RIVASTIGMINE BIOGARAN 9,5 mg/24 h, dispositif transdermique
CIS 66197477
Informations à jour au 6 février 2020.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 06/02/2020
RIVASTIGMINE BIOGARAN 9,5 mg/24 h, dispositif transdermique
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Chaque dispositif transdermique libère 9,5 mg de rivastigmine par 24 heures.
Chaque dispositif transdermique de 10 cm² contient 18 mg de rivastigmine.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Le médicament se présente sous forme dun dispositif transdermique de forme ronde, mince, de type matrice composé de trois couches. Il est constitué dun film de support, dune matrice (acrylique) contenant la substance active, dune matrice adhésive (silicone) et dune membrane libératrice rectangulaire.
La face externe de la couche de support est translucide et de couleur blanche portant les mentions suivantes imprimées en noir : « Rivastigmine 9,5 mg/24 h ».
4.1. Indications thérapeutiques
Traitement symptomatique des formes légères à modérément sévères de la maladie d'Alzheimer.
RIVASTIGMINE BIOGARAN est indiqué chez ladulte.
4.2. Posologie et mode d'administration
Posologie
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Dispositifs transdermiques |
Dose libérée de rivastigmine in vivo par 24 heures |
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RIVASTIGMINE BIOGARAN 4,6 mg/24 h |
4,6 mg |
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RIVASTIGMINE BIOGARAN 9,5 mg/24 h |
9,5 mg |
Dose initiale
Le traitement doit être instauré avec 4,6 mg/24 h.
Dose dentretien
Après un minimum de quatre semaines de traitement et si la posologie est bien tolérée selon le médecin traitant, la dose de 4,6 mg/24 h peut être augmentée à 9,5 mg/24 h, dose quotidienne efficace recommandée, laquelle doit être poursuivie aussi longtemps que le patient continue à présenter un bénéfice thérapeutique.
Augmentation de dose
9,5 mg/24 h est la dose quotidienne efficace recommandée, qui doit être poursuivie aussi longtemps que le patient continue à présenter un bénéfice thérapeutique. Si le traitement à 9,5 mg/24 h est bien toléré, et seulement après un minimum de six mois de traitement, une augmentation de la dose à 13,3 mg/24 h peut être envisagée par le médecin traitant pour obtenir un bénéfice thérapeutique supplémentaire chez les patients qui ont présenté un déclin cognitif significatif (par exemple diminution du MMSE) et/ou un déclin fonctionnel (basé sur le jugement du médecin) tandis quils étaient à la dose quotidienne efficace recommandée de 9,5 mg/24 h (voir rubrique 5.1).
Le bénéfice clinique de la rivastigmine doit être réévalué régulièrement. Larrêt du traitement doit aussi être envisagé lorsquil est évident quil ny a plus de bénéfice thérapeutique à la dose optimale.
En cas de survenue deffets indésirables gastro-intestinaux, le traitement doit être interrompu temporairement jusquà la résolution de ces effets indésirables. Le traitement par dispositif transdermique pourra être repris à la même dose si le traitement nest pas interrompu pendant plus de trois jours. Dans le cas contraire, le traitement devra être repris avec 4,6 mg/24 h.
Passage des gélules ou de la solution buvable aux dispositifs transdermiques
Sur la base dune exposition comparable entre la rivastigmine orale et transdermique (voir rubrique 5.2), les patients traités par rivastigmine en gélules ou solution buvable peuvent passer aux dispositifs transdermiques de RIVASTIGMINE BIOGARAN comme suit :
· un patient prenant une dose de 3 mg/jour de rivastigmine orale peut passer aux dispositifs transdermiques 4,6 mg/24 h ;
· un patient prenant une dose de 6 mg/jour de rivastigmine orale peut passer aux dispositifs transdermiques 4,6 mg/24 h ;
· un patient à une dose stable et bien tolérée de 9 mg/jour de rivastigmine orale peut passer aux dispositifs transdermiques 9,5 mg/24 h. Si la dose orale de 9 mg/jour nest pas stable et bien tolérée, un passage aux dispositifs transdermiques 4,6 mg/24 h est recommandé ;
· un patient prenant une dose de 12 mg/jour de rivastigmine orale peut passer aux dispositifs transdermiques 9,5 mg/24 h.
Après un passage aux dispositifs transdermiques 4,6 mg/24 h et si ceux-ci sont bien tolérés après un minimum de 4 semaines de traitement, la dose de 4,6 mg/24 h doit être augmentée à 9,5 mg/24 h qui est la dose efficace recommandée.
Il est recommandé dappliquer le premier dispositif transdermique le lendemain de la dernière dose orale.
Populations à risque
· Population pédiatrique: il ny a pas dutilisation justifiée de la rivastigmine dans la population pédiatrique dans le traitement de la maladie dAlzheimer.
· Patients pesant moins de 50 kg : une attention particulière doit être faite pour lajustement posologique au-dessus de la dose efficace recommandée de 9,5 mg/24 h chez des patients pesant moins de 50 kg (voir rubrique 4.4). Ils peuvent présenter davantage deffets indésirables et peuvent être plus susceptibles darrêter le traitement à cause de ces effets indésirables.
· Insuffisance hépatique: en raison dune augmentation de lexposition au produit chez les insuffisants hépatiques légers à modérés, comme observé avec les formulations orales, les recommandations dajustement posologique en fonction de la tolérance individuelle doivent être étroitement suivies. Les patients présentant une insuffisance hépatique cliniquement significative peuvent présenter davantage deffets indésirables doses-dépendants. Les patients présentant une insuffisance hépatique sévère nont pas été étudiés. Lajustement de la dose chez ces patients doit être réalisée avec prudence (voir rubriques 4.4 et 5.2).
· Insuffisance rénale: aucun ajustement posologique nest nécessaire chez les patients présentant une insuffisance rénale. (voir rubrique 5.2).
Mode dadministration
Les dispositifs transdermiques doivent être appliqués une fois par jour sur une peau saine, propre et sèche, sans pilosité, sur le haut ou le bas du dos, le haut du bras ou la poitrine, à un endroit où il ne risque pas dêtre décollé par des vêtements serrés. Du fait de la diminution de la biodisponibilité de la rivastigmine observée lorsque le dispositif transdermique est utilisé sur la cuisse ou labdomen, il nest pas recommandé de lappliquer sur ces régions du corps.
Le dispositif transdermique ne doit pas être appliqué sur une zone cutanée présentant une rougeur, une irritation ou une coupure. Il faut éviter dappliquer le dispositif sur la même zone cutanée pendant 14 jours afin de minimiser le risque potentiel dirritation cutanée.
Les patients et les personnes aidantes doivent être informés des instructions dadministration importantes :
· Le dispositif transdermique du jour précédent doit être enlevé avant den appliquer un nouveau chaque jour (voir rubrique 4.9).
· Le dispositif transdermique doit toujours être remplacé par un nouveau après 24 heures. Un seul dispositif transdermique doit être porté à la fois (voir rubrique 4.9).
· Le dispositif transdermique doit être pressé fermement avec la paume de la main pendant au moins 30 secondes jusquà ce que les bords adhèrent bien.
· Si le dispositif transdermique se détache, un nouveau dispositif doit être appliqué pour le reste de la journée. Il doit ensuite être remplacé comme dhabitude au même moment le lendemain.
· Le dispositif transdermique peut être utilisé dans toutes les situations de la vie quotidienne, y compris les bains et par temps chaud.
· Le dispositif transdermique ne doit pas être exposé à des sources de chaleur externes (par exemple : soleil excessif, sauna, solarium) pendant de longues périodes.
· Le dispositif transdermique ne doit pas être découpé.
Antécédents de réactions au site dapplication suggérant une dermatite allergique de contact avec le dispositif transdermique de rivastigmine (voir rubrique 4.4).
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Mésusage du médicament et erreurs de doses entraînant un surdosage
Un mésusage du médicament et des erreurs de doses avec rivastigmine dispositif transdermique ont entraîné des effets indésirables graves dont certains nécessitant une hospitalisation et plus rarement entraînant le décès (voir rubrique 4.9). La plupart des cas de mésusage du médicament et des erreurs de doses étaient liés au fait de ne pas enlever lancien dispositif transdermique au moment den mettre un nouveau et à lutilisation simultanée de plusieurs dispositifs transdermiques. Les patients et leurs personnes aidantes doivent être informés des instructions dadministration importantes (voir rubrique 4.2).
Troubles gastro-intestinaux
Des troubles gastro-intestinaux tels que nausées, vomissements et diarrhées sont dose-dépendants et peuvent survenir lors de linstauration du traitement et/ou de laugmentation posologique (voir rubrique 4.8). Ces effets indésirables surviennent plus particulièrement chez les femmes. Les patients montrant des signes ou des symptômes de déshydratation résultant de vomissements ou de diarrhées prolongés, si reconnus et pris en charge rapidement, peuvent être traités par des solutions de réhydratation par voie intraveineuse et une diminution de la dose ou un arrêt du traitement. La déshydratation peut avoir de graves conséquences.
Perte de poids
Les patients souffrant de la maladie dAlzheimer et prenant des inhibiteurs de la cholinestérase, y compris la rivastigmine, peuvent perdre du poids. Durant le traitement par les dispositifs transdermiques de rivastigmine, le poids des patients doit être surveillé.
Bradycardie
La rivastigmine peut causer une bradycardie qui constitue un facteur de risque dapparition de torsades de pointes, principalement chez les patients ayant des facteurs de risque. La prudence est recommandée chez les patients ayant un risque élevé de développer des torsades de pointes ; par exemple, ceux souffrant dune insuffisance cardiaque décompensée, dun infartus du myocarde récent, dune bradyarythmie, dune prédisposition à lhypokaliémie ou à lhypomagnésémie ou en cas dutilisation concomitante avec des médicaments connus pour induire une prolongation de lintervalle QT et/ou des torsades de pointes (voir rubriques 4.5 et 4.8).
Autres effets indésirables
Les dispositifs transdermiques de RIVASTIGMINE BIOGARAN seront prescrits avec prudence :
· chez les patients présentant une maladie du nud sinusal ou des troubles de la conduction cardiaque (bloc sino-auriculaire, bloc atrio-ventriculaire) (voir rubrique 4.8) ;
· chez les patients présentant un ulcère gastrique ou duodénal en poussée, ou chez les patients qui y sont prédisposés, la rivastigmine étant susceptible d'augmenter la sécrétion gastrique (voir rubrique 4.8) ;
· chez les patients prédisposés à une rétention urinaire et des convulsions car les cholinomimétiques peuvent induire ou aggraver de telles maladies ;
· chez les patients présentant des antécédents dasthme ou de bronchopneumopathie obstructive.
Réactions cutanées au site dapplication
Des réactions cutanées au site dapplication peuvent survenir avec le dispositif transdermique de rivastigmine et sont généralement dintensité légère à modérée. Les patients et les personnes aidantes doivent être informés en conséquence.
Ces réactions ne sont pas à elles seules un signe de sensibilisation. Cependant, lutilisation du dispositif transdermique de rivastigmine peut conduire à une dermatite allergique de contact.
Une dermatite allergique de contact doit être suspectée si les réactions au site dapplication se propagent au-delà de la taille du dispositif transdermique, sil y a un signe de réaction locale plus intense (ex. aggravation de lérythème, dème, papules, vésicules) et si les symptômes ne saméliorent pas significativement dans les 48 heures suivant le retrait du dispositif transdermique.
Dans ces cas, le traitement doit être interrompu (voir rubrique 4.3).
Les patients développant des réactions au site dapplication suggérant une dermatite allergique de contact au dispositif transdermique de rivastigmine et qui nécessitent encore un traitement par rivastigmine doivent changer pour la rivastigmine orale uniquement après un test allergique négatif et sous surveillance médicale étroite. Il est possible que certains patients sensibles à la rivastigmine suite à une exposition au dispositif transdermique de rivastigmine ne puissent prendre de rivastigmine sous aucune forme.
Après commercialisation de la rivastigmine, il y a eu de rares cas de patients ayant présenté des dermatites allergiques (disséminées) lors de ladministration de rivastigmine quelle que soit la voie dadministration (orale, transdermique). Dans ces cas, le traitement doit être interrompu (voir rubrique 4.3).
Autres mises en garde et précautions
La rivastigmine peut exacerber ou induire les symptômes extrapyramidaux.
Tout contact avec les yeux doit être évité après manipulation des dispositifs transdermiques de RIVASTIGMINE BIOGARAN (voir rubrique 5.3). Les mains doivent être lavées avec de leau et du savon après avoir retiré le dispositif transdermique. En cas de contact avec les yeux ou si les yeux deviennent rouges après manipulation du dispositif transdermique, rincez immédiatement avec beaucoup deau et consultez votre médecin si les symptômes persistent.
Populations à risque
· Les patients pesant moins de 50 kg peuvent présenter davantage deffets indésirables et peuvent être plus susceptibles darrêter le traitement à cause de ces effets indésirables (voir rubrique 4.2). Ajuster la dose avec précaution et surveiller étroitement ces patients quant à la survenue deffets indésirables (par exemple nausées importantes ou vomissements) et envisager la réduction de la dose dentretien à 4,6 mg/24 h en cas de survenue de ce type deffets indésirables.
· Atteinte hépatique : les patients présentant une insuffisance hépatique cliniquement significative peuvent présenter davantage deffets indésirables. Les recommandations dajustement posologique en fonction de la tolérance individuelle doivent être étroitement suivies. Les patients présentant une atteinte hépatique sévère nont pas été étudiés.
Lajustement de la dose chez ces patients doit être réalisée avec prudence (voir rubriques 4.2 et 5.2).
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Aucune étude dinteraction particulière na été réalisée avec les dispositifs transdermiques de rivastigmine.
En tant quinhibiteur de la cholinestérase, la rivastigmine peut potentialiser les effets des myorelaxants analogues de la succinylcholine au cours dune anesthésie. La prudence est recommandée lors du choix des anesthésiques. Des ajustements posologiques ou un arrêt temporaire du traitement peuvent être considérés, si nécessaire.
En raison de ses propriétés pharmacodynamiques et de ses possibles effets additifs, la rivastigmine ne doit pas être administrée simultanément à d'autres cholinomimétiques. La rivastigmine pourrait interférer avec l'activité des anticholinergiques (ex. oxybutynine, toltérodine).
Les effets additifs conduisant à une bradycardie (pouvant entraîner une syncope) ont été signalés avec lutilisation concomitante de plusieurs bêtabloquants (y compris de laténolol) et de rivastigmine. Les bêtabloquants cardiovasculaires devraient être associés au risque le plus élevé, toutefois des notifications ont aussi été reçues chez des patients utilisant dautres bêtabloquants. Par conséquent une attention particulière doit être portée lorsque la rivastigmine est associée à des bêtabloquants ainsi quavec dautres agents bradycardisants (ex. les produits antiarythmiques de classe III, les antagonistes des canaux calciques, les glucosides digitaliques, la pilocarpine).
Puisque la bradycardie constitue un facteur de risque dapparition de torsades de pointes, une attention particulière doit être portée et une surveillance clinique (ECG) peut être nécessaire lorsque la rivastigmine est associé avec des médicaments favorisant lapparition de torsades de pointes tels que les antipsychotiques, à savoir certaines phénothiazines (chlorpromazine, lévomépromazine), les benzamides (sulpiride, sultopride, amisulpride, tiapride, veralipride), pimozide, halopéridol, dropéridol, cisapride, citalopram, diphémanil, érythromycine intraveineuse, halofantrine, mizolastine, méthadone, pentamidine et moxifloxacine.
Des études menées chez des volontaires sains n'ont pas mis en évidence d'interaction pharmacocinétique entre la rivastigmine orale et la digoxine, la warfarine, le diazépam ou la fluoxétine. La rivastigmine orale n'a pas dincidence sur l'allongement du temps de prothrombine observé sous warfarine. L'administration simultanée de rivastigmine orale et de digoxine n'a pas entraîné d'effet indésirable sur la conduction cardiaque.
Il na pas été observé de modification de la cinétique de la rivastigmine ou de risque accru deffets indésirables cliniquement significatifs en cas dadministration concomitante de rivastigmine avec des médicaments prescrits couramment tels que les anti-acides, les anti-émétiques, les antidiabétiques, les antihypertenseurs daction centrale, les inhibiteurs calciques, les agents inotropes, les anti‑angineux, les anti-inflammatoires non stéroïdiens, les strogènes, les analgésiques, les benzodiazépines et les antihistaminiques.
Compte tenu du métabolisme de la rivastigmine et bien que celle-ci soit susceptible dinhiber le métabolisme dautres médicaments métabolisés par la butyrylcholinestérase, des interactions médicamenteuses métaboliques paraissent improbables.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Chez les femelles gravides, la rivastigmine et/ou ses métabolites traversent le placenta. Il nest pas déterminé si cela se produit chez lHomme. Il nexiste pas de données sur lutilisation de ce médicament chez la femme enceinte. Au cours détudes péri/postnatales menées chez le rat, une augmentation de la durée de gestation a été observée. La rivastigmine ne doit pas être utilisée à moins dune nécessité absolue.
Allaitement
Chez lanimal, la rivastigmine est excrétée dans le lait. Dans lespèce humaine il n'existe pas de données concernant le passage de la rivastigmine dans le lait maternel. En conséquence, les femmes traitées par la rivastigmine ne doivent pas allaiter.
Fertilité
Aucun effet indésirable de la rivastigmine na été observé sur la fertilité ou la capacité de reproduction chez le rat (voir section 5.3). Les effets de la rivastigmine sur la fertilité chez lHomme sont inconnus.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Résumé du profil de sécurité
Les réactions cutanées au site dapplication (généralement un érythème dintensité légère à modérée au site dapplication) sont les effets indésirables les plus fréquents observés lors de lutilisation du dispositif transdermique de rivastigmine. Les autres effets indésirables fréquents sont de type gastro‑intestinaux, notamment des nausées et des vomissements.
Selon le système de classification par organe MedDRA, les effets indésirables sont listés dans le Tableau 1 par ordre de fréquence observée. Les catégories de fréquence sont définies selon la convention suivante : très fréquent (≥1/10); fréquent (≥1/100, <1/10); peu fréquent (≥1/1 000, <1/100) ; rare (≥1/10 000, <1/1 000) ; très rare (<1/10 000) ; fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Liste tabulée des effets indésirables
Le Tableau 1 présente les effets indésirables décrits chez 1 670 patients atteints de la maladie dAlzheimer traités par les dispositifs transdermiques de rivastigmine dans le cadre détudes cliniques randomisées, en double aveugle, contrôlées versus placebo et versus comparateur actif dune durée de 24-48 semaines et provenant des données post-commercialisation.
Tableau 1
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Infections et infestations |
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Fréquent |
Infection urinaire |
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Troubles du métabolisme et de la nutrition |
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Fréquent |
Anorexie, appétit diminué |
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Peu fréquent |
Déshydratation |
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Affections psychiatriques |
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Fréquent |
Anxiété, dépression, état confusionnel, agitation |
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Peu fréquent |
Aggressivité |
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Indéterminée |
Hallucinations, impatience, cauchemars |
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Affections du système nerveux |
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Fréquent |
Céphalée, syncope, sensation vertigineuse |
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Peu fréquent |
Hyperactivité psychomotrice |
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Très rare |
Symptômes extrapyramidaux |
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Indéterminée |
Aggravation de la maladie de Parkinson, convulsions, tremblements, somnolence |
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Affections cardiaques |
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Peu fréquent |
Bradycardie |
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Indéterminée |
Bloc auriculo-ventriculaire, fibrillation auriculaire, tachycardie, maladie du sinus |
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Affections vasculaires |
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Indéterminée |
Hypertension |
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Affections gastro-intestinales |
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Fréquent |
Nausée, vomissement, diarrhée, dyspepsie, douleur abdominale |
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Peu fréquent |
Ulcère gastrique |
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Indéterminée |
Pancréatite |
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Affections hépato-biliaires |
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Indéterminée |
Hépatite, élévation des enzymes hépatiques |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
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Fréquent |
Rash |
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Indéterminée |
Prurit, érythème, urticaire, vésicules, dermatite allergique (disséminée) |
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Affections du rein et des voies urinaires |
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Fréquent |
Incontinence urinaire |
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Troubles généraux et anomalies au site dadministration |
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Fréquent |
Réactions cutanées au site dapplication (par exemple érythème*, prurit*, dème*, dermatite, irritation cutanée), état asthénique (par exemple fatigue, asthénie), pyrexie, perte de poids |
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Rare |
Chute |
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*Lors dune étude contrôlée de 24 semaines menée chez des patients Japonais, érythème, dème, et prurit au site dapplication ont été signalés comme « très fréquents ».
Description des effets indésirables sélectionnés
Lorsque des doses supérieures à 13,3 mg/24 h ont été utilisées dans létude contrôlée versus placebo ci-dessus, la fréquence des insomnies et insuffisance cardiaque a été plus élevée quavec 13,3 mg/24 h ou le placebo, ce qui semble indiquer une relation dose-effet. Mais ces effets nont pas été plus fréquents avec les dispositifs transdermiques de rivastigmine 13,3 mg/24 h quavec le placebo.
Les effets indésirables suivants nont été observés quavec les gélules et la solution buvable de rivastigmine et nont pas été décrits dans les études cliniques avec les dispositifs transdermiques de rivastigmine : malaise, confusion, augmentation de la sudation (fréquent) ; ulcères duodénaux, angine de poitrine (rare) ; hémorragie gastro-intestinale (très rare) ; quelques cas de vomissements sévères ont été associés à une rupture de loesophage (indéterminée).
Irritation cutanée
Dans des études cliniques contrôlées en double aveugle, les réactions au site dapplication ont été principalement dintensité légère à modérée. Lincidence des réactions cutanées au site dapplication entrainant un arrêt de traitement a été ≤ 2,3 % chez les patients traités avec rivastigmine dispositif transdermique. Lincidence des réactions cutanées au site dapplication entraînant un arrêt de traitement a été supérieure au sein de la population Asiatique avec respectivement 4,9 % et 8,4 % chez la population Chinoise et Japonaise.
Dans deux études cliniques de 24 semaines en double aveugle, contrôlées versus placebo, les réactions cutanées ont été évaluées lors de chaque visite à laide dune échelle de cotation de lirritation cutanée. Quand elle était observée chez des patients traités avec rivastigmine dispositif transdermique, lirritation de la peau était principalement de sévérité faible à légère. Elle a été évaluée comme sévère chez ≤ 2,2% des patients de ces études et chez ≤ 3,7% des patients traités avec rivastigmine dispositif transdermique dans une étude Japonaise.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
La plupart des cas de surdosage accidentel avec la rivastigmine orale nont entraîné aucune symptomatologie clinique et presque tous les patients ont poursuivi le traitement par rivastigmine 24 heures après le surdosage.
Une toxicité cholinergique a été rapportée associé à des symptômes muscariniques qui ont été observés lors dintoxications modérées tels que des myosis, bouffées vasomotrices, troubles gastro‑intestinaux incluant des douleurs abdominales, nausées, vomissements et diarrhée, bradycardie, bronchospasmes et augmentation des sécrétions bronchiques, hyperhydrose, émissions durines et/ou défécations involontaires, larmoiements, hypotensions et hypersécrétions salivaire.
Dans les cas plus sévères des effets nicotiniques pourraient se développer tels que faiblesse musculaire, fasciculations, convulsions et arrêts respiratoires avec une possible issue fatale.
En outre après la commercialisation, des cas de vertiges, tremblements, maux de tête, somnolence, état confusionnel, hypertension hallucinations et malaises ont été rapportés. Des cas de surdosage survenus avec le dispositif transdermique de rivastigmine résultant de mésusages/derreurs de dosage (application de plusieurs dispositifs transdermiques à la fois) ont été rapportés depuis sa mise sur le marché et rarement lors des essais cliniques.
Prise en charge
La demi-vie plasmatique de la rivastigmine est de 3,4 heures environ et la durée de linhibition de lacétylcholinestérase est denviron 9 heures : en cas de surdosage asymptomatique, tous les dispositifs transdermiques de rivastigmine doivent être retirés immédiatement ; un délai de 24 heures doit être respecté avant dappliquer un nouveau dispositif transdermique. En cas de surdosage saccompagnant de nausées et de vomissements importants, des anti-émétiques pourront être utilisés.
Les autres effets indésirables feront lobjet dun traitement symptomatique si nécessaire.
En cas de surdosage massif, latropine peut être utilisée. Il est recommandé dadministrer initialement 0,03 mg/kg de sulfate datropine par voie intraveineuse, puis dajuster les doses ultérieures en fonction de la réponse clinique. Ladministration de scopolamine à titre dantidote nest pas recommandée.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : Psychoanaleptiques, anticholinestérasiques, code ATC : N06DA03.
La rivastigmine est un inhibiteur de lacétyl et de la butyrylcholinestérase, de type carbamate : on estime quelle facilite la neurotransmission cholinergique en ralentissant la dégradation de lacétylcholine libérée par les neurones cholinergiques intacts sur le plan fonctionnel. La rivastigmine est donc susceptible davoir un effet favorable sur les déficits cognitifs dépendants de ces voies cholinergiques au cours de la maladie dAlzheimer et dune démence associée à la maladie dAlzheimer.
La rivastigmine agit sur les enzymes cibles en formant un complexe lié par une liaison covalente qui entraîne une inactivation transitoire des enzymes. Chez le sujet sain jeune, une dose de 3 mg par voie orale entraîne une diminution denviron 40 % de lactivité de lacétylcholinestérase (AChE) dans le LCR dans les 1,5 h après administration. Lactivité enzymatique revient à son niveau initial 9 heures environ après le pic dactivité inhibitrice. Chez les patients atteints dune maladie dAlzheimer, linhibition de lacétylcholinestérase dans le LCR par la rivastigmine orale est dose-dépendante jusqu'à une posologie de 6 mg deux fois par jour, qui a été la dose maximale étudiée. Linhibition de lactivité de la butyrylcholinestérase dans le LCR chez 14 patients atteints dune maladie dAlzheimer, traités par rivastigmine orale, était similaire à linhibition de lactivité de lAChE.
Etudes cliniques dans la maladie dAlzheimer
Lefficacité des dispositifs transdermiques de rivastigmine chez les patients atteints de la maladie dAlzheimer a été démontrée dans une étude pivot de 24 semaines en double aveugle contrôlée versus placebo ainsi que dans sa phase dextension en ouvert et dans une étude de 48 semaines en double aveugle versus comparateur actif.
Etude de 24 semaines contrôlée versus placebo
Les patients inclus dans cette étude contrôlée versus placebo avaient un score MMSE (Mini-Mental State Examination) compris entre 10 et 20. Lefficacité a été établie à laide déchelles dévaluation indépendantes et spécifiques par domaine qui ont été utilisées à des intervalles réguliers pendant la période thérapeutique de 24 semaines.
Ces outils sont lADAS-Cog (Alzheimers Disease Assessment Scale - Cognitive subscale, évaluation de la performance cognitive), lADCS-CGIC (Alzheimers Disease Cooperative Study - Clinicians Global Impression of Change, évaluation compréhensive et globale du patient par le médecin incluant des données recueillies auprès de la personne aidante) et lADCS-ADL (Alzheimers Disease Cooperative Study - Activities of Daily Living, évaluation réalisée par la personne aidante des activités de la vie quotidienne telles que lhygiène personnelle, les capacités à se nourrir, shabiller, les occupations domestiques telles que les courses, le maintien de la capacité à sorienter dans différents environnements ainsi que limplication dans des activités en rapport avec largent). Le Tableau 2 présente les résultats à 24 semaines pour les trois échelles dévaluation.
Tableau 2
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Dispositifs transdermiques de rivastigmine 9,5 mg/24 h |
Gélules de rivastigmine 12 mg/jour |
Placebo |
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Population ITT LOCF |
N = 251 |
N = 256 |
N = 282 |
|
ADAS-Cog |
|||
|
(n=248) |
(n=253) |
(n=281) |
|
|
Moyenne à létat initial ± ET |
27,0 ± 10,3 |
27,9 ± 9,4 |
28,6 ± 9,9 |
|
Moyenne de lécart à 24 semaines ± ET |
- 0,6 ± 6,4 |
- 0,6 ± 6,2 |
1,0 ± 6,8 |
|
Valeur p versus placebo |
0,005*1 |
0,003*1 |
|
|
ADCS-CGIC |
|||
|
(n=248) |
(n=253) |
(n=278) |
|
|
Score moyen ±ET |
3,9 ± 1,20 |
3,9 ± 1,25 |
4,2 ± 1,26 |
|
Valeur p versus placebo |
0,010*2 |
0,009*2 |
|
|
ADCS-ADL |
|||
|
(n=247) |
(n=254) |
(n=281) |
|
|
Moyenne à létat initial ± ET |
50,1 ± 16,3 |
49,3 ± 15,8 |
49,2 ±16,0 |
|
Moyenne de lécart à 24 semaines ± ET |
- 0,1 ± 9,1 |
- 0,5 ± 9,5 |
- 2,3 ± 9,4 |
|
Valeur p versus placebo |
0,013*1 |
0,039*1 |
* p ≤ 0,05 versus placebo
ITT : Intent-To-Treat (Intention de traiter) ; LOCF = Last Observation Carried Forward (Dernières observations rapportées)
1 Analyse de covariance avec traitement et pays comme facteurs et valeur initiale comme covariable.
Une modification négative de lADAS-Cog indique une amélioration. Une modification positive de lADCS-ADL indique une amélioration.
2 Sur la base du test CMH (test de van Elteren) stratifié par pays. Un score ADCS-CGIC < 4 indique une amélioration.
Le Tableau 3 présente les résultats pour les patients de létude de 24 semaines contrôlée versus placebo ayant obtenu une réponse clinique significative. Une amélioration cliniquement significative était définie à priori comme une amélioration dau moins 4 points sur léchelle ADAS-Cog et pas daggravation des scores ADCS-CGIC et ADCS-ADL.
Tableau 3
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Patients présentant une réponse cliniquement significative (%) |
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Population ITT-LOCF |
Dispositifs transdermiques de rivastigmine 9,5 mg/24 h N = 251 |
Gélules de rivastigmine 12 mg/jour N = 256 |
Placebo N = 282 |
|
Amélioration dau moins 4 points sur lADAS-Cog sans aggravation des scores ADCS-CGIC et ADCS-ADL |
17,4 |
19,0 |
10,5 |
|
Valeur p versus placebo |
0,037* |
0,004* |
|
*p < 0,05 versus placebo
Comme la indiqué la modélisation compartimentale, lexposition induite par les dispositifs transdermiques 9,5 mg/24 h a été similaire à celle obtenue avec une dose orale de 12 mg/jour.
Etude de 48 semaines contrôlée versus comparateur actif
Les patients inclus dans létude contrôlée versus comparateur actif avaient à linclusion un score MMSE (Mini-Mental State Examination) entre 10 et 24. Létude avait pour objectif de comparer lefficacité du dispositif transdermique à 13,3 mg/24 h versus le dispositif transdermique à 9,5 mg/24 h pendant 48 semaines de traitement en double aveugle chez des patients atteints de la maladie dAlzheimer et qui ont présenté un déclin cognitif et fonctionnel significatif après une phase de traitement en ouvert pendant 24-48 semaines tandis quils étaient à la dose dentretien quotidienne recommandée de 9,5 mg/24 h. Le déclin fonctionnel a été évalué par linvestigateur et le déclin cognitif a été défini comme une diminution du score MMSE >2 points par rapport à la dernière visite ou comme une diminution >3 points par rapport au score de base.
Lefficacité a été établie en utilisant les échelles dévaluation dADAS-Cog (Alzheimers Disease Assessment Scale Cognitive subscale, évaluation de la performance cognitive) et dADCS-IADL (Alzheimers Disease Cooperative Study Instrumental Activities of Daily Living) évaluant les activités instrumentales comme le maintien dun budget, la préparation dun repas, faire les courses, la capacité à sorienter dans différents environnements, la capacité à être laissé sans surveillance.Les résultats de létude 48 semaines pour ces deux échelles dévaluation sont résumés dans le Tableau 4.
Tableau 4
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Population/Visite |
|
Rivastigmine 15 cm2 N=265 |
Rivastigmine 10 cm2 N=271 |
Rivastigmine 15 cm2
|
Rivastigmine 10 cm2
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n |
Moyenne |
n |
Moyenne |
DLSM |
IC (95%) |
p (valuer) |
|
ADAS-Cog |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
LOCF |
Valeur initiale |
264 |
34,4 |
268 |
34,9 |
|
|
|
|
Semaine 48 Double aveugle |
Résultat |
264 |
38,5 |
268 |
39,7 |
|
|
|
|
|
Variation |
264 |
4,1 |
268 |
4,9 |
-0,8 |
(-2,1, 0,5) |
0,227 |
|
ADCS-IADL |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
LOCF |
Valeur initiale |
265 |
27,5 |
271 |
25,8 |
|
|
|
|
Semaine 48 |
Résultat |
265 |
23,1 |
271 |
19,6 |
|
|
|
|
|
Variation |
265 |
-4,4 |
271 |
-6,2 |
2,2 |
(0,8, 3,6) |
0,002* |
IC intervalle de confiance.
DLSM difference in least square means (différence entre les moindres carrés).
LOCF Last Observation Carried Forward (dernière observation reportée)
Résultats dADAS-cog: Une différence négative de la DLSM indique une plus grande amélioration avec rivastigmine 15 cm2 quavec rivastigmine 10 cm2.
Résultats dADCS-IADL: Une différence positive de la DLSM indique une plus grande amélioration avec rivastigmine 15 cm2 quavec rivastigmine 10 cm2.
N est le nombre de patients avec une évaluation à la base (dernier évaluation dans la phase initiale en ouvert) et avec au moins 1 évaluation ultérieure (pour la dernière observation reportée).
La DLSM, lIC (95%) et la valeur de p sont basés sur un modèle ANCOVA (analyse de la covariance) ajusté en fonction du pays et de la valeur initiale dADAS-cog.
* p < 0,05
Source: Etude D2340-Tableau 11-6 et Tableau 11-7
LAgence européenne des médicaments a accordé une dérogation à lobligation de soumettre les résultats détudes réalisées avec la rivastigmine dans tous les sous-groupes de la population pédiatrique dans le traitement des démences liées à la maladie dAlzheimer (voir rubrique 4.2 pour les informations concernant lusage pédiatrique).
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Labsorption de la rivastigmine libérée par les dispositifs transdermiques de rivastigmine est lente. Après la première dose, des concentrations plasmatiques détectables sont observées après 0,5 à 1 heure. La Cmax est atteinte au bout de 10 à 16 heures. Après le pic, les concentrations plasmatiques diminuent lentement pendant la période dapplication de 24 heures restante. En cas de doses répétées (comme à létat déquilibre), après quun dispositif transdermique neuf ait été appliqué, les concentrations plasmatiques commencent par diminuer lentement pendant 40 minutes en moyenne, jusqu'à ce que labsorption à partir du nouveau dispositif transdermique soit plus rapide que lélimination, puis les concentrations plasmatiques sélèvent à nouveau pour atteindre un nouveau pic après 8 heures environ.
A létat déquilibre, les concentrations résiduelles représentent environ 50 % des concentrations maximales, contrairement à ladministration orale, avec laquelle les concentrations sont pratiquement nulles entre les prises. Bien que cela soit moins prononcé quavec la formulation orale, lexposition à la rivastigmine (Cmax et ASC) est augmentée de façon sur-proportionnelle (multiplication par 2,6 et 4.9) en passant de 4,6 mg/24 h à 9,5 mg/24 h et 13.3 mg/24 h respectivement. Lindice de fluctuation (IF), qui mesure la différence relative entre les concentrations maximales et résiduelles ((Cmax-Cmin)/Cmoyen), a été respectivement de 0,58 pour les dispositifs transdermiques de rivastigmine 4,6 mg/24 h et 0,77 pour les dispositifs transdermiques de rivastigmine 9,5 mg/24 h et 0,72 pour les dispositifs transdermiques de rivastigmine 13,3 mg/24 h, ce qui démontre une fluctuation beaucoup moins importante entre les concentrations résiduelles et maximales quavec la formulation orale (IF = 3,96 [6 mg/jour] et 4,15 [12 mg/jour]).
La dose de rivastigmine libérée par le dispositif transdermique sur 24 heures (mg/24 h) ne peut directement être égalée à la quantité (mg) de rivastigmine contenue dans la gélule en ce qui concerne la concentration plasmatique sur 24 heures.
Après une dose unique, la variabilité interindividuelle des paramètres pharmacocinétiques de la rivastigmine (normalisés à la dose/kg de poids corporel) a été de 43 % (Cmax) et 49 % (ASC0-24h) avec ladministration transdermique, versus 74 % et 103 % respectivement avec la forme orale. Dans une étude à létat déquilibre menée chez des patients atteints de la maladie dAlzheimer, la variabilité interindividuelle a été de 45 % (Cmax) et 43 % (ASC0-24h) au maximum après lutilisation du dispositif transdermique et 71 % et 73 % respectivement après ladministration de la forme orale.
Il a été observé une relation entre lexposition au médicament à létat déquilibre (rivastigmine et son métabolite NAP226-90) et le poids corporel chez des patients atteints de la maladie dAlzheimer. Par rapport à un patient pesant 65 kg, les concentrations de rivastigmine à létat déquilibre chez un patient de 35 kg sont multipliées par deux environ, alors que chez un patient pesant 100 kg, elles seront divisées par deux environ. En raison de leffet du poids sur lexposition au médicament, une prudence particulière simpose pendant la période daugmentation de posologie chez les patients dun poids très faible (voir rubrique 4.4).
Lexposition (ASC͚¥) à la rivastigmine (et à son métabolite NAP226-90) a été plus élevée lorsque le dispositif transdermique était appliqué sur le haut du dos, la poitrine ou le haut du bras, et environ 20 à 30 % plus faible lorsquil était appliqué sur labdomen ou la cuisse.
Il na pas été observé daccumulation plasmatique significative de la rivastigmine ou de son métabolite NAP226-90 chez les patients atteints de la maladie dAlzheimer, à lexception des concentrations plasmatiques qui ont été plus élevées le deuxième jour de traitement par le dispositif transdermique que le premier jour.
Distribution
La liaison de la rivastigmine aux protéines est faible (approximativement 40 %). Elle traverse facilement la barrière hémato-encéphalique et son volume de distribution apparent se situe entre 1,8 et 2,7 l/kg.
Biotransformation
La rivastigmine est fortement et rapidement métabolisée ; la demi-vie délimination apparente dans le plasma est denviron 3,4 heures après le retrait du dispositif transdermique. Lélimination est limitée par la vitesse dabsorption (phénomène de « flip-flop »), ce qui explique le t1/2 plus long observé avec le dispositif transdermique (3,4 h) par rapport à une administration orale ou intraveineuse (1,4 à 1,7 h). La rivastigmine est métabolisée essentiellement par hydrolyse en son métabolite NAP226-90 par lacétylcholinestérase. In vitro, ce métabolite nexerce quune inhibition minime de lacétyl‑cholinestérase (< 10 %).
Les résultats des études in vitro indiquent quaucune interaction pharmacocinétique nest attendue avec les médicaments métabolisés par les iso-enzymes des cytochromes suivants : CYP1A2, CYP2D6, CYP3A4/5, CYP2E1, CYP2C9, CYP2C8, CYP2C19, ou CYP2B6. Les résultats des études effectuées chez lanimal indiquent que les principales isoenzymes du cytochrome P450 ne participent que de façon mineure au métabolisme de la rivastigmine. La clairance plasmatique totale de la rivastigmine est denviron 130 litres/h après une dose intraveineuse de 0,2 mg et elle nest plus que de 70 litres/h après une dose intraveineuse de 2,7 mg, ce qui concorde avec sa pharmacocinétique sur-proportionnelle non linéaire due à la saturation de son élimination.
Le rapport des ASC¥ métabolite/molécule mère est denviron 0,7 après lapplication du dispositif transdermique versus 3,5 après ladministration orale, ce qui indique un métabolisme beaucoup plus faible après ladministration dermique quaprès ladministration orale. La quantité de NAP226-90 formée après lapplication du dispositif transdermique est plus faible, probablement du fait de labsence de métabolisme présystémique (métabolisme de premier passage hépatique), contrairement à ladministration orale.
Élimination
La rivastigmine inchangée est retrouvée sous forme de traces dans les urines ; lexcrétion urinaire est la voie principale délimination des métabolites après lapplication du dispositif transdermique. Après administration orale de 14C -rivastigmine, lélimination rénale est rapide et pratiquement complète (> 90 %) en 24 heures. Moins de 1 % de la dose administrée est éliminée dans les selles.
Une analyse pharmacocinétique de population a montré que lutilisation de nicotine augmente la clairance orale de la rivastigmine de 23 % chez les patients présentant une maladie dAlzheimer (n = 75 fumeurs et 549 non-fumeurs) suite à une prise orale de gélules de rivastigmine à des doses allant jusquà 12 mg/jour.
Personnes âgées
Lâge na pas eu deffet sur lexposition à la rivastigmine chez des patients atteints de la maladie dAlzheimer traités par les dispositifs transdermiques de rivastigmine.
Insuffisance hépatique
Il na pas été mené détude avec les dispositifs transdermiques de rivastigmine chez des sujets présentant une insuffisance hépatique. Après administration orale chez des sujets atteints dinsuffisance hépatique légère à modérée comparativement à des sujets à fonction hépatique normale, la Cmax de la rivastigmine est augmentée denviron 60 % et lASC est plus que doublée.
Après une dose unique de 3 mg ou 6 mg par voie orale, la clairance orale moyenne de rivastigmine était approximativement de 46 à 63 % plus basse chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère à modérée (n = 10, score de Child-Pugh de 5 à 12, prouvé par biopsie) que chez les sujets sains (n = 10).
Insuffisance rénale
Il na pas été mené détude avec les dispositifs transdermiques de rivastigmine chez des sujets présentant une insuffisance rénale. Sur la base dune analyse de la population, la clairance de la créatinine na montré aucun effet évident sur les concentrations à létat déquilibre de la rivastigmine ou de ses métabolites.
Aucun ajustement posologique nest nécessaire chez les patients présentant une insuffisance rénale (voir section 4.2).
5.3. Données de sécurité préclinique
La rivastigmine n'est pas mutagène dans une batterie standard de tests in vitro et in vivo, excepté dans un test daberrations chromosomiques sur des lymphocytes périphériques humains à des doses représentant 104 fois lexposition clinique attendue. Le résultat du test in vivo du micronoyau a été négatif. Le métabolite majeur NAP226-90 na pas non plus montré de potentiel génotoxique.
Aucun signe de carcinogénicité na été mis en évidence dans les études à doses orales et topiques chez la souris et dans une étude à doses orales chez le rat à la dose maximale tolérée. Lexposition à la rivastigmine et à ses métabolites a été à peu près équivalente à celle observée chez lhomme aux doses maximales de rivastigmine sous forme de gélules et de dispositifs transdermiques.
Chez lanimal, la rivastigmine traverse la barrière placentaire et est excrétée dans le lait. Les études menées par voie orale chez les rates et les lapines gravides nont pas mis en évidence de potentiel tératogène de la rivastigmine. Dans les études par administration orale chez les rats mâles et femelles, aucun effet indésirable de la rivastigmine na été observé sur la fertilité ou la capacité de reproduction chez la génération parent ou chez la progéniture des parents. Il na pas été mené détudes dermatologiques spécifiques chez les animaux gravides.
Les dispositifs transdermiques de rivastigmine nont pas induit de phototoxicité et sont considérés comme non allergènes. Dans dautres études de toxicité dermique, il a été observé un léger effet irritant sur la peau des animaux de laboratoire, y compris des témoins. Cela pourrait indiquer que les dispositifs transdermiques de rivastigmine peuvent induire un érythème léger chez les patients.
Un léger potentiel dirritation de lil/de la muqueuse de la rivastigmine a été identifié dans une étude menée chez le lapin. Les patients et/ou les aidants doivent donc éviter de se toucher les yeux après avoir manipulé le dispositif transdermique (voir rubrique 4.4).
Film de polyester.
Film de polyester recouvert de fluoropolymère.
Matrice délivrant la substance active
Adhésif acrylique, copolymères dacrylates poly(butylméthacrylate-méthyl-méthacrylate).
Matrice adhésive
Matrice silicone adhésive.
Encre dimpression noire
Résines, cires, noir de carbone, additifs.
2 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver dans lemballage dorigine à labri de la lumière.
Conserver le dispositif transdermique dans son sachet jusquà utilisation.
Ce médicament ne nécessite pas de conditions particulières de conservation concernant la température.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Le sachet de sécurité enfant est composé dun matériau multilaminé papier/polyéthylène téréphtalate/aluminium/polyacrylonitrile.
Chaque sachet contient un dispositif transdermique.
Emballage extérieur
Les sachets sont conditionnés dans une boîte.
Les dispositifs transdermiques sont disponibles en boîtes de 7, 30, 60 et 90 sachets.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Les dispositifs transdermiques usagés doivent être pliés en deux, face adhésive à lintérieur, replacés dans le sachet dorigine et éliminés en toute sécurité et hors de la portée et de la vue des enfants. Tous les dispositifs transdermiques usagés ou inutilisés doivent être éliminés conformément à la réglementation en vigueur ou rapportés à la pharmacie.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
15, BOULEVARD CHARLES DE GAULLE
92700 COLOMBES
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 280 024 2 6 : 30 sachets (papier/polyéthylène téréphtalate/aluminium/ polyacrylonitrile) de 1 dispositif transdermique.
· 34009 587 181 1 3 : 60 sachets (papier/polyéthylène téréphtalate/aluminium/ polyacrylonitrile) de 1 dispositif transdermique.
· 34009 587 182 8 1 : 90 sachets (papier/polyéthylène téréphtalate/aluminium/ polyacrylonitrile) de 1 dispositif transdermique.
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I.
Surveillance particulière nécessaire pendant le traitement.
Prescription initiale annuelle réservée aux médecins spécialistes en neurologie, en psychiatrie, aux médecins spécialistes titulaires du diplôme détudes spécialisées complémentaires de gériatrie et aux médecins spécialistes ou qualifiés en médecine générale titulaires de la capacité de gérontologie.
Médicaments liés cités dans ce texte
- DITROPAN 5 mg, comprimé sécable
- ATENOLOL ACCORD HEALTHCARE 100 mg, comprimé sécable
- ISOPTO PILOCARPINE 2 POUR CENT, collyre
- LARGACTIL 100 mg, comprimé pelliculé sécable
- NOZINAN 100 mg, comprimé pelliculé sécable
- DOGMATIL 0,5 g/100 ml SANS SUCRE, solution buvable édulcorée au cyclamate de sodium
- AMISULPRIDE ARROW 100 mg, comprimé sécable
- TIAPRIDAL 100 mg, comprimé sécable
- ORAP 1 mg, comprimé
- HALDOL 1 mg, comprimé
- CITALOPRAM ALMUS 20 mg, comprimé pelliculé sécable
- EGERY, microgranules gastro-résistants en gélule
- MIZOCLER 10 mg, comprimé pelliculé à libération modifiée
- CHLORHYDRATE DE METHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE-HOPITAUX DE PARIS 10 mg/7,5 ml, sirop en récipient unidose
- IZILOX 400 mg, comprimé pelliculé
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