RULID 50 mg, comprimé sécable pour suspension buvable
CIS 68658161
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ANSM - Mis à jour le : 09/08/2021
RULID 50 mg, comprimé sécable pour suspension buvable
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Roxithromycine.................................................................................................................. 50,00 mg
Pour un comprimé.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Comprimé sécable pour suspension buvable.
4.1. Indications thérapeutiques
Elles tiennent compte à la fois des études cliniques auxquelles a donné lieu ce médicament et de sa place dans l'éventail des produits antibactériens actuellement disponibles.
Elles sont limitées aux infections dues aux germes définis comme sensibles:
· Angines documentées à streptocoque A bêta-hémolytique, en alternative au traitement par bêta-lactamines, particulièrement lorsque celui-ci ne peut être utilisé.
· Sinusites aiguës. Compte tenu du profil microbiologique de ces infections, les macrolides sont indiqués lorsqu'un traitement par une bêta-lactamine est impossible.
· Surinfections des bronchites aiguës.
· Exacerbations des bronchites chroniques.
· Pneumopathies communautaires chez les sujets:
o sans facteurs de risque,
o sans signes de gravité clinique,
o en l'absence d'éléments cliniques évocateurs d'une étiologie pneumococcique.
En cas de suspicion de pneumopathie atypique, les macrolides sont indiqués quels que soient la gravité et le terrain.
· Infections cutanées bénignes: impétigo, impétiginisation des dermatoses, ecthyma, dermohypodermite infectieuse (en particulier, érysipèle), érythrasma.
· Infections génitales non gonococciques.
Il convient de tenir compte des recommandations officielles concernant l'utilisation appropriée des antibactériens.
4.2. Posologie et mode d'administration
La posologie est de 5 à 8 mg/kg/jour en 2 prises par voie orale (la dose moyenne utilisée dans les essais cliniques pédiatriques a été de 6 mg/kg/jour).
Soit en fonction du poids de l'enfant:
· Enfants de 6 à 11 kg: 1/2 comprimé matin et soir.
· Enfants de 12 à 23 kg: 1 comprimé matin et soir.
· Enfants de 24 à 40 kg: 2 comprimés matin et soir.
Le traitement ne sera pas prolongé au-delà de 10 jours (voir rubrique 4.4).
Pour les angines, la durée de traitement est de 10 jours.
Mode d'administration
Mettre le demi-comprimé ou le comprimé dans la cuillère contenue dans l'étui, remplie d'eau et attendre 30 à 40 secondes que le comprimé se désagrège.
Administrer la suspension à l'enfant et lui faire boire ensuite un peu d'eau.
La roxithromycine sera administrée de préférence avant les repas.
Ce médicament NE DOIT JAMAIS ETRE UTILISE dans les situations suivantes:
· allergie aux macrolides ou à l'un des excipients (voir rubrique 6.1).
· association avec :
o o les alcaloïdes de l'ergot de seigle vasoconstricteurs: dihydroergotamine, ergotamine (voir rubrique 4.5).
o o la colchicine (voir rubrique 4.5).
o o le cisapride (voir rubrique 4.5).
· femme qui allaite un enfant traité par cisapride (voir rubrique 4.6).
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Mises en garde spéciales
Excipient à effet notoire
Ce médicament contient du lactose. Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit en lactase de Lapp ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose.
Ce médicament contient du sodium. Ce médicament contient 0.473 mg de sodium par comprimé. A prendre en compte chez les patients suivant un régime hyposodé strict.
Insuffisance hépatique
En cas d'insuffisance hépatique sévère, l'administration de la roxithromycine n'est pas recommandée. En cas dinsuffisance hépatique légère à modérée, la roxithromycine doit être utilisée avec précaution. Si ladministration est nécessaire, elle justifie alors une surveillance régulière des tests hépatiques et éventuellement une réduction de posologie.
Insuffisance rénale
L'élimination rénale de la molécule active et de ses métabolites est faible (10 % de la dose orale), ce qui permet de ne pas modifier les posologies en cas d'insuffisance rénale.
Sujet âgé
Il nest pas nécessaire dadapter la dose chez le sujet âgé.
Durée du traitement
Dans la mesure où chez le jeune animal, ont été observées à des doses au moins 10 fois supérieures aux doses thérapeutiques, des anomalies du cartilage de conjugaison, il est recommandé de limiter la posologie à 5-8 mg/kg/jour pendant une période maximale de 10 jours.
Association avec les alcaloïdes ergotés
Une vasoconstriction sévère (ergotisme) avec possible nécrose des extrémités a été rapportée avec les macrolides en cas d'association avec les alcaloïdes ergotés vasoconstricteurs. Il est nécessaire de vérifier l'absence d'un traitement par ces alcaloïdes avant toute prescription de roxithromycine (voir rubriques 4.3 et 4.5).
La prise concomitante de roxithromycine avec des alcaloïdes de l'ergot de seigle dopaminergiques est déconseillée (voir rubrique 4.5).
Réactions bulleuses graves
Des cas de réactions bulleuses graves telles que le syndrome de Stevens-Johnson, le syndrome de Lyell et la pustulose exanthématique aigüe généralisée (PEAG) ont été rapportés avec la roxithromycine (voir rubrique 4.8). Si le patient présente des symptômes ou des signes de PEAG, de Stevens-Johnson ou de syndrome de Lyell (par exemple éruption cutanée progressive souvent avec des cloques ou lésions des muqueuses), Rulid doit être arrêté.
Précautions demploi
Allongement de lintervalle QT
Dans certaines conditions, les macrolides incluant la roxithromycine, ont la possibilité dallonger lintervalle QT. Par conséquent, la roxithromycine devra être utilisée avec précaution chez les patients ayant un syndrome du QT long congénital, des conditions pro-arythmiques (ex : hypokaliémie ou hypomagnésémie non corrigée, bradycardie cliniquement significative), et chez les patients recevant des traitements pouvant allonger lintervalle QT (voir rubriques 4.5 et 4.8).
Myasthénie
Comme cest le cas avec dautres macrolides, la roxithromycine peut aggraver une myasthénie.
Surveillance clinique en cas de traitement prolongé
La surveillance de la fonction hépatique, de la fonction rénale et de la formule sanguine est recommandée en particulier en cas de traitement prolongé (par ex: durée de traitement supérieure à 2 semaines) (Voir rubrique 4.8).
Infection à Clostridium difficile
Des cas de diarrhée associée à Clostridium difficile (DACD) ont été rapportés avec l'utilisation de pratiquement tous les antibiotiques, y compris la roxithromycine (voir rubrique 4.8). Leur sévérité peut aller d'une diarrhée légère jusquà une colite pseudomembraneuse mettant en jeu le pronostic vital. Le traitement par antibiotiques modifie la flore du côlon, conduisant ainsi à une prolifération excessive de C. difficile.
C. difficile produit des toxines A et B, qui contribuent au développement de la DACD. Ces souches productrices de toxines augmentent la morbidité et la mortalité, ces infections pouvant être réfractaires au traitement antibiotique et nécessiter une colectomie. La présence d'une DACD doit être envisagée chez tous les patients développant une diarrhée après l'utilisation d'antibiotiques et la roxithromycine devra être arrêtée immédiatement. Il est important que ce diagnostic soit évoqué chez des patients qui présentent une diarrhée pendant ou après la prise dun antibiotique.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Associations contre-indiquées (voir rubrique 4.3)
+ Colchicine
Augmentation des effets indésirables de la colchicine, aux conséquences potentiellement fatales.
+ Cisapride
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
+ Ergotamine, dihydroergotamine
Ergotisme avec possibilité de nécrose des extrémités (diminution de l'élimination hépatique de l'ergotamine et inhibition de l'élimination hépatique de la dihydroergotamine).
Associations déconseillées (voir rubrique 4.4 Mises en garde spéciales et précautions demploi)
+ Alcaloïdes de l'ergot de seigle dopaminergiques (bromocriptine, cabergoline, lisuride, pergolide) (voir rubrique 4.4)
Augmentation des concentrations plasmatiques du dopaminergique avec accroissement possible de son activité ou apparition de signes de surdosage.
+ Médicaments susceptibles de donner des torsades de pointes (voir rubrique 4.4)
(amiodarone, amisulpride, arsenieux, bepridil, chlorpromazine, citalopram, cyamemazine, diphemanil, disopyramide, dofetilide, dolasetron, domperidone, dronedarone, droperidol, erythromycine, escitalopram, flupentixol, fluphenazine, halofantrine, haloperidol, hydroquinidine, ibutilide, levofloxacine, levomepromazine, lumefantrine, mequitazine, methadone, mizolastine, moxifloxacine, pentamidine, pimozide, pipamperone, pipotiazine, prucalopride, quinidine, sertindole, sotalol, spiramycine, sulpiride, sultopride, tiapride, toremifene, vandétanib, vincamine, zuclopenthixol)
Ce trouble du rythme cardiaque grave peut être provoqué par un certain nombre de médicaments, antiarythmiques ou non. L'hypokaliémie (notamment induite par des médicaments hypokaliémiants) est un facteur favorisant, de même que la bradycardie (notamment induite par des médicaments bradycardisants) ou un allongement préexistant de l'intervalle QT, congénital ou acquis. Les médicaments à lorigine de cet effet indésirable sont notamment les antiarythmiques de classe Ia et III, et certains neuroleptiques. D'autres molécules nappartenant pas à ces classes sont également en cause.
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant lassociation.
Associations faisant l'objet de précautions demploi
+ Bradycardisant
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Surveillance clinique et électrocardiographique.
+ Antivitaminique K (acenocoumarol, fluindione, phenindione, warfarine)
Augmentation de l'effet de l'antivitamine K et du risque hémorragique. Contrôle plus fréquent de l'INR. Adaptation éventuelle de la posologie de l'antivitamine K pendant le traitement par le macrolide et après son arrêt.
Problèmes particuliers du déséquilibre de l'INR
De nombreux cas d'augmentation de l'activité des anticoagulants oraux ont été rapportés chez des patients recevant des antibiotiques. Le contexte infectieux ou inflammatoire marqué, l'âge et l'état général du patient apparaissent comme des facteurs de risque. Dans ces circonstances, il apparaît difficile de faire la part entre la pathologie infectieuse et son traitement dans la survenue du déséquilibre de l'INR.
Cependant, certaines classes d'antibiotiques sont davantage impliquées: il s'agit notamment des fluoroquinolones, des macrolides, des cyclines, du cotrimoxazole et de certaines céphalosporines.
+ Atorvastatine, simvastatine
Risque majoré deffets indésirables (concentration-dépendants) à type de rhabdomyolyse.
Utiliser des doses plus faibles dhypocholestérolémiants.
+ Ciclosporine
Risque d'augmentation des concentrations sanguines de ciclosporine et de la créatininémie.
Dosage des concentrations sanguines de ciclosporine, contrôle de la fonction rénale et adaptation de la posologie pendant l'association et après l'arrêt du macrolide.
+ Digoxine et autres digitaliques
Augmentation de la digoxinémie par augmentation de son absorption
Surveillance clinique (symptomatologie et contrôle ECG) et éventuellement de la digoxinémie pendant le traitement par l'azithromycine et après son arrêt.
Cette surveillance clinique est obligatoire sil survient les symptômes suggérant un surdosage de digitalique. La toxicité cardiaque du digitalique peut se manifester par les symptômes suivants: nausée, vomissement, diarrhée, céphalée ou vertige, troubles du rythme ou de la conduction cardiaque
Associations à prendre en compte
+ Midazolam
Majoration légère de la sédation.
+ Théophylline (et, par extrapolation, aminophylline)
Risque d'augmentation de la théophyllinémie, particulièrement chez l'enfant. Toutefois ceci ne requiert généralement pas de modification de la posologie usuelle.
La roxithromycine est un inhibiteur faible du 3A CYP4. Elle peut diminuer jusquà 2 fois, lélimination des médicaments métabolisés principalement par le CYP3A. La prudence est de rigueur lorsque la roxithromycine est co-prescrite avec un médicament métabolisé par le CYP3A (tel que rifabutine et bromocriptine).
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Ce médicament est destiné à lenfant. Cependant, en cas dutilisation dans des circonstances exceptionnelles chez les femmes en âge de procréer, il faut rappeler les points suivants:
Grossesse
Il est préférable, par mesure de précaution, de ne pas utiliser la roxithromycine au cours de la grossesse. En effet, les données cliniques sont insuffisantes, bien que les données animales ne mettent pas en évidence d'effet malformatif ou ftotoxique à des doses supérieures à 200 mg/kg/j ou 40 fois la dose thérapeutique chez lHomme.
Le passage de la plupart des macrolides dans le lait maternel est documenté, avec des concentrations dans le lait égales ou supérieures aux concentrations plasmatiques. Cependant, les quantités ingérées par le nouveau-né reste faibles au regard des posologies pédiatriques. Le risque majeur consiste en une modification de la flore intestinale de lenfant. En conséquence, lallaitement est possible. En cas de survenue de troubles digestifs chez le nourrisson (candidose intestinale, diarrhée), il est nécessaire dinterrompre lallaitement (ou le médicament).
En cas de prise de cisapride chez le nouveau-né ou le nourrisson allaité, ladministration de macrolides à la mère est contre-indiquée par mesure de prudence, en raison du risque potentiel dinteraction chez lenfant (torsade de pointe).
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Des troubles visuels et une vision floue peuvent avoir une influence sur laptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines (voir rubrique 4.8).L'attention est attirée, notamment chez les conducteurs de véhicules et les utilisateurs de machines, sur les risques de sensations vertigineuses attachés à l'emploi de ce médicament.
Le tableau ci-dessous récapitule les effets indésirables identifiés durant les essais cliniques et enregistrés dans la base de données de pharmacovigilance, par catégorie de système et d'organe et par fréquence. Les catégories de fréquence sont définies en appliquant la convention suivante : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100 à < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100) ; et fréquence indéterminée (impossible à estimer à partir de données disponibles).
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Classe par système et organe |
Très fréquent (> 1/10) |
Fréquent (≥ 1/100 to < 1/10 ) |
Peu fréquent (≥ 1/1000 to < 1/100 ) |
Fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles) |
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Infections et Infestations |
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Surinfection (en cas dutilisation prolongée) : colite à Clostridium difficile (colite pseudomembraneuse). (voir rubrique 4.4) |
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Affections hématologiques et du tissu lymphatique |
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Eosinophilie |
thrombopénie, neutropénie, agranulocytose (voir rubrique 4.4) |
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Troubles du système immunitaire |
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Réactions d'hypersensibilité à type durticaire, d'dème de Quincke, de bronchospasme, de réactions anaphylactoïdes, choc anaphylactique |
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Troubles psychiatriques |
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Hallucinations ; état confusionnel (confusion). |
Médicaments liés cités dans ce texte
- ROXITHROMYCINE ARROW 150 mg, comprimé pelliculé
- DIERGOSPRAY 4 mg/ml, solution pour pulvérisation nasale
- COLCHICINE OPOCALCIUM 1 mg, comprimé sécable
- PARLODEL 10 mg, gélule
- CABERGOLINE SANDOZ 0,5 mg, comprimé sécable
- AMIODARONE ALMUS 200 mg, comprimé sécable
- AMISULPRIDE ARROW 100 mg, comprimé sécable
- LARGACTIL 100 mg, comprimé pelliculé sécable
- CITALOPRAM ALMUS 20 mg, comprimé pelliculé sécable
- CYAMEMAZINE BIOGARAN 100 mg, comprimé pelliculé sécable
- ISORYTHM L.P. 125 mg, gélule à libération prolongée
- DOMPERIDONE ALMUS 10 mg, comprimé pelliculé
- EGERY, microgranules gastro-résistants en gélule
- ESCITALOPRAM ALMUS 10 mg, comprimé pelliculé sécable
- FLUANXOL 4 %, solution buvable
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