ERYTHROCINE 1 g I.V., lyophilisat pour préparation injectable
CIS 64620665
Informations à jour au 10 septembre 2020.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 10/09/2020
ERYTHROCINE 1 g I.V., lyophilisat pour préparation injectable
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Lactobionate d'érythromycine quantité correspondant à........................................................... 1,18 g
Quantité correspondant à érythromycine base........................................................................... 1,0 g
Pour un flacon de poudre.
Poudre pour préparation injectable.
4.1. Indications thérapeutiques
Les indications thérapeutiques procèdent de lactivité antibactérienne et des caractéristiques pharmacocinétiques de lérythromycine. Elles tiennent compte à la fois des études cliniques auxquelles a donné lieu ce médicament et de sa place dans léventail des produits antibactériens actuellement disponibles.
Ce produit est indiqué lorsque des taux sériques élevés doivent être rapidement atteints ou lorsque létat du malade ne permet pas ladministration orale.
Elles sont limitées aux infections dues aux germes définis comme sensibles, notamment dans les manifestations suivantes :
· broncho-pulmonaires :
o pneumopathies aiguës et notamment la maladie des légionnaires,
o surinfections des broncho-pneumopathies chroniques,
· cutanées,
· ostéo-articulaires,
· uro-génitales (en particulier prostatiques),
· septicémiques (notamment en cas dintolérance aux bêta-lactamines).
Il convient de tenir compte des recommandations officielles concernant lutilisation appropriée des antibactériens.
4.2. Posologie et mode d'administration
Chez ladulte :
La posologie usuelle est de 2 g par jour. Elle peut être augmentée lorsque la sévérité de linfection le justifie. Des posologies de 3 à 4 g par jour peuvent être administrées lors dinfections sévères.
Personnes âgées :
Pas de recommandations de dosage spécifiques
Pour les instructions relatives à la reconstitution du médicament avant administration, voir section 6.6.
Patients avec diminution de la fonction rénale
Dans les cas de diminution modérée à sévère de la fonction rénale (à partir d'une concentration en créatinine dans le sérum de 2,0 mg/dl jusqu'à l'insuffisance rénale avec anurie), la dose quotidienne maximale pour les adolescents de plus de 14 ans et adultes (dont le poids corporel est supérieur à 50 kg) est de 2 g d'érythromycine par jour. L'érythromycine n'est pas hémodialysable. Une dose supplémentaire n'est donc pas nécessaire chez les patients dialysés régulièrement.
Patients présentant une insuffisance hépatique :
Des précautions doivent être prises lors de l'administration d'érythromycine à des patients présentant une insuffisance hépatique (voir section 4.4).
Population pédiatrique
La dose moyenne est de 30 à 40 mg par kg de poids corporel, par 24 heures.
Mode dadministration
Par voie parentérale uniquement
Lérythromycine I.V. peut être administrée en perfusion continue ou discontinue.
L'injection par bolus (injection en IV massive) est contre-indiquée.
Les perfusions rapides étant plus fréquemment associées avec des arythmies ou des épisodes d'hypotension, il est recommandé d'administrer les perfusions d'érythromycine sur une durée d'au moins 60 minutes. Des perfusions plus longues doivent être utilisées chez les patients présentant des facteurs de risque ou des antécédents d'arythmie.
· perfusion discontinue : injecter le quart de la dose quotidienne en 60 minutes minimum, toutes les 6 heures.
· perfusion continue : ne pas administrer dautres produits dans la veine recevant la perfusion I.V.
* En cas dinfections sévères, il est possible de doubler la posologie (3 à 4 g par 24 heures).
Adultes, enfants et nouveaux-nés
Lors d'infections graves et chez les patients immunodéprimés :
50 mg/kg/jour, de préférence en perfusion continue, (équivalent à 4 g par jour pour les adultes) en doses fractionnées.
Infections bénignes à modérées (voie orale compromise) : 25 mg/kg/jour en doses fractionnées.
Ce médicament NE DOIT JAMAIS ETRE UTILISE dans les situations suivantes :
· Hypersensibilité à la substance active ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1,
· Hypersensibilité aux autres macrolides
· Lérythromycine ne doit pas être administrée aux patients ayant des antécédents dallongement de lintervalle QT (allongement de lintervalle QT congénital ou acquis) ou darythmie cardiaque ventriculaire, notamment des torsades de pointe (voir rubriques 4.4 et 4.5)
· Lérythromycine ne doit pas être administrée aux patients présentant des troubles électrolytiques (hypokaliémie, hypomagnésémie en raison du risque dallongement de lintervalle QT).
· association avec :
o les alcaloïdes de l'ergot de seigle vasoconstricteur : dihydroergotamine, ergotamine, methylergométrine, methysergide
o l'alfuzosine
o la colchicine
o la dapoxétine
o la dompéridone
o la dronédarone
o léplérénone
o livabradine
o le lomitapide
o la mizolastine
o lombitasvir, le paritaprévir
o le pimozide
o la quétiapine
o la ranolazine
o la simvastatine
o le ticagrelor
o les médicaments susceptibles de donner des torsades de pointes
o la dompéridone
(Voir rubrique 4.5)
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
· Eviter l'injection en bolus (voir rubrique 4.2).
· Ne pas administrer d'autre produit dans la veine recevant la perfusion IV.
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Évènements cardiovasculaires Lallongement de lintervalle QT, reflétant les effets sur la repolarisation cardiaque entraînant un risque darythmie cardiaque et de torsades de pointes, a été observé chez des patients traités par des macrolides, dont lérythromycine (voir rubriques 4.3, 4.5 et 4.8). Des décès ont été signalés. L'érythromycine doit être utilisée avec prudence dans les cas suivants : · Patients atteints de maladie coronarienne, dinsuffisance cardiaque sévère, de troubles de la conduction ou de bradycardie cliniquement significative. · Patients prenant simultanément dautres médicaments associés à un allongement de lintervalle QT (voir rubriques 4.3 et 4.5) Les patients âgés risquent davantage de souffrir des effets sur l'intervalle QT associés au médicament (voir rubrique 4.8). Les résultats des études épidémiologiques sintéressant au risque de survenue deffets cardiovasculaires indésirables liés aux macrolides sont variables. Certaines études observationnelles ont mis en évidence un risque de survenue rare à court terme darythmie, dinfarctus du myocarde et de mortalité cardiovasculaire associés aux macrolides, dont lérythromycine. Lors de la prescription de lérythromycine, ces résultats doivent être pris en compte par rapport aux bénéfices du traitement. Des troubles du rythme cardiaque (allongement de l'espace QT, extra-systoles ventriculaires, torsades de pointes, blocs auriculo-ventriculaires) ont été décrits chez des patients porteurs de maladies cardio-vasculaires, le plus souvent après administration rapide du médicament. En raison de cette toxicité cardio-vasculaire potentielle, il est recommandé d'administrer le lactobionate d'érythromycine en perfusion intraveineuse continue ou en perfusion intraveineuse fractionnée en 4 prises par 24 heures. La durée d'administration de chaque prise doit être au minimum de 60 minutes. La surveillance de l'électrocardiogramme est recommandée pendant la durée de la perfusion chez les patients atteints de maladies cardio-vasculaires; l'allongement de l'espace QT doit conduire à l'arrêt de la perfusion. Nouveau-nés: Des troubles du rythme cardiaque d'évolution fatale ont été signalés après plusieurs jours de traitement à dose élevée (50 mg/kg/j). Avant l'âge de deux mois, son utilisation doit donc rester exceptionnelle et doit être réservée aux situations pour lesquelles il n'existe pas d'alternative thérapeutique. Dans ces situations, en raison du manque d'information sur les posologies adaptées, il est impératif de tenir compte de l'immaturité hépatique observée dans les premières semaines de la vie pour déterminer la dose et le rythme d'administration. |
Des cas de diarrhée associée à Clostridium difficile (DACD) ont été rapportés avec l'utilisation de pratiquement tous les antibiotiques, y compris l'érythromycine. La sévérité de la DACD peut varier dune forme légère jusquà la mise en jeu du pronostic vital, la forme la plus sévère étant la colite pseudomembraneuse (voir rubrique 4.8). Par conséquent, il est important denvisager ce diagnostic chez les patients qui développent une diarrhée grave pendant ou après le traitement par érythromycine. Si une DACD est suspectée ou confirmée, lérythromycine doit être arrêtée immédiatement et un traitement approprié doit être instauré sans retard. Les médicaments inhibant le péristaltisme sont contre-indiqués chez les patients qui développent une diarrhée sévère.
Comme pour les autres macrolides, des réactions allergiques sévères et rares, y compris la pustulose exanthématique aiguë généralisée (PEAG), ont été rapportées. Si une réaction allergique se produit, ladministration du médicament doit être interrompue et un traitement approprié doit être instauré. Les médecins doivent être informés de la possibilité de réapparition des symptômes allergiques lors de linterruption du traitement symptomatique.
Inhibiteurs de lHMG-CoA réductase (statines) métabolisés par le CYP 3A4 et risque de
rhabdomyolyse :
Lérythromycine entraîne une augmentation des concentrations plasmatiques des statines qui sont métabolisées par le CYP3A4, ce qui augmente le risque de myopathie notamment de rhabdomyolyse. La simvastatine étant principalement métabolisée par le CYP3A4, son utilisation concomitante avec lérythromcyine est contre-indiquée (voir rubriques 4.3 et 4.5). Si le traitement par lérythromycine savère indispensable, le traitement par simvastatine doit être suspendu pendant la durée du traitement par érythromycine.
Lassociation de lérythromycine avec les autres statines métabolisées par le CYP3A4 (atorvastatine) doit être évitée dans la mesure du possible (voir rubrique 4.5). Dans le cas où lutilisation concomitante dérythromycine avec latorvastatine savère nécessaire, il est recommandé dutiliser une plus faible dose datorvastatine et lapparition de signes ou symptômes de myopathie doit être surveillée.
L'utilisation d'une statine qui ne dépend pas du métabolisme du CYP3A peut être envisagée.
En cas d'insuffisance hépatique, l'administration d'érythromycine n'est pas recommandée. Si elle est nécessaire, elle justifie alors une surveillance régulière des tests hépatiques et éventuellement une réduction de posologie.
En cas d'insuffisance rénale sévère, le risque d'hypoaccousie transitoire due à l'augmentation de la demi-vie d'élimination doit faire envisager une réduction des posologies, notamment en cas de traitement prolongé.
Interactions avec les examens paracliniques
L'érythromycine, comme d'autres antibiotiques peut interférer dans les dosages urinaires de catécholamines par fluorescence. Cette interférence peut s'observer principalement avec les techniques non chromatographiques, et dans une moindre mesure, après séparation chromatographique.
Population pédiatrique :
Des cas de sténose pylorique hypertrophique (IHPS) ont été signalés chez des nourrissons à la suite d'un traitement par lérythromycine. Des études épidémiologiques comprenant des données issues de méta-analyses suggèrent une augmentation de 2 à 3 fois du risque dIHPS a une exposition à lérythromycine chez le nourrisson. Ce risque est plus élevé après une exposition à lérythromycine au cours des 14 premiers jours de la vie. Les données disponibles suggèrent un risque de 2,6 % (IC de 95 % : 1,5 à 4,2%) après une exposition à lérythromycine au cours de cette période. Le risque dIHPS dans la population générale est de 0,1 à 0,2 %. Étant donné que l'érythromycine peut être utilisée chez le nourrisson pour traiter des affections associées à un risque élevé de mortalité ou de morbidité (comme la coqueluche ou la chlamydia), le bénéfice d'un traitement par l'érythromycine doit être évalué en fonction du risque potentiel de développer une IHPS. Il convient dinformer les parents quils doivent contacter leur médecin en cas de vomissements ou de difficultés à nourrir l'enfant.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Inhibiteurs puissant du CYP3A4
Lérythromycine est un inhibiteur du CYP3A4. Il possède la capacité dinhiber fortement le cytochrome P450-3A4, une enzyme qui intervient dans le métabolisme de nombreux médicaments. Lorsque lactivité de cette enzyme est inhibée, elle nest plus en mesure de métaboliser le médicament qui va alors saccumuler. Si la marge thérapeutique de ce médicament est étroite et quil n'y a pas dautre voie métabolique efficace, le risque dobserver une interaction cliniquement significative devient élevé.
Associations contre-indiquées
+ Alcaloïdes de l'ergot de seigle vasoconstricteurs (dihydroergotamine, ergotamine, methylergometrine, methysergide)
Risque de vasoconstriction coronaire ou des extrémités (ergotisme avec possibilité de nécrose des extrémités), ou de poussées hypertensives par diminution de l'élimination hépatique des alcaloïdes de l'ergot de seigle.
+ Alfuzosine
Risque d'augmentation des concentrations plasmatiques de l'alfuzosine et de ses effets indésirables.
+ Colchicine
Augmentation des effets indésirables de la colchicine, aux conséquences potentiellement fatales.
+ Dapoxetine
Risque de majoration des effets indésirables notamment à type de vertiges ou de syncopes.
+ Dompéridone
Augmentation des concentrations plasmatiques de la dompéridone métabolisée par le cytochrome
P450-3A4 lors de l'administration d'érythromycine.
Une surveillance appropriée doit être mise en place et la posologie devra être ajustée, si nécessaire
+ Dronédarone
Augmentation importante des concentrations de dronédarone par diminution de son métabolisme.
+ Eplérénone
Risque daugmentation des concentrations plasmatiques de léplérénone par linhibiteur et de ces effets indésirables, notamment lhyperkaliémie.
+ Ivabradine
Augmentation des concentrations plasmatiques de livabradine et par conséquent de ses effets indésirables (inhibition de son métabolisme hépatique par linhibiteur).
+ Lomitapide
Augmentation des concentrations plasmatiques du lomitapide par diminution de son métabolisme hépatique par linhibiteur.
+ Médicaments susceptibles de donner des torsades de pointes
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
+ Mizolastine
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
+ Ombitasvir, Paritaprévir
Augmentation des concentrations plasmatiques de la bithérapie par diminution de son métabolisme hépatique par linhibiteur.
+ Pimozide
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
+ Quétiapine
Augmentation importante des concentrations de quétiapine, avec risque de surdosage.
+ Ranolazine
Augmentation des concentrations de ranolazine par diminution de son métabolisme par l'inhibiteur.
+ Simvastatine
Risque majoré de deffets indésirables (concentration-dépendants) à type de rhabdomyolyse (diminution du métabolisme hépatique de lhypocholestérolémiant).
+ Ticagrelor
Augmentation des concentrations plasmatiques de ticagrelor par diminution de son métabolisme hépatique par linhibiteur
Augmentation des concentrations plasmatiques de la dompéridone métabolisée par le cytochrome P450 lors de l'administration d'érythromycine.
Une surveillance appropriée doit être mise en place et la posologie devra être ajustée, si nécessaire
Associations déconseillées
+ Alcaloïdes de lergot de seigle dopaminergiques (bromocriptine, cabergoline, lisuride, pergolide)
Augmentation des concentrations plasmatiques du dopaminergique avec accroissement possible de son activité ou apparition de signes de surdosage.
+ Apixaban
Augmentation des concentrations plasmatiques de lapixaban par linhibiteur, avec majoration du risque de saignement.
+ Bédaquiline
Augmentation des concentrations plasmatiques de bédaquilline par diminution de son métabolisme hépatique par linhibiteur.
Si lassociation est nécessaire, une surveillance ECG plus fréquente et une surveillance des transaminases sont recommandées.
+ Buspirone
Augmentation des concentrations plasmatiques de l'anxiolytique par diminution de son métabolisme hépatique avec majoration importante de la sédation.
+ Carbamazépine
Augmentation des concentrations plasmatiques de carbamazépine avec signes de surdosage par inhibition de son métabolisme hépatique.
Il est possible d'utiliser d'autres macrolides (sauf spiramycine) dont l'interférence au plan clinique est actuellement considérée comme minime ou nulle. Cependant dans la maladie des Légionnaires, l'érythromycine reste l'antibiotique de référence; en cas d'utilisation de cet antibiotique, une surveillance clinique avec contrôle des concentrations plasmatiques de carbamazépine est souhaitable en milieu spécialisé.
+ Disopyramide
Risque de majoration des effets indésirables du disopyramide : hypoglycémies sévères, allongement de l'intervalle QT et troubles du rythme ventriculaire graves, notamment à type de torsade de pointes.
Surveillance clinique, biologique et électrocardiographique régulière.
+ Ebastine (antihistaminique H1)
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment chez les sujets prédisposés (syndrome du QT long congénital).
+ Fésotérodine
Augmentation des concentrations de fésotérodine chez les métaboliseurs lents, avec risque de surdosage.
+ Fidaxomicine
Augmentation des concentrations plasmatiques de la fidaxomicine.
+ Immunosuppresseurs (ciclosporine, évérolimus, sirolimus, tacrolimus)
Augmentation très importante des concentrations sanguines de limmunodépresseur par inhibition de son métabolisme hépatique.
En cas dassociation, contrôle strict de la fonction rénale, dosage des concentrations sanguines de limmunosuppresseur et adaptation éventuelle de la posologie.
+ Inhibiteurs des tyrosines kinases métabolisés : bosutinib et ibrutinib
Risque de majoration des effets indésirables de linhibiteur de tyrosine kinase par diminution de son métabolisme.
Si lassociation avec librutinib ne peut être évitée, adaptation de la posologie dibrutinib ou interruption temporaire (environ 7 jours).
+ Irinotécan
Risque de majoration des effets indésirables de lirinotécan par augmentation des concentrations plasmatiques de son métabolite actif.
+ Méthadone
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
+ Oxycodone
Augmentation des concentrations plasmatiques de loxycodone.
Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie doxycodone pendant la durée du traitement par linhibiteur enzymatique.
+ Régorafénib
Augmentation des concentrations plasmatiques de régorafénib par diminution de son métabolisme hépatique par linhibiteur
+ Riociguat
Augmentation des concentrations plasmatiques de riociguat par diminution de son métabolisme hépatique par linhibiteur
+ Rivaroxaban
Augmentation des concentrations plasmatiques de rivaroxaban, avec majoration du risque de saignement.
+ Siméprévir
Risque daugmentation des concentrations plasmatiques de siméprévir par diminution de son métabolisme hépatique par linhibiteur
+ Tamsulosine
Risque de majoration des effets indésirables de la tamsulosine, par inhibition de son métabolisme hépatique.
+ Théophylline et par extrapolation aminophylline
Surdosage en théophylline (diminution de son élimination hépatique) plus particulièrement dangereux chez l'enfant.
Il est possible d'utiliser les autres macrolides (sauf spiramycine) dont l'interférence au plan clinique est actuellement considérée comme minime ou nulle. Cependant, en cas de légionellose, l'érythromycine reste l'antibiotique de référence; en cas d'utilisation de cet antibiotique, une surveillance clinique avec contrôle des concentrations plasmatiques de théophylline est souhaitable en milieu spécialisé.
+ Toltérodine
Augmentation des concentrations plasmatiques de toltérodine chez les métaboliseurs lents, avec risque de surdosage.
Associations faisant l'objet de précautions demploi
+ Afatinib
Augmentation des concentrations plasmatiques dafatinib par augmentation de son absorption par lérythromycine. Il est recommandé dadministrer lérythromycine le plus à distance possible de lafatinib, en respectant de préférence un intervalle de 6 heures ou de 12 heures par rapport à la prise dafatinib.
+ Alfentanil
Augmentation de l'effet dépresseur respiratoire de l'analgésique opiacé par diminution de son métabolisme hépatique.
Surveillance clinique et adaptation de la posologie de l'analgésique opiacé en cas de traitement par l'érythromycine.
+ Anagrelide
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant lassociation.
+ Antagonistes des canaux calciques
Majoration des effets indésirables de l'antagoniste des canaux calciques, le plus souvent à type d'hypotension notamment chez le sujet âgé.
Surveillance clinique et adaptation de la posologie pendant le traitement par l'érythromycine et après son arrêt.
+ Antivitamines K
Augmentation de l'effet de l'antivitamine K et du risque hémorragique. Contrôle plus fréquent de l'INR. Adaptation de la posologie de l'antivitamine K pendant le traitement par l'érythromycine et après son arrêt.
+ Atorvastatine
Risque majoré d'effets indésirables (concentration-dépendants) à type de rhabdomyolyse (par diminution du métabolisme hépatique de l'hypocholestérolémiant). Utiliser des doses plus faibles d'hypocholestérolémiant. Si l'objectif thérapeutique n'est pas atteint, utiliser une autre statine non concernée par ce type d'interaction.
+ Azithromycine
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant lassociation.
+ Bêta-bloquants dans linsuffisance cardiaque
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Surveillance clinique et électrocardiographique.
+ Bortezomib
Risque de majoration des effets indésirables, notamment neurologiques, du bortezomib par diminution de son métabolisme.
Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie du bortezomib pendant la durée du traitement par linhibiteur enzymatique.
+ Bradycardisants
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Surveillance clinique et électrocardiographique.
+ Carbazitaxel
Risque de majoration des effets indésirables dose dépendants du carbazitaxel par inhibition de son métabolisme par l'inhibiteur enzymatique.
Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie du carbazitaxel pendant le traitement par l'inhibiteur enzymatique.
+ Ciprofloxacine
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant lassociation.
+ Clarithromycine
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant lassociation.
+ Daclatasvir
Augmentation des concentrations de daclatasvir par linhibiteur.
La dose de daclatasvir doit être diminuée à 30 mg 1 fois par jour en cas de co-administration avec linhibiteur.
+ Darifénacine
Augmentation des concentrations de darifénacine, avec risque de majoration de ses effets indésirables.
Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie de darifénacine.
+ Digoxine
Augmentation de la digoxinémie par augmentation de son absorption.
Surveillance clinique et éventuellement de la digoxinémie pendant le traitement par l'érythromycine et après son arrêt.
+ Docetaxel
Risque de majoration des effets indésirables dose-dépendants du docétaxel par inhibition de son métabolisme par linhibiteur enzymatique.
Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie du docétaxel pendant le traitement par linhibiteur enzymatique
+ Fentanyl
Augmentation de leffet dépresseur respiratoire de lanalgésique opiacé par diminution de son métabolisme hépatique.
Surveillance clinique et adaptation de la posologie de lanalgésique opiacé en cas de traitement par un inhibiteur puissant du CYP3A4.
+ Glibenclamide et glimépiride
Risque dhypoglycémie par augmentation de labsorption et des concentrations plasmatiques de lantidiabétique.
Prévenir le patient, renforcer lautosurveillance glycémique et adapter éventuellement la posologie du sulfamide hypoglycémiant pendant le traitement par érythromycine.
+ Hypokaliémiants
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Corriger toute hypokaliémie avant dadministrer le produit et réaliser une surveillance clinique, électrolytique et électrocardiographique.
+ Inhibiteurs de la phosphodiésterase de type 5
Augmentation des concentrations plasmatiques de linhibiteur de la PDE 5 avec risque dhypotension.
Débuter le traitement par linhibiteur de la PDE5 à la dose minimale en cas d'association avec l'un de ces médicaments.
+ Inhibiteurs des tyrosines kinases autre que le bosutinib et librutinib (cf associations déconseillées) et le vandétanib (pas dassociations à considérer)
Risque de majoration des effets indésirables de linhibiteur de tyrosine kinase par diminution de son métabolisme. Surveillance clinique.
+ Ivacaftor
Augmentation importante des concentrations divacaftor, avec risques de majoration des effets indésirables.
Réduire la dose du quart, soit 150 mg 1 jour sur 2.
+ Lévofloxacine
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant lassociation.
+ Maraviroc
Augmentation des concentrations de maraviroc par linhibiteur.
La dose de maraviroc doit être diminuée à 150 mg deux fois par jour en cas de co-administration avec cet inhibiteur.
+ Midazolam
Augmentation des concentrations plasmatiques de midazolam par diminution de son métabolisme hépatique, avec majoration de la sédation, notamment chez l'enfant.
Surveillance clinique et réduction de la posologie du midazolam pendant le traitement par érythromycine.
+ Norfloxacine
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant lassociation.
+ Ondansétron
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant lassociation.
+ Pravastatine
Augmentation de la concentration plasmatique de la pravastatine par lérythromycine.
Surveillance clinique et biologique pendant le traitement par lantibiotique.
+ Quinine
Risque de majoration des effets indésirables de la quinine, notamment troubles du rythme ventriculaire et troubles neurosensoriels (cinchonisme).
Surveillance clinique et ECG. Adaptation éventuelle de la posologie de la quinine pendant le traitement par linhibiteur enzymatique et après son arrêt.
+ Roxithromycine
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant lassociation.
+ Solifénacine
Augmentation des concentrations de solifénacine, avec risques de surdosage.
Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie de solifénacine.
+ Sufentanil
Augmentation de leffet dépresseur respiratoire de lanalgésique opiacé par diminution de son métabolisme hépatique.
Surveillance clinique et adaptation de la posologie de lanalgésique opiacé en cas de traitement par un inhibiteur puissant du CYP3A4.
+ Vérapamil
Bradycardie et/ou troubles de la conduction auriculo-ventriculaire, par diminution du métabolisme hépatique du vérapamil par l'érythromycine.
Surveillance clinique et ECG; s'il y a lieu, adaptation de la posologie du vérapamil pendant le traitement par l'érythromycine et après son arrêt.
+ Vinca-alcaloïdes cytotoxiques
Risque de majoration de la toxicité de lantimitotique par diminution de son métabolisme hépatite par lérythromycine. Surveillance clinique et biologique étroite. Eventuellement, utiliser un autre antibiotique.
Associations à prendre en compte
+ Dexaméthasone
Augmentation des concentrations plasmatiques de la dexaméthasone par diminution de son métabolisme hépatique par lérythromycine, avec risque dapparition dun syndrome cushingoïde.
+ Idélalisib
Augmentation des concentrations plasmatiques didélalisib par diminution de son métabolisme hépatique par linhibiteur.
+ Substrats à risque du CYP3A4
Majoration des effets indésirables propres à chaque substrat, avec conséquences souvent sévères.
+ Venlafaxine
Augmentation des concentrations plasmatiques de venlafaxine avec risque de surdosage.
+ Zolpiclone et zolpidem
Légère augmentation des effets sédatifs de ces médicaments.
Problèmes particuliers du déséquilibre de l'INR
Des effets anticoagulants accrus ont été signalés lorsque lérythromycine et des anticoagulants oraux (par exemple, la warfarine, le rivaroxaban) sont utilisés. Le contexte infectieux ou inflammatoire marqué, l'âge et l'état général du patient apparaissent comme des facteurs de risque. Dans ces circonstances, il apparaît difficile de faire la part entre la pathologie infectieuse et son traitement dans la survenue du déséquilibre de l'INR. Cependant, certaines classes d'antibiotiques sont davantage impliquées : il s'agit notamment des fluoroquinolones, des macrolides, des cyclines, du cotrimoxazole et de certaines céphalosporines.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
En raison du bénéfice attendu l'utilisation de l'érythromycine peut être envisagée au cours de la grossesse si besoin.
En effet, malgré des données animales insuffisantes, l'utilisation large de l'érythromycine au cours de la grossesse n'a pas révélé, à ce jour, d'effet malformatif ou foetotoxique.
L'érythromycine passe dans le lait maternel; une diarrhée, de l'irritabilité ont pu être observées chez l'enfant allaité. En conséquence, par mesure de précaution il convient d'éviter d'allaiter pendant la durée du traitement.
Fertilité
Aucune donnée disponible.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Effets indésirables liés à la voie injectable
· allongement de lespace QT, extrasystoles ventriculaires, torsades de pointes, bloc auriculo-ventriculaire ont été observées de façon exceptionnelle (voir rubrique 4.4)
· irritation veineuse.
Tableau des effets indésirables pour toutes les voies
La liste des effets indésirables présentée ci-dessous est présentée par classes de système d'organes, suivant les préférences de MedDRA, et les fréquences utilisées suivent les catégories de fréquences suivantes : rare (≥1/10 000 à <1/1 000) indéterminée (ne peut pas être estimée à partir des données disponibles)
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Classification par système organe |
Fréquence |
Effets indésirables |
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Affections du système immunitaire |
Indéterminée |
Hypersensibilité, réactions anaphylactiques |
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Affections de l'oreille et du labyrinthe |
Indéterminée |
Surdité, acouphène*
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Affections cardiaques |
Indéterminée |
Torsades de pointe, arrêt cardiaque, fibrillation ventriculaire |
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Affections gastro-intestinales |
Rare |
Pancréatite** |
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Indeterminé |
Nausée, vomissements, gastralgies, diarrhée, colite pseudomembraneuse***, sténose hypertrophique du pylore infantile, anorexie, sténose hypertrophique du pylore du nourrisson |
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Affections hépatobiliaires |
Rare |
Troubles hépatiques avec élévation des phosphatases alcalines et/ou des transaminases sériques **** |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
Indéterminée |
Érythème polymorphe, nécrolyse épidermique toxique, syndrome de Stevens Johnson, pustulose exanthématique aiguë généralisée (PEAG) |
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Affections du rein et des voies urinaires |
Indéterminée |
Néphrite Tubulointerstitielle |
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Examens |
Indéterminée |
Allongement de l'intervalle QT à l'électrocardiogramme. |
* Ototoxicité chez les patients âgés atteints d'insuffisance rénale ou hépatique, cas dhypoacousies (surdité) et dacouphènes isolés généralement régressifs à larrêt du traitement, en majorité chez des patients présentant une insuffisance rénale ou chez ceux traités avec des doses massives d'érythromycine (voir rubrique 4.4)
**De rares cas de pancréatites pouvant survenir rapidement après le début du traitement, notamment lors de lutilisation de forte dose, ou au cours dun surdosage, ont été rapportés.
***Dexceptionnels cas de colites pseudo-membraneuses ont été rapportés.
****avec parfois des manifestations cliniques (ictère, fièvre) éventuellement associées à des « douleurs abdominales aiguës ». Lapparition de signes cliniques impose larrêt immédiat du traitement.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr..
Symptômes
Perte d'audition, sévères épisodes de nausées, vomissements et diarrhées
Traitements
Lavage gastrique, mesures de traitement de support.
En cas de surdosage, le traitement avec l'érythromycine doit être interrompu.
Lérythromycine ne peut être éliminée ni par dialyse péritonéale ni par hémodialyse.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : Antibactériens a usage systémique, Code ATC : J01FA01
Mécanisme daction
Lérythromycine est un antibiotique de la famille des macrolides.
Lérythromycine agit en inhibant la synthèse des protéines bactériennes en se liant à la partie 50 S de la sous-unité du ribosome des micro-organismes sensibles et en empêchant la translocation peptidique.
Spectre dactivité antibactérienne
Les concentrations critiques séparent les souches sensibles des souches de sensibilité intermédiaire et ces dernières, des résistantes :
S ≤ 1 mg/l et R > 4 mg/l
La prévalence de la résistance acquise peut varier en fonction de la géographie et du temps pour certaines espèces. Il est donc utile de disposer dinformations sur la prévalence de la résistance locale, surtout pour le traitement dinfections sévères.
Ces données ne peuvent apporter quune orientation sur les probabilités de la sensibilité dune souche bactérienne à cet antibiotique.
Lorsque la variabilité de la prévalence de la résistance en France est connue pour une espèce bactérienne, elle est indiquée dans le tableau ci-dessous :
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Catégories |
Fréquence de résistance acquise en France (> 10%) (valeurs extrêmes) |
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ESPÈCES SENSIBLES |
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Aérobies à Gram positif |
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Bacillus cereus |
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Corynebacterium diphtheriae |
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Entérocoques |
50 - 70 % |
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Rhodococcus equi |
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Staphylococcus méti-S |
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Staphylococcus méti-R * |
70 - 80 % |
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Streptococcus B |
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Streptococcus non groupable |
30 - 40 % |
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Streptococcus pneumoniae |
35 - 70 % |
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Streptococcus pyogenes |
16 - 31 % |
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Aérobies à Gram négatif |
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Bordetella pertussis |
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Branhamella catarrhalis |
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Campylobacter |
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Legionella |
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Moraxella |
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Anaérobies |
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Actinomyces |
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Bacteroides |
30 - 60 % |
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Eubacterium |
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Mobiluncus |
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Peptostreptococcus |
30 - 40 % |
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Porphyromonas |
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Prevotella |
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Propionibacterium acnes |
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Catégories |
Fréquence de résistance acquise en France (> 10%) (valeurs extrêmes) |
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Autres |
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Borrelia burgdorferi |
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Chlamydia |
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Coxiella |
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Leptospires |
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Mycoplasma pneumoniae |
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Treponema pallidum |
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ESPÈCES MODÉRÉMENT SENSIBLES |
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(in vitro de sensibilité intermédiaire) |
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Aérobies à Gram négatif |
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Haemophilus |
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Neisseria gonorrhoeae |
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Anaérobies |
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Clostridium perfringens |
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Autres |
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Ureaplasma urealyticum |
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ESPÈCES RÉSISTANTES |
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Aérobies à Gram positif |
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Corynebacterium jeikeium |
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Nocardia asteroïdes |
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Aérobies à Gram négatif |
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Acinetobacter |
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Entérobactéries |
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Pseudomonas |
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Anaérobies |
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Fusobacterium |
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Autres |
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Mycoplasma hominis |
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*La fréquence de résistance à la méticilline est environ de 30 à 50 % de lensemble des staphylocoques et se rencontre surtout en milieu hospitalier.
Remarque : la majorité des souches d'Haemophilus influenzae sont enclines aux concentrations atteintes après des doses ordinaires.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Concentration sérique maximale pour une dose et par voie intraveineuse.
L'injection intraveineuse d'érythromycine IV permet d'atteindre rapidement des concentrations sériques élevées que la voie orale n'autorise pas.
Après injection flash de 500 mg d'érythromycine IV des concentrations plasmatiques moyennes de:
· 27,3 microgrammes/ml (15ème minute)
· 17,1 microgrammes/ml (30ème minute)
· 13,4 microgrammes/ml (60ème minute)
sont atteintes.
A la quatrième heure, la concentration sérique est encore de 5,66 microgrammes/ml.
Les macrolides pénètrent et s'accumulent dans les phagocytes (polynucléaires neutrophiles, monocytes, macrophages péritonéaux et alvéolaires).
Les concentrations intraphagocytaires sont élevées chez l'homme.
Comme pour d'autres macrolides, ces propriétés expliquent l'activité de l'érythromycine sur les bactéries intra-cellulaires.
Demi-vie
La demi-vie d'élimination globale de l'organisme est de 100 minutes.
Diffusion humorale et tissulaire
Les concentrations obtenues par voie IV permettent une diffusion plus importante dans les organes où l'érythromycine diffuse habituellement et notamment dans les poumons, les amygdales et la prostate.
L'érythromycine diffuse peu dans le liquide céphalo-rachidien bien que son passage soit accru en cas d'inflammation méningée.
L'érythromycine traverse la barrière placentaire. Elle se concentre dans le lait.
Liaison aux protéines plasmatiques
La liaison de l'érythromycine base aux protéines plasmatiques est de 65 pour cent environ avec une prédominance sur l'alpha: glycoprotéine acide (environ 55 pour cent) (étude avec érythromycine C14).
Biotransformation
L'érythromycine est en partie métabolisée par le foie.
Élimination
L'érythromycine se concentre dans le foie et s'élimine sous forme active principalement par la bile à des concentrations supérieures à celles des taux sériques.
L'élimination rénale est de l'ordre de 12 à 15 pour cent.
5.3. Données de sécurité préclinique
Aucune preuve de tératogénicité ou d'autres effets secondaires sur la reproduction des rats femelles par gavage oral à 350 mg/kg/jour (7 fois la dose humaine) d'érythromycine de base avant et durant l'accouplement, pendant la gestation et pendant le sevrage de deux portées successives. Il n'existe toutefois aucune étude contrôlée et adéquates chez la femme enceinte. Les études sur la reproduction animale n'étant pas toujours prédictives de la réponse humaine, ce médicament ne doit être utilisé lors de la grossesse uniquement en cas d'absolue nécessité. Il a été démontré que l'érythromycine franchit la barrière placentaire chez l'homme, mais les concentrations plasmatiques ftales restent généralement faibles.
3 ans.
Après ouverture: le produit doit être utilisé immédiatement.
6.4. Précautions particulières de conservation
Pas de précautions particulières de conservation.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
1 flacon de 1,18 g de poudre lyophilisée.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Préparation de la solution à administrer
Une double dilution est nécessaire.
Une solution initiale correspondant à 50 mg/ml d'érythromycine base est préparée en ajoutant 20 ml d'eau pour préparations injectables au contenu du flacon d'ERYTHROCINE 1 g IV (agiter longuement jusqu'à dissolution complète).
Pour cette étape, une solution de chlorure de sodium à 0,9 % ne convient pas.
Cette solution initiale peut être conservée au réfrigérateur pendant 2 semaines, ou à la température ambiante pendant 24 heures.
Pour la solution finale à administrer (stable pendant 12 heures), on utilisera exclusivement une solution de chlorure de sodium à 0,9 % ou l'eau pour préparations injectables ou une solution glucosée à 5 %.
· Solution à 500 mg: elle est obtenue en prélevant dans le flacon d'ERYTHROCINE 1 g IV, 10 ml de la solution initiale et en l'ajoutant au contenu d'un flacon de 135 ml de solution de chlorure de sodium à 0,9 % ou d'eau pour préparations injectables ou de solution glucosée à 5 %.
· Solution à 1 g: elle est préparée dans les mêmes conditions en mélangeant le contenu du flacon d'ERYTHROCINE 1 g IV (20 ml) à 250 ml de solution de chlorure de sodium à 0,9 % ou d'eau pour préparations injectables ou de solution glucosée à 5 %.
La solution finale sera administrée sans adjonction d'aucune autre substance quelle qu'elle soit.
Chez l'enfant, adapter la quantité de solution initiale à diluer et le volume de perfusion à la posologie choisie en fonction du poids de l'enfant.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
Temple Chambers
3 Burlington Road
DUBLIN 4
IRLANDE
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 552 805 9 0: Flacon de 1,18 g de poudre lyophilisée.
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I.
Réservé à l'usage hospitalier.
Médicaments liés cités dans ce texte
- EGERY, microgranules gastro-résistants en gélule
- DIERGOSPRAY 4 mg/ml, solution pour pulvérisation nasale
- METHERGIN 0,20 mg/1 ml, solution injectable, ampoule
- ALFUZOSINE BIOGARAN L.P. 10 mg, comprimé pelliculé à libération prolongée
- COLCHICINE OPOCALCIUM 1 mg, comprimé sécable
- DOMPERIDONE ALMUS 10 mg, comprimé pelliculé
- EPLERENONE ACCORD 25 mg, comprimé pelliculé
- IVABRADINE ALTER 5 mg, comprimé sécable
- MIZOCLER 10 mg, comprimé pelliculé à libération modifiée
- ORAP 1 mg, comprimé
- QUETIAPINE ACCORD HEALTHCARE LP 300 mg, comprimé à libération prolongée
- SIMVASTATINE ACCORD HEALTHCARE 10 mg, comprimé pelliculé
- ATORVASTATINE ACCORD 10 mg, comprimé pelliculé
- PARLODEL 10 mg, gélule
- CABERGOLINE SANDOZ 0,5 mg, comprimé sécable
Liens ajoutés automatiquement par justelesRCP d'après les noms de médicaments et de substances cités ci-dessus ; ils ne font pas partie du texte officiel de l'ANSM.