009 492 924 7 9 : 30 comprimés pelliculés sous plaquettes (PVC/Aluminium).
· 34009 577 927 0 1 : 100 comprimés pelliculés sous plaquettes (PVC/Aluminium).
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[À compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[À compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Médicament soumis à prescription médicale.
Liste I.
Médicaments liés cités dans ce texte
- ROVAMYCINE 1 500 000 UI, comprimé pelliculé
- FLAGYL 0,5 POUR CENT, solution injectable pour perfusion en poche
- BUSULFAN ACCORD 6 mg/mL, solution à diluer pour perfusion
- SERECOR 300 mg, gélule à libération prolongée
- ISORYTHM L.P. 125 mg, gélule à libération prolongée
- AMIODARONE ALMUS 200 mg, comprimé sécable
- SOTALEX 160 mg, comprimé sécable
- EGERY, microgranules gastro-résistants en gélule
- LEVOFLOXACINE ACCORD HEALTHCARE 500 mg, comprimé pelliculé sécable
- MIZOCLER 10 mg, comprimé pelliculé à libération modifiée
- IZILOX 400 mg, comprimé pelliculé
- RIFADINE 2 POUR CENT, suspension buvable
- GRANIONS DE LITHIUM 1 mg/ 2 ml, solution buvable en ampoule
- EFUDIX 5 %, crème
- CAPECITABINE ARROW 150 mg, comprimé pelliculé
Liens ajoutés automatiquement par justelesRCP d'après les noms de médicaments et de substances cités ci-dessus ; ils ne font pas partie du texte officiel de l'ANSM.